De la Phase 1 à la Phase 2, le Projet SWEDD passe à l’échelle supérieure

Article : De la Phase 1 à la Phase 2, le Projet SWEDD passe à l’échelle supérieure
4 février 2020

De la Phase 1 à la Phase 2, le Projet SWEDD passe à l’échelle supérieure

Un atelier de réflexion stratégique sur la Phase 2 du Projet Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel (SWEDD) s’est ouvert lundi 3 février 2020 à Abidjan (Côte d’Ivoire) sous l’égide du Pr. Mariatou Koné, Ministre de la Solidarité, la Cohésion Sociale et la Lutte contre la Pauvreté de Côte d’Ivoire. Le SWEED qui devait s’achever en 2019 (Phase 1) a été prolongé jusqu’en 2023 (Phase 2).

L’atelier qui a réuni 70 participants venus de neufs pays, dont les sept d’Afrique de l’Ouest et du Centre membres du SWEDD, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad et Bénin, «visait à tirer des leçons de l’opérationnalisation de la Phase 1 du projet pour informer et enrichir la Phase 2» selon la note de presse diffusée par la cellule de communication du projet.

La note souligne qu’entre 2015, date de lancement du programme, et 2019, «les indicateurs-clés dans les pays membres du projet ont connu une évolution positive dans les domaines centrés sur l’éducation des filles, la fécondité des adolescentes, la planification familiale, la santé de la mère et de l’enfant, le rapport de dépendance des enfants et le relèvement de l’âge du mariage ».
Les succès enregistrés font des émules et des pays comme le Cameroun, la Guinée Conakry, Madagascar, le Sénégal, la Gambie et le Togo frappent à la porte du SWEDD.

La poursuite du programme constitue ainsi un gage de confiance que les partenaires techniques et financiers, notamment la Banque Mondiale, l’UNFPA et l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS), accordent à ce projet qui a contribué à la baisse du taux des mariages d’enfants, les grossesses précoces, la déscolarisation des filles, la lutte contre les fistules obstétricales, les mutilations génitales féminines, les violences basées sur le genre, entre autres. «Le programme a surtout contribué à éliminer les goulots d’étranglement systémiques dans la prestation des services de santé et à développer un agenda politique qui place la démographique et le genre au centre de la croissance» selon la note d’information.

Ces résultats ont été rendus possibles grâce également, en plus des PTFs, au concours de la société civile, des sociétés savantes, mais surtout des religieux et des jeunes.

Le projet SWEDD est ainsi devenu une plateforme pour les décideurs politiques, les chefs religieux et autres leaders d’opinion pour traiter des sujets considérés comme sensibles dans la région.

En Mauritanie, 100 micro-entreprises au profit de 1 200 jeunes femmes participantes aux activités des espaces sûrs sont mises en place dans les 4 régions du projet SWEDD

Cheikh Aidara

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