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Nouakchott abrite la 2ème Conférence africaine de la promotion de la paix

La 2ème Conférence africaine pour la promotion de la paix, organisée par le Forum d’Abu Dhabi pour la paix, s’est ouverte mardi 8 février 2022 pour trois jours sous le parrainage du Président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani. L’occasion de faire le point sur la menace du terrorisme et de l’extrémisme, en présence d’éminentes personnalités, des diplomates, des jeunes, des oulémas et des universitaires, et plus de 300 experts venus plus de 40 pays à travers le monde.

« L’extrémisme des idées est dans la plupart des cas à l’origine de l’extrémisme et de la violence dans les actes » a déclaré le Président Mohamed Cheikh Ghazouani, à l’entame des travaux de la 2ème Conférence africaine de la promotion de la paix, qui s’est ouverte mardi 8 février 2022 au Centre International des Conférences « Al Mourabitoune » à Nouakchott.

Pendant trois jours, du 8 au 10 février 2022, plus de 300 experts venus de plus de 40 pays au monde, des personnalités religieuses, des diplomates, des jeunes et des universitaires, vont échanger leurs expériences et débattre sur les questions de paix et de réconciliation en Afrique.

Dans le discours qu’il a prononcé à l’occasion, le Président Ould Ghazouani a cité l’expérience mauritanienne dans la lutte contre le terrorisme, soulignant que cette approche intégrée et globale, « ne se limitait pas à la seule dimension militaire et de développement, mais englobait également la dimension idéologique qui est au centre de la structure générale de ce phénomène. »

Il a ajouté que « la victoire sur le terrorisme exige de briser son épine militaire ainsi que de le priver d’un environnement favorable en luttant contre l’ignorance, le chômage et la pauvreté, et d’instaurer un État de droit solidement ancré et de construire un développement durable ».  Selon lui, « il convient, en priorité, d’œuvrer à ôter des esprits les germes de l’extrémisme idéologique en assurant la promotion de la culture de la paix, de l’amour et de la fraternité, ainsi qu’en prêchant les valeurs islamiques authentiques de tolérance, de modération, de fraternité tout en les protégeant contre les interprétations perverties. »

Tour à tour, Abdallahi Ben Boya, président du Forum d’Abou Dhabi et de la Consolidation de la Paix dans les sociétés musulmanes, Mohamed Mokhtar Joumaa d’Al Azhar Acharif, Mohamed Koné, Ministre des affaires religieuses du Mali, Mohamed Salem Nedhir, Représentant des Nations Unies pour le Sahel et Chahed Houceine, ambassadeur itinérants libertés religieuses du Département d’Etat Américain, se sont succédés au micro pour mettre en exergue l’importance de ce forum pour la consolidation de la paix dans le monde et dans le Sahel en particulier.

Les débats et les communications de cette conférence vont se poursuivre pour aboutir du 10 février 2022 à des propositions pratiques de nature à contribuer au raffermissement des liens de coopération entre les différents acteurs publics et politiques et les initiatives des leaders religieux pour la promotion de la paix et de la stabilité sur tous les territoires africains.

Cheikh Aïdara


La Mauritanie prépare son premier forum national sur la nutrition et l’alimentation

Repoussé d’une date à l’autre depuis novembre 2021, le premier forum national sur la nutrition et l’alimentation devrait se tenir, selon la volonté des autorités mauritaniennes, avant mars 2022.

La Plateforme multisectorielle sur la nutrition s’est réunie mercredi 22 février 2022, en présentielle et en visioconférence dans les locaux du ministère des Affaires Economiques et de la Promotion des Secteurs Productifs. C’était sous la présidence de M. Abass Sylla, Point Focal SUN Mauritanie et Directeur Général des Stratégies et Politiques au Ministère des Affaires Economiques.

A l’ordre du jour, les préparatifs pour l’organisation du Forum national sur la nutrition et l’alimentation, premier du genre dans le pays, dans un contexte marqué par une forte volonté des pouvoirs publics mauritaniens de donner un coup d’accélérateur à la lutte contre la malnutrition.

Cinq commissions sont prévues à cet effet pour accompagner le processus, avec une commission Organisation déjà pourvue et qui a commencé ses activités. Les autres commissions, Finance, Communication, Logistiques, Scientifiques et Capitalisation, avec comme lead la Direction des Politiques du Ministère des Affaires Economiques, les Nations Unies (Unicef notamment), et l’Université, devront démarrer leurs travaux dans la deuxième semaine de février 2022.

