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«Je suis un nouveau député qui viens avec un nouveau style» Dixit Birame Dah Abeid

L’immense cour du domicile de Birame Dah Abeid, président de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) et non moins député, a refusé du monde, ce mercredi 2 janvier 2019, soit deux jours après sa libération, aux termes d’un procès qui a duré dix-neuf heures d’affilée.  Cette première conférence de presse du leader antiesclavagiste avait attiré plusieurs dizaines de militants et sympathisants mais aussi une pléthore de journalistes de divers médias.

Birame Dah Abeid au cours de la conférence de presse (Crédit Aidara)

Birame Dah Abeid a fustigé un régime politique qui a pillé les richesses du pays, appauvri les citoyens, semé la discorde et la mésentente entre les différentes composantes du peuple mauritanien. Il a accusé aussi le régime d’avoir fait de la torture et de la répression policière une arme pour brimer toute expression libre, et d’avoir fait de la magistrature et des juges une armée de serviteurs pour assouvir ses desseins plutôt qu’à appliquer la saine justice.

Il a passé en revue la genèse du mouvement IRA, son ancrage populaire et sa force de revendication, jusqu’à son éclosion sur le plan international. De là, le combat sans merci que le régime va mener contre ce mouvement, de sa non reconnaissance officielle en tant qu’organisation, jusqu’à la guerre diplomatique qu’il va mener et perdre sur le plan international. Birame a également mis en exergue le refus des autorités de reconnaître le parti RAG, issu des rangs d’IRA. Selon lui, le régime a tout fait pour radicaliser le mouvement, le pousser vers la violence ou vers l’exil, sans succès.

La patience du pouvoir va arriver à son summum, suite à l’union inattendue que Birame parviendra à tisser avec le parti Sawab d’obédience baasiste, selon lui. Cette alliance que beaucoup considère comme contre-nature, a été d’après Birame, la raison qui a poussé la police politique à manigancer son arrestation avant les échéances pour l’empêcher de participer à la campagne électorale. «Alors que j’étais couché dans l’obscurité de ma cellule de prison, et que les candidats aux élections multipliaient les campagnes, ne sachant s’ils vont gagner ou pas, j’avais la conscience tranquille que j’allais entrer dans l’hémicycle du Parlement avec force » dira Birame, soulevant un tollé de «Allahou Akbar».

Une partie de l’assistanc

Par rapport à la marche envisagée par le parti au pouvoir, l’UPR, contre «le discours extrémiste et la haine», Birame dira que cette marche dont il ne sait ce qu’elle va réserver, doit d’abord régler «l’extrémisme et la haine qui sourdent de ce rassemblement».

Répondant à une question relative à son style langagier qu’il doit revoir pour le rendre conforme au respectueusement correct, Birame dira qu’en tant que député et homme politique nouveau, il apportera un style tout aussi nouveau. «Mon langage vous plaît ?» lança-t-il à ses partisans qui répondirent dans un cri de tonnerre «il est savoureux ».  Alors, tout souriant, Birame lança «comme mes militants trouvent mon discours savoureux, j’espère que les autres aussi arriveront à l’aimer».

Birame Dah Abeid s’est dit préoccupé par l’état de la justice, soulignant qu’un «pays sans justice, c’est la porte ouverte au chaos », revenant sur les péripéties de son procès et les échanges qu’il a eu avec le Procureur et le président du tribunal. «Je n’ai pas assisté au procès ni à la lecture du verdict qui s’est faite dans une salle déserte, sans public, sans prévenus et sans avocats». Selon lui, le journaliste auteur de la plainte contre lui est une victime qui a été utilisée par les Renseignements Généraux tout au long de ce processus. «C’est eux qui lui avaient demandé de déposer plainte et ce sont eux aussi qui lui ont demandé de la retirer. Sinon, je ne vois pas pourquoi le retrait de la plainte alors que je ne suis pas revenu sur mes paroles et je n’ai pas demandé d’excuses ».

Birame a aussi réitéré sa volonté de se présenter aux élections présidentielles de 2019, avec le soutien du parti Sawab, tout en n’excluant pas de possibles alliances avec d’autres partis et mouvances pour un soutien à sa candidature.

Cheikh Aïdara

 


Arrêt des services de l’Avion Humanitaire de l’ONU, près d’un demi-million de citoyens et plus de 50.000 réfugiés maliens menacés

Les services de l’avion humanitaire de l’ONU en Mauritanie cesseront ce 31 décembre 2018, mettant en péril la vie de près d’un demi-million de citoyens mauritaniens et celle de plus de 50.000 réfugiés maliens qui ne vivent que de l’aide apportée par plus d’une trentaine d’ONG nationales et internationales travaillant dans l’humanitaire. En plus des restrictions provenant des autorités mauritaniennes, est mis en cause, le manque de financements pour continuer les opérations de secours.

