aidara

Question à la Directrice du SWEDD : « comment s’explique SWEDD + et la nouvelle enveloppe financière de 365 millions de dollars US allouée par la Banque Mondiale au projet en septembre 2023 »

En marge de la conférence de presse qu’elle a animée mardi 10 octobre 2023 à Nouakchott ; à l’occasion du lancement du Rapport 2023 du Projet SWEDD, Dr. Nafissatou Diop, Directrice régionale du projet, a répondu aux questions des journalistes.

« Je tiens encore à remercier la Banque Mondiale et tous les pays partenaires, sans oublier le président du Comité régional de pilotage, SEM. Abdessalam Mohamed Saleh, Ministre de l’Economie et du Développement Durable. Juste pour rappeler que le financement supplémentaire de 365 millions dollars US de la Banque Mondiale est destinée aux pays supplémentaires, des pays additionnels qui vont venir participer dans cette initiative régionale qui s’appelle Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique Sahel (SWEDD). Donc, nous avons des pays comme le Togo, le Bénin, le Sénégal, des pays qui pour la première fois vont recevoir des financements, mettre le modèle que la Mauritanie par exemple utilise depuis plusieurs années.

La directrice du projet SWEDD avec une lauréate bénéficiaire du projet – Crédit Aidara

Ces pays n’étaient pas dans la première phase du SWEDD, ni dans la deuxième phase. Mais au vu du succès qu’ils ont vu et qui sont obtenus par les autres pays membres du projet, comme la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad, ils ont voulu faire partie. Ils ont préparé leur document de projet qui a été approuvé. On peut dire que la famille s’agrandit.

L’Autonomisation des femmes et des filles pour le renforcement du capital humain de notre sous-région est une priorité aujourd’hui au niveau le plus élevé »

Propos recueillis par
Cheikh Aïdara


Lancement du Rapport 2022 du SWEDD, « La Banque Mondiale est satisfaite des nouvelles avancées » selon la Directrice du Projet

A l’occasion du lancement du Rapport 2022 du Projet SWEDD, la Directrice Dr. Nafissatou Diop a quitté ses bureaux feutrés de Dakar (Sénégal), siège du Secrétariat Technique Régional du Projet SEDD qu’elle dirige, pour animer à Nouakchott, une conférence de presse qui s’est tenue mardi 10 octobre 2023 à l’hôtel Monotel Dar-El Barka.

Cheikh Fall (premier plan) suivi de la directrice Dr. Nafissatou Diop – Crédit Aidara

Des journalistes de la presse publique et indépendante ainsi que plusieurs responsables de départements ministériels, Education, Santé, Affaires Sociales entre autres, ont répondu présents à la conférence de presse animée le 10 octobre 2023 à Nouakchott, par Dr. Nafissatou Diop, Directrice du Projet SWEDD, à l’occasion du lancement du Rapport 2022 de l’organisation régionale qu’elle dirige et qui regroupe 12 pays.

C’était en présence du Secrétaire général par intérim du Ministère de l’Economie et du Développement Durable, M. Mohamed Salem Ould Soueilim, conseiller juridique, du Représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) en Mauritanie, M. Cheikh Fall et du Coordonnateur de l’Unité de gestion du Projet SWEDD en Mauritanie, M. Abass Sylla.

Des résultats probants

Après un bref rappel de la genèse du Projet SWEDD né en 2013 avec 6 pays au départ, soutenu par la Banque Mondiale à hauteur de 350 millions de dollars U.S, puis de sa deuxième phase en 2021 et une autre enveloppe financière, la Directrice régionale du Projet SWEDD, s’est réjoui de son extension à 12 pays et l’approbation d’un financement supplémentaire signé en septembre 2023. Ce nouveau financement de 350 millions de dollars US qui marque le passage au SWEDD+ va ainsi bénéficier, selon elle, aux cinq nouveaux pays du projet, à savoir le Congo, la Gambie, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

Vue partielle de la salle – Crédit Aidara

Elle a souligné que l’élargissement du projet SWEDD de 6 pays à 9, puis à 12, dénote du succès constaté en termes de scolarisation des filles ainsi que leur autonomisation et celle des femmes.

Ce succès se traduit, dira-t-elle en substance, dans les trois composantes du projet.

Dans la composante 1, améliorer la demande régionale en services de santé et accroître l’autonomisation des femmes et des adolescentes, cette composante aurait atteint 300 millions de personnes dans les pays membres du projet SWEDD, dont 80% de jeunes de 18 à 35 ans. En plus, 19 projets communautaires visant la scolarisation des filles ont été réalisés, avec un taux de rétention des filles au secondaire qui est passé de 91% à 95%.