Pourquoi un forum sur la nutrition et l’alimentation ?

Ce forum, placé sous le haut patronage du Président Mohamed Cheikh Ghazouani, traduit l’engagement politique du gouvernement en faveur de la nutrition. Il est appelé à offrir l’opportunité d’aligner la nouvelle vision de développement axé sur le capital humain, à la nouvelle dimension de l’Agenda de la nutrition, comme libellé dans la nouvelle Stratégie SUN 3.0 (2021-2025).

Ne sont nullement oubliés, l’Agenda mondial 2030, les conclusions et recommandations du dernier Sommet mondial sur les systèmes alimentaires (New York, 23 septembre 2021), du Sommet mondial de la nutrition pour la croissance N4G (Tokyo, 7-8 décembre 2021), et la nouvelle orientation du prochain Plan d’Action 2022-2025 de la SCAPP (Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée 2016-2030), instituant la Nutrition comme levier de croissance et de prospérité autant que la Santé, l’Agriculture et l’Education.

L’objectif global de ce forum est de mutualiser les ressources et les compétences à travers la cohérence et la synergie entre les différents intervenants et à travers également la corresponsabilité des acteurs : Etat, partenaires, société civile, milieu académique et secteur privé.

Le Forum va regrouper pendant trois jours, environ, 250 participants, décideurs politiques, parlementaires, partenaires techniques et financiers, experts, chercheurs, universitaires, cadres techniques, acteurs régionaux et locaux des secteurs étatiques contributeurs à la nutrition, des industriels de transformation agroalimentaire, des associations de consommateurs, des représentants des ONGs et organisations de la société civile, impliqués dans la lutte contre malnutrition sous toutes ses formes et d’experts de la sous-région et d’organisations internationales et régionales.

Brefs chiffres sur la nutrition en Mauritanie

Des données 2020 du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA) montrent que 11, 7¨% des ménages mauritaniens sont en insécurité alimentaire, dont 1,3% souffrant de la forme sévère.

Selon l’enquête SMART (juillet 2021), 17% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique, 11,1% de malnutrition aigüe modérée et 1,9% de malnutrition aiguë sévère.  

Selon l’Enquête Démographique et de Santé (EDS 2020), près de 80% des enfants mauritaniens sont touchés par l’anémie.

Ces chiffres alarmants interrogent sur la situation nutritionnelle et la qualité de la vie des populations urbaines et rurales, et cela s’est empiré sous la pandémie Covid-19.

Cheikh Aïdara

Association des Journalistes Mauritaniens Santé-Nutrition (membre de SUN Société Civile)


Conférence Africaine pour la Paix Communiqué de presse

Nouakchott abrite du 8 au 10 février 2022, la deuxième édition de la Conférence Africaine Pour La Paix


Sous le haut patronage et la participation de Son Excellence M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République Islamique de Mauritanie, la Conférence Africaine Pour la Paix aura pour thème « Offrir la Paix au Monde ».


Cet évènement international qui se déroulera sur 3 jours, du 8 au 10 février 2022, est organisé par le Forum d’Abu Dhabi pour la Paix, avec la participation du gouvernement de la République Islamique de Mauritanie. Il vise à être une plateforme d’échange d’expériences entre les autorités religieuses du continent africain et un espace de discussion et de débat sur les questions de paix et de réconciliation en Afrique.


La Conférence Africaine Pour la Paix, sous le thème « Promouvoir la paix dans le monde », sera l’occasion de faire le point sur la menace de l’extrémisme et du terrorisme.


Les orateurs se sont aussi assignés des objectifs concrets, parmi lesquels : Comment promouvoir la paix ? Comment mettre fin aux guerres civiles ? Comment prévenir l’extrémisme et le terrorisme ? Comment renforcer le rôle des États ? Quels sont les modèles qui peuvent aider dans la mise en place des mécanismes prévus ? Comment développer les capacités de dialogue et de communication des autorités religieuses
pour leur permettre de jouer leur rôle face aux discours extrémistes ?


