Hivernage 2017 : une terrible année pour la Mauritanie

De Nouakchott jusqu’à Aleg, ce n’est que désolation. Des étendues de terre aride, comme si aucune goutte de pluie ne s’est abattue dans ces contrées, alors que l’hivernage a presque plié ses derniers nuages. Les rares pluies qui se sont abattues prématurément dès le mois de juin et de juillet dans ces contrées ont laissé quelques maigres touffes d’herbe asséchées. Le bétail n’a plus que la peau sur les os, et les populations risquent de vivre la période de soudure la plus implacable de leur vie.

Vaches aux alentours d’Aleg ce jeudi 14 septembre 2017 (Photo Aidara)

Selon des images satellites projetées par la FAO sur la Mauritanie, la saison des pluies de l’année 2017 risque d’être la plus catastrophique que le pays ait jamais connu. Seule une bande verdoyante couvre les régions frontalières avec le Mali du côté du Hodh El Gharbi, de l’Assaba et du Guidimagha.

Tout le reste du pays est frappé de plein fouet par une sécheresse aux conséquences dramatiques aussi bien pour le bétail que pour les populations. D’où le risque que la Mauritanie soit confrontée à des flux importants d’exodes du monde rural vers les villes, avec leur lot de malnutrition et l’aggravation de l’insécurité alimentaire.

Déjà, plusieurs acteurs nationaux et même internationaux commencent à tirer la sonnette d’alarme pour prévenir toute situation de catastrophe humanitaire à venir.

Cheikh Aïdara

1 Commentaire

  1. Face à cette catastrophe qui guette des éleveurs démunis pour la plupart, les autorités préoccupés par des offices de mise à sac des biens d’autrui, se dérobent et font la sourde oreille en attendant que le pire arrive. Certains éleveurs nantis prs de Rosso et aux Hodh ont déjà fait vacciner leur cheptel pour le faire traverser de l’autre côté des pays frontaliers (Sénégal, Mali), qui ont la baraka, la pluie et le paturage…

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