Image d’illustration

Après l’alerte lancée par ROSA (voir https://cridem.org/C_Info.php?article=718405) sur l’arrêt des services de l’Avion Humanitaire des Nations Unies en Mauritanie, voilà que cette déclaration vient compléter les efforts de l’Equipe Humanitaire Pays qui, par la voix du Représentant résident des Nations Unies en Mauritanie, vient de s’adresser aux partenaires dans ce sens. Ces derniers ainsi que la société civile  tirent ainsi l’alarme sur les conséquences de cet arrêt sur le travail de plus d’une trentaine d’organisations nationales et internationales travaillant dans le domaine humanitaire au profit d’environ un demi-million de citoyens mauritaniens souffrant de malnutrition et d’insécurité alimentaire, en plus des réfugiés maliens à MBerra.

Zones d’intervention

Les services de l’Avion Humanitaire des Nations Unies assuraient les liaisons entre Nouakchott-Kiffa-Aïoun-Néma pour venir au secours de populations affectées par l’insécurité alimentaire liée à la sous production agropastorale  et l’appui aux réfugiés maliens du camp de MBerra. Ils permettent également le déploiement rapide du personnel humanitaire sur le terrain et leur évacuation en cas de besoin médical. Ces services sont jugés comme fournissant le moyen de transport le plus économique, le plus sûr et le plus efficaces pour les opérations humanitaires et les actions de développement.

Selon les données distillées par l’Equipe Humanitaire Pays, constituée d’institutions des Nations-Unies, d’ONG nationales et internationales en plus de l’Etat, 11 Wilayas sur les 13 en Mauritanie sont en phase de sous pression, dont 7 Wilayas en phase de crise et 4 en sous pression alimentaire, soit 226.932 personnes, en période courante (octobre-décembre 2018), avec 574.602 personnes qui risquent de basculer dans l’insécurité alimentaire sévère d’ici juin 2019. Ce qui nécessite le déplacement fréquent du personnel d’urgence et humanitaire dans les zones concernées. En 2018, ce service aérien a permis le transport de 1.930 passagers humanitaires dans les régions les plus difficiles d’accès.

Absence de fonds et blocages de l’Etat

Parmi les causes à l’arrêt des services de l’avion humanitaire des Nations Unies, les restrictions imposées par l’Etat mauritanien fixant au 24 décembre 2018 l’arrêt définitif de ces services, avec comme début d’entame des procédures le 15 décembre dernier. Avec la fermeture de l’aéroport de Néma pour travaux de maintenance, seul celui de Kiffa reste opérationnel grâce à une autorisation temporaire accordée par les autorités. Ces dernières empêchent en effet l’utilisation des autres aéroports, Aïoun, Kaédi et Sélibabyi, ce qui entrave gravement le déplacement du personnel humanitaire qui risque d’être dans l’impossibilité de secourir les populations menacées et en particulier, les réfugiés maliens de MBerra. Ajouté à ces restrictions imposées par l’Etat mauritanien, l’absence de financements jusqu’au premier semestre de l’année 2019.

L’Equipe Pays vient ainsi de lancer l’alerte sur l’arrêt définitif de ses opérations le31 décembre 2018 si aucun nouveau financement ou engagement n’est reçu, mettant les bailleurs internationaux et la communauté internationale devant leurs responsabilités. Déjà, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a lancé, depuis lundi 17 décembre 2018, les procédures d’arrêt des services aériens, compte-tenu des délais de préavis obligatoire de deux semaines. Ainsi, une trentaine d’organisations humanitaires et de développement n’auront plus accès aux zones les plus reculées du pays. Ce qui va créer une situation critique pour les bénéficiaires immédiats des programmes.

Appels à l’aide d’urgence

En 2018, les contributions des bailleurs se sont élevées à 2,2 millions de dollars U.S sur les 3,3 millions de dollars nécessaires, selon les données disponibles de l’Equipe Humanitaire Pays.  Le PAM coûte à lui seul 250.000 dollars U.S par mois pour mener les opérations des Nations Unies à l’aide d’un avion humanitaire. Ainsi, tout engagement de plus d’un quart de million de dollars (0, 250 millions) permettra de demander une avance interne au PAM pour combler le gap jusqu’au premier trimestre 2019, si des fonds supplémentaires sont confirmés. Cela évitera de renchérir les coûts des opérations humanitaires et de nuire à la capacité des organisations utilisatrices. Un appel a été ainsi lancé à la communauté internationale en Mauritanie pour la mobilisation rapide de fonds supplémentaires pour permettre aux services des Nations Unies de se poursuivre jusqu’en 2019.

