CHAN 2018 Mali-Mauritanie : De la réserve malienne, personne n’en parle à Bamako !

Vingt-quatre heures après la cuisante défaite de son équipe nationale des Locaux face à la Mauritanie, le samedi 19 août 2017 lors du dernier match retour qualificatif au CHAN 2018 au Kenya, la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) avait porté réserve contre deux joueurs mauritaniens. Mais de cette réserve, aucun organe de presse malien n’en parle à Bamako.

le corps arbitral du match Mali-Mauritanie (Crédit photo : Maliweb)

Au Mali, aucun organe de presse ne parle de la réserve portée par la Femafoot contre la Mauritanie après le revers subi le samedi 19 août 2017 par son équipe nationale des Locaux, comme si le monde sportif malien a déjà tourné la page du CHAN, laissant à ses dirigeants en fin de mandat le plaisir d’un rêve.

La Femafoot espère désespérément gagner sur tapis vert, ce que ces internationaux locaux ont été incapables d’obtenir pendant 90 minutes sur la pelouse du Stade Modibo Keïta de Bamako. Une réserve d’autant plus chimérique que Dellahi et Palaye, visés par les dirigeants maliens, ont rompu leur contrat avec les Luthuaniens et évoluent actuellement au FC Nouadhibou, contrairement aux allégations des Maliens qui soutiennent qu’ils n’évoluent dans aucun club en Mauritanie.

Ce dont on parle avec intensité actuellement dans la presse malienne, c’est surtout de la prochaine Assemblée générale de la Fédération malienne de football prévue le 8 octobre prochain et le départ programmé de Boubacar Baba Diarra, l’actuel patron de la Femafoot, au profit de l’un de ses trois adversaires, Mamadou Touré dit Bavieux, Alassane Souleymane ou Salah Baby. L’inspecteur de police Boubacar Baba Diarra, compte-tenu de son bilan mitigé à la tête de la fédération, n’est pas en effet candidat à sa propre succession.

Du match Mali-Mauritanie couronné par le double exploit des protégés de Corentin Martins, «battre le Mali à domicile et se qualifier au CHAN », la presse malienne ne retient en fait que les incidents qui ont émaillé la rencontre et la défaillance des forces de sécurité. Les Maliens seraient ainsi réputés être de mauvais perdants car les mêmes débordements auraient également marqué la rencontre qui avait opposé le Mali au Ghana.

«Manque de compétence» et «médiocrité» ont été les termes utilisés par la presse malienne pour fustiger la Commission de sécurité dirigée par le Commandant Mohamed Samaké dit Mao. La gravité des évènements a atteint, selon les confrères maliens, un seuil inimaginable, «obligeant les joueurs adverses et le corps arbitral à passer la mi-temps sur la pelouse». Et de conclure que le Mali, en plus d’avoir perdu sa qualification au CHAN 2018 court le risque de sanctions sévères de la part de la Confédération africaine de football (CAF).

Cheikh Aïdara

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