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Pétition signée par le Chef de l’Etat et Prix du meilleur stand, un double succès pour la Coalition mauritanienne du lait local

La signature par le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, de la pétition «Protégeons notre lait local» et le Prix du meilleur stand à la foire de Néma sur les produits d’origine animale remis par la Ministre du Développement Rural, Mme Lemina Mint Moma, plus qu’une consécration, c’est le jackpot pour la Coalition mauritanienne du lait local. Il s’agit-là du fruit de deux jours d’exposition, en marge du 58ème anniversaire de l’indépendance de la Mauritanie, célébrée ce 28 novembre 2018 dans la capitale du Hodh Charghi.

Mohamed Abdel Aziz signant la pétition « Protégeons notre lait local » (Crédit Aïdara)

Il faut dire que le stand animé par la Coalition composée de l’Alliance Citoyenne, l’Association pour la Promotion de l’Elevage au Sahel et en Savane (APESS), le Club des jeunes journalistes (CJJ), l’Ecole du Développement local (ECODEV), OXFAM, le Réseau des Femmes Parlementaires Mauritaniennes (REFPAM), le Réseau des Organisations sur la Sécurité Alimentaire (ROSA) et Tiviski, a attiré du monde. Plus que les casquettes, les tee-shirt, les écharpes, les voiles, les boubous et les pagnes distribués aux visiteurs, c’est la chaleur de l’accueil et la qualité du «Kosam Ari haara», concentré de lait sucré fabriqué par les femmes de Ari haara, village situé à 18 kilomètres de Boghé, qui ont le plus impressionné. Selon quelques conseillers du Ministre du Développement Rural, c’est le Président Mohamed Abdel Aziz lui-même qui aurait suggéré aux organisateurs de remettre le meilleur prix d’encouragement au stand de la Coalition mauritanienne du lait local.

La Ministre du Développement Rural remettant à la Coalition le Prix du Meilleur Stand (Crédit Aidara)

Pour Habsatou Bal, en charge du Plaidoyer et de la Communication au sein de l’ONG internationale, Oxfam en Mauritanie, et la coalition des partenaires locaux qu’elle appuie, l’objectif est atteint. Cet engagement du Chef de l’Etat et de plusieurs hauts responsables, à travers leur signature apposée au bas de la pétition en faveur de la protection du lait local, constitue une reconnaissance pour les petites et moyennes entreprises exerçant en milieu rural et semi-urbain, notamment les mini-laiteries.

Habsatou Bal (Crédit Aidara)

Parmi les personnalités qui ont signé la pétition, Dr.Fall Mokhtar, ancien Secrétaire général du Ministère de l’Elevage, Moustapha Ould Wavi, Conseiller du Ministre du Développement Rural, Welad Ould Haimdoune, président de la Fédération nationale des éleveurs et son Vice-président, Ould Aghrabatt,  Idrissa Diarra, Coordonnateur du PRAPS, et la liste est longue.

Habsatou Bal a également précisé que la participation de la Coalition mauritanienne du lait local à la Foire de Néma entre dans le cadre d’une campagne globale «Mon lait est local» lancée par la Coalition régionale qui regroupe cinq pays d’Afrique de l’Ouest, Mauritanie, Sénégal, Niger, Mali et Burkina Faso, en plus du Tchad et de la Belgique.

Pour la première fois, dit-elle «ces acteurs se sont réunis pour affirmer ensemble, le rôle clef du lait local dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la région du Sahel, ainsi que l’énorme potentiel économique des filières laitières basées sur la collecte du lait local». En Mauritanie, cette campagne a été lancée le 1er juin 2018.

Selon El Hadj Mamadou Bâ, président de l’Association mauritanienne pour l’auto-développement (AMAD), membre de ROSA, «nous avons participé à la foire de Néma en compagnie d’Oxfam et des ONG membres de la Coalition du lait local en Mauritanie pour faire la promotion des mini-laiteries, du lait local et de la plante fourragère, le Marafalfa, que nous sommes les premiers à avoir introduit en Mauritanie».

El Hadj Mamadou Bâ, président AMAD (Crédit Aidara)

La première mini-laiterie, selon lui, a été installée en 2007 au Brakna, grâce à l’appui d’Oxfam. Aujourd’hui, 25 mini-laiteries sont implantées dans six régions, le Brakna, le Gorgol, les deux Hodhs, l’Assaba et le Tagant, grâce aux partenaires, Oxfam, CERAI, le CSA et le GRDR. El Hadj a déclaré que «chaque mini-laiterie est gérée par un groupe de 20 femmes qui achètent le lait auprès des éleveurs, le transforment, le vendent et se partagent les bénéfices». Ainsi, 15 à 20.000 litres sont transformées chaque année par ces mini-laiteries pour plusieurs millions d’ouguiyas de chiffre d’affaires générés, a-t-il ajouté en substance, soulignant que grâce à ce projet des dizaines de milliers de ruraux ont été extraits de la pauvreté.

