Sinistres en Mauritanie : la situation nutritionnelle et alimentaire risque de se compliquer

Une forte tempête suivie de pluies torrentielles a endeuillé une partie des Wilayas du Brakna et de l’Assaba.

Sinistrés (photo d’illustration)

Le bilan le plus meurtrier est signalé dans la région du Brakna, notamment dans les environs de Boghé, où les maisons situées à 5 kilomètres à l’entrée de la ville, mais aussi les villages de Sarandougou, de Niakaka et de Gourel Boubou ont été les plus touchés. En attendant un bilan officiel, plusieurs sources concordantes parlent d’une dizaine de morts et de plus de vingt blessés dont les plus graves ont été évacués à l’hôpital d’Aleg, la capitale régionale.

Le drame est survenu dans la nuit du lundi 4 septembre vers 1 heure du matin. Les populations ont été surprises dans leur sommeil par la violence du vent qui a emporté des toitures, fait effondrer plusieurs maisons, arraché des arbres et même des poteaux électriques à haute tension.

Selon Jules Diop, correspondant local de presse, «les dégâts humains et matériels ont été surtout causé par la tempête plus que la pluie qui n’était pas si forte ». Selon lui, c’est surtout l’effondrement d’une partie de la ligne électrique en provenance de Manantali et confié à une entreprise locale qui est le plus inquiétant.  «Cela prouve seulement que les travaux ont été mal faits » souligne-t-il.

La région de l’Assaba n’a pas non plus échappé aux effets de cette tempête qui a balayé tout sur son chemin, en provenance de la région voisine du Brakna. Selon le site «L’éclairage» et les points focaux de l’ONG ADIG, «le maire de la commune de Melgue, Baba Ould Saleck a appelé les autorités publiques, les organisations de la société civile et les organismes internationaux à fournir une aide d’urgence aux sinistrés ». Plusieurs villages de l’Assaba se seraient retrouvés dans l’œil du cyclone, notamment les villages de Boudaraa, Vountili et Zouira. Là également, les sources déplorent six morts à Boudaraa et à Ehel Deide. Plus d’une centaine de familles seraient sans abri.

En Assaba comme au Brakna, les autorités administratives, militaires et médicales se sont mobilisées, selon les différentes sources, pour faire face aux drames des populations victimes. Des corps ont été retirés des décombres, des ambulances mobilisées et le personnel médical des deux régions mis à contribution.

Le plus urgent pour le moment, selon les sources locales, est de trouver des refuges aux centaines de famille dont les habitats ont été détruits.

Selon quelques acteurs de la société civile, «c’est surtout la situation nutritionnelle qui risque de s’aggraver, les deux régions touchées étant les plus vulnérables en matière de malnutrition des enfants et d’insécurité alimentaire ».

Pour le moment, la priorité des autorités semble être focalisée sur les premiers secours d’urgence à apporter aux blessés.  Viendront par la suite, le bilan des pertes humaines et matérielles, l’acheminement d’abris et la distribution de produits alimentaires. Pour cela, la Mauritanie aura certainement besoin de l’aide humanitaire internationale, notamment celle du Programme alimentaire mondial, de la FAO et des pays amis.

Il faut noter que c’est toute la région du Sahel qui a été touché ces derniers jours par le déchainement des éléments naturels, notamment au Niger, en Guinée, en Sierra-Leone

Cheikh Aîdara

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