aidara

Perspectives d’emplois pour les jeunes de Rosso dans le secteur de la pêche

Une mission du Bureau Internationale du Travail (BIT), section Mauritanie, a séjourné  du 30 Novembre au 3 décembre  2018 dans la capitale du Trarza  en vue de préparer un recrutement à grand effectif des  jeunes, garçons et filles, résidents  à Rosso dont l’âge varie entre 16 et 35 ans sur les métiers de la pêche artisanale, du bâtiment et des travaux publics.

Séance de sensibilisation sur les opportunités offertes par le Programme Promopêche pour l’emploi des jeunes (Crédit Sakho)

Après une visite de courtoisie auprès  des autorités  administratives et municipales, la mission a rencontré des centaines de  jeunes  des différents quartiers de la ville et des périphéries. Des séances de sensibilisation et d’échange ont eu lieu dans l’enceinte de la mairie de Rosso.

S’exprimant devant les jeunes, le Coordinateur national  de la formation HIMO PROMOPECHE, M.Housseinou Kassougué  a expliqué aux participations le contenu du programme PROMOPECHE, financé par l’Union Européenne et exécuté par le BIT, dans le domaine de l’emploi. Il a invité les jeunes de Rosso à profiter de l’opportunité de se former dans les métiers de la pêche.

La formation se déroulera sur des sites appropriés et équipés, tout  le long du littoral sur l’axe Nouakchott-Rosso, en   collaboration avec  la Direction de la formation  professionnelle et  l’Académie Navale, a poursuivi Kassougué. Il a évoqué l’existence d’une  phase de présélection prévue en mi-décembre 2018, qui sera suivie d’une sélection d’aptitude aux métiers de pêche par une commission désignée à cet effet.

Pour Cheikh Thiam  Coordinateur national de la protection sociale et du dialogue social, le recrutement des jeunes  dans sa phase effective  contribuera à  la promotion d’emplois  des jeunes, hommes et femmes, en milieu urbain et rural. Selon lui, les bénéficiaires auront dès le début de leur  stage, un numéro d’immatriculation à la Caisse nationale de sécurité sociale et seront encadrés jusqu’à leur insertion  professionnelle.

Les consultants  et formateurs ont chacun dans son domaine, insisté sur les aspects  théoriques et pratiques de la formation, miroitant aux stagiaires des perspectives prometteurs de futurs techniciens de la pêche, prêts à l’emploi dès la fin de leur cursus.

La ville de Tékane sera la prochaine étape.

Sakho Mohamed


Vatimetou Moussa Khaïry prête pour coiffer la Commission nationale de la Jeunesse de l’UPR

Des délégués au niveau de plusieurs départements du pays, mais aussi des mouvements et initiatives de jeunes affiliés à l’Union Pour la République (UPR) ont affirmé soutenir la candidature de Vatimetou Moussa Khaïry, au nom de la liste «Le Choix des Jeunes», pour la présidence de la Commission nationale de la jeunesse du parti. C’était au cours d’une cérémonie organisée à l’hôtel Nouakchott, dimanche 25 novembre 2018, où la candidate a déroulé l’ambitieux programme qu’elle compte mener au service de la jeunesse mauritanienne en générale, et la jeunesse de l’UPR en particulier.

Vatimetou Moussa Khaïry et à sa droite son Directeur de campagne, Fall Moulaye Youssouf (Crédit Aidara)

Parmi les points saillants de ce programme, le décloisonnement linguistique à travers l’apprentissage des langues nationales au profit des jeunes pour renforcer la cohésion sociale et l’unité nationale, la promotion des jeunes et leur propulsion aux plus hautes sphères de décision, la consolidation et le renforcement du rôle des jeunes dans le développement socioéconomique et politique, et notamment dans le changement des comportements, la promotion des jeunes à travers les Beaux-arts et la culture, le plaidoyer auprès des plus hautes autorités pour le règlement des problèmes auxquels sont exposés les jeunes (chômage, exclusion, marginalisation, etc.)

Vatimetou Moussa Khaïry estime que les jeunes doivent profiter de l’ouverture que leur offre le président Mohamed Abdel Aziz qui, depuis son  arrivée au pouvoir, a mis en tête de ses préoccupations la promotion des jeunes et leur désignation aux hautes fonctions de l’Etat, mais aussi leur intégration dans tous les compartiments de la vie économique, sociale et politique. Ella a également salué les efforts sans relâche déployés par le président de l’UPR, Sid’Ahmed Ould Maham, pour donner aux jeunes la place qu’il leur sied au sein du parti et de ses instances.

