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Le Centre Arabo-africain décortique la Déclaration de Politique du Gouvernement avec l’aide de plusieurs experts

Suite à la Déclaration de Politique Générale (DPG) du gouvernement, présentée par le Premier Ministre Moctar Ould Diay le 22 janvier 2026 devant l’Assemblée Nationale, le Centre Arabo-africain pour les Médias et le Développement dirigé par l’ancien Doyen des journalistes, Mohamed Salem Ould Dah, a organisé une table-ronde qui a regroupé plusieurs experts. Objectif, décortiquer le contenu de la DPG et ouvrir le débat autour de ses principaux axes.

La grande salle de conférence de l’hôtel MauriCenter de Nouakchott était archi-comble ce dimanche 31 janvier 2026. Un parterre de cadres, intellectuels et leaders d’opinion de diverses obédiences tapissaient l’audience.

Sur l’estrade, Ahmed Salem Ould Dah, président du Centre Arabo-africain pour les Médias et le Développement, un think-thank qui s’intéresse aux questions nationales. Il était entouré par des intervenants, spécialiste chacun d’un aspect de la DPG du Premier ministre, dont l’écho de la déclaration continue d’alimenter les débats.

Derrière le présidium s’étendait une large banderole en Arabe où se détachait en grand caractère « Programme du gouvernement entre les réalisations de 2025 et les perspectives pour l’année 2026 ».

Tous les aspects du programme ont été passés au peigne fin, avec fortes appréciations et approbations, sauf quelques remarques qui sont sortis du consensus quasi mécanique.

Le cadre Economique

L’aspect économique et social du programme du gouvernement a été brossé par le Dr. Souvi Ould Cheïbani, professeur à l’Université de Nouakchott qui a repris presque religieusement les chiffres et statistiques avancés par le PM lors de sa DPG, l’inflation, la dette qu’il estime raisonnable, l’augmentation des recettes de l’Etat, etc. Selon lui, « nous sommes sur le bon chemin ».

Le cadre Politique

Dr. Abd Samad Ould MBareck, professeur d’université, a quant à lui abordé l’aspect relatif au volet politique qui se résume selon lui à la bonne gouvernance.  Il a développé cet aspect autour de quatre axes, soulignant l’accalmie initiée par Ghazouani dès son accès au pouvoir et qui s’est traduit par son rapprochement avec les différents acteurs politiques, ceux de la société civile, le tout couronné par le dialogue politique en perspective.

Il a magnifié la stabilité politique qui constitue l’exception mauritanienne dans un Sahel traversé par des tensions, brossant la nouvelle loi sur les partis politiques et faisant un rappel historique sur la naissance et l’évolution de la Mauritanie en tant qu’Etat indépendant et souverain, un survol de l’Etat unitaire, aux régimes d’exception, à la transition de 2005 et les deux dernières décennies, sans mentionner toutefois la décennie azizèenne.

Le volet Santé

Le 3ème intervenant est le Dr. Médecin Sid’Ahmed Ould Béchir, qui exerce dans le privé et dont l’intervention est sortie plus ou moins du « chemin commun ». La fin de son intervention est ponctuée en effet de l’expression « si j’étais au poste de décision au Ministère de la Santé, j’encouragerais la santé communautaire, je demanderai aux leaders d’opinion de pratiquer le sport, je demanderai de créer une cellule Santé-Education, j’impliquerai les communautés ainsi que les acteurs économiques aux prises de décision en matière de santé… ».

Il a surtout insisté sur l’importance du programme d’urgence, non sans mentionner les impacts laissés par le Covid. Il a souligné aussi les efforts consentis en matière d’infrastructures hospitalières, le Centre d’Oncologie, le Centre de Cardiologie, le Centre des Spécialités, les équipements aussi, tels que les Scanners, les IRM. Sauf que pour lui il faut assurer le nivellement des conditions du personnel sur l’ensemble du territoire et veiller à la transparence dans la passation des marchés dans le domaine de la santé en particulier.

