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Première Edition 2023 du Festival International du Film de Nouakchott

La Fondation pour la Production Audiovisuelle « MZ PROD» « organise du 15 au 19 octobre 2023, sous le parrainage de la Région de Nouakchott et avec le soutien du Ministère de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, la première Edition du #Festival_International_du Film de Nouakchott.

De G. à Dr. Houlèye, Moustapha et le Conseiller régional – Crédit Aidara

Une conférence de presse a été animée dans ce sens au Centre Culturel de la Région de Nouakchott, dimanche 8 octobre 2023. Elle a été animée par le Directeur du Festival, Mohamed Moustapha El Bane, notre consoeur Houlèye Kane, Conseillère auprès de la Haute commission du festival et le conseiller Abderrahmane Baba, qui représentait le Conseil Régional de Nouakchott, principal sponsor du festival

Le festival verra la participation de 13 pays et accueillera 21 invités. 28 films nationaux et étrangers seront projetés au cours de ses cinq jours. Plusieurs compétitions seront également organisées en marge du festival, notamment des longs métrages, des courts métrages narratifs, des films d’atelier, des films « Cine-Mobile » et un concours de créateurs de contenu.

Le festival sera ouvert dans la matinée du dimanche 15 octobre au Palais des Congrès tandis que les projections de films se poursuivront sur la place du Parc de l’Organisation de la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (en face de la Région de Nouakchott), à partir de 19 heures.

* Compétitions et jurys

#Competition_longs métrages : 4 films représentant les pays du Maroc, de l’Algérie, de l’Egypte et du Soudan participent à cette compétition. Ces films sont 

Le film « 19B » réalisé par Ahmed Abdullah Al-Sayed (Egypte)

Le film « l’Esclave » ou « The Slave » de son réalisateur marocain Abdelilah El Jouahri (Maroc)

« Tu mourras à vingt ans » d’Amjad Abua Alala (Soudan)

Happy Buddy Day, réalisé par Elias Bouchoucha (Algérie)

Le jury de la compétition des longs métrages est présidé par le réalisateur international mauritanien Abderrahmane Cissako et comprend également l’acteur tunisien Mohadheb Al-Rumayli, l’acteur syrien Firas Ibrahim et le réalisateur sénégalais Moussa Touré.

Vue partielle du public – Crédit Aidara

#Concours_Film_Short_Fiction

Sept films représentant les pays : Mauritanie, Égypte, Yémen, Irak, Sultanat d’Oman et Sénégal participent à la compétition des courts métrages narratifs. Ces films sont :

« Le Dernier Voyage », du réalisateur mauritanien Abdoulaye Sall

« Une image chère » de la réalisatrice koweïtienne Mashael Yousef

« La Mission », réalisé par la cinéaste yémenite Rasha Hashem

« The Mail Reader », du réalisateur irakien Zulfiqar Al-Mutairi

« Vacarme », du réalisateur mauritanien Aziz Elimane

« Ramad », du réalisateur omanais Suleiman Al Khalili

« Apexy », du réalisateur sénégalais Omar Ndao

Le jury de la compétition des courts métrages narratifs du Festival international du film de Nouakchott est présidé par le réalisateur mauritanien Abderrahmane Lahi et compte parmi ses membres la producteur et scénariste marocain Ely Al-Salem Yara et la productrice et écrivaine saoudienne Maryam Al-Ghamdi.

Vue partielle du public – Crédit Aidara

#Atelier_Film_Compétition.

En préparation de la première édition du Festival International du Film de Nouakchott, plusieurs ateliers de formation ont été lancés dans le domaine du cinéma. Le festival a organisé 7 ateliers de formation dans 7 Moughataas de la capitale, Nouakchott, sur l’ABC du cinéma. Des dizaines de jeunes cinéphiles mauritaniens ont reçu pendant 7 jours des cours théoriques et pratiques sur l’abécédaire de la photographie d’un film cinématographique

Ces formations ont été baptisées « Ateliers 7/7 » et supervisés par un certain nombre de réalisateurs et travailleurs du monde du septième art en Mauritanie. La fin de chacune des sept séances a vu le tournage d’un court métrage, qui participera à la compétition « Films d’Atelier ». Le jury de la compétition « Films d’atelier » est présidé par le réalisateur et producteur mauritanien Sidi Mohamed Cheiguer, et comprend l’experte algérienne du cinéma et des médias Nabila Razayek et la personnalité médiatique et cinéaste syrienne Lama Tayara.

