Table ronde sur la place de la presse francophone dans les médias mauritaniens : l’UPF lance les débats

Créé en août 2016, la section Mauritanie de l’Union de la Presse Francophone (UPF-Mauritanie) a organisé le dimanche 19 mars 2017 une table ronde sur la place des journalistes francophones dans les médias mauritaniens. Une rencontre qui a regroupé plusieurs personnalités.

Vue de la table officielle (de gauche à droite : Bakar Sneiba, Mohamed Abdallahi Bellil, Mohamed Mokhtar Mohamed Salem Doyen du SJM, Mariya Ladji Traoré, le Directeur de la presse électronique, Dicko Soudani et Racky Sy)

La section mauritanienne de l’Union de la Presse Francophone (UPF-Mauritanie) a animé ce dimanche 19 mars au siège du Syndicat des Journalistes de Mauritanie (SJM) une table ronde sur la place des journalistes francophones dans les médias mauritaniens. Une manifestation marquée par un échange de discours, dont celui de la présidente de la section UPF-Mauritanie, Maria Ladji Traoré, qui a souhaité la bienvenue aux invités avant de remercier l’Association mauritanienne de la francophonie (AMF) pour cette opportunité offerte aux journalistes d’expression française de débattre de leur condition dans le paysage médiatique mauritanien. A rappeler que cette activité de l’UPF-Mauritanie s’inscrit dans le cadre de la Semaine de la langue française et de la francophonie, organisée du 18 au 26 mars 2017 par l’AMF en collaboration avec l’ambassade de France à Nouakchott et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Mariya Ladji Traoré et Sidi Abdalahi Sidi lors de l’ouverture officielle

Plusieurs interventions ont émaillé la rencontre. Tour à tour, Bakar Sneiba, journaliste-écrivain, Dicko Soudani, journaliste et ancien Directeur adjoint de l’agence mauritanienne d’infirmation (AMI) ont pris la parole pour parler de la langue française en Mauritanie et de sa place en tant que vecteur de communication. Dicko Soudani a rappelé l’historique de l’UPF soulignant qu’au départ ça s’appelait UIJPF dont il fut le premier président. L’aventure s’arrêtera selon lui lorsque les premiers tiraillements apparurent au sein d’une presse mauritanienne naissante. C’était dans les années 80, a-t-il souligné.

Par la suite Mohamed Abdallahi Ould Bellil a procédé à un survol historique du français en Mauritanie, faisant comprendre à l’auditoire qu’en fait le français est présent en Mauritanie depuis plusieurs siècles et qu’en définitive il ne s’agit pas d’une langue étrangère. De son côté, Maïmouna Saleck, Mimi pour les intimes, journaliste fraîchement auréolée d’une Médaille du Mérite décernée par la République française, a prononcé un mot au nom de l’AMF dont elle est l’une des chevilles ouvrières.

Une vue de la salle

Le Doyen du SJM, Mohamed Mokhtar Mohamed Salem a lui aussi souhaité la bienvenue aux participants, soulignant la disposition de son syndicat à accompagner les journalistes dans toutes les démarches visant à la protection de leurs droits ou au renforcement de leurs capacités.

Plusieurs intervenants se sont par la suite succédé au micro au cours de la rencontre, à l’image du Pr.Cheikh Saad Bouk Kamara, sociologue, activiste des droits de l’homme et écrivain, ou encore l’icône des femmes journalistes mauritaniennes, Raky Sy qui a mis l’accent sur le principe de l’humilité comme voie royale vers la réussite professionnelle dans le milieu journalistique. Les participants ont également suivi avec un grand intérêt l’intervention de Mme Aïssata Kane, première femme ministre, présidente des Femmes francophones d’Afriques et  l’une des pionnières de la presse mauritanienne, celle qui déjà dans les années 60-70, avait lancé la revue «Marianne» consacrée au combat des femmes.

Autre vue de la salle

Quant au Directeur du Musée National, Kane Hadiya, il voit que la Francophonie doit prendre un nouveau souffle, regrettant son absence de dynamisme là où d’autres langues sont en train de la rattraper et de la dépasser, perdant de plus en plus des batailles dans le champ linguistique mondial.  La rencontre a été rehaussée par le niveau des débats qui a suivi les panels, avec un parterre d’invités de marques, partenaires de la francophonie mais aussi journalistes.

Il faut noter que la journée a été ouverte officiellement par le Directeur de la Presse Electronique au nom du Ministre des Relations avec le Parlement et la Société Civile.

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aidara
je suis né le 31 octobre 1960 à Dakar (Sénégal). Je suis titulaire d'un DEUG en économie et d'un diplôme en journalisme de l'Ecole de journalisme de Lille (France). Je suis journaliste depuis plus de vingt ans en Mauritanie, dont douze au Quotidien L'Authentique en Mauritanie.

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