Mohamed Bneijara ADIG (Crédit Aidara)

Hamada Bneïjara, président de l’Association pour le développement intégré du Guidimagha (ADIG) membre de ROSA, estime que «cette foire nous a permis de partager avec l’ensemble des participants, les objectifs de la Coalition régionale pour la consommation du lait local ». Il considère que la Mauritanie s’est beaucoup investie dans ce créneau par le biais des organisations membres de la coalition. Cette occasion a permis, d’après lui, à amener le Président de la République Islamique de Mauritanie, à être le Premier Chef d’Etat de l’Afrique de l’Ouest à signer la première pétition en faveur du lait local. «Nous considérons ce geste comme une réussite qui vient consolider les efforts de la coalition» a-t-il conclu.

Sidi Maouloud APLV (Crédit Aidara)

Pour Sidi Maouloud, président de l’Association des producteurs de lait et viande (APLV), membre de ROSA, «la foire a été une grande réussite surtout par rapport à notre plaidoyer en faveur du lait local. L’instant le plus marquant de cet évènement fut sans aucun doute la signature par le président de la République de la pétition pour la protection du lait local». Cette foire a été également un moment d’échanges et de partages avec les autres participants et les visiteurs, a-t-il estimé. «Je peux dire en résumé que la foire de Néma nous a permis de consolider nos objectifs et d’avancer dans notre stratégie pour promouvoir notre créneau : Boire le lait local».

Diakité Alioune, ECODEV (Crédit Aidara)

Diakité Alioune, responsable «Progrès-Lait » à ECODEV, estime que dans le cadre de la Coalition pour le lait local, dont son organisation est partenaire, des efforts sont menés dans le plaidoyer auprès des décideurs pour qu’ils appuient  les éleveurs dans l’amélioration de la qualité de la production laitière et sa pérennité, avec des quantités suffisantes pour assurer l’autosuffisance alimentaire en lait local sur le plan national. «Ce sont là les axes essentiels autour desquels s’est construit notre plaidoyer au cours de la foire de Néma en synergie avec les autres membres présents de la Coalition» a-t-il souligné.

De gauche à droite, Aissata Wagne, Habsatou Bal, Aminata Amadou Bâ et Aminata Mamadou Bâ (Crédit Aidara)

Avec une fierté mal dissimulée, Aminata Mamadou Bâ et Aminata Amadou Bâ, animatrices et formatrices à AMAD, ainsi qu’Aïssata Djiby Wagne, présidente de la mini-laiterie de Ari haara, ont dit toute leur satisfaction d’avoir participé à la foire de Néma, ce qui leur a permis, selon elles, d’appréhender la valeur de leur travail et les inciter à redoubler davantage d’efforts.

Les rideaux ont ainsi été tirés sur la Foire de Néma pour les produits de l’élevage le 29 novembre 2018, par la remise de plusieurs prix, en présence de la Ministre du Développement Rural. Cette foire a été marquée par la présence de dizaines d’exposants, producteurs de lait, centres et instituts de recherche agronomique et agricole, usiniers, éleveurs, artisans traditionnels, etc. Des centaines de personnes, venues des différents départements du Hodh Charghi et d’autres venues d’autres régions du pays, avec forte affluence de Nouakchottois, ont pris d’assaut la Foire de Néma dès le premier jour.

Selon les organisations membres de la Coalition mauritanienne du lait local, leur participation à la Foire de Néma leur a permis de tirer deux enseignements fondamentaux. Le premier est lié à l’importance de la mutualisation des savoirs faire et des énergies pour parvenir aux résultats escomptés. Le deuxième est relatif à l’esprit patriotique qui a prévalu pendant la foire et qui a poussé le Premier Citoyen du pays, à signer la pétition pour la promotion et la protection du lait local.

Cheikh Aïdara

 


« LES JEUNES EN PREMIER » une constante du partenariat Mauritanie-UNFPA

« Nous avons des besoins, des attentes, des ambitions et nous sommes reconnaissant à ceux qui nous écoutent et nous soutiennent ». Une réaction à chaud, le mardi 02 décembre 2018, des jeunes du Centre d’Ecoute et d’Information de Kiffa, en réceptionnant des équipements offerts par le Fonds des Nations Unies pour la Population. Des équipements destinés à améliorer l’offre de services de la santé de la reproduction pour les ado et jeunes au niveau du Centre.