Partie de l’assistance (Crédit Aidara)

Plusieurs délégués de jeunes et membres d’initiatives au sein de l’UPR ont affirmé leur soutien à la candidature de Vatimetou Moussa Khaïry. C’est le cas de Jemal Ould Oumar, délégué des jeunes d’Aïoun qui considère que Vatimetou Moussa Khaïry est la meilleure candidate pour la présidence de la Commission nationale de la Jeunesse de l’UPR, pour avoir prouvé sa capacité de mobilisation, ses compétences et son expérience dans le domaine politique.

Pour Bouna Ould Teyib, Délégué des jeunes de Toujounine, «nous soutenons la candidature de Vatimetou eu égard à son parcours politique au sein de l’UPR et son engagement pour les questions de jeunesse ».

Partie de l’assistance (Crédit Aidara)

Sidi Mahmoud Ould Teyib, délégué des jeunes de Kiffa, souligne que «les compétences dont se prévaut la candidate, fait d’elle la meilleure candidate pour diriger les jeunes du parti». Et d’ajouter «nous comptons sur elle pour poser les multiples problèmes de la jeunesse mauritanienne, car nous connaissons sa capacité à les poser aux plus hautes sphères de l’Etat».

D’autres délégués et membre d’initiatives de jeunes, comme Mohamed Mokhtar El Hachimi de Teyarett, Marième Baha, conseillère municipale et déléguée des jeunes du Ksar, Mohamed Vall Ould Aboud , Dr.Cheikh Ould Lemine ou encore Vatimetou Mint Sghaïr, Aminetou Sow ou Amy Diaw de Sebkha, ont tous affirmé leur soutien total à la candidature de Vatimetou Moussa Khaïry.

En attendant le prochain Congrès de l’UPR prévu courant décembre pour la désignation des responsables des différentes commissions du parti, la cérémonie de lancement de la candidature de Vatimetou Moussa Khaïry s’est achevée sur des notes poétiques, en présence de plusieurs dizaines de jeunes qui étaient venus de plusieurs régions et départements du pays.

Cheikh Aïdara


La Mauritanie qualifiée pour la CAN 2019 au Cameroun, contrat rempli pour Corentin Martins

« C’est une joie immense. C’est la première fois, c’est historique, avec tout ce que ça entraîne, les klaxons, les voitures. Franchement, je pense que c’est la joie la plus intense de ma carrière. A la fin, ça a été beaucoup d’émotions parce qu’on voit les joueurs pleurer, des dirigeants pleurer. C’est magnifique quand on arrive à sortir ce genre d’émotions. Il n’y a que le sport qui peut l’apporter. Et de le vivre, c’est assez émouvant. On est super fiers de participer à la prochaine CAN » a lâché le Brestois Corentin Martins sur Radio Monte-Carlo. C’était après la victoire historique de l’équipe mauritanienne, qu’il a repris en main voilà quatre ans, contre le Botswana, le 18 novembre dernier. Victoire qualificative à la CAN 2019 au Cameroun. 

Le staff des Mourabitounes et Corentin Martins (2ème à partir de la gauche) Crédit FFRIM

Contrat réussi pour le sélectionneur national de la Mauritanie, Corentin Martins, qui s’était fixé comme objectifs de «faire qualifier la Mauritanie au CHAN et à la CAN », dès la première déclaration qu’il fît après le choix de la Fédération mauritanienne de football (FFRIM) qui le désignait entraîneur des Mourabitounes en octobre 2014. «Mon projet, c’est d’avancer le football mauritanien, aider l’équipe à gagner un maximum de match, gagner des places dans chaque actualisation mensuelle du classement de la FIFA, se qualifier pour le CHAN et la Coupe d’Afrique des Nations 2017 » avait-il en effet promis. Si la Mauritanie a raté le coche en 2017, elle vient de se rattraper, pour la CAN 2019.

En effet, le 18 novembre 2018, restera une date historique dans la mémoire collective mauritanienne. C’est le jour où la Mauritanie s’est qualifiée pour la première fois à une phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations, prévue du 15 juin au 13 juillet 2019 au Cameroun. Première de la Poule I avec 9 points, la Mauritanie avait besoin d’une victoire contre le Botswana pour s’assurer définitivement l’une des deux places qualificative de son groupe, devant l’Angola (9 points) et le Burkina Faso (7 points).

