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Mme Argentina Matavel au Ministère de l’Action sociale : une nouvelle équipe, de nouvelles ambitions et une assistance technique renforcée de l’UNFPA

Face à la Directrice régionale du Fonds des Nations Unies pour la Population en Afrique de l’Ouest et du Centre (UNFPA WCARO), Mme Argentina Matavel qu’elle a reçue dans son bureau vendredi 15 avril 2022, Mme Savia Mint N’Tahah qui vient de prendre fonction comme Ministre de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille, a déroulé les ambitieux programmes de son département au profit de la femme, de la jeune fille et de l’enfant.

La ministre recevant la Directrice régionale et le Représentant résident UNFPA – Crédit Aidara

La Directrice régionale UNFPA WCARO, Mme Argentina Matavel a été reçue vendredi 15 avril 2022 par la Ministre de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille (MASEF), Mme Savia Mint N’Tehah et ses proches collaborateurs.

Passer en revue le programme de coopération

Vue globale de la l’audience accordée à la Directrice régionale UNFPA WCARO – Crédit Aidara

La Directrice régionale a remercié la ministre et l’a félicitée pour sa nouvelle nomination. Elle a aussi félicité le gouvernement mauritanien pour les acquis réalisés dans le cadre de l’autonomisation des femmes et des filles. Elle a passé par la suite en revue les objectifs de sa visite de travail en Mauritanie. Il s’agit notamment d’examiner l’état de mise en œuvre du programme de coopération entre l’UNFPA et la Mauritanie et la préparation du prochain programme pays. Il s’agit aussi de passer en revue les défis que rencontre le pays dans la mise en œuvre des programmes en rapport avec le genre, mais aussi la contribution du MASEF dans le projet SWEDD, à travers la scolarisation des filles, les compétences de vie et la lutte contre les violences basées sur le genre.

Le MASEF est sur d’ambitieux programmes

La Ministre de l’Action Sociale, qui était accompagnée par ses collaborateurs, la conseillère en communication, le conseiller chargé du genre, le directeur de la planification et le Secrétaire général sortant, a souhaité la bienvenue à la Directrice régionale et a manifesté toute sa joie de la recevoir en terre mauritanienne, surtout que les affaires sociales constituent, selon elle, un socle important dans le développement socioéconomique du pays.

La ministre entourée de la Directrice Régionale et le Représentant Résident UNFPA – Crédit Aidara

Mme Savia Mint N’Tahah a remercié l’UNFPA pour son appui technique et financier constant. Elle a exprimé le souhait de mettre davantage à profit, dans cette nouvelle phase de promotion du genre, l’accès universel aux droits en santé de la reproduction. La ministre a énuméré dans ce cadre les chantiers prioritaires que son département est en train d’initier pour influencer les politiques nationales de promotion du bien-être des populations.

Parmi ces chantiers, l’Observatoire des droits des femmes et des filles qui vient d’être mis en place, la future chaîne de télévision pour la famille, la caisse « NEVAGHA » sur la pension alimentaire, l’enquête sur les VBG pour fournir des données évidentes et évaluer les actions du département en vue de réorienter les politiques dans ce domaine. Il s’agit aussi de la mise en place de la Banque familiale « EL OUSRA » en soutien aux familles, et le suivi des plateformes multisectorielles sur les VBG qui ont été installées dans les 15 régions du pays.

Réorienter le positionnement de la Mauritanie sur le plan international

La Directrice régionale UNFPA WCARO, Mme Argentina Matavel a donné des orientations stratégiques pour le positionnement de la Mauritanie au niveau international, à travers les différentes plateformes du système des Nations Unies, dans le cadre de la promotion des droits des femmes comme le recommande la CEDAW (convention des Nations Unies pour l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes). Elle a réitéré l’engagement de l’UNFPA, à travers le Bureau Pays et son Représentant Résident, M. Cheikh Fall ainsi que son équipe pour accompagner le Ministère de l’Action Sociale dans l’atteinte de ses résultats.

Cheikh Aïdara


Chami, Mme Argentina Matavel mesure la forte pression des 40.000 orpailleurs de la ville sur les services de santé sexuelle reproductive

Créé en 2013, la cité dortoir de Chami, située à 250 kilomètres de Nouakchott sur la route de Nouadhibou, croule sous le poids des 40.000 orpailleurs et la forte pression exercée sur les services de santé sexuelle reproductive offerts par l’unique centre de santé de la ville. Le constat a été fait par la Directrice régionale du Fonds des Nations Unies pour la Population pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (UNFPA WCARO), Mme Argentina Matavel et le staff du Bureau Pays, lors de la Journée spéciale pour la continuité des services de santé reproductive, organisée jeudi 14 avril 2022 par l’Association Mauritanienne pour la Promotion de la Famille (AMPF).