La fourniture de ce matériel entre dans le cadre de l’un des volets du partenariat multiforme entre le Fonds des Nations Unies pour la Populations et le Ministère de la Jeunesse et des Sports et vise à termes l’intégration de services de la santé de la reproduction dans les Centres d’Ecoute et d’Information au niveau du pays. Ces structures dédiées à la promotion de la jeunesse constituent des espaces sures ou les jeunes, filles et garçons, ont accès à un ensemble de services et d’informations qui touchent à des questions vitales pour leur santé, leur épanouissement et leur insertion socioéconomique dans la dynamique de développement du pays. Des sujets tels que le Dividende Démographique, le mariage des enfants, la santé de la reproduction, le maintien des filles à l’écoles, l’emploi, l’immigration, les risques de radicalisation et autres sujets qui interpellent les jeunes, figurent au menu des séances d’éducation, d’échanges, de débats et de conférences animés au niveau des Centres.

La promotion de la jeunesse est l’une des constantes stratégiques des programmes de coopération pays de l’UNFPA avec ses partenaires.  Le Directeur Régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mabingué Ngom, auteur de l’initiative « Les jeunes en premiers » l’a rappelé lors de sa récente visite en Mauritanie le 02 novembre 2018. Il avait à cette occasion rencontré des leaders des association de jeunesse pour échanger sur les problématiques qui handicapent le développement du continent et sur le rôle central qui revient aux jeunes pour contribuer à les adresser et les résoudre.

En Mauritanie cet engagement à placer les jeunes au premier rang de l’action de développement a rencontré une volonté politique affirmée et des orientations claires dans ce sens des plus hautes autorités du pays.

Dans ce contexte, de bonnes perspectives sont ouvertes aux Centres d’Ecoute et d’Information des Jeunes pour qu’ils
jouent pleinement leur rôle d’encadrement et de formation et pour les partenaires au développement de les accompagner et de les soutenir, ce que fait l’UNFPA depuis une dizaine d’années

BAS

 


Priorité à la résilience et au développement des communautés au Sahel

Dakar (Sénégal), le 5 décembre 2018 – A l’occasion de la semaine du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest et dans le cadre du rendez-vous annuel de dialogue et de concertation sur les enjeux alimentaires et nutritionnels au Sahel (RPCA) qui se tient en Gambie du 3 au 8 décembre, les ONG Action Contre la Faim, Oxfam et Save The Children lancent le rapport qui préconise une approche globale et durable  pour lutter contre la faim au Sahel.

Le Sahel est la région du monde qui a connu la plus forte augmentation de la faim au cours de la dernière décennie. Bien qu’une diversité d’acteurs, à savoir les Etats, les organisations régionales, les partenaires techniques et financiers, les ONG internationales et nationales soient mobilisés pour fournir une aide alimentaire aux plus vulnérables, la situation s’aggrave.

« Les enfants sont les plus affectés au Sahel. La situation est très inquiétante. En 2018, 1,3 million d’enfants âgés de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë, le nombre le plus élevé depuis au moins une décennie et une augmentation de plus de 50% par rapport à 2017. “ souligne Alba Domínguez Tomé, Conseiller humanitaire régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de Save the Children.

Pourtant, La faim n’est pas une fatalité dans le Sahel, et elle peut être vaincue. Au-delà des discours, les différents acteurs doivent investir massivement dans le renforcement des capacités de résilience des populations pour garantir leur sécurité alimentaire et nutritionnelle sur le long-terme. La situation des communautés vulnérables et notamment pastorales doit aussi être mieux prise en compte. Les femmes et la société civile doivent être au cœur des initiatives et des dispositifs. Concrètement, cette approche multisectorielle et durable se traduirait pour les populations du Sahel, par exemple, par un soutien aux plus vulnérables par des formes de protection sociale ou encore par le respect des engagements en matière d’agriculture, c’est-à-dire que les Etats doivent consacrer au moins 10% de leur budget à l’agriculture.

Dans un contexte de militarisation accrue du Sahel en proie aux défis sécuritaires grandissants, et alors que les bailleurs du G5 Sahel se réuniront ce jeudi 6 décembre à Nouakchott, il est primordial de rappeler que la question du Sahel ne doit pas être abordée sous un angle majoritairement sécuritaire ou migratoire alors que les populations sont plus que jamais confrontées au problème de la faim.

« Sécuriser n’est pas développer, la priorité de l’ensemble des acteurs doit être de renforcer la résilience des communautés. L’aide au développement doit répondre en priorité aux besoins des populations, et pas aux objectifs sécuritaires des Etats » a alerté Chloé Schmitt, coordinatrice humanitaire d´Oxfam en Afrique de l’Ouest.

 

«Un Sahel sans faim est possible, nous pouvons briser le cercle vicieux. Pour y parvenir,  l’urgence consiste à renforcer la place des enjeux humanitaires, de développement et de protection des civils et de les mettre au cœur des priorités régionales » conclut Judith Kaboré, chargée de plaidoyer régionale d’Action Contre la Faim.