Un match décisif qui avait mobilisé tout un peuple. C’est la première fois qu’une rencontre internationale s’est jouée à guichet fermé à Nouakchott. Les 8 000 places du Stade Cheikha Boidya étaient épuisées depuis la veille et il y avait autant de spectateurs à la devanture du stade, dans les ruelles et aux alentours, avec des écrans géants.

Le président Mohamed Abdel Aziz (en veston sombre) a tenu à soutenir en personne les Mouranitounes (Crédit FFRIM)

Le match était si capital, que le chef de l’Etat, Mohamed Abdel Aziz, le premier Ministre, Ahmed Salem Béchir, plusieurs ministres et hauts dignitaires de la République, avaient fait le déplacement pour assister à la confrontation.

Cueillis à froid dès la 3ème minute sur un but botswanais signé Keeagile Kobe, les Mourabitounes réagiront à la 19ème minute par l’intermédiaire de Ismaël Diakité, provoquant un tonnerre de joie sur les gradins. Un but partout, c’est le score à la mi-temps, un peu après la sortie, côté Botswana, du milieu de terrain des Township Rollers, Segolame Boy, et l’entrée de Mpho Kgaswane de Baroka FC.

Mourabitounes en vert et jaune et les Botswanais en blanc (Crédit Aidara)

A l’entrée, le Botswana se montre dangereux dans les contres, surtout après l’entrée de l’attaquant Tumisang Orebonye. Côté mauritanien, Corentin Martins fera entrer successivement en seconde période Palaye et Homoya à la place de Bâ Adama et de Bessam. Auparavant, c’est l’entrée de Guidilèye Diallo qui va donner du tonus au milieu de terrain mauritanien et permettre de maintenir la pression sur la défense botswanaise. Les Mauritaniens rateront plusieurs occasions de marquer, dont les plus décisifs sont la reprise manquée de Bakary Ndiaye devant le poteau adverse et la tête ratée de Bessam devant les cages grandes ouvertes de Kabelo Dambe, le portier botswanais. De l’autre côté, Souleymane Diallo a réalisé deux arrêts décisifs, dont un face-à-face avec le meneur de jeu botswanais, Onkabetse Makganta.

Les minutes s’égrenaient et le stade s’enflammait, sous les cris soutenus d’un public qui ne cessait de pousser son équipe vers la victoire. Le plus spectaculaire, ce sont ces milliers de téléphones allumés des supporters mauritaniens qui illuminèrent les gradins, comme un sillon étincelant qui menait vers les buts botswanais. Un sillon lumineux qui guida Ismaël Diakité vers ce deuxième but, synonyme de victoire et de qualification historique de la Mauritanie à une phase finale de CAN, à la 83ème minute. Et ce fut la folie dans le stade qui s’enflamma sous un déluge de cris de joie et de fumigène. Les quatre minutes d’arrêt de jeu semblèrent une éternité, et le coup de sifflet final de l’arbitre central comorien, Hassan Mohamed Hagi, vint délivrer tout un peuple.

Le président Mohamed Abdel Aziz ne put s’empêcher de descendre sur le terrain pour féliciter les joueurs et le staff, avant de faire un tour d’honneur pour saluer les nombreux spectateurs qui avaient porté leur équipe pendant plus de quatre-vingt-dix minutes.

Après avoir mené les Mourabitounes Locaux au CHAN 2018 au Maroc, Corentin Martins vient de conduire l’équipe nationale des Mourabitounes A vers la CAN 2019 au Cameroun.

Cheikh Aïdara


Une caravane parcourt Nouadhibou pour lutter contre l’exploitation et la traite des enfants

Une caravane de sensibilisation sur la protection des enfants en mobilité contre l’exploitation et la traite s’est lancée sur les routes de Nouadhibou du 30 novembre au 3 décembre 2018.

A l’initiative du Projet AFIA, mis en œuvre par Save The Children au titre du Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne pour l’Afrique (FFUA), plusieurs activités ont été organisées durant ces journées, dont une sensibilisation de proximité menée par trois groupes de volontaires qui ont fait du porte-à-porte auprès des familles. Cette mobilisation s’est traduite par des rassemblements populaires, avec projection de documentaires de sensibilisation et l’organisation de causeries autour de la protection des enfants contre la déperdition scolaire, la traite et l’exploitation.