Cheikh Aïdara


La Société civile rend hommage à Mme Fatimata Sy

La coalition des organisations de la société civile sénégalaise sur la planification familiale, présidée par Mme Safietou Diop, a offert un dîner somptueux en l’honneur de Mme Fatimata Sy qui quitte la direction de l’UCPO fin décembre après une belle carrière dans les domaines du VIH/Sida et de la SR/PF.

La cérémonie s’est déroulée à l’hôtel Terrou-bi de Dakar, en présence de plusieurs invités de marque. Cette soirée a été marquée par des éloges rendus à Mme Fatimata Sy, que Dr. Cheikh Touré de l’initiative «CS4FP » a résumé en ces mots :

Il y a des personnes qui transforment tout ce qu’elles touchent en or et en diamant, et c’est le cas de Fatimata Sy. Elle a été championne de la lutte contre le VIH/Sida, elle est devenue aussi championne de la SR/PF.

Safietou Diop a salué «une humaniste et une femme engagée qui a su impulser la planification par son leadership et sa vision en impliquant la société civile, les Etats et les partenaires, forçant estime et confiance». Mamoutou Diabaté, président de la Coalition régionale PF de la société civile africaine, a salué «une icône qui aurait dû rester jusqu’en 2020, à l’heure du bilan». Mabingué Ngom, Directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a promis que le flambeau que Fatimata Sy a allumé ne s’éteindra pas. «Nous allons poursuivre le chantier que vous avez commencé», a-t-il promis.

Emue par tant d’éloges, Mme Sy, a déclaré avoir eu une tâche très facile « car j’ai eu la chance d’avoir rencontré des gens comme vous. Ce travail et ces résultats, ce sont les vôtres ».

La société civile a, enfin, offert  un certificat de reconnaissance, plus des cadeaux à trois champions de la SR/PF : Fatimata Sy, Mabingué Ngom et Cheikh Touré. La cérémonie s’est achevée en photos de famille. A noter que la soirée a été agrémentée par les notes nostalgiques du khalam de El Hadj Boucounta.

Cheikh Aîdara


Des produits de santé au dernier kilomètre, un défi pour les pays du Sahel (la Mauritanie en exemple)

Une session particulière tenue le 11 décembre 2018,  un jour avant la 7ème Réunion Annuelle du Partenariat de Ouagadougou (P.O), à Dakar au Sénégal, avait réuni les techniciens de santé des 9 pays membres ainsi que les partenaires techniques. Cette session avait porté sur les Chaînes de valeur d’Approvisionnement des Produits de Santé (CAPS). Les pays membres du Partenariat,  Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo, ont fait le point sur la disponibilité des produits de santé, en particulier les contraceptifs, au dernier kilomètre dans leur pays respectif.

Dr.Sidi Mohamed Abdel Aziz en costume bleue au premier plan (Crédit Aidara)

Le panel a été animé par Alexandra F. de la Fondation Gates, Norbert Coulibaly de l’UNFPA, Fatimata Sy, Directrice de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou et Brian Matema de «Reproductive  Health». Au centre des discussions au cours de cette session, l’importance d’une bonne gestion des CAPS.

L’œil des partenaires

Pour Brian Matema, l’optimisation des chaînes d’approvisionnement passe par la bonne gestion des CAPS, du fournisseur jusqu’au dernier consommateur au dernier kilomètre, ajoutée à une bonne gestion des stocks pour prévenir toute rupture, et l’existence d’une bonne logistique de transport.

Norbert Coulibaly soutiendra pour sa part que les pays à faible revenu font face à beaucoup de besoins, mais aussi à de sérieux problèmes de santé publique ainsi que des difficultés de mise en œuvre de leur politique de santé qui est souvent tributaire de financements extérieurs. A cela s’ajoutent selon lui, des industries pharmaceutiques embryonnaires  et de forts taux d’importations. Il a toutefois relevé des efforts consentis depuis quelques années par les pays du Partenariat de Ouagadougou dans la mise en place de centrales d’achats de plus en plus performantes, ainsi que l’existence dans ces pays de laboratoires de contrôle de la qualité, même s’ils ont encore besoin de renforcement. Les défis restent d’après lui liés à la disponibilité des médicaments au dernier kilomètre dans ces différents pays. Les populations continuent, dira-t-il, à parcourir 30 à 40 kilomètres pour se procurer des médicaments, mettant en exergue les difficultés rencontrées par les pays du P.O pour honorer les engagements de Bamako sur «la santé pour tous».