Cette conférence sera l’occasion d’élaborer des propositions pratiques, de nature à contribuer au raffermissement des liens de coopération entre les différents acteurs publics et politiques et les initiatives des leaders religieux pour la promotion de la paix et de la stabilité sur tous les territoires africains.


L’évènement verra la présence de plusieurs partenaires de marque ainsi que les éminentes personnalités, des diplomates, des jeunes, des oulémas et des universitaires et plus de 300 experts venus plus de 40 pays à travers le monde sont attendus lors de cette deuxième édition.


Elle est l’une des plus grandes rencontres en Mauritanie :


Les trois journées seront structurées autour de débats riches et sur les thématiques
suivantes :


● Afrique – la situation actuelle
● Déconstruire le discours extrémiste : les concepts de la Charia, entre normes et erreurs méthodologiques
● Le patrimoine africain, une source de paix
● Dialogues, réconciliations et promotion de la paix communautaire
● L’avenir de l’Afrique – instruire l’ignorant et donner du travail au chômeur


La Conférence Africaine Pour la Paix est une opportunité de combiner l’encadrement scientifique des valeurs de coexistence et de tolérance avec l’élaboration d’initiatives pratiques, qui contribuent à promouvoir la paix et à protéger les sociétés contre le danger de l’extrémisme et du terrorisme. Elle permettra également le renforcement des liens de coordination et de coopération entre les Oulémas et la création d’un cadre
institutionnel permanent pour une action de terrain concertée.


· La liste des speakers est disponible
· Le programme de l’évènement est disponible


Contact Presse :
Ba Bocar | babocarba@gmail.com | +222 48 55 49 49 /+222 20 58 55 55

Nouakchott, le 24 janvier 2022.



CAN : « On ne démissionne pas » annonce Ahmed Ould Yahya, président de la Fédération mauritanienne de football

Très attendu après la sortie prématurée de l’équipe nationale de football, les Mourabitounes, suite à sa piètre prestation à la CAN 2022 Cameroun, le président de la Fédération mauritanienne de football, Ahmed Ould Yahya, n’a apporté aucune explication à l’échec enregistré par ses poulains. C’était au cours d’une interview accordée à la chaine « Arriadia » mardi 25 janvier 2022.

Ahmed Yahya durant son intervention – Image Aidara

Dans un entretien qu’il a accordé durant la soirée du mardi 25 janvier 2022 à la chaîne sportive « Arriadia », le président de la Fédération mauritanienne de football (FFRIM), Ahmed Ould Yahya, entouré de membres de son staff, est revenu sur le parcours peu élogieux des Mourabitounes à la Coupe d’Afrique des Nations 2022 dont les phases finales se disputent du 9 janvier au 6 février 2022 au Cameroun.

D’emblée, il a déclaré partager avec les Mauritaniens la même déception face aux résultats peu encourageants des Mourabitounes au Cameroun. « Mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras et jeter les armes » a-t-il martelé.

Ahmed Ould Yahya a expliqué que les membres du bureau exécutif de la FFRIM ont entamé avec le département de tutelle, en l’occurrence le Ministère de la Culture, chargé des Sports, des réunions d’évaluation sur le parcours de l’équipe nationale. « Seul l’intérêt supérieure de la nation nous guidera dans nos décisions, s’il faut opérer des changements, cet intérêt sera au-dessus de toute autre considération » a-t-il fait comprendre.

Qui sont responsables du parcours peu glorieux de l’équipe nationale de football de Mauritanie à la CAN ? Les joueurs, le staff technique, ou la FFRIM ?

C’est à ces question et à d’autres relatives à différents aspects portant sur les raisons de l’échec des Mourabitounes à la CAN 2022 que le premier responsable de la Fédération mauritanienne de football a répondu, non sans s’emporter quelque fois.

Racisme sportif

« Vous pouvez tout dire sur les joueurs, sur leurs défaillances, sur leurs erreurs, mais jamais sur leur nationalité mauritanienne, comme ces propos racistes qui se répandent sur certains sites et réseaux sociaux » s’est énervé Ahmed Ould Yahya. L’allusion porte sur une vague de racisme qui fuse depuis la participation de l’équipe nationale. « Les Camara, les Coulibaly, les Bâ, qui ont été cités par ce site raciste sont plus Mauritaniens que vous, moi et l’auteur de ces attaques irrévérencieuses » a-t-il débité. C’est justement à cause des postings racistes sur sa page Facebook, que la FFRIM a décidé, selon lui, de suspendre les commentaires sur sa page. Selon lui, de tels propos portent préjudice à l’unité nationale et à la cohésion sociale.