Mme Argentina Matavel assiste à Chami aux Journées spéciales de l’AMPF – Crédit Aidara

La Directrice Régionale UNFPA WCARO, Mme Argentina Matavel, dans sa quatrième journée de visite de travail en Mauritanie, a été l’hôte, jeudi 14 avril 2022, de la ville de Chami, un département créé ex-nihilo en 2013, à mi-chemin entre Nouakchott et Nouadhibou. Accompagnée par le Représentant Résident de l’UNFPA Mauritanie, M. Cheikh Fall et son staff, elle a assisté à la journée spéciale pour la continuité des services de santé sexuelle reproductive, y compris la planification familiale, organisée par l’AMPF en présence de Mme Marième Mint Ahmed Aïcha, présidente de l’association.

Visite de courtoisie au Hakem

En visite de courtoisie chez le préfet (Hakem) de Chami, M. El Ghali Ould Ahmedou, la délégation conduite par Mme Argentina Matavel a écouté une courte présentation de la ville dortoir, lieu de concentration d’un peuplement anarchique venu des quatre coins de la Mauritanie et des pays voisins, attirés par le mirage de l’or. Plus de 40.000 orpailleurs et leurs 6.000 voitures Tout Terrain, 4.000 étrangers dont des Maliens, Sénégalais, Soudanais, Ghanéens, entre autres, y déposent leur valise la nuit tombée, masses sombres étalées dans les rues de la cité, après une journée de labeurs dans les zones d’exploitation situées aux alentours du département.  

Rencontre avec le préfet et le maire de Chami – Crédit Aidara

Avec ses 21. 000 Km2 de superficie, Chami compte, selon le préfet, 3 communes, Chami, Mouamghar et Tmeïmichatt, avec deux centres de santé et deux postes de santé.

La forte poussée démographique de ce département créé ex-nihilo il y a près de dix ans, exerce selon le préfet, une pression démesurée sur les ressources en eau et impacte négativement sur son environnement, sans compter les maux sociaux adjacents, drogue et prostitution, avec leurs lots de maladies et de mauvaises mœurs.

Ainsi, la société MAADEN, chargée de la gestion des orpailleurs, trouve du mal à canaliser toute cette faune humaine, tout comme le peuplement inédit de Chami a valu une enquête menée par l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) sur la situation des migrants et leur impact sur la vie socioéconomique de la ville.

Un centre de santé sous équipée face aux besoins démesurés

Selon le médecin-chef de Chami, le centre de santé offre environ 50 consultations par jour, 80% des patients étant des orpailleurs, avec 14.000 consultations offertes en 2021. Le centre offre également, selon lui, un service de maternité, avec une salle d’accouchement composée de 4 lits et une salle d’hospitalisation d’une demi-douzaine de lits, sans compter un service de visite prénatal et postnatal, ainsi qu’une pharmacie.

La Directrice Régionale de l’UNFPA épluchant en compagnie du médecin-chef le registre des consultations – Crédit Aidara

Les cas compliqués, comme les césariennes, ainsi que les nombreux cas d’accident, la plupart des accidents de travail touchant les orpailleurs, sont référés soit à Nouakchott ou à Nouadhibou. Le centre de santé ne compte aucun service d’urgence ni de radio faute de spécialistes, selon le médecin-chef. Les seuls services offerts avec spécialistes sont, d’après lui, ceux que l’AMPF amène à l’occasion des journées spéciales qu’elle organise régulièrement avec le concours de l’UNFPA, comme c’est le cas ce jeudi 14 avril 2022, avec la gynécologue de l’association, Dr. Marième Vachet. Ainsi en 2021, l’AMPF avait organisé 16 journées spéciales à Chami. Le centre de santé offre aussi un service de vaccination, avec 400 enfants vaccinés en 2021.

Dans la salle d’accouchement – Crédit Aidara

Eu égard à la présence de grandes quantités de mercure et de cyanure pour l’exploitation de l’or, le médecin-chef trouve urgent d’ouvrir une aile de médecine du travail à Chami ou à défaut, former les pratiquants exerçant dans la ville dans cette discipline.

Remise de dons en médicaments et matériels – Crédit Aidara

La visite guidée dans le centre de santé de Chami s’est achevée par une remise de dons, médicaments et matériels médicaux, offerts par l’UNFPA sous la supervision de la Directrice Régionale, Mme Argentina Matavel.  

