Birame Dah Abeid sur le blocage de la Haute Cour de Justice et le bras-de-fer entre Aziz et Ghazwani

Article : Birame Dah Abeid sur le blocage de la Haute Cour de Justice et le bras-de-fer entre Aziz et Ghazwani
14 juillet 2020

Birame Dah Abeid sur le blocage de la Haute Cour de Justice et le bras-de-fer entre Aziz et Ghazwani

Lors d’une conférence de presse animée lundi 13 juillet 2020 à son siège à Nouakchott, le député et président de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), Birame Dah Abeid est revenu sur le report des débats au niveau du Parlement sur la constitution de la Haute Cour de Justice, mais également sur les multiples contradictions dans la gestion de l’Etat.

Birame Dah Abeid ( Crédit Aidara)

 Birame Dah Abeid, au cours d’une conférence de presse animée dans ses bureaux à Nouakchott le 13 juillet 2020 est revenu sur le report des discussions parlementaires pour la finalisation des textes instituant la Haute Cour de Justice. Il s’est dit très surpris de constater qu’au moment où une Commission d’enquête parlementaire s’attèle à poursuivre des crimes économiques commis sous la décennie passée, le gouvernement actuel est miné par des scandales de détournements de deniers publics, dont le dernier en date, celui de la Banque Centrale de Mauritanie, mais aussi la recrudescence des faits de corruption et de nominations tous azimuts de personnes connues comme des prédateurs de biens publics.

«Un grand tollé avait entouré mon refus d’adhérer à la Commission d’enquête parlementaire, car j’avais estimé que cette commission ne doit pas circonscrire ses actions aux seuls crimes économiques, mais englober dans sa démarche tous les autres crimes qui ont été commis, les crimes d’esclavage, les crimes liés au passif humanitaire, les crimes liés à la commercialisation de faux médicaments et de produits périmés qui ont coûté la vie à des milliers de citoyens, mais également les crimes de racisme, etc» a-t-il souligné.  Et d’ajouter plus loin, «j’avais dis que les enquêtes parlementaires ne doivent pas être politisées, pour en avoir connu une, notamment la Commission parlementaire que Mohamed Abdel Aziz avait aidé à créer pour poursuivre l’ancien président Sidi Cheikh Abdallahi et sa famille. Cette commission a été dissoute ipso facto lorsque Sidi ne représentât plus une menace, et les Mauritaniens ne surent jamais ses résultats».

Birame Dah Abeid se dit aussi étonné de voir que «ce sont les mêmes députés lèche-bottes qui réclamaient un troisième et quatrième mandat pour Ould Abdel Aziz, qui réclamaient même pour lui la couronne royale, qui sont aujourd’hui à l’avant-garde de la commission chargée de lui demander des comptes, alors qu’ils ont tout partagé avec lui». 

Enfin, Birame Dah Abeid trouve que la Commission d’enquête parlementaire actuelle doit elle-même faire l’objet d’une enquête sur l’usage des énormes fonds du contribuable mauritaniens qu’elle utilise pour son fonctionnement. 

Il a lancé un appel pressant au peuple mauritanien, lui demandant de ne pas se laisser duper par le jeu de rôle entre Mohamed Abdel Aziz et Mohamed Cheikh Ghazwani, «deux acolytes qui ont tout partagé ensemble, la gestion de la Mauritanien depuis 2005 comme la gestion de ses biens publics».

C.A

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