 

Contacts presse

Action Contre la Faim : Alassane MBAYE, chargé de communication, Tel + +221 77 416 17 27 Email : ambaye@wa.acfspain.org

Oxfam: Claire Le Privé, communication and media advisor on the Sahel crisis, Tel +221 78 140 47 93 Email : claire.leprive@oxfam.org – Habsatou Bal, Advocacy and Communication Officer, Tel +222 44 37 26 50 Email: habsatou.bal@oxfam.org

Save the Children: Begay Downes-Thomas, Regional Media Manager, Tel:+221 78 292 93 44, Email: begay.downesthomas@savethechildren.org

 

Notes aux éditeurs

  • Le rapport est disponible en français. Le résumé est en français et en anglais.
  • Des photos et témoignages des populations du Sahel sont disponibles sur demande

 

 


La rivière de M’Silé en Assaba, un modèle de gouvernance proche des populations

Pour mieux harmoniser et coordonner leurs actions dans la zone de M’Silé qui dessert cinq communes dans la région de l’Assaba, les partenaires nationaux et internationaux disposent désormais d’un diagnostic socioéconomique exhaustif réalisé par les maires des communes concernées, avec l’appui de l’Association pour le développement intégré du Guidimagha (ADIG) et de ses partenaires, l’ONG française CORAIL, l’Agence de l’Eau de la commune de Vonnas (France) et le SGP/PNUD. Un atelier de restitution des résultats de cette étude a été organisé dans ce sens le 2 décembre 2018 à Kiffa.

Pour faire face aux dérèglements climatiques, notamment autour des mares permanentes du bassin versant de l’Oued M’Silé en Assaba, à cheval entre les communes Aghoratt, El Melgué, Kankossa et Sani, espace vital pour des milliers de populations, l’Ong ADIG et ses partenaires, venant en appui aux communes de la zone de M’Silé ont procédé à l’identification des ressources de subsistance des populations riveraines. Ils ont rencontré les acteurs du développement local, les représentants des organisations de la société civile et les organisations communautaires de bases opérant dans la zone d’intervention. Ces actions ont permis de dégager les pratiques et les formes d’organisation, mais également de recueillir les contraintes et les priorités. Une fois assemblés, exploités et analysés, ces éléments devront servir de base pour l’élaboration du «Programme d’action concertée», mais aussi comme facteur de concertation entre des acteurs antérieurement antagoniques, pour déboucher sur un programme d’actions commun. Pour y parvenir, deux axes complémentaires ont été identifiés.

Il s’agit de créer un dispositif de gouvernance intercommunale du bassin versant de l’Oued M’Silé sur la base du diagnostic socioéconomique et hydrologique réalisé. Ce qui permettra d’élaborer un programme concerté d’actions prioritaires de développement (type Contrat de rivière). Celui-ci vise à renforcer les capacités de résilience des populations vulnérables et des écosystèmes face aux contrecoups des changements climatiques.

Il s’agit ensuite dans ces communes, d’organiser, de restaurer et de récupérer les sols dégradés en vue de résoudre les problèmes nutritionnels, d’emploi et de sécurité alimentaire, mais aussi de générer des revenus durables pour améliorer les conditions de vie déjà difficile des populations de ces contrées.

Ce «Contrat de rivière», qui est un modèle de gouvernance de proximité sera constitué d’une composante ayant force de proposition. C’est le Comité de Rivière, qui sera basé sur la concertation inclusive et participative de l’ensemble des parties prenantes identifiées sur cet espace. Une deuxième composante décisionnelle dite Comité de Pilotage sera créée. Elle est composée des cinq maires des communes situées autour de l’Oued M’Silé, du président du Collectif régional des maires de l’Assaba et des représentants des services techniques de l’Etat.

La première tâche du dispositif ainsi constitué, sera d’élaborer un programme d’actions prioritaires budgétisées dans le but d’assurer la cogestion durable des territoires et d’assurer la pérennité des plans d’eau et des oueds qui alimentent le bassin versant, ainsi que la biodiversité qu’ils abritent.

Il faut dire que la région de l’Assaba subit depuis des années les effets néfastes des changements climatiques qui se sont manifestés par des sécheresses récurrentes, la diminution des nappes phréatiques et la raréfaction des ressources naturelles (eaux, faune et flore). La région a également connu des inondations répétitives, entraînant la dégradation des sols, la baisse des productions agricoles et un exode rural massif sans précédent, surtout des jeunes. Se sont ajoutées à ces phénomènes, la pression des activités humaines, l’absence de concertation et de coordination entre les acteurs locaux et les usagers des ressources naturelles. C’est face à ce contexte socioéconomique défavorable, que le Collectif régional des maires de l’Assaba et les maires des communes de l’Oued M’Silé ont décidé de mettre en commun leurs capacités pour remédier à toutes ces contraintes.

Cheikh Aïdara