Cela sans compter les 115.0000 jeunes bénéficiaires des espaces sûrs, dont 7500 hommes dans les écoles de maris et futurs maris.

Vue plongeante de la salle – Crédit Aidara

Dans la composante 2, renforcer les capacités régionales et la disponibilité des produits de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle (SRMNIN), elle a indiqué que 6 laboratoires nationaux ont été mis au standard ISO de l’OMS, avec la disponibilité des produits de contraception, 600.000 nouvelles adhérentes à la planification familiale avec entier consentement des conjoints, 96% de maris touchés sur les questions de santé reproductive, des ruptures de stocks évités, 7.000 sages-femmes formées et affectées en milieu rural, un taux d’accès aux accouchements assistés par des personnels qualifiés qui varie entre 50 et 70%, en plus du renforcement en formation du personnel de santé, avec des Masters dans les écoles d’excellence.

Des représentants des départements sectoriels – Crédit Aidara

Dans la composante 3, favoriser l’engagement politique et renforcer la capacité d’élaboration des politiques de mise en œuvre du projet, elle indique que le projet SWEDD a impliqué des parlementaires et organisé une vaste campagne « Stronger Toguether » qui a mobilisé 17 footballeurs internationaux, des chanteurs, des musiciens, des peintres, des poète sur les différents thématiques, à savoir la scolarisation des filles et leur maintien à l’école, l’autonomisation des femmes et des adolescentes, la lutte contre les mariages d’enfants, les mutilations génitales féminines et les violences basées sur le genre, entre autres.

Quelques uns des personnels du SWEDD Mauritanie -<crédit Aidara

Enfin, elle s’est félicité de la présidence mauritanienne à la tête du Comité régional de pilotage qui a été prolongée à plus d’une année en raison du Covid-19, annonçant qu’un autre pays du SWEDD va reprendre le flambeau.

Une avancée de l’Agenda 2063 de l’Union africaine

A son tour, Mohamed Salem Ould Soueilim, Secrétaire général par intérim du Ministère de l’Economie, a déclaré que le projet SWEDD a enregistré un succès remarquable dans l’autonomisation des femmes et des adolescentes dans les pays où il intervient. Selon lui, l’année 2022 s’est déroulée sous les auspices de la phase 2 du projet et l’adhésion de nouveaux pays, une augmentation qui augure selon lui de l’avancée notoire de l’agenda 2063 de l’Union africaine.

Cheikh Aïdara


Première Edition 2023 du Festival International du Film de Nouakchott

La Fondation pour la Production Audiovisuelle « MZ PROD» « organise du 15 au 19 octobre 2023, sous le parrainage de la Région de Nouakchott et avec le soutien du Ministère de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, la première Edition du #Festival_International_du Film de Nouakchott.

De G. à Dr. Houlèye, Moustapha et le Conseiller régional – Crédit Aidara

Une conférence de presse a été animée dans ce sens au Centre Culturel de la Région de Nouakchott, dimanche 8 octobre 2023. Elle a été animée par le Directeur du Festival, Mohamed Moustapha El Bane, notre consoeur Houlèye Kane, Conseillère auprès de la Haute commission du festival et le conseiller Abderrahmane Baba, qui représentait le Conseil Régional de Nouakchott, principal sponsor du festival

Le festival verra la participation de 13 pays et accueillera 21 invités. 28 films nationaux et étrangers seront projetés au cours de ses cinq jours. Plusieurs compétitions seront également organisées en marge du festival, notamment des longs métrages, des courts métrages narratifs, des films d’atelier, des films « Cine-Mobile » et un concours de créateurs de contenu.

Le festival sera ouvert dans la matinée du dimanche 15 octobre au Palais des Congrès tandis que les projections de films se poursuivront sur la place du Parc de l’Organisation de la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (en face de la Région de Nouakchott), à partir de 19 heures.

* Compétitions et jurys

#Competition_longs métrages : 4 films représentant les pays du Maroc, de l’Algérie, de l’Egypte et du Soudan participent à cette compétition. Ces films sont 

Le film « 19B » réalisé par Ahmed Abdullah Al-Sayed (Egypte)

Le film « l’Esclave » ou « The Slave » de son réalisateur marocain Abdelilah El Jouahri (Maroc)

« Tu mourras à vingt ans » d’Amjad Abua Alala (Soudan)

Happy Buddy Day, réalisé par Elias Bouchoucha (Algérie)

Le jury de la compétition des longs métrages est présidé par le réalisateur international mauritanien Abderrahmane Cissako et comprend également l’acteur tunisien Mohadheb Al-Rumayli, l’acteur syrien Firas Ibrahim et le réalisateur sénégalais Moussa Touré.