SOS Pairs Educateurs pour la prévention contre le VIH/Sida

Tous les ingrédients sont réunis à Chami pour la prolifération de maladies sexuellement transmissibles comme le VIH/Sida, avec la présence de plus d’une centaine de travailleurs du sexe dans les deux genres. C’est le constat fait par Diop Amadou, un jeune bénévole de SOS Pairs Educateurs, une ONG qui a installé une antenne sentinelle à Chami, en partenariat avec le Secrétariat exécutif national de lutte contre le sida (SNLS), dont le dernier projet, de trois mois, vient de s’achever.

Diop Amadou (en tee-shirt blanc) expliquant les missions du centre Pairs Educateurs de Chami – Crédit Aidara

Son exposé a été suivi avec intérêt par la Directrice Régionale et sa délégation. Diop Amadou a indiqué que le centre organise régulièrement des séances de causeries et des entretiens individuels, indiquant que 172 travailleuses du sexe sont recensées et suivies par géolocalisation, ainsi que 36 hommes offrant les mêmes services, tous détenant des carnets de soin.

Selon lui, le centre a organisé entre juin et décembre 2021, 67 causeries et 146 entretiens individuels. Il a également expliqué que le centre distribue des préservatifs, livre conseils et orientations, comme il offre le dépistages et l’auto dépistage, sans compter le suivi des séropositifs. Le seul problème qui se pose selon lui, c’est l’absence d’un praticien de la santé au niveau du centre, face à la gêne ressentie par les séropositifs à se rendre au centre de santé pour la confirmation de leur statut. Il a aussi soulevé les difficultés à réorienter ceux qu’il appelle dans son jargon, « les perdus de vue », c’est-à-dire les séropositifs en rupture de ban, ceux qui sont enregistrés au Centre de traitement ambulatoire (CTA) de Nouakchott et qui ont rompu leur traitement.   

Photos de famille avec la Directrice Régionale, le Représentant résident, le médecin-chef et Diop Amadou – Crédit Aidara

La délégation semble avoir été impressionnée par le travail abattu par les Pairs éducateurs. La Directrice régionale a instruit le Bureau Pays pour étudier les voies et moyens d’appuyer le centre dans son travail préventif contre les maladies sexuellement transmissibles dans la ville de Chami.

Cheikh Aïdara


Booster les résultats du projet SWEDD Mauritanie, une recommandation de la Directrice Régionale UNFPA WCARO

Dans sa troisième journée de travail en Mauritanie, la Directrice Régionale du Fonds des Nations Unies pour la Population pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (UNFPA WCARO), Mme Argentina Matavel, a échangé, mercredi 13 avril 2022, avec le tout nouveau Coordonnateur du Projet Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique (SWEDD) Mauritanie, M. Abass Sylla et son équipe. Au cœur des discussions, l’urgence de booster les résultats à travers une meilleure coordination et l’amélioration de la communication.

Mme Argentina entourée de MM. Abass Sylla (en costume) et Cheikh Fall – Crédit Aidara

La Directrice Régionale UNFPA WCARO, Mme Argentina Matavel a eu une séance de travail avec l’équipe de l’Unité de Gestion du Projet (UGP) SWEDD Mauritanie, dont la Coordination vient d’être confiée à M. Abass Sylla, précédemment Directeur des Stratégies et Politiques au Ministère des Affaires Economiques et de la Promotion des Secteurs Productifs. La rencontre qui a eu lieu mercredi 13 avril 2022 s’est déroulée en présence du Représentant Résident du Bureau de l’UNFPA Mauritanie, M. Cheikh Fall et son staff, des assistants techniques du projet et des représentants du Ministère des Affaires Economiques.

Des exigences nouvelles dans l’assistance technique de l’UNFPA

Après avoir suivi une présentation de l’UGP SWEDD Mauritanie (résultats réalisés, objectifs et défis), Mme Argentina Matavel a rapporté des attentes non satisfaites de certains départements qui se plaignent de la lenteur dans l’atteinte de certains résultats, même si elle trouve que les volets sociaux prennent du temps à se réaliser. Elle trouve cependant qu’il y a beaucoup d’attentes et d’espoirs suscités par le projet chez les communautés qui tardent à percevoir son impact. Ainsi, selon elle, l’objectif de l’UNFPA est de voir comment l’assistance technique qu’elle fournit au projet peut s’accélérer et s’améliorer davantage, d’où des réaménagements en cours au niveau du Bureau Régional et du Secrétariat Technique Régional.