Les organisateurs ont également initié un tournoi de basket qui a réuni des enfants de 4 à 7 ans, suivi par un tournoi de basket qui a regroupé des jeunes plus âgés, avec la collaboration de la Ligue régionale de Nouadhibou. Ces animations ont attiré un public nombreux le 3 novembre sur le terrain de Cansado où ont également été effectuées des vidéos de sensibilisation sur les dangers auxquels sont exposés les enfants en migration.

Plusieurs officiels, notamment le point focal et chef de division de l’Enfance au Ministère des Affaires Sociale, de l’Enfance et de la Famille (MASEF) pour la région de Dakhet-Nouadhibou, la responsable du Projet AFIA et la présidente de l’Association des migrants à Nouadhibou ont eu le plaisir de remettre des trophées aux équipes victorieuses.

SYPY, Harmattan, Noura Mint Seymali, SeydiNourouGuèye, ainsi qu’un groupe de rappeurs de Nouadhibou et des danseurs ont animé la soirée dédiée à la protection de l’enfance en mobilité contre la traite et l’exploitation au Premier Robinet devant un public de plus de mille personnes.

Des courts-métrages sur les thématiques «Enfants confiés», «Filles en servitude domestique», «Enfants de la rue » et «Enfants en aventure » ont été projetés dans le courant de la soirée.

Parmi ces films, l’histoire du jeune Alioune, un enfant de la rue qui vivait du ramassage de bouteilles vides à Rosso, sa ville natale, a particulièrement ému l’assistance. Son parcours, qui l’a amené à faire la rencontre d’une femme qui l’exploiteraà Nouakchott avant de le laisser, livré à lui-même dans une ville inconnue, avant d’être pris en charge par un centre d’accueil pour enfants, illustre bien les difficultés et les risques encours par les enfants pauvres.

De même, l’histoire de Youssouf, jeune ivoirien qui va quitter son pays, traversant le Mali pour se retrouver en Mauritanie, avec l’Europe en ligne de mire, a permis d’aborder la question délicate de l’enfance migrante en Mauritanie. Victime d’une arnaque par une agence de voyage fictive, sans le sou, perdu dans une cité qui lui est inconnue, il erre longtemps avant de se faire embaucher dans un restaurant.

Toutes ces histoires, selon Amadou Tijane Bâ, Chargé de communication à Save The Children «retrace le vécu d’enfants victimes de traite et d’exploitation. Il met surtout en exergue le rôle de la communauté dans leur prise en charge».

Selon Tijane, la campagne de sensibilisation autour de l’enfance à Nouadhibou, a été une réussite. «Nous sommes parvenus à mobiliser les familles, les enfants, la société civile et les autorités. Je crois personnellement que les messages que nous avons diffusés sont bien passés. Les documentaires ont été suivis avec beaucoup d’intérêt par un grand public dans les trois quartiers de la ville, Tarhil 1, Tarhil 2 et Voum El Baze ».

Abdallahi Talhata

Abdallahi Talhata, vivant au quartier Tarhil, témoigne. «Je suis venu avec mes enfants pour s’amuser, rencontrer d’autres enfants et prendre des leçons de vie. Ces différents films que nous venons de voir montrent l’importance de l’enseignement, car si ces enfants dont nous venons de suivre les parcours, avaient eu la possibilité de poursuivre leurs études, ils ne se seraient pas retrouvés dans telles situations. Ces films montrent aussi la responsabilité des familles dans l’orientation et la protection des enfants».

Sur les activités qu’elle mène au profit des migrants à Nouadhibou, Mme Anmatou, présidente de l’Organisation des Migrants de Nouadhibou et Coordinatrice du Centre d’accueil des enfants migrants explique : «les enfants des migrants rencontrent des problèmes d’insertion scolaire et beaucoup d’entre eux ne peuvent suivre un cursus à cause de la précarité de leur famille. D’où l’idée d’ouvrir ce centre. Au début, nous avions 40 élèves et nous nous sommes retrouvés à 200, ce qui nous a poussées à stopper les inscriptions. Nous encadrons ces enfants au niveau de l’enseignement et nous accueillons aussi des adolescents migrants de passage qui rêvent d’aller en Europe et qui se retrouvent piégés à Nouadhibou. Nous les aidons en les orientant vers des formations professionnelles ou vers le HCR lorsqu’ils peuvent prétendre au statut de réfugié».

Cheikh Aïdara