Mentorat clinique des sages-femmes : démarrage de la première formation à Nouakchott

Article : Mentorat clinique des sages-femmes : démarrage de la première formation à Nouakchott
10 novembre 2020

Mentorat clinique des sages-femmes : démarrage de la première formation à Nouakchott

L’Ecole nationale supérieure des sciences de la santé (EN3S) de Nouakchott, érigée en Centre d’excellence pour la formation des maîtres mentors en Afrique de l’Ouest et du Centre, a abrité mardi 10 novembre 2020 un atelier de formation en Mentorat clinique des sages-femmes. Cette formation s’achèvera le 24 novembre prochain.

Ouverture de la session de formation – Crédit Aîdara

« La réalisation des objectifs visés par la mise en œuvre du programme Mentorat clinique des sages-femmes dépend en grande partie des sacrifices des maîtres mentors, qui vont bénéficier de la présente session et qui à leur tour vont assurer la formation des sages-femmes mentors ». C’est en ces termes que la Secrétaire générale du ministère de la Santé, Dr. Bâ Halima, a lancé les travaux de l’atelier de formation des maîtres mentors sages-femmes. Il s’est ouvert à l’EN3S de Nouakchott mardi 10  novembre 2020 et se poursuivra jusqu’au 26 novembre prochain.

L’équité dans le choix de l’EN3S de Nouakchott

La Secrétaire générale avait auparavant remercié le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et le projet Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (SWEDD) pour le choix porté sur l’EN3S de Nouakchott en tant que centre d’excellence pour la formation des maîtres mentors en Afrique de l’Ouest et du Centre. « Ce choix dénote de l’équité de l’UNFPA et du projet SWEDD, qui ont estimé à sa juste valeur la capacité en matière d’infrastructures, d’équipements et de supports pédagogiques de cet établissement« , a-t-elle déclaré.

Elle a souligné que les pays de la sous-région accordent une importance toute particulière à cette formation pour sa contribution potentielle attendue dans les efforts déployés pour la lutte contre la mortalité maternelle qui constitue, selon elle, un véritable problème de santé publique dans notre pays.

Table officielle ; de G. à Dr. : Dr. Zala, RR Kaboré, Dr. Bâ Halima, DRH Ministère Santé, Directeur EN3S – Crédit Aidara

Elle a ajouté que les maîtres mentors des autres Etats d’Afrique de l’Ouest et du Centre devraient prendre part à cette session de formation, mais que la conjoncture imposée par la pandémie de Covid-19 les en a empêchées.

Le rôle primordial des sages-femmes

Le représentant résident de l’UNFPA en Mauritanie, SEM. Saidou Kaboré, avait soutenu auparavant que « malgré la pandémie de Covid-19, le ministère de la Santé a tenu à la réalisation de cette formation pilote, qui va permettre de renforcer les capacités des sages-femmes mauritaniennes et préparer la première formation régionale prévue en 2021 dans le cadre du projet SWEDD« . Il a remercié au passage la directrice exécutive de l’UNFPA, Mme Natalia Kanem, ainsi que le directeur régional, M. Mabingué Ngom, qui ont, selon lui, soutenu la Mauritanie dans la décision de faire de l’EN3S de Nouakchott le centre d’excellence pour la formation en mentorat clinique des sages-femmes.

Il a aussi souligné : « la Mauritanie, à l’instar des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, est engagé pour mettre fin aux décès maternels évitables », citant l’adoption et la mise en œuvre d’un plan national de développement sanitaire qui met au centre de ses priorités l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Il a mis en exergue le rôle central des sages-femmes, soulignant qu’en leur qualité d’agents de première ligne, « les sages-femmes bien formées, en nombre suffisant, équitablement réparties, permettent de gagner le pari de zéro décès maternels évitables, zéro besoin non satisfait en planification familiale et zéro violence basée sur le genre« .

Partie des participants – Crédit Aidara

La directrice santé mère et enfant du bureau régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WCARO), Dr. Zala Anssoumana, le coordinateur du Projet SWEDD Mauritanie, Souleymane Ould Haiballa, le directeur des ressources humaines au ministère de la Santé et le Directeur de l’EN3S ont assisté au lancement de cette première session de formation des maîtres mentors.

L’aboutissement d’un processus lancé en 2019

Le démarrage de cette première formation des sages-femmes mentors mauritaniennes a regroupé une vingtaine de participantes, dont certaines venues des Wilayas de l’intérieur du pays. Cette formation est la suite logique d’un processus qui a démarré en octobre et novembre 2019.

Photo de famille – Crédit Aidara

En effet, une quarantaine de participants venus des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre avaient validé, aux termes d’une rencontre tenue du 14 au 18 octobre 2019 à Nouakchott, les trois documents pédagogiques clés sur le Mentorat clinique des sages-femmes, en l’occurrence le manuel de référence, le guide du formateur et le manuel de l’apprenant.

Par la suite, Nouadhibou avait abrité du 18 au 22 novembre 2019, un atelier de validation du Plan d’action budgétisé 2020-2023 ainsi que la note d’orientation mentorat clinique des sages-femmes par un pool d’experts.

A cette occasion, la directrice exécutive de l’UNFPA, Mme Natalia Kanem et le directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, M.Mabingué Ngom, avaient fait le déplacement à Nouadhibou, en compagnie du chargé de mission du ministère de la Santé, Pr. Cheikh Baye MKhaittar pour superviser la clôture de cet atelier.

C’est à cette occasion que les principaux axes du mentorat ont été revus et validés, les infrastructures et équipements des sites de stage (Hôpital Cheikh Zayed et Centre de santé de Sebkha), les sites d’hébergement pour les apprenants et leurs professeurs ainsi que les salles de cour. C’est aussi durant cette retraite à Nouadhibou où ont été finalisés les autres aspects liés aux ressources humaines (nombre de stagiaires et d’encadreurs par site, personnel administratif et de soutien, budget). L’aspect pédagogique a été aussi bouclé durant cette session, notamment les dispositifs institutionnels et administratifs, les correspondances, l’appel à candidature, etc.

Cheikh Aïdara

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