Vue de la salle de réunion – Crédit Aidara

Elle trouve que cette assistance devient encore plus complexe avec l’élargissement des pays, de six au départ à neuf aujourd’hui, alors que quatre autres pays frappent à la porte du projet SWEDD, sans oublier l’existence d’autres partenaires comme l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), et l’arrivée de nouveaux acteurs comme l’Agence Française de Développement (AFD), l’Union africaine et les organisations régionales (Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest et Communauté Economique de l’Afrique Centrale).

Impliquer davantage les départements ministériels

Elle a relevé par ailleurs l’impatience des six ministères clients des services du SWEDD en Mauritanie, les Affaires Economiques, la Santé, l’Education, les Affaires Sociales, les Affaires Islamiques et l’Emploi, qui se plaignent d’une faible implication dans l’exécution des activités et d’un déficit de communication, malgré l’existence de points focaux SWEDD dans ces différents départements.

L’assistance suit une projection sur l’historique du projet en Mauritanie – Crédit Aidara

D’autre part, la Directrice Régionale trouve que pour l’UNFPA, les exigences sont encore plus grandes aujourd’hui, parce qu’il y a davantage de fonds injectés dans le projet SWEDD. D’où la nécessité selon elle, d’exiger davantage d’engagement de la part des agents d’exécution du projet au sein des ministères ci-haut cités.

Un déficit de communication et de coordination

Elle a également relevé un déficit de communication dans les activités du projet qui, malgré leurs diversités et leur importance, restent encore invisibles aux yeux des populations dont la plupart ne serait pas selon elle, au courant des réalisations du projet. Elle trouve qu’il est impérieux d’activer le volet communication, mener des enquêtes et des sondages pour mesurer le degré de perception du SWEDD auprès des populations bénéficiaires.

Enfin, Mme Argentina Matavel voit dans le nouveau Coordonnateur de l’UGP SWEDD Mauritanie, M. Abass Sylla, un technicien capable d’assurer la coordination qui fait encore défaut, soulignant que son prédécesseur a fait sa part dans l’exécution des activités et qu’elle est sûre qu’il portera encore plus loin les résultats escomptés.

Renforcer la planification entre le bureau UNFPA Mauritanie et le SWEDD pays

Les assistants techniques du projet avancent leurs observations – Crédit Aidara

Pour sa part, le Représentant Résident de l’UNFPA Mauritanie, M. Cheikh Fall, a fait remarquer que les défis qu’il a relevés à son arrivée sont les mêmes que ceux soulevés lors de la dernière rencontre du Comité de Pilotage du Projet (CRP) SWEDD qui a réuni le 24 mars 2022 à Nouakchott, les représentants des 13 pays membres. Il a souligné qu’à son niveau, des dispositions ont été prises par rapport au projet SWEDD pour améliorer la communication et le processus de planification pour éviter les doublons. Il a par ailleurs proposé la diffusion d’un bulletin régulier sur les réalisations du SWEDD, en impliquant davantage les médias et en renforçant la communication sociale pour le changement de comportement, tout en œuvrant pour que les départements concernés puissent s’approprier encore davantage les actions menées par le projet.

Dans l’atteinte des résultats

Parmi les intervenants, certains ont déploré le manque d’expertise dans l’élaboration des Termes de référence qui prennent beaucoup de retard dans leur conception, mais aussi le retard dans le recrutement au niveau régional des ONG de la société civile pour la mise en œuvre des activités. Dans la même foulée, il a été recommandé de créer plusieurs répondants dans chaque département en plus des points focaux, ces derniers étant en général des directeurs de département qui n’ont pas beaucoup de temps à consacrer aux activités SWEDD qu’ils considèrent parfois comme un travail supplémentaire et non un moyen d’atteindre leurs propres objectifs.

Vue partielle de la salle (des assistantes techniques du projet) – Crédit Aidara

Dans le domaine de la santé communautaire, certains trouvent que la faiblesse de la prévalence contraceptive s’ajoute au retard dans la réduction des besoins non satisfaits en planification familiale, les ruptures de stocks, comme celles observées en 2021, étant fréquentes et souvent dues à un manque de coordination entre les services ministériels concernés. Parmi également les objectifs non encore atteints, la difficulté à faire de l’Ecole Nationale Supérieure des Sciences de la Santé (EN3S) un centre d’excellence pour le mentorat clinique des sages-femmes, mais aussi les difficultés à faire fonctionner les plateformes régionales de lutte contre les violences basées sur le genre, et le retard dans la mise en place des espaces sûrs.

En définitive, la Mauritanie qui vient de bénéficier de la deuxième phase du projet SWEDD, porte une double responsabilité, au regard des fonds supplémentaires qui lui ont été alloués par la Banque Mondiale (un budget de 60 millions de dollars U.S pour 4 ans) et sa présidence actuelle du CRP SWEDD.