Volet Education

Le volet Education de la DPG a été abordé par Sidi Mohamed Ould Cheikh, Directeur de la Réforme au sein du Ministère de l’Education Nationale. Selon lui, les réformes ayant sous-tendu l’Ecole Républicaine telles qu’initiées par le président Ghazouani ont permis de redresser et de sauver l’enseignement grâce aux réformes introduites, notamment l’exclusivité progressive du primaire circonscrite aux seuls établissements publics, ce qui a permis, selon lui, de regroupe au sein de l’école républicaine tous les enfants mauritaniens, le pauvre et le nanti, ce qui servira d’après lui à consolider l’unité nationale et à renforcer la cohésion sociale.

Il a rappelé que dès le premier gouvernement formé à son accession au pouvoir, Ghazouani avait lancé la 1ère commission interministérielle sur l’éducation, permettant ainsi de relever la qualité de l’enseignement, la revalorisation des conditions des enseignants, la suppression des affectations pistonnées, la baisse dans la surpopulation des classes, soulignant que 5.000 nouvelles salles de classes ont été construites et que 8.000 sont au programme pour 2026, alors que 12.000 enseignants ont été recrutés

Droits de l’Homme, Média et Jeunesse

L’aspect Droits de l’Homme a été abordé par Elemine Mokhtar et le volet relatif à la culture de l’éveil citoyen par Dr. Nejatt Mint Mohameden Vall.

Le volet relatif à la presse et les médias ainsi que celui se rapportant à la jeunesse ont été aussi abordés.

Ces différentes interventions ont été suivies par un débat riche et varié, où diverses opinions se sont exprimées, chacune reflétant des appréciations différentes sur les principaux axes abordés par le PM Moctar Ould Diay au cours de la présentation devant le Parlement du bilan du gouvernement au cours de l’année 2025 ainsi que les projections pour 2026.

Cheikh Aïdara


Esclavage moderne et traite des personnes, Free The Slaves et SOS Esclaves sensibilisent et forment les acteurs de terrain

SOS Esclaves, en partenariat avec l’ONG américaine Free The Slaves, a accueilli vendredi 30 janvier 2026 à son siège à Nouakchott, une session de formation et de sensibilisation sur les textes juridiques et les conventions internationales relatifs à l’esclavage moderne et à la traite des personnes. 

Cette session qui a profité à une vingtaine de personnes, dont une majorité de femmes, venues des Wilayas de Nouakchott et des deux Hodhs a été animée par des experts.

Elle a été marquée par la présentation de plusieurs modules ayant porté sur les différentes lois, les textes juridiques et les conventions internationales relatifs à l’esclavage moderne et à la traite des personnes. Il s’est agi notamment de la Loi 031-2015 relative à l’incrimination de l’esclavage et des pratiques esclavages, la Loi de 2020 sur la traite des personnes et le trafic des migrants, ainsi que les conventions internationales y afférentes.

Dans le mot qu’il a prononcé à l’occasion, M. Dame Bâ, Point Focal de Free The Slaves en Mauritanie, a rappelé que cette session de formation est la deuxième organisée au profit de SOS Esclaves depuis leur partenariat en 2025. Comme il l’avait promis lors de la première session de formation animée le 22 décembre 2025, ce partenariat va se poursuivre et se consolider sur le plan local et national.

Il a remercié au passage les autorités, notamment l’Instance nationale de lutte contre la traite des personnes et le trafic des migrants rattachée au Commissariat aux droits de l’homme, leur principal partenaire au niveau de l’Etat, pour leur soutien.  Dame Bâ a affirmé que Free The Slaves va accompagner et appuyer les activités de sensibilisation et de plaidoyer qui seront menées sur le terrain.

Cette session permettra selon lui d’échanger des expériences, de renforcer les capacités des participants dans la maîtrise des instruments juridiques indispensables à leur travail.

Prononçant le mot d’ouverture au nom du Président de SOS Esclaves, M. Boubacar Ould Messaoud, le vice-président de l’organisation, M. Abdallahi Ould Naji a remercié Free The Slaves pour la confiance renouvelée et souhaité la bienvenue aux participants.

Il a exprimé tout l’espoir que son institution attache à ses séries de formation, de sensibilisation et de renforcement des capacités des acteurs de terrain appuyées et financées par Free The Slaves.

S’adressant aux participants, il a indiqué que la connaissance et la maitrise des textes juridiques nationaux et des conventions sont indispensables pour tout acteur engagé dans la sensibilisation et le plaidoyer autour des questions liées aux droits de l’homme en général, à fortiori, celles relatives à la lutte contre la traite des personnes et le trafic des migrants.