#CinéMobile_Competition, qui est une opportunité que le festival ouvre à un groupe de jeunes qui ont bénéficié d’ateliers de formation sur la façon de réaliser un film avec un smartphone. À la fin, ils ont réalisé 5 courts métrages, qui entreront en compétition « CinéMobile ». Son jury est présidé par le réalisateur mauritanien Mohamed Ould Idoumou et compte parmi ses membres le réalisateur marocain Ali Sheikh Ahmed Salek, le réalisateur mauritanien Ely Cheikh Traoré, le réalisateur tunisien Adel Al-Khamasi et le réalisateur mauritanien Yenja Mohamed.

#Compétition créateurs de contenus : dans lequel cinq créateurs de contenu s’affrontent. Ils présenteront pendant le festival, de nouveaux contenus, qui seront diffusés via les médias numériques et sociaux, et aborderont divers sujets. Son jury est présidé par le réalisateur mauritanien Ely Barek et comprend le journaliste et créateur de contenu marocain Ibrahim Zerouali et la journaliste algérienne Dhaouia Khalifa.

Deuxième rangée, les confrères Kissima et Ibou (extrême gauche) – Crédit Aidara

*Séminaires et Expositions.

Deux séminaires spécialisés seront organisés en marge du festival, dont le premier porte sur le « Cinéma et tourisme », parrainé par l’Office national du tourisme, et le second sur « L’histoire du cinéma en Mauritanie », avec la participation de plusieurs créateurs cinématographiques. En plus d’une  « exposition d’affiches de films » qui sera organisée également, rappelant le rôle de l’affiche dans la présentation des films et leur connexion à la mémoire des spectateurs et des pionniers du mouvement cinématographique en Mauritanie.

Quant à la deuxième exposition, elle s’intitule « Mémoire des lieux » et retrace le changement urbain dont a été témoin la ville de Nouakchott et la disparition de plusieurs bâtiments qui ont vu naître la capitale, dont des cinémas définitivement disparus.

Il est à noter que le #Festival_International_du_Film_de_Nouakchott, lors de sa première Edition, a choisi le #Cinéma_des_États_du_Golfe, comme invité d’honneur, en accueillant des réalisateurs et en projetant des films du Golfe, pour célébrer le grand développement de ce cinéma.

*Distinctions.

Le festival distinguera deux pionniers du mouvement cinématographique en Mauritanie, en plus de 7 stars et producteurs arabes : la star égyptienne Ahmed Wafik, la star syrienne Firas Ibrahim, le producteur et réalisateur sénégalais Moussa Touré, la star tunisienne Mohadheb Al-Rumaili et Maryam Al-Ghamdi, personnalité médiatique et cinéaste saoudienne.

La Presse du FIFN avec Aidara


Dividende Démographique, des parlementaires se renforcent en techniques de plaidoyer et créent un réseau en population et développement

Sous l’égide du Ministère des Affaires Economiques et du Développement Durable et le Projet SWEDD, avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), une dizaine de députés membres de la Commission des Affaires Islamiques au sein de l’Assemblée Nationale ont participé du 6 au 8 octobre 2023 à Tiguint, à un atelier de renforcement de capacités en techniques de plaidoyer pour l’accélération de la capture du dividende démographique. A l’issue de la rencontre, un réseau de parlementaires en Population et Développement a été créé.

Photo de groupe – Crédit Aidara

Pendant trois jours, du 6 au 8 octobre 2023, une dizaine de députés de l’Assemblée Nationale, membres de la Commission Affaires Islamiques, Ressources Humaines, Culture et Affaires Sociales, ont suivi un atelier de renforcement des capacités en techniques de plaidoyer pour accélérer la capture du dividende démographique.

Vue de la salle – Crédit Aidara

Il faut dire que la Commission des Affaires Islamiques est la plus grande au sein du parlement mauritanien car elle est concernée par l’éducation, la santé, la culture, le développement, entre autres, et travaille avec pas moins de vingt départements ministériels, au moment où les autres commissions n’ont de rapport qu’avec un ou deux ministères.