Cheikh Aïdara


A l’Ecole Nationale Supérieure des Sciences de la Santé de Nouakchott, Mme Argentina Matavel rappelle les trois résultats transformateurs de l’UNFPA

Mme Argentina Matavel, Directrice Régionale du Fonds des Nations Unies pour la Population pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (UNFPA WCARO), a visité mardi 12 avril 2022, l’Ecole Nationale Supérieure des Sciences de la Santé (EN3S) de Nouakchott. Son allocution à la fin de la visite guidée, s’est réduite au rappel des trois résultats transformateurs de l’UNFPA.

Mme Argentina Matavel lors de son allocution à l’EN3S de Nouakchott – Crédit Aidara

Dans le grand amphithéâtre de l’EN3S de Nouakchott, logé dans un immeuble ultra moderne, Mme Argentina Matavel, qui venait de visiter les différentes salles de cours pratiques de ce centre supérieur de formations en sciences médicales, ainsi que l’ancienne bâtisse rénovée qui abritait l’ancienne école publique de santé, a été brève dans son allocution.

Les trois résultats transformateurs

Elle a rappelé que l’objectif de l’UNFPA se résume dans les trois résultats transformateurs. D’abord, réduire le nombre de décès maternels évitables, l’un des résultats clés auxquels son institution est très attachée, dira-t-t-elle en substance, afin de faire chuter les taux alarmants de mortalité maternelle dans certains pays comme la Mauritanie, et parvenir à l’horizon 2030 à Zéro décès maternel évitable.

Mme Argentina Matavel en compagnie de M. Cheikh Fall suivant une présentation – Crédit Aidara

Deuxièmement, assurer l’accès des femmes à une méthode contraceptive moderne, de sorte à parvenir en 2030 à Zéro besoin non satisfait en matière de planification familiale.

Troisièmement, éliminer les violences basées sur le genre, les violences sexuelles et conjugales, les mutilations génitales féminines et le mariage des enfants, afin qu’en 2030, il y ait Zéro violence basée sur le genre.

Par la suite, elle a déclaré qu’un centre d’excellence comme l’EN3S de Nouakchott et les autres centres d’excellence dans la région, reposent pour leur performance sur la qualité du personnel d’encadrement et son engagement, en mettant la formation des futurs sages-femmes au cœur de l’optimum recherché, donc dans la qualité et la rigueur professionnelle et déontologique des formateurs. De sorte que les diplômes ne soient délivrés qu’à celles qui le méritent par leur compétence et connaissance.

La Directrice Régionale en compagnie de la Directrice adjointe de l’EN3S lors de la visite guidée – Crédit Aidara

Evoquant l’esprit de la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) de 1994 au Caire et la Conférence de Beijing sur la femme, elle a rappelé l’importance de la santé reproductive dans le dispositif de développement au niveau mondial. Elle a cependant déploré la lenteur observée dans la baisse des taux de mortalité, tant et si bien qu’elle trouve que très peu de pays arriveront en 2030 au seuil des 70% sur lesquels ils se sont engagés.

Elle trouve par ailleurs que le personnel médical doit être soumis à un recyclage obligatoire tous les trois ans pour suivre les évolutions rapides dans le domaine de la santé, notamment le personnel sage-femme et infirmier, tout en exigeant aussi la formation continue des enseignants.

Visite guidée de l’Ecole

Dans une salle de travaux pratiques – Crédit Aidara

Auparavant, la Directrice Régionale, guidée par la directrice adjointe de l’EN3S et son staff administratif ainsi que le corps enseignant, a visité les salles de travaux pratiques, avec leurs équipements anatomiques, les différents stades de l’accouchement, jusqu’à la gestion de la 3ème période (GAPTA), la prévention et le traitement des hémorragies, l’accouchement par voie basse et par ventouse.

Dans une classe Master en biologie – Crédit Aidara

Par la suite, elle a rendu visite à une classe préparatoire en Master biologie, la bibliothèque de l’ancienne bâtisse et ses 3079 ouvrages, les deux salles de formation en ligne, et leurs 34 ordinateurs connectés à Internet.

Dans l’amphithéâtre de l’EN3S, la Directrice régionale UNFPA WCARO qui était accompagnée par le Représentant Résident du Bureau Pays, M. Cheikh Fall et son staff, a suivi une projection sur l’historique de l’école et ses 8.549 étudiants formés depuis sa création en 1966 à nos jours.

La Directrice régionale a cependant déploré l’absence de résidence pour les étudiants, notamment ceux en provenance des autres régions du pays.

Cheikh Aïdara