Vue partielle du public – Crédit Aidara

#Concours_Film_Short_Fiction

Sept films représentant les pays : Mauritanie, Égypte, Yémen, Irak, Sultanat d’Oman et Sénégal participent à la compétition des courts métrages narratifs. Ces films sont :

« Le Dernier Voyage », du réalisateur mauritanien Abdoulaye Sall

« Une image chère » de la réalisatrice koweïtienne Mashael Yousef

« La Mission », réalisé par la cinéaste yémenite Rasha Hashem

« The Mail Reader », du réalisateur irakien Zulfiqar Al-Mutairi

« Vacarme », du réalisateur mauritanien Aziz Elimane

« Ramad », du réalisateur omanais Suleiman Al Khalili

« Apexy », du réalisateur sénégalais Omar Ndao

Le jury de la compétition des courts métrages narratifs du Festival international du film de Nouakchott est présidé par le réalisateur mauritanien Abderrahmane Lahi et compte parmi ses membres la producteur et scénariste marocain Ely Al-Salem Yara et la productrice et écrivaine saoudienne Maryam Al-Ghamdi.

Vue partielle du public – Crédit Aidara

#Atelier_Film_Compétition.

En préparation de la première édition du Festival International du Film de Nouakchott, plusieurs ateliers de formation ont été lancés dans le domaine du cinéma. Le festival a organisé 7 ateliers de formation dans 7 Moughataas de la capitale, Nouakchott, sur l’ABC du cinéma. Des dizaines de jeunes cinéphiles mauritaniens ont reçu pendant 7 jours des cours théoriques et pratiques sur l’abécédaire de la photographie d’un film cinématographique

Ces formations ont été baptisées « Ateliers 7/7 » et supervisés par un certain nombre de réalisateurs et travailleurs du monde du septième art en Mauritanie. La fin de chacune des sept séances a vu le tournage d’un court métrage, qui participera à la compétition « Films d’Atelier ». Le jury de la compétition « Films d’atelier » est présidé par le réalisateur et producteur mauritanien Sidi Mohamed Cheiguer, et comprend l’experte algérienne du cinéma et des médias Nabila Razayek et la personnalité médiatique et cinéaste syrienne Lama Tayara.

#CinéMobile_Competition, qui est une opportunité que le festival ouvre à un groupe de jeunes qui ont bénéficié d’ateliers de formation sur la façon de réaliser un film avec un smartphone. À la fin, ils ont réalisé 5 courts métrages, qui entreront en compétition « CinéMobile ». Son jury est présidé par le réalisateur mauritanien Mohamed Ould Idoumou et compte parmi ses membres le réalisateur marocain Ali Sheikh Ahmed Salek, le réalisateur mauritanien Ely Cheikh Traoré, le réalisateur tunisien Adel Al-Khamasi et le réalisateur mauritanien Yenja Mohamed.

#Compétition créateurs de contenus : dans lequel cinq créateurs de contenu s’affrontent. Ils présenteront pendant le festival, de nouveaux contenus, qui seront diffusés via les médias numériques et sociaux, et aborderont divers sujets. Son jury est présidé par le réalisateur mauritanien Ely Barek et comprend le journaliste et créateur de contenu marocain Ibrahim Zerouali et la journaliste algérienne Dhaouia Khalifa.

Deuxième rangée, les confrères Kissima et Ibou (extrême gauche) – Crédit Aidara

*Séminaires et Expositions.

Deux séminaires spécialisés seront organisés en marge du festival, dont le premier porte sur le « Cinéma et tourisme », parrainé par l’Office national du tourisme, et le second sur « L’histoire du cinéma en Mauritanie », avec la participation de plusieurs créateurs cinématographiques. En plus d’une  « exposition d’affiches de films » qui sera organisée également, rappelant le rôle de l’affiche dans la présentation des films et leur connexion à la mémoire des spectateurs et des pionniers du mouvement cinématographique en Mauritanie.

Quant à la deuxième exposition, elle s’intitule « Mémoire des lieux » et retrace le changement urbain dont a été témoin la ville de Nouakchott et la disparition de plusieurs bâtiments qui ont vu naître la capitale, dont des cinémas définitivement disparus.

Il est à noter que le #Festival_International_du_Film_de_Nouakchott, lors de sa première Edition, a choisi le #Cinéma_des_États_du_Golfe, comme invité d’honneur, en accueillant des réalisateurs et en projetant des films du Golfe, pour célébrer le grand développement de ce cinéma.