Cette formation se poursuivra samedi avant de s’achever par des travaux de groupes et la mise en place d’un réseau national.

Cheikh Aïdara


« Empreint’Art » honore plus d’une vingtaine d’artistes et d’acteurs culturels au titre de l’année 2025

Le projet « Empreint’Art », nouvelle structure qui s’intéresse aux talents artistiques, a organisé samedi 10 janvier 2026 à l’Ambassador à Nouakchott, la première édition de ses Awards. Plus d’une vingtaine d’artistes et d’acteurs culturels ont reçu des distinctions aux termes d’un concours où le vote du public a été aussi déterminant que les avis d’un jury d’experts triés sur le volet.

La splendide salle de spectacle de l’Ambassador, au cœur de Nouakchott, a accueilli samedi 10 janvier 2026, le Ghota de la culture mauritanienne. Au milieu des partenaires et des institutionnels, un public rayonnant et varié, mais aussi des artistes de divers horizons.

Cérémonie d’ouverture

En l’absence de l’initiatrice du projet « Empreint’Art », Oumou Sy, en déplacement, c’est son alter ego Djeynaba Touré qui a prononcé le mot d’ouverture de la cérémonie de remise des Awards aux nominés. Elle sera suivie plus tard par le co-initiateur de l’évènement, Abdallah Baba Fall qui adressera lui aussi ses remerciements aux partenaires, au Ministère de la Culture, aux artistes et aux invités.

La cérémonie a été animée, côté maître et maîtresse de cérémonie, par la Coordinatrice générale de « Empreint’Art », Oumoul Khairy Konaté et Hamza El Ghailani. Tous les deux ont invité le public dans « un voyage à travers nos voix, notre histoire et notre mémoire commune, mais aussi nos identités ».

Furent distribués au cours de la soirée haut en couleur des distinctions, des hommages et des célébrations de performances, mais aussi des sonorités musicales.

Le jury désigné pour départager les candidats était composé de Papis Koné, Hameth Ly, Alassane Thiam, Sidna Aly, Malika Diagana, Mohamed Abdallahi Wedad, Amadou Sy et Cheikh Baby. Des figures connues de la scène culturelle avec chacun son domaine de prédilection.

Les distinctions

Quelques 25 artistes et acteurs culturels ont été honorés pour chaque catégorie au titre de l’année 2025.

Hit de l’année BRMX. Meilleur réalisateur Moussa VFC. Meilleur featuring Ndillen. Chroniqueur de l’année Douk’s La Panthère. Meilleur créateur de contenus Aliya Abass. Meilleur projet EP/Mixtape Al barka – Authentique. Meilleur animateur H-Bra. Meilleure structure VFC PROD. Meilleur album Adviser – AAWDI. Meilleur photographe Disi. Meilleur designer Wells Arts Ousmane Mangane. Meilleur clip BRMX – Mami Wata. Artiste de la diaspora Roi Hem’s. Meilleur beatmaker Dj Mansoul. Meilleure artiste féminine Fama Mbaye. Meilleur artiste sous-région Sénégal Ousmane Fall.

Le Prix de la révélation de l’année est allé à Bamoum Rap et le meilleur artiste urbain masculin à Matgareh.

Des prix honorifiques et d’hommage ont été décernés à des figures qui ont marqué l’année 2025. Noura Mint Seymali pour son Impact au-delà des frontières, primée par le prix WOMEX. Awa Seydou Traore pour sa contribution dans le secteur culturel mauritanien Big Baba pour sa contribution dans le domaine de la comédie. Mohamed Mitta acteur culturel malien pour l’intégration. Amy Sow pour les arts visuels et Ebbaya Ould Oumar dans la catégorie « MEDH ». Sans compter Mohamed Samba Seyid et Ousmane Toure qui a emporté le Prix « Empreinte d’Or ».

Les remises de reconnaissance ont été entrecoupées par des intermèdes musicaux, avec le « Petit Nar », jeune prodige en ascension, le chanteur Authentique ou encore le groupe touarègue « Doudou ».

Outre les représentants du Ministère de la Culture, la soirée a été marquée par la présence du Maire de Tevragh-Zeina, le Directeur de l’Institut Français de Mauritanie et des figures connues de la société civile et du monde des arts.

