FC Tevragh-Zeina- Al Merrikh du Soudan 2-2 : La prouesse qui força le respect du public soudanais

Le FC Tevragh-Zeina a donné des sueurs froides à l’équipe championne du Soudan, le mythique club d’Al Merrikh en remontant son retard de deux buts concédés à la première mi-temps dans la dernière moitié du jeu, d’abord par le Brésilien Vidal puis par le jeune Yeli Diarra entré au cours du jeu. Score final 2 buts partout et une qualification du Merrikh pour les phases finales de la Coupe Arabe prévue au Caire en Egypte.

Takhyoullah Denne en manoeuvre au milieu du terrain

C’est une véritable prouesse que les protégés de l’entraîneur Birama Gaye ont réalisé lors du match retour du deuxième tour éliminatoire de la Coupe Arabe qui les a opposés samedi 4 mars dernier à Al Merrikh du Soudan, sur le stade de Omdurman. Il faut dire que FC Tevragh-Zeina avait entamé le match psychologiquement diminué par une défaite concédée au match Aller à Nouakchott emporté par Al Merrikh sur le score de 1 but à 0. Le pénalty de la 92ème minute raté par le capitaine et milieu défensif Takhyoullah Denne qui aurait pu donner à son équipe un précieux match nul reste encore comme une empreinte douloureuse dans le subconscient des supporters.
C’est devant plusieurs milliers de supporters d’Al Merrikh que le FC Tevragh-Zeina a ainsi entamé le match d’une manière fébrile. La défaite du match Aller encore en tête, les coéquipiers de Takhyoullah Denne étaient hors du match lorsque le Nigérian de l’équipe soudanaise, Kilichi ouvrit la marque à la 2ème minute après le coup de sifflet de l’arbitre marocain. Dix-huit minutes plus tard, c’est Bakry qui viendra corser le score en marquant le deuxième but d’Al Merrikh. A ce stade, le match semblai consommé et les supporters Soudanais, habitués à l’humiliation infligée par leur équipe à ses hôtes s’attendaient à un festival de buts. C’est sur ce score que les deux équipes se quitteront pour les oranges. Le temps que les commentateurs soudanais de la chaîne Dreguy  décodent le match à leur manière, glosant sur l’histoire des performances d’Al Merrikh et de ses joueurs, en donnant la mauvaise note à l’équipe mauritanienne, dominée et laminée durant cette première période, selon eux. Bref, une proie facile pour un Merrikh au grand de sa forme.

La pression soudanaise en première période

Mais contrairement aux projections, c’est le FC Tevragh-Zeina qui va déployer tout son panache en prenant en main la seconde manche, dans un sursaut tactique fortement empreinte de la main de Birama Gaye. Connu pour sa stature statique sur sa chaise, l’entraîneur du FC Tevragh-Zeine dérogera à cette règle. C’est un Birama Gaye debout sur la ligne de touche, distribant ses consignes qui donnera cette image inédite que peu de Mauritaniens lui connaissent. Résultat, à la 50ème minute et sur une belle combinaison, Nixon Vidal, le Brésilien des Galactiques de Nouakchott ouvrira le compteur de son équipe. Les Soudanais pris de court, tenteront de réagir, mais le jeune Yéli Diarra, entré en cours de jeu viendra corser l’addition par une belle frappe à l’entrée de la surface de réparation à la 77ème minute, ne laissant aucune chance au portier soudanais, Jemal Salem.

Le Onze de départ de FC Tevragh-Zeina

La circonspection s’empara du public soudanais de Omdurman. La peur avait changé de camp, car il suffisait d’un but supplémentaire au FC Tevragh-Zeina pour la qualification. Ce but qualificatif s’était pourtant offert à la 47ème minute, lorsque Yéli Diarra, seul face au gardien soudanais, vit son lob détourné en corner. La même chance se répétera une deuxième fois lorsqu’à la 80ème minute, le tir cadré d’Ely Cheikh Voulani percuta le poteau gauche des buts soudanais.

Le Onze de départ d’Al Merrikh

C’est dans la douleur et la difficulté que Merrikh a pu tenir les dernières minutes du match pour assurer sa qualification, en concédant le nul sur son terrain devant ses milliers de supporters et face à l’équipe championne de Mauritanie, le FC Tevragh-Zeina.

Cheikh Aidara

1 Commentaire

  1. Cher ami voilà un belle contribution et merci pour Birama connu pour son amour pour le ballon. J’ai connu Birama à Nouadhibou en 1969 alors qu’il était infirmier avec son alterego j’ai nommé Sy Mamadou ne quittait jamais le stade de la Thiarka que tardivement. CW’est pour dire combien Birama était un fan du ballon rond. Il mérite une médaille d’honneur pour très franche disponibilité pour ameliorer le sport en général et le football ben particulier. Bravo l’on grand et bonne chance. Le frere de Sophie Diakite. Et merci à toi Cheikh Aidara.

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