Objectif, accélérer la capture du dividende démographique

Un autre plan de l’assistance – Crédit Aidara

Ouvrant les travaux au nom du Ministre de l’Economie et du Développement Durable, M. Mohamed Abderrahmane Dedi, Directeur adjoint des politiques et stratégies de développement, a déclaré que la Mauritanie vit une transition et que l’ouverture de sa fenêtre démographique peut lui offrir des opportunités pour assurer la capture du dividende démographique. Il s’agit selon lui d’inverser la tendance actuelle en faisant en sorte que la population productive soit nettement supérieure à la population consommatrice.

Le DGA Mohamed Abderrahmane -Crédit Aidara

« Cela passera selon lui par des investissements importants dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la jeunesse, dans la formation des ressources humaines qualifiées, dans l’autonomisation des femmes et des filles, dans la bonne gouvernance, entre autres ». De tels objectifs sont tracés, dira-t-il en substance, dans la Stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée (SCAPP) 2016-2030. Le taux de mortalité maternelle (424/100.000 naissances vivantes) reste selon lui encore préoccupant ainsi que le taux élevé de décès infantile.

Cet atelier, selon lui, fait partie des recommandations issues de la rencontre des parlementaires du projet SWEDD à Nouakchott en 2022. Il a exhorté dans ce cadre les parlementaires à bien s’imprégner des présentations qui vont leur être soumises dans le domaine du dividende démographique et du plaidoyer.

Il est nécessaire d’outiller les parlementaires

Présidium – Crédit Aidara

Auparavant, le Président de la Commission du Parlement chargée des Affaires Islamiques, l’Honorable Mohamed Ahmed Salem Talebna, a exprimé sa satisfaction par rapport à cet atelier qui va servir, selon lui, à renforcer la capacité des députés dans les techniques de plaidoyer et dans les questions liées au dividende démographique. Selon lui, cette activité destinée à des représentant des communautés va leur permettre de mieux jouer leur rôle en tant que chargé du contrôle de l’action du gouvernement et en tant que législateurs.

Talebna – Crédit Aidara

« Ce genre d’atelier est d’autant plus important qu’il met l’homme au centre des préoccupations dans les politiques du gouvernement et dans l’intervention des partenaires au développement, notamment le Système des Nations Unies » a-t-il déclaré.

Il a mis en exergue les grandes transformations qu’a connues la société mauritanienne, hier réfractaires aux services de santé, à l’éducation, à l’Etat, et aujourd’hui, grands demandeurs de ces services.

Malgré les efforts, les principaux indicateurs restent faibles

Trois femmes parlementaires participent à l’atelier – Crédit Aidara

S’exprimant au nom du Représentant résident de l’UNFPA en Mauritanie, Mme Fatimata Samb, chargée de programme Population et Développement, a a rappelé le contexte et la justification de l’atelier, évoquant la Conférence de Stockholm de 2014 sur l’engagement des parlementaires en matière de mobilisation de ressources et de création d’un environnement favorable aux politiques et programmes de population, notamment dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile et la promotion de l’espacement des naissances.

Elle a aussi rappelé l’engagement de la Mauritanie par rapport à l’Agenda 2030 de 2015 sur les ODD, par rapport aussi à l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, ainsi que les 11 engagements de la Mauritanie lors de la Conférence de Nairobi sur la CIPD + 25 en 2019.

Fatimata Samba – Crédit Aidara

« A l’analyse, certains de ces engagements étaient en parfaite articulation avec les trois résultats transformateurs ci-après : Zéro décès maternel évitable, Zéro besoin non satisfait en planification familiale et Zéro violence basée sur le genre (VBG), y compris les mutilations génitales féminines (MGF) » a-t-elle souligné.

Elle a exhorté les députés à renforcer le plaidoyer, car en dépit des efforts déployés, constate-t-elle, « le niveau de certains indicateurs restent encore en dessous des espoirs ». Elle a cité le taux élevé de la mortalité maternelle, le faible taux de prévalence contraceptive (12, 8%), le taux élevé des besoins non satisfaits en matière d’espacement des naissances (31, 5%) et le fort taux de VBG (64%).

Les techniques du plaidoyer

M. Dioum – Crédit Aidara

Pendant les deux derniers jours, les participants ont suivi une présentation assez exhaustive sur les techniques du plaidoyer, avec M. El Hadj Dioum, expert dans le domaine. Tout y est passé, définition, principales étapes du plaidoyer, problèmes et enjeux, buts et objectifs, les cibles, les alliances et les oppositions, et enfin, le plan de plaidoyer avec présentation d’un canevas de plan d’action et de TDR des activités planifiées. Certes, dira-t-il, ce ne sera pas aux députés de s’occuper de tous ces aspects, des conseillers en la matière devant le faire à leur place, ajoutant qu’il est toutefois utile qu’ils en soient imprégnés.

Santé reproductive et Dividende démographique

Sidaty, Directeur SCAPP (costume) à côté de collègues – Crédit Aidara

Au premier jour de l’atelier, les participants avaient suivi deux présentations offertes par des consultants nationaux. La première a porté sur la santé reproductive, maternelle, néonatale, infanto-juvénile et adolescente (SRMNIA), les acquis, les défis majeurs et les perspectives à l’atteinte des trois résultats transformateurs.

La deuxième présentation a porté sur le dividende démographique et les perspectives dans la mise en œuvre de politique nationale pour la capture du dividende démographique.

Député Khaly Diallo (chemise blanche) à côté d’un consultant – Crédit Aidara

Il faut noter que l’atelier s’est déroulé en présence de représentants d’autres départements ministériels, en l’occurrence, Mohamed Hassene Sejad pour le Ministère de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille (MASEF), El Mamy Ould Saleck pour le compte du Ministère de la Santé, Ahmedou Ould Cheikhna, pour le Ministère de l’Education Nationale et Mohamed Mokhtar du Ministère de la Culture et des Relations avec le Parlement.

Députés participants à l’atelier – Crédit Aidara

M. Sidaty Ould Sidaty, Directeur de la SCAPP et le Professeur Hassene Ould Abdewedoud pour le compte de l’Université de Nouakchott avaient également assisté à la rencontre qui a été ponctuée de débats et d’échanges parfois houleux et passionnés, sur la situation du système sanitaire, le niveau de l’enseignement, le suivi et l’exécution des programmes et politiques publics.

Création d’un réseau parlementaire en population et développement

A la fin de l’atelier de Tiguint, un Réseau Parlementaire en Population et Développement a été créé et se compose comme suit :

Président: Mohamed Ahmed Salem Tolba

Vices-présidents:

  • Vatma Mohamed Abdallah
  • Bah Ould Souheib
  • Khally Diallo
  • Mourtada Salem Tfeil

Secrétaire Général : Bahaida Ould Khattri

Responsable Mobilisation des Ressources : Messouda Mint El Hadj

Responsable Formation des Femmes et Protection : Ghamou Achour

Responsable Formation, Suivi : Isselkou Ould Baha

Responsable de la Communication : Vatima Bilal MBareck

Responsable Santé/Education : Attigh Mohamed Abdallahi

Conseillers

  • Hassen Mohamed Abdallahi
  • Hassen Ahmed Beloul

Membres : tous les autres membres de la Commission des Affaires Islamiques

Cheikh Aidara

TIGUENT


Projet PHENIX ou le comeback de « Le K » et du groupe « Maxi Revolution de Nouakchott » sur la scène Hiphop

C’est ce vendredi 6 octobre 2023 à 18 heures que sera lancé sur toutes les plateformes de streaming légal, l’extended Play PHENIX. Un grand retour de Seydina Aly Diallo dit « Le K » dans le mouvement Hiphop, exactement comme l’animal mythique, le phénix, renaît de ses cendres.

Il s’agit d’un Ep composé de 5 titres. Selon Seydina Aly Diallo, il est question d’un « premier projet dans lequel sont traités des sujets bien connus dans l’esprit musical de « Maxi Revolution », en particulier dans celui de Caméléon, un artiste du groupe, dont les chansons sont gorgées d’appel à la justice, de dénonciations contre l’avenir sombre de la jeunesse mauritanienne et contre toutes ces guerres de conscience, cette problématique de l’unité nationale et de la cohésion sociale ».

Un combat partagé avec l’autre maestro de l’équipe, Soldier Hems, qui représente la facette reggae de l’ensemble musical et l’autre apsect de la collaboration dans le projet.

PHENIX est un pur produit de l’African Culture, qui partage aujourd’hui avec le public, la sortie officielle de l’extended Play PHENIX en ce jour béni de vendredi.

PHENIX, ce sont surtout des textes crus et un flow hardcore, plein de revendications et qui met à nu les injustices et les inégalités dont sont victimes