*Distinctions.

Le festival distinguera deux pionniers du mouvement cinématographique en Mauritanie, en plus de 7 stars et producteurs arabes : la star égyptienne Ahmed Wafik, la star syrienne Firas Ibrahim, le producteur et réalisateur sénégalais Moussa Touré, la star tunisienne Mohadheb Al-Rumaili et Maryam Al-Ghamdi, personnalité médiatique et cinéaste saoudienne.

La Presse du FIFN avec Aidara


Dividende Démographique, des parlementaires se renforcent en techniques de plaidoyer et créent un réseau en population et développement

Sous l’égide du Ministère des Affaires Economiques et du Développement Durable et le Projet SWEDD, avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), une dizaine de députés membres de la Commission des Affaires Islamiques au sein de l’Assemblée Nationale ont participé du 6 au 8 octobre 2023 à Tiguint, à un atelier de renforcement de capacités en techniques de plaidoyer pour l’accélération de la capture du dividende démographique. A l’issue de la rencontre, un réseau de parlementaires en Population et Développement a été créé.

Photo de groupe – Crédit Aidara

Pendant trois jours, du 6 au 8 octobre 2023, une dizaine de députés de l’Assemblée Nationale, membres de la Commission Affaires Islamiques, Ressources Humaines, Culture et Affaires Sociales, ont suivi un atelier de renforcement des capacités en techniques de plaidoyer pour accélérer la capture du dividende démographique.

Vue de la salle – Crédit Aidara

Il faut dire que la Commission des Affaires Islamiques est la plus grande au sein du parlement mauritanien car elle est concernée par l’éducation, la santé, la culture, le développement, entre autres, et travaille avec pas moins de vingt départements ministériels, au moment où les autres commissions n’ont de rapport qu’avec un ou deux ministères.

Objectif, accélérer la capture du dividende démographique

Un autre plan de l’assistance – Crédit Aidara

Ouvrant les travaux au nom du Ministre de l’Economie et du Développement Durable, M. Mohamed Abderrahmane Dedi, Directeur adjoint des politiques et stratégies de développement, a déclaré que la Mauritanie vit une transition et que l’ouverture de sa fenêtre démographique peut lui offrir des opportunités pour assurer la capture du dividende démographique. Il s’agit selon lui d’inverser la tendance actuelle en faisant en sorte que la population productive soit nettement supérieure à la population consommatrice.

Le DGA Mohamed Abderrahmane -Crédit Aidara

« Cela passera selon lui par des investissements importants dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la jeunesse, dans la formation des ressources humaines qualifiées, dans l’autonomisation des femmes et des filles, dans la bonne gouvernance, entre autres ». De tels objectifs sont tracés, dira-t-il en substance, dans la Stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée (SCAPP) 2016-2030. Le taux de mortalité maternelle (424/100.000 naissances vivantes) reste selon lui encore préoccupant ainsi que le taux élevé de décès infantile.

Cet atelier, selon lui, fait partie des recommandations issues de la rencontre des parlementaires du projet SWEDD à Nouakchott en 2022. Il a exhorté dans ce cadre les parlementaires à bien s’imprégner des présentations qui vont leur être soumises dans le domaine du dividende démographique et du plaidoyer.

Il est nécessaire d’outiller les parlementaires

Présidium – Crédit Aidara

Auparavant, le Président de la Commission du Parlement chargée des Affaires Islamiques, l’Honorable Mohamed Ahmed Salem Talebna, a exprimé sa satisfaction par rapport à cet atelier qui va servir, selon lui, à renforcer la capacité des députés dans les techniques de plaidoyer et dans les questions liées au dividende démographique. Selon lui, cette activité destinée à des représentant des communautés va leur permettre de mieux jouer leur rôle en tant que chargé du contrôle de l’action du gouvernement et en tant que législateurs.

Talebna – Crédit Aidara

« Ce genre d’atelier est d’autant plus important qu’il met l’homme au centre des préoccupations dans les politiques du gouvernement et dans l’intervention des partenaires au développement, notamment le Système des Nations Unies » a-t-il déclaré.

Il a mis en exergue les grandes transformations qu’a connues la société mauritanienne, hier réfractaires aux services de santé, à l’éducation, à l’Etat, et aujourd’hui, grands demandeurs de ces services.

Malgré les efforts, les principaux indicateurs restent faibles

Trois femmes parlementaires participent à l’atelier – Crédit Aidara

S’exprimant au nom du Représentant résident de l’UNFPA en Mauritanie, Mme Fatimata Samb, chargée de programme Population et Développement, a a rappelé le contexte et la justification de l’atelier, évoquant la Conférence de Stockholm de 2014 sur l’engagement des parlementaires en matière de mobilisation de ressources et de création d’un environnement favorable aux politiques et programmes de population, notamment dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile et la promotion de l’espacement des naissances.