Cheikh Aïdara


Baie de l’Etoile, Zoom sur le partenariat entre la Zone Franche et le Projet WACA

A l’occasion d’une visite de terrain effectuée à Nouadhibou le 25 décembre 2025, en partenariat avec le Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (WACA), des membres de l’Association des Journalistes Amis du Littoral (AJAL) se sont rendus à la Baie de l’Etoile.

L’entrée de la Baie signalée par une pancarte – Crédit Aidara

Située à environ 14 kilomètres au nord de Nouadhibou sur la façade ouest de la Baie du Lévrier, près du Cap Blanc, la Baie de l’Etoile est une zone écologique remarquable. Elle a été classée récemment comme réserve naturelle suite à un décret adopté en juillet 2024 pour préserver ses herbiers marins et sa riche biodiversité, notamment les oiseaux et les poissons. La baie offre un cadre touristique axé sur la pêche sportive et les activités nautiques. Elle est cependant confrontée à plusieurs défis et des pressions d’urbanisation et de pêche, conduisant à une gestion intégrée pour son développement durable.

Un refuge pour les oiseaux migrateurs et les poissons

La Baie de l’Etoile est une lagune peu profonde avec des herbiers de zostères, ainsi que des prairies de spartines, habitat crucial pour de nombreuses espèces marines et aviaires. Elle s’étend sur une superficie de 29,45 kilomètres carrés, avec une zone marine de 12 kilomètres carré et une zone terrestre de 17,45 kilomètres.

Contribution de WACA

S’exprimant sur le partenariat qui lie la Zone Franche de Nouadhibou depuis sa création en 2019 et le Projet WACA, Monsieur Mohamed Béchir, Point Focal Environnement, a déclaré que c’est grâce à ce partenariat qu’une clôture de 4.200 mètres entourant toute la zone a été réalisée en 2021. L’objectif est de protéger la rivière à spartines contre le bétail, les éleveurs ayant pris, selon lui, l’habitude d’arracher les herbiers pour nourrir leurs animaux.

Une clôture de 4.200 mètres protège la baie – Crédit Aidara

En plus d’avoir contribué à la protection de la baie, le projet WACA a aussi aidé à l’installation de panneaux de signalisation, tout en participant aux campagnes annuelles de sensibilisation, sans oublier son rôle déterminant dans le classement de la Baie de l’Etoile comme réserve naturelle en 2024. D’ailleurs a-t-il précisé, ce travail en commun avec le Projet WACA avait réuni toutes les parties prenantes avec un atelier organisé en 2019 pour valider le projet de loi et le plan d’action. Seulement, alors que tous ces documents devaient être approuvés en Conseil des ministres, tout était resté en standby jusqu’en 2024.

Mohamed Béchir, Chef du Pôle Environnement à la Zone Franche

Entre temps, ajoute-t-il, le ministère de l’Environnement, à travers le PRCM, avait recruté un consultant pour revoir le décret de classement. Seulement, la Zone Franche dont le périmètre est situé sous sa compétence, n’a pas été associée. Résultat, le projet de décret était mort-né.

Selon M. Dia Abdoul, Coordonnateur adjoint du Projet WACA MR, « par rapport à la Baie de l’Etoile, le Projet WACA a accompagné la baie par plusieurs actions de sensibilisation lors des journées de l’Environnement et les journées de l’Océan auprès des autorités et de la société civile, avec l’accompagnement du ministère de l’Environnement pour travailler les textes, notamment le décret de création, tout en faisant du lobbying, jusqu’au classement de la Baie de l’Etoile en zone naturelle »

S’agissant des actions entreprises par le Projet WACA MR, une fois le classement établi, c’est le lancement d’une étude internationale pour l’élaboration d’un Plan d’aménagement et de gestion de la baie. Selon lui, « la Baie de l’Etoile est aujourd’hui munie d’un plan chiffré, sur quatre à cinq ans ».

M. Dia Abdoul a déclaré que le Projet WACA est ouvert pour accompagner la nouvelle structure qui sera chargée de la gestion de cet espace. Ce sera probablement lors de la phase WACA Plus où cet accompagnement est déjà prévu pour la mise en œuvre du Plan d’aménagement et de gestion.