Joueurs expatriés

Répondant à une question sur le choix des joueurs expatriés plutôt que les joueurs locaux, Ahmed Yahya juge que ceux qui posent ce genre de question ne connaissent réellement rien du football. « Dites-moi une seule équipe nationale parmi celles présentes à la CAN qui n’est dominée par des internationaux » a-t-il déclaré. « La Gambie et les Comores avec qui vous nous comparez, sont composées en majorité de joueurs évoluant en Europe » a-t-il illustré. Selon lui, ces deux pays signent leur première participation à une CAN, alors que la Mauritanie en est à sa deuxième participation, plus deux participations au CHAN et une participation à la Coupe Arabe.

Consolider les acquis

Pour Ahmed Ould Yahya, certes les résultats tardent à venir, mais le travail continue au niveau du football mauritanien et l’avenir selon lui, est prometteur. Il a invité les Mauritaniens à évaluer le parcours réalisé. « Où était le football mauritanien avant l’arrivée de l’actuelle équipe de la fédération, où est-ce qu’elle est aujourd’hui, depuis notre arrivée en 2011 ? » a-t-il posé comme question.

De poursuivre, « le football est fait de victoires et de défaites, l’essentiel est de continuer à se battre. En 2019, c’est la Mauritanie qui a écarté le Burkina Faso de la CAN, et c’est la même équipe du Burkina qui est revenue à cette CAN et qui s’est qualifiée pour les quart de finale. Nous aussi, nous pouvons revenir à de meilleurs résultats à force de travail et de chance ».

Un travail de fond

« Vous portez plus d’intérêt sur le décor, une belle façade pour le siège de la FFRIM, des boutiques, restaurants, et vous négligez le fond ». Cette question a fait sortir pratiquement Ahmed Ould Yahya de ses gongs. « Travailler sur la formation des entraîneurs, un aspect sur lequel j’étais en train de bosser avec l’un de mes collaborateurs en particulier au niveau des régions de l’intérieur, œuvrer pour la formation des administrateurs et techniciens, organiser l’un des championnats les plus réguliers de la région, avec l’exclusivité d’un championnat pour les petites catégories, c’est du concret et non du décor, construire des stades, les équiper, ce n’est pas du décor, mais du fond » a-t-il martelé.

Les ressources

S’agissant des fonds reçus par la FFRIM, une question récurrente selon Ahmed Ould Yahya sur la langue de ses détracteurs, il déclare que la Mauritanie n’est pas une exception quant aux fonds versés par l’Etat ou les instances du football, la FIFA ou la CAF. « Nous recevons moins que les autres pays, surtout pour la préparation de cette CAN » a-t-il lancé. Selon lui, « l’accès aux ressources est aussi un travail que notre fédération a bien mené, par la pertinence de nos projets et le sérieux de leur exécution » a-t-il plaidé. « Vous pensez que l’Etat ou la CAF et la FIFA jettent leur argent par la fenêtre ? Nous avons pu les convaincre à travers la qualité des projets que nous leur avons présenté, et l’argent ne nous est pas tombé du ciel » a-t-il de nouveau argumenté.

« On ne démissionne pas »

Enfin, Ahmed Ould Yahya a indiqué que ce n’est pas le Bureau Exécutif qui choisit les joueurs de l’équipe nationale, mais que ce choix fait partie des prérogatives du sélectionneur national. « Ceux qui cherchent à nous voir partir, nous leur dirons que nous ne démissionnerons pas, et qu’on ne peut pas nous limoger. Nous avons été élus par une Assemblée générale devant laquelle nous sommes redevables. Ceux qui cherchent à prendre nos places doivent passer par ce processus démocratique » a-t-il indiqué.

Pour le moment, le monde sportif mauritanien est divisé, entre ceux qui font porter l’échec des Mourabitounes sur la fédération, et ceux qui font porter la responsabilité sur le staff technique et les joueurs. Ainsi, les sportifs mauritaniens qui s’interrogent sur les retombées de la CAN, et si des têtes vont tomber ou pas, ils devront encore prendre leur mal en patience.

Cheikh Aïdara