CIPD + 25 Nairobi, les participants donnent leur avis

Article : CIPD + 25 Nairobi, les participants donnent leur avis
17 novembre 2019

CIPD + 25 Nairobi, les participants donnent leur avis

La Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD 25) a baissé ses rideaux à Nairobi après trois jours d’intenses échanges et d’engagements sur des questions prioritaires telles que la santé reproductive, notamment la santé maternelle et la planification familiale, les violences basées sur le genre, en particulier les mutilations génitales féminines, les mariages des enfants, ainsi que toutes les formes d’agressions et de maltraitance des femmes et des filles. Il a été aussi question de l’éducation, des questions de formation et d’employabilité de la jeunesse.

A la fin de ce marathon qui s’est déroulé du 12 au 14 novembre 2019, quelques participants donnent leur avis.

Dr. Sidi Mohamed Abdel Aziz, Coordinateur du Programme National de Santé de la Reproduction (PNSR)

«La Mauritanie a été représentée à la CIPD 25 de Nairobi par une importante délégation conduite par Madame la ministre des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille qui a mené d’intenses activités pendant ces trois jours, en particulier lors du panel sur le SWEDD et les engagements de la Mauritanie par rapport à la CIPD 25 au cours d’une séance plénière, mais aussi en présidant une séance particulière sur la santé reproductive et la foi. Ce forum a été l’occasion de débattre des questions importantes de population comme la santé de la reproduction, le dividende démographique, les bonnes pratiques en matière de santé maternelle, les violences basées sur le genre, la planification familiale, l’éducation des filles et leur autonomisation ainsi que celle des femmes, mais aussi des questions relatives aux jeunes et aux adolescentes. Cette conférence a été aussi le lieu de mobilisation des ressources pour mettre en œuvre les ambitieux programmes déclinés par les pays. Nous avons mené ce combat et j’espère que nous l’avons réussi en compagnie de toute cette délégation composée de jeunes, de parlementaires, de leaders religieux et de cadres de différents départements ministériels sous la conduite de la ministre qui a bataillé pendant ces trois jours pour que la voix de la Mauritanie soit entendue.»

Sid’Amar Ould Moussa, Député et Président de la Commission Affaires Islamiques à l’Assemblée Nationale

«Cette conférence sur la CIPD 25 à Nairobi est une rencontre au cours de laquelle  des questions cruciales ont été débattues comme le bien-être familial, la santé de la reproduction, notamment la lutte contre la mortalité maternelle et les violences contre les femmes, l’éducation de qualité. Dans le cadre du programme SWEDD, la Mauritanie dans le cadre des objectifs de la CIPD, s’est distinguée par les progrès importants réalisés dans l’atteinte des objectifs tracés. En ce qui concerne le rôle du Parlement mauritanien dans le cadre de sa mission de contrôle de l’action du gouvernement, il a pu faire en sorte d’harmoniser les us et coutumes et la législation mauritanienne. C’est ce qui a permis au gouvernement mauritanien de présenter des objectifs et des programmes en totale conformité avec la Sharia et avec les valeurs de la société mauritanienne. En ce qui concerne la CIPD et ses sessions, il a été demandé aux différents gouvernements d’appliquer le contenu de leurs engagements et aux parlementaires de veiller à ce que ces engagements soient respectés. Ainsi, en ce qui concerne en tout cas notre pays, de faire en sorte que les engagements pris par le gouvernement soient respectées conformément au programme politique du président de la République,  SEM. Mohamed Cheikh Ould Ghazwani.»

Yacine Fall, économiste sénégalaise, présidente de l’ONG AWOMI (Initiative des Femmes Africaines contre la Pauvreté et les Droits Humains), animatrice du panel sur la «Transparence et la Responsabilité de suivre  les engagements Post-CIPD 25»

 «Nous voulons une société juste et équitable, où le développement est centré sur l’être humain, sur son accès à la santé et à l’éducation, une société sans violence et sans discrimination, car le développement social est le moteur du développement économique. Lorsqu’on parle de développement, on veut parler du bien-être social et de la capacité à mener une vie sans violence, où une femme qui accouche puisse trouver des soins de qualité, où les pratiques néfastes qui ont existé dans d’autres parties du monde soient définitivement éradiquées. Il faut que nos sociétés sachent que le progrès social passe par l’interdiction de toute forme de violence envers les femmes. C’est pourquoi nous sommes ici à Nairobi, pour dire que nous avons assez de conférences et qu’il faut agir. Il faut que les gouvernements respectent leurs engagements et mobilisent les ressources nécessaires pour la mise en œuvre des engagements qu’ils ont pris ici à Nairobi avec l’aide des partenaires».

Pape Arona Touré, président du réseau Afriyan pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre

«Je remercie l’UNFPA pour nous avoir distingué, consacrant les 14 années de leadership de Afriyan pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Cette distinction nous honore d’autant plus que nous avons l’ambition de faire plus, d’accélérer les promesses et d’amplifier la voix de la jeunesse africaine, mais aussi de contribuer à la capture du dividende démographique par nos pays. Nous saluons le leadership du Bureau régional, de son Directeur, M. Mabingue NGom et son staff, ainsi que l’ensemble des représentants résidents de l’UNFPA pour leur appui constant. Nous à Afriyan, nous sommes engagés dans tout ce qui peut contribuer à la capture du dividende démographique et nous sommes engagés dans une nouvelle perspective jeune, notamment dans les politiques internationales, sur les questions de l’éducation, d’emploi et de santé. C’est important pour nous de montrer notre contribution dans les progrès accomplis. Pour cela, nous allons travailler davantage avec les gouvernements, les partenaires au développement pour le compte des populations sur toutes ces questions qui restent prioritaires pour le continent».

Bâ Bocar, président Afriyan Mauritanie

«La CIPD +25 qui vient de s’achever ici à Nairobi est pour nous Afriyan un nouveau point de départ, parce que nous avons été primés parmi toutes les organisations de jeunes du monde entier et cela grâce au travail que nous sommes en train de mener dans nos pays respectifs et au niveau régional. Je pense que ce sommet est important pour la jeunesse africaine et constitue pour elle une opportunité pour se positionner pour bâtir l’Afrique que nous voulons. Cette ambition est entre nos mains et nous croyons que dans les 25 ans à venir, nous atteindrons nos objectifs. La CIPD est également importante pour avoir permis de constater les progrès réalisés depuis le Caire. Cela a été l’occasion d’évaluer les avancées réalisées et les gaps à combler. C’est une opportunité de préparer le monde que nous voulons, mais aussi de l’Afrique que nous voulons».

Dieh Moctar Cheikh Saad Bouh dit Cheikh Aîdara

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