M. Dia Abdoul n’exclut pas la possibilité de transformer la zone naturelle en Aire Marine Protégée (AMP) en lançant les procédures nécessaires.

Zoom sur la Baie de l’Etoile

Au cours d’un entretien avec M. Mohamed Béchir, il est apparu que le périmètre de la Zone Franche de Nouadhibou a été revu dans le cadre d’une nouvelle loi aux termes de laquelle, selon lui, la Baie de l’Etoile ne ferait plus partie du périmètre de la Zone Franche, et qu’elle n’en serait dorénavant qu’une annexe ou une zone support. La zone est parfaitement ouverte d’après lui aux investisseurs pour l’installation de restaurants et d’espaces d’attraction. D’ailleurs, il soutient que la Baie de l’Etoile est la seule zone d’attraction à Nouadhibou, une zone touristique par excellence, et l’unique zone de pêche sportive du pays.

Les habitats exercent leur agression sur la baie – Crédit Aidara

Selon Mohamed Béchir, la Baie de l’Etoile est constituée de deux composantes : la baie elle-même et la rivière à spartines. Une brigade relevant du Ministère de l’Environnement sous tutelle de la Zone Franche est chargée de sa surveillance.

La Zone Franche organise, d’après lui, deux à trois campagnes annuelles de collectes des ordures confiées à des ONG de la place, en plus d’un volet éducation environnementale et des sorties d’écoliers du primaire en collaboration avec la Délégation régionale de l’Enseignement et des organisations de la société civile actives dans le domaine.  

L’action anthropique de l’homme se poursuit sur la baie – Crédit Aidara

Cependant, Mohamed Béchir trouve que la Zone Franche a aujourd’hui besoin d’une nouvelle étude, la dernière en date remontant en 2009, réalisée par un chercheur de l’IMROP dénommé Ly. Cette fois, selon lui, l’étude devra nécessiter des recherches scientifiques approfondies pour déterminer si la zone conserve toujours la même valeur. « Il y a aujourd’hui une intense activité anthropique, il y a occupation de l’espace et des constructions partout » constate-t-il.

Il a rappelé l’existence d’une commission créée en 2006, la Commission d’Orientation Stratégique du Littoral (COSTAL) de la Baie de l’Etoile.

L’intérêt des partenaires

En 2018, se rappelle Mohamed Béchir, lors des discussions avec des partenaires, notamment le BaCoMab et des partenaires allemands, ceux-ci avaient exprimé leur intention d’investir dans le projet de classement de la zone.

Siège de la Zone Franche à Nouadhibou – Crédit Aidara

Il a aussi évoqué le triple intérêt de la Baie de l’Etoile, économique, biologique et social. Sur le plan social, elle est la principale zone d’attraction pour la ville de Nouadhibou et la seule zone pour la pêche sportive. Elle sera gérée, d’après Mohamed Béchir, par un Etablissement indépendant spécialisé placé sous la tutelle du Ministère de l’Environnement. Cet établissement n’a pas encore vu le jour selon lui, soulignant que rien également sur la Baie de l’Etoile n’a été prévue dans le Budget de l’Etat pour l’année 2026, probablement dans l’attente du WACA Plus.

Sur le plan économique, Mohamed Béchir a évoqué l’existence de fonds internationaux dédiés à ce genre de projet. « Avec les Changements Climatiques et les contraintes liées à l’environnement, le monde est de plus en plus poussé vers la création et le soutien réserves naturelles et des aires maritimes protégées » affirme-t-il. Il a aussi évoqué la Convention d’Abidjan que la Mauritanie a signé le 22 juin 1981 et qu’elle a ratifiée le 18 novembre 2010, ainsi que l’intérêt porté sur la Baie de l’Etoile.

D’autres investisseurs sont également intéressés par la zone, selon Mohamed Béchir, entre autres, le BaCoMab, ou le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM). Comme le Parc National du Banc d’Arguin (PNBA), la Baie de l’Etoile accueille aussi, d’après lui, des oiseaux migrateurs venus d’Europe tout en offrant une véritable nurserie aux poissons.  

Cheikh Aïdara

Decret de classement de la Baie de l’Etoile en réserve naturelle

file:///C:/Users/hp/Desktop/DECRET%20BAIE%20DE%20L’ETOILE%20VFr_052243.pdf