La Mauritanie s’ouvre à un contraceptif injectable

Le Sayana Press est ce nouveau contraceptif tout-en-un injectable, désormais disponible à bas coût pour offrir plus d’option de contraception aux femmes démunies dans les pays les plus défavorisés au monde, dont la Mauritanie. L’annonce en a été faite par la Fondation Bill and Melinda Gates, Pfizer et le Children’s Investment Fund Foundation (CIFF) depuis le 8 mai 2017.

Après le DIUPP (dispositif intra-utérin post-parten), voilà que la Mauritanie s’ouvre au Sayana Press, à l’image de 8 autres pays francophones, Mali, Niger, Sénégal, Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée et Togo. Il s’agit d’un nouveau contraceptif également connu sous le nom de «acetate de médroxyprogestérone » désormais disponible au prix garanti de 0, 85 dollars U.S la dose au lieu de 1 dollar précédemment. Cette réduction annoncée le 8 mai 2017 est le fruit d’un travail collaboratif de 3 organisations, Pfizer, Fondation Bill and Melinda Gates et CIFF afin d’offrir plus d’option aux femmes vivant dans les pays les plus défavorisés.

Cette réduction constitue surtout un développement notable pour les programmes et plans de planification familiale (PF) dans les 9 pays francophones cités et réunis au sein du Partenariat de Ouagadougou. Il s’agit d’un groupe de bailleurs de fonds clés qui œuvre depuis 2011 au repositionnement de la PF pour réduire la mortalité maternelle et infantile, afin de permettre la capture du dividende démographique nécessaire pour l’émergence économique.

Le Sayana Press a été déjà expérimenté dans une phase pilote au Burkina Faso, au Niger et au Sénégal. Ce qui a rendu les contraceptifs injectables plus disponibles au niveau communautaire, permettant ainsi à plus de femmes d’être servies dans leurs villages.

« Les femmes devraient recevoir des services de PF de qualité, où qu’elles vivent et devraient avoir accès à une gamme variée de méthodes contraceptives, afin de choisir celles qui leur conviennent le mieux » selon Fatimata Sy, Directrice de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou.

Faite en accord avec les ministères de la Santé des pays ciblés, l’introduction du Sayana Press a démontré une forte demande pour la méthode, notamment chez les jeunes femmes âgées de 20 à 24 ans, comme au Niger où 34% des doses demandées provenaient de cette tranche d’âge.

« L’annonce de Pfizer de réduire le coût du Sayana Press est une bonne chose. Nous aurons plus de disponibilité, parce que les ressources vont nous permettre d’avoir une plus grande quantité que nous mettrons à la disposition de la population. Ceci va nous amener à rendre disponible ces produits dans l’ensemble des structures habilitées à l’administrer » a déclaré D.Hassane Atamo, Chef de division service planification familiale au Niger.

Pour Mr Alain Kaboré, Chargé de programme Sayana Press à UNFPA Burkina Faso, « la baisse du coût de Sayana Press, entrainera naturellement la baisse du coût global d’implémentation du programme, et permettra aux pays qui ont des ressources limitées de pouvoir en acquérir davantage et profiter pleinement du potentiel qu’offre cette méthode innovante ».

Fatimata Sy exhorte les gouvernements, les partenaires tels que Pfizer et les bailleurs de fonds à continuer de travailler ensemble pour permettre une rapide disponibilité de Sayana Press à travers les pays du Partenariat de Ouagadougou et son intégration dans le panier des méthodes offertes aux femmes. Ceci est crucial selon elle pour atteindre les objectifs de la phase d’accélération et pour le bien-être général des familles dans la sous-région.

Cheikh Aïdara

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