Elle a aussi rappelé l’engagement de la Mauritanie par rapport à l’Agenda 2030 de 2015 sur les ODD, par rapport aussi à l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, ainsi que les 11 engagements de la Mauritanie lors de la Conférence de Nairobi sur la CIPD + 25 en 2019.

Fatimata Samba – Crédit Aidara

« A l’analyse, certains de ces engagements étaient en parfaite articulation avec les trois résultats transformateurs ci-après : Zéro décès maternel évitable, Zéro besoin non satisfait en planification familiale et Zéro violence basée sur le genre (VBG), y compris les mutilations génitales féminines (MGF) » a-t-elle souligné.

Elle a exhorté les députés à renforcer le plaidoyer, car en dépit des efforts déployés, constate-t-elle, « le niveau de certains indicateurs restent encore en dessous des espoirs ». Elle a cité le taux élevé de la mortalité maternelle, le faible taux de prévalence contraceptive (12, 8%), le taux élevé des besoins non satisfaits en matière d’espacement des naissances (31, 5%) et le fort taux de VBG (64%).

Les techniques du plaidoyer

M. Dioum – Crédit Aidara

Pendant les deux derniers jours, les participants ont suivi une présentation assez exhaustive sur les techniques du plaidoyer, avec M. El Hadj Dioum, expert dans le domaine. Tout y est passé, définition, principales étapes du plaidoyer, problèmes et enjeux, buts et objectifs, les cibles, les alliances et les oppositions, et enfin, le plan de plaidoyer avec présentation d’un canevas de plan d’action et de TDR des activités planifiées. Certes, dira-t-il, ce ne sera pas aux députés de s’occuper de tous ces aspects, des conseillers en la matière devant le faire à leur place, ajoutant qu’il est toutefois utile qu’ils en soient imprégnés.

Santé reproductive et Dividende démographique

Sidaty, Directeur SCAPP (costume) à côté de collègues – Crédit Aidara

Au premier jour de l’atelier, les participants avaient suivi deux présentations offertes par des consultants nationaux. La première a porté sur la santé reproductive, maternelle, néonatale, infanto-juvénile et adolescente (SRMNIA), les acquis, les défis majeurs et les perspectives à l’atteinte des trois résultats transformateurs.

La deuxième présentation a porté sur le dividende démographique et les perspectives dans la mise en œuvre de politique nationale pour la capture du dividende démographique.

Député Khaly Diallo (chemise blanche) à côté d’un consultant – Crédit Aidara

Il faut noter que l’atelier s’est déroulé en présence de représentants d’autres départements ministériels, en l’occurrence, Mohamed Hassene Sejad pour le Ministère de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille (MASEF), El Mamy Ould Saleck pour le compte du Ministère de la Santé, Ahmedou Ould Cheikhna, pour le Ministère de l’Education Nationale et Mohamed Mokhtar du Ministère de la Culture et des Relations avec le Parlement.

Députés participants à l’atelier – Crédit Aidara

M. Sidaty Ould Sidaty, Directeur de la SCAPP et le Professeur Hassene Ould Abdewedoud pour le compte de l’Université de Nouakchott avaient également assisté à la rencontre qui a été ponctuée de débats et d’échanges parfois houleux et passionnés, sur la situation du système sanitaire, le niveau de l’enseignement, le suivi et l’exécution des programmes et politiques publics.

Création d’un réseau parlementaire en population et développement

A la fin de l’atelier de Tiguint, un Réseau Parlementaire en Population et Développement a été créé et se compose comme suit :

Président: Mohamed Ahmed Salem Tolba

Vices-présidents:

  • Vatma Mohamed Abdallah
  • Bah Ould Souheib
  • Khally Diallo
  • Mourtada Salem Tfeil

Secrétaire Général : Bahaida Ould Khattri

Responsable Mobilisation des Ressources : Messouda Mint El Hadj

Responsable Formation des Femmes et Protection : Ghamou Achour

Responsable Formation, Suivi : Isselkou Ould Baha

Responsable de la Communication : Vatima Bilal MBareck

Responsable Santé/Education : Attigh Mohamed Abdallahi

Conseillers

  • Hassen Mohamed Abdallahi
  • Hassen Ahmed Beloul

Membres : tous les autres membres de la Commission des Affaires Islamiques

Cheikh Aidara

TIGUENT