Fatimata Sy quant à elle, a rappelé un slogan bien connu au sein du Partenariat de Ouagadougou, «pas de produits, pas de programme». Elle a souligné que les besoins non satisfaits en produits de contraception restent très élevé dans la région, malgré les efforts déployés dans ce cadre pour offrir la possibilité pour les jeunes filles en particulier de bénéficier des produits jusqu’au dernier kilomètre, conformément au principe de l’accessibilité du produit géographiquement et financièrement. Selon elle, la bonne gestion des CAPS est un pilier de l’Initiative FP 2020, conformément aux engagements pris par les Etats membres du Partenariat devant la communauté internationale. Cette question reste, dira-t-elle, au cœur du mandat de l’UCPO qui n’a épargné aucun effort pour mettre en synergie les interventions et les opportunités, les expériences et les ressources, pour réduire les risques de rupture de stock et rendre disponible les produits partout et à tout instant.

Pour Alexandra, l’importance particulière liée à la bonne gestion des CAPS  et de la ressource humaine, ainsi que la disponibilité de données fiables, sont au cœur de tous les programmes de planning familial soutenus par la Fondation Gates. S’y ajoutent, selon elle, l’importance attachée aux outils de gestions et aux modèles mis en œuvre.

Ainsi, les experts s’accordent à jauger une bonne gestion des CAPS, par les «Six Bons», bon produit, bonne conservation, bonne qualité, livré au bon moment, en bonne quantité et dans la bonne formation sanitaire.

Ainsi,  l’USAID, l’un des plus importants bailleurs (plus de 1milliard de dollars U.S), s’est doté d’un mécanisme d’appui performant aux communautés, en bon partenaire disponible à apporter son aide dans la bonne gestion des CAPS, comme elle l’a déjà prouvé dans plusieurs pays dont la Mauritanie. Les défis et les opportunités dans ce domaine restent ainsi liés aux ressources financières, d’où la bonne note attribuée au Burkina Faso qui a considérablement augmenté sa contribution nationale  dans le financement de sa Chaîne d’approvisionnement en produits de santé, avec un budget de 3 milliards de francs Cfa. D’où les performances enregistrées en matière d’indicateurs de santé, notamment en santé reproductive et en planning familial.

Absence de coordination régionale, un sérieux handicap

L’autre maillon faible dans les CAPS au niveau des pays du Partenariat selon les experts, est  l’absence de coordination au niveau régional et l’irrégularité des rapports de suivi. Ainsi, l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS) a permis ces deux dernières années des échanges de produits entre pays.

Des opportunités existent pourtant au niveau des pays du P.O d’après les experts, qui citent l’existence de réels progrès ces dernières années en matière de santé et de l’existence d’une masse critique d’expertise. Tous les pays en sont aujourd’hui à la 2ème génération des Plans nationaux budgétisés sur la PF, avec l’existence d’instances de suivi de mise en œuvre, d’un comité de sécurisation des produits performants, même si des goulots d’étranglement persistent dans les CAPS.

Il s’agira aujourd’hui pour les pays du PO de développer un plaidoyer fort pour l’indépendance financière dans la gestion des CAPS et pour s’affranchir de l’aide extérieure, d’où l’appel  lancé aux parlementaires pour voter des budgets conséquents en faveur de la santé.

Par la suite, les représentants des pays membres du P.O sont passés l’un après l’autre, pour faire le point sur la situation des CAPS au niveau de leur pays respectif. Il s’est dégagé de l’ensemble, la similitude des situations et des résultats atteints.

Une CAPS à l’état embryonnaire en Mauritanie

Dr.Sidi Mohamed Abdel Aziz, Coordinateur du Programme National de la Santé de la Reproduction (PNSR) en Mauritanie a fait le point sur la situation de la Chaîne d’Approvisionnement des Produits de Santé (CAPS) dans son pays. Il en a déduit un système encore embryonnaire, mettant en exergue les défis énormes pour sa mise en œuvre, citant le caractère vaste du territoire et la dispersion d’une population à faible densité sur cet immense espace. Bien que la Mauritanie offre la gratuité  des produits contraceptifs (avec ses avantages et ses inconvénients), les agents de santé communautaire restent selon lui peu motivés.

L’évaluation de la CAPS s’exerce ainsi, selon  Dr.Sidi Mohamed Abdel Aziz, dans un contexte marqué par l’introduction du «Sayana Press», l’existence d’une Centrale d’Achat en Médicament (CAMEC) et un appui constant de l’UNFPA. Parmi les défis qui se posent à la mise en place d’une CAPS performante, Dr.Sidi Mohamed Abdel Aziz cite la faible capacité de la CAMEC et les insuffisances au niveau de la logistique et des ressources humaines tout au long de la chaîne d’approvisionnement.
Il existe cependant selon lui quelques opportunités, comme le rôle de leadership que joue la CAMEC et la réussite du Projet EMEL dans la distribution des produits alimentaires sur l’ensemble du territoire et qui fournit le modèle choisi pour mettre en œuvre une bonne gestion du CAPS dans le domaine des produits de santé, jusqu’au dernier kilomètre.

Cheikh Aïdara