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Coumba Gawlo présente son nouvel album «Terrou War » à Dakar

La diva de la musique sénégalaise, Coumba Gawlo Seck, a présenté cet après-midi du jeudi 13 décembre 2018 au Musée des Civilisations Noires de Dakar, nouvellement inauguré le 27 novembre dernier, son dernier album «Terrou War » composé de13 titres. C’était au cours d’une conférence de presse qui avait réuni un grand nombre de journalistes sénégalais et étrangers, mais également des opérateurs culturels.

Coumba Gawlo envahi par les journalistes (Crédit Aidara)

«Cet album est une véritable œuvre de recherches » dira Alassane Cissé, journaliste culturel et ancien conseiller du Ministre de la Culture du Sénégal. La conférence de presse a été en effet agrémentée de quelques morceaux choisis parmi ce riche répertoire qui résume d’une entraînante manière le riche patrimoine culturel du Sénégal profond, un foisonnement de sonorités et de rythmes qui reprend le fond traditionnel des peuples de Casamance, du Boundou au Fouta, en passant par Kédougou, Tambacounda, Kolda, le Sine Saloum. Quelques 75 artistes accompagnateurs ont nourri cet album chanté en Dioula, Sérère, Mandingue, Wolof, par la voix mélodieuse de Coumba Gawlo.

«Ce travail m’a pris deux ans, une année de production et plus de trois mois de mixage » dira la Diva. Ses larmes, lors du passage du morceau «Teukk Gui», en hommage à son défunt père, Laye Bamba Seck, seront massivement cueillies par des centaines de flash et immortalisées par les caméras. Les autres titres, Na, Diombadio, Hassenya, Rokale, Ngoulok, Sunu Senegal, constituent, pour plusieurs intervenants, dont des opérateurs culturels, la somme d’une richesse culturelle et folklorique traditionnelle, que Coumba Gawlo en parfaite conservatrice, est partie recueillir à la source, dans toute sa pureté originelle. D’où le succès que commence à avoir ce tube, présent aujourd’hui dans plus d’une centaine de plateformes musicales en Afrique et à l’international. L’artiste est déjà très sollicitée par plusieurs chaînes de télévision au Sénégal comme ailleurs, dont cette invitation à France 24 où elle devra présenter l’album dans deux semaines.

Cheikh Aîdara
Dakar


Les droits de l’enfant à l’Assemblée nationale mauritanienne

Pour la finale de la première édition du concours d’éloquence en Mauritanie, les droits de l’enfant trouvent leur niche. Avec talent.

SEM Hervé Péries, Représentant de l’UNICEF, remettant son prix à l’un des lauréats, ici Aziz Lefghih (Crédit TDM)

Coup de tonnerre dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale où, pour la première fois, samedi 8 décembre 2018, l’auditoire a eu droit à d’autres prestations que celles, habituelles, des élus du peuple. Ce jour historique est porté par des représentants d’une trempe autre, parce que jeunes et d’une éloquence inégalée.

Retenez bien leurs noms :  Haby Mamadou Ndiaye (26 ans), El Moustapha Dedda (26 ans), Yahya MBodj (23 ans), Aziza Lefghih (25 ans), Moïse Meto (22 ans), Fatimetou Hamady (25 ans) et Abderrahmane Sanhory (23 ans).

Sans tabous, ils ont parlé viol, excision, éducation, pauvreté, injustice et iniquité. Et comme le dit une participante admirative : ils ont su tutoyer les âmes par des mots justes.  Les noms de ces sept finalistes resteront longtemps dans la conscience collective. Tellement, à travers ce premier concours d’éloquence lancé par l’UNICEF, en collaboration avec l’Association Traversées Mauritanides, ils ont démontré l’existence d’une jeunesse consciente des défis de son temps et de ses environnements socioculturels et éducatifs.

Une partie des membres du jury (Crédit TDM)

Eux qui sont issus de parcours si différents, allant des sciences (biologie moléculaire et physiologie pour l’une), aux finances, en passant par la comptabilité, le commerce et la communication, nourrissent des passions similaires pour l’écriture et l’expression à travers des implications dans les vies associatives sur le vivre-ensemble et surtout la protection des droits humains.

