Adhésion du Canada au Partenariat de Ouagadougou : 650 millions de dollars injectés dans la santé reproductive

L’adhésion du Canada au Partenariat de Ouagadougou (PO) est une bonne nouvelle selon les observateurs. Cette adhésion serait le fruit d’un intense effort fait par l’Unité de coordination du PO (UCPO) et les autres parties prenantes. Le Canada, par la même occasion, a annoncé un financement de 650 millions de dollars sur trois ans pour la santé sexuelle et reproductive à travers le monde.

Dr Joannie BEWA, CEO de Young Beninese Leaders et la Ministre du Développement International et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau

L’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou, basée à Dakar, a publié le 10 mars 2017 un communiqué de presse  relative à l’adhésion du Canada au Partenariat de Ouagadougou. Cette adhésion intervient, selon les termes du communiqué, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes et a été annoncée par la Ministre canadienne du Développement International et de la Francophonie, Mme Marie-Claude Bibeau, en présence de son Premier Ministre, Justin Trudeau. Le Canada a annoncé un financement de 650 millions de dollars sur trois ans pour la santé sexuelle et reproductive à travers le monde.

Le Partenariat de Ouagadougou qui regroupe 9 pays d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo) a exprimé ainsi sa satisfaction de cet engagement canadien qui, selon le communiqué «aidera à propulser ses avancées dans sa phase d’accélération actuelle qui consiste à atteindre 2,2 millions d’utilisatrices additionnelles d’ici 2020».

Quel apport pour le Partenariat ?

Le Canada s’engage à appuyer l’égalité entre les sexes et contribuer au renforcement socio-économique des femmes et des filles partout dans le monde, en travaillant à combler les lacunes en matière de santé sexuelle et reproductive et des droits connexes. Il s’agit plus spécifiquement d’offres «de services complets d’éducation sexuelle, de renforcement des services de santé reproductive, et d’accès à la planification familiale et aux moyens de contraception »

Selon le Premier Ministre canadien, Justin Trudeau, «l’annonce faite aujourd’hui démontre que le Canada est un chef de file en ce qui concerne le renforcement socioéconomique des femmes et des filles ainsi que la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes partout dans le monde. Cet investissement donnera à des millions de femmes et de filles la possibilité d’être des leaders dans leurs collectivités et de mener une vie saine et productive».

Pour la Ministre du Développement International et de la Francophonie, « le Canada est résolu à mener une action mondiale pour soutenir la santé et les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles. Les droits des femmes commencent par le droit de chaque femme et de chaque adolescente de disposer de son corps et de prendre ses propres décisions».

A propos du Partenariat De Ouagadougou

Le Partenariat de Ouagadougou a été lancé lors de la Conférence Régionale sur la Population, le Développement et la Planification Familiale tenue à Ouagadougou au Burkina Faso en février 2011 par les 9 gouvernements des pays francophones de l’Afrique de l’Ouest et leurs partenaires techniques et financiers pour accélérer les progrès dans l’utilisation des services de planification familiale au Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo.

Le Partenariat de Ouagadougou est basé sur deux principes. Il mise sur une meilleure coordination entre les bailleurs de fonds pour optimiser leurs soutiens aux pays et également sur une collaboration et coopération aux niveaux national et régional pour remédier au taux élevé des besoins non satisfaits en matière de planification familiale.

L’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO), basée à Dakar (Sénégal), facilite la communication entre les pays et les bailleurs actuels et potentiels, plaide pour la mobilisation de ressources en faveur des pays membres, aide à suivre les progrès par rapport aux objectifs du PO, et partage des informations entre les parties prenantes du Partenariat et d’autres publics.

Cheikh Aïdara

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