La présidente de La Mauritanie D’Abord exhorte les élus, les Walis et les hommes d’affaires à voler au secours des populations pauvres

Article : La présidente de La Mauritanie D’Abord exhorte les élus, les Walis et les hommes d’affaires à voler au secours des populations pauvres
31 mars 2020

La présidente de La Mauritanie D’Abord exhorte les élus, les Walis et les hommes d’affaires à voler au secours des populations pauvres

Mme Seyide Mint Yenge, présidente de l’ONG ASPOM et du groupe «La Mauritanie D’Abord» a lancé un appel aux députés, aux Walis et aux hommes d’affaires, leur demandant de faire des dons, de participer à l’effort national et de voler au secours des populations pauvres et démunies, notamment les femmes de ménage sans soutien, en leur fournissant des vivres pour les aider à supporter le confinement exigé par la lutte contre le covid-19.

Elle a demandé ainsi à l’élite de prendre sa responsabilité et de jouer son rôle en ces moments de solidarité nationale, en se rapprochant des populations pauvres qui vivent, selon elle, une situation dramatique. En effet, elle trouve que les conditions de vie de ces franges, déjà très critiques avant l’apparition du coronavirus, se sont empirées avec la mise en berne de l’économie informelle qui permettait à la plupart d’entre elles de vivoter au gré de petits commerces qu’elle menait. Et le cercle des nécessiteux va des contrées de la Vallée, en passant par les des deux Hodhs, l’Assaba,  l’Adrar et le Tagant, jusqu’aux confins du Tiris-Zemmour, avance-t-elle en substance.

Poursuivant sur sa lancée, cette dirigeante qui compte parmi les plus actives de la société civile mauritanienne, affirme que son groupe qui est composé de dizaines d’organisations non gouvernementales et socioprofessionnelles, reçoit chaque jour des appels de détresse venant de l’ensemble des coins du pays, à travers ses antennes implantées dans les quinze régions du pays. Ces populations ne demandent rien d’autre, affirme-t-elle, que de quoi survivre en ces moments difficiles.

Les yeux embués par les larmes, elle lance la voix en tremolo, «Ô maires, Ô députés, Ô Walis, Ô présidents de conseils régionaux, Ô hommes d’affaires ! Soyez généreux envers vos frères et sœurs ! Ne les abandonnez pas et ne les oubliez  pas dans l’opulence qu’Allah vous a accordée !»

Et de poursuivre « Pensez à la femme qui élève seule des enfants dont le père est décédé et qui ne peut plus aller chercher leur pitance à cause du confinement imposé par le coronavirus ! Pensez au retraité impotent qui vivotait d’un travail dans l’informel et qui ne peut plus alimenter des bouches qui jadis ne vivaient que de miettes que la Providence lui offrait ! Pensez à tous ces enfants qui vivent aux dépens d’un oncle, d’une tante et que les liens du sang et l’honneur empêchent de s’en débarrasser, partageant avec eux le pain de subsistance avec leurs propres enfants ! »

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