Chacun des candidats, retenu parmi les 200 candidatures reçues, a séduit le public. Même si, au final, trois lauréats sont sortis du lot, le groupe dans son ensemble n’a pas démérité. D’où la difficulté rencontrée par le jury  qui a mis du temps à faire son choix.

Il était composé de l’ancienne ministre Hindou Mint Aïnina, les journalistes Moussa HBib et Abdoulaye Ciré Bâ, Imam Cheikh ancien secrétaire général du ministère de l’Education et Wane Birane urbaniste, professeur à l’université de Nouakchott et conseiller au ministère de l’Habitat.

Puis, au bout du suspens, un tonnerre d’applaudissements à Yaya MBodj, Abderrahmane Sanhory et Aziza Lefgih. Et une mention spéciale pour Haby Mamadou Ndiaye pour son récit poignant sur Fatima, fillette de 14 ans, violée, mutilée, mariée à un âge précoce, contaminée par le VIH/Sida et qui mourra en donnant vie à un mort-né, après avoir subi rejet et abandon par son entourage.

Partie du public (Crédit TDM)

Les candidats non récompensés par la hiérarchie des lots, Fatimettou Mint Hamady, El Moustapha Dedda, Haby Mamadou Ndiaye et Moïse Méto, ont eu droit à des prix spéciaux de députés de l’Assemblée nationale.

La manifestation a connu aussi des messages forts des poètes Marième Derwich et Mohamed Idoumou, ayant participé au coaching, et de la jeune ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF, l’artiste Khoudja.

C’est dans cette ambiance euphorique que les rideaux sont tombés sur cette première édition du concours d’éloquence. Avec des candidats, héros du jour, qui ont croulé sous les selfies et que des députés souhaitent revoir dans l’hémicycle. Ce qui est sûr, c’est que les députés, plus que le public, sont dorénavant imbus de la souffrance de milliers d’enfants à travers le monde mais aussi en Mauritanie. C’est là une belle prouesse réussie par le service de communication de l’UNICEF en Mauritanie et Traversées Mauritanides.

Hervé Péries, représentant de l’Unicef, a tenu ces mots :

« Nous sommes heureux que nos combats trouvent leur écho dans cet emblématique espace qu’est l’Assemblée nationale. Nous disons merci au président de celle-ci, aux députés venus écouter les plaidoiries éloquentes des jeunes pour des causes qui nous concernent tous. » 

 

Cheikh Aïdara

 

Note : La cérémonie d’ouverture de cette inédite manifestation a été marquée par un discours de M.Cheikhany Ould Beibe, vice-président de l’Assemblée nationale.

 


Lancement de la plateforme mauritanienne sur la gestion des activités pétrolières et gazière

Une plateforme des acteurs mauritaniens impliqués dans la gestion des activités pétrolières et gazières offshore a vu le jour ce 7 décembre 2018 à l’issue d’un atelier d’échanges et de concertation organisé par le Ministère de l’Environnement avec l’appui de l’ONG BIODIVERCITES et la collaboration du PRCM et de la GIZ.

Cet atelier qui entre dans le cadre du projet « Renforcement des Capacités de Gestion des Acteurs », financé par la Fondation MAVA, a été l’occasion de réunir sur la même table les différentes catégories des acteurs intervenant dans le secteur : Administrations Publics, Secteur Privé, Centres de Recherche et Société Civile. A l’issue de cet atelier une feuille de route portant sur les prochaines activités de cette plateforme a été adopté. Des recommandations visant à une meilleure gestion du secteur des activités pétrolières et gazières offshore;

Source : https://www.prcmarine.org/fr/lancement-de-la-plateforme-mauritanienne-sur-la-gestion-des-activites-petrolieres-et-gaziere


Pétition signée par le Chef de l’Etat et Prix du meilleur stand, un double succès pour la Coalition mauritanienne du lait local

La signature par le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, de la pétition «Protégeons notre lait local» et le Prix du meilleur stand à la foire de Néma sur les produits d’origine animale remis par la Ministre du Développement Rural, Mme Lemina Mint Moma, plus qu’une consécration, c’est le jackpot pour la Coalition mauritanienne du lait local. Il s’agit-là du fruit de deux jours d’exposition, en marge du 58ème anniversaire de l’indépendance de la Mauritanie, célébrée ce 28 novembre 2018 dans la capitale du Hodh Charghi.

Mohamed Abdel Aziz signant la pétition « Protégeons notre lait local » (Crédit Aïdara)

Il faut dire que le stand animé par la Coalition composée de l’Alliance Citoyenne, l’Association pour la Promotion de l’Elevage au Sahel et en Savane (APESS), le Club des jeunes journalistes (CJJ), l’Ecole du Développement local (ECODEV), OXFAM, le Réseau des Femmes Parlementaires Mauritaniennes (REFPAM), le Réseau des Organisations sur la Sécurité Alimentaire (ROSA) et Tiviski, a attiré du monde. Plus que les casquettes, les tee-shirt, les écharpes, les voiles, les boubous et les pagnes distribués aux visiteurs, c’est la chaleur de l’accueil et la qualité du «Kosam Ari haara», concentré de lait sucré fabriqué par les femmes de Ari haara, village situé à 18 kilomètres de Boghé, qui ont le plus impressionné. Selon quelques conseillers du Ministre du Développement Rural, c’est le Président Mohamed Abdel Aziz lui-même qui aurait suggéré aux organisateurs de remettre le meilleur prix d’encouragement au stand de la Coalition mauritanienne du lait local.

La Ministre du Développement Rural remettant à la Coalition le Prix du Meilleur Stand (Crédit Aidara)

Pour Habsatou Bal, en charge du Plaidoyer et de la Communication au sein de l’ONG internationale, Oxfam en Mauritanie, et la coalition des partenaires locaux qu’elle appuie, l’objectif est atteint. Cet engagement du Chef de l’Etat et de plusieurs hauts responsables, à travers leur signature apposée au bas de la pétition en faveur de la protection du lait local, constitue une reconnaissance pour les petites et moyennes entreprises exerçant en milieu rural et semi-urbain, notamment les mini-laiteries.

Habsatou Bal (Crédit Aidara)

Parmi les personnalités qui ont signé la pétition, Dr.Fall Mokhtar, ancien Secrétaire général du Ministère de l’Elevage, Moustapha Ould Wavi, Conseiller du Ministre du Développement Rural, Welad Ould Haimdoune, président de la Fédération nationale des éleveurs et son Vice-président, Ould Aghrabatt,  Idrissa Diarra, Coordonnateur du PRAPS, et la liste est longue.

Habsatou Bal a également précisé que la participation de la Coalition mauritanienne du lait local à la Foire de Néma entre dans le cadre d’une campagne globale «Mon lait est local» lancée par la Coalition régionale qui regroupe cinq pays d’Afrique de l’Ouest, Mauritanie, Sénégal, Niger, Mali et Burkina Faso, en plus du Tchad et de la Belgique.

Pour la première fois, dit-elle «ces acteurs se sont réunis pour affirmer ensemble, le rôle clef du lait local dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la région du Sahel, ainsi que l’énorme potentiel économique des filières laitières basées sur la collecte du lait local». En Mauritanie, cette campagne a été lancée le 1er juin 2018.

Selon El Hadj Mamadou Bâ, président de l’Association mauritanienne pour l’auto-développement (AMAD), membre de ROSA, «nous avons participé à la foire de Néma en compagnie d’Oxfam et des ONG membres de la Coalition du lait local en Mauritanie pour faire la promotion des mini-laiteries, du lait local et de la plante fourragère, le Marafalfa, que nous sommes les premiers à avoir introduit en Mauritanie».

El Hadj Mamadou Bâ, président AMAD (Crédit Aidara)

La première mini-laiterie, selon lui, a été installée en 2007 au Brakna, grâce à l’appui d’Oxfam. Aujourd’hui, 25 mini-laiteries sont implantées dans six régions, le Brakna, le Gorgol, les deux Hodhs, l’Assaba et le Tagant, grâce aux partenaires, Oxfam, CERAI, le CSA et le GRDR. El Hadj a déclaré que «chaque mini-laiterie est gérée par un groupe de 20 femmes qui achètent le lait auprès des éleveurs, le transforment, le vendent et se partagent les bénéfices». Ainsi, 15 à 20.000 litres sont transformées chaque année par ces mini-laiteries pour plusieurs millions d’ouguiyas de chiffre d’affaires générés, a-t-il ajouté en substance, soulignant que grâce à ce projet des dizaines de milliers de ruraux ont été extraits de la pauvreté.

Mohamed Bneijara ADIG (Crédit Aidara)

Hamada Bneïjara, président de l’Association pour le développement intégré du Guidimagha (ADIG) membre de ROSA, estime que «cette foire nous a permis de partager avec l’ensemble des participants, les objectifs de la Coalition régionale pour la consommation du lait local ». Il considère que la Mauritanie s’est beaucoup investie dans ce créneau par le biais des organisations membres de la coalition. Cette occasion a permis, d’après lui, à amener le Président de la République Islamique de Mauritanie, à être le Premier Chef d’Etat de l’Afrique de l’Ouest à signer la première pétition en faveur du lait local. «Nous considérons ce geste comme une réussite qui vient consolider les efforts de la coalition» a-t-il conclu.

Sidi Maouloud APLV (Crédit Aidara)

Pour Sidi Maouloud, président de l’Association des producteurs de lait et viande (APLV), membre de ROSA, «la foire a été une grande réussite surtout par rapport à notre plaidoyer en faveur du lait local. L’instant le plus marquant de cet évènement fut sans aucun doute la signature par le président de la République de la pétition pour la protection du lait local». Cette foire a été également un moment d’échanges et de partages avec les autres participants et les visiteurs, a-t-il estimé. «Je peux dire en résumé que la foire de Néma nous a permis de consolider nos objectifs et d’avancer dans notre stratégie pour promouvoir notre créneau : Boire le lait local».

Diakité Alioune, ECODEV (Crédit Aidara)

Diakité Alioune, responsable «Progrès-Lait » à ECODEV, estime que dans le cadre de la Coalition pour le lait local, dont son organisation est partenaire, des efforts sont menés dans le plaidoyer auprès des décideurs pour qu’ils appuient  les éleveurs dans l’amélioration de la qualité de la production laitière et sa pérennité, avec des quantités suffisantes pour assurer l’autosuffisance alimentaire en lait local sur le plan national. «Ce sont là les axes essentiels autour desquels s’est construit notre plaidoyer au cours de la foire de Néma en synergie avec les autres membres présents de la Coalition» a-t-il souligné.

De gauche à droite, Aissata Wagne, Habsatou Bal, Aminata Amadou Bâ et Aminata Mamadou Bâ (Crédit Aidara)

Avec une fierté mal dissimulée, Aminata Mamadou Bâ et Aminata Amadou Bâ, animatrices et formatrices à AMAD, ainsi qu’Aïssata Djiby Wagne, présidente de la mini-laiterie de Ari haara, ont dit toute leur satisfaction d’avoir participé à la foire de Néma, ce qui leur a permis, selon elles, d’appréhender la valeur de leur travail et les inciter à redoubler davantage d’efforts.

Les rideaux ont ainsi été tirés sur la Foire de Néma pour les produits de l’élevage le 29 novembre 2018, par la remise de plusieurs prix, en présence de la Ministre du Développement Rural. Cette foire a été marquée par la présence de dizaines d’exposants, producteurs de lait, centres et instituts de recherche agronomique et agricole, usiniers, éleveurs, artisans traditionnels, etc. Des centaines de personnes, venues des différents départements du Hodh Charghi et d’autres venues d’autres régions du pays, avec forte affluence de Nouakchottois, ont pris d’assaut la Foire de Néma dès le premier jour.

Selon les organisations membres de la Coalition mauritanienne du lait local, leur participation à la Foire de Néma leur a permis de tirer deux enseignements fondamentaux. Le premier est lié à l’importance de la mutualisation des savoirs faire et des énergies pour parvenir aux résultats escomptés. Le deuxième est relatif à l’esprit patriotique qui a prévalu pendant la foire et qui a poussé le Premier Citoyen du pays, à signer la pétition pour la promotion et la protection du lait local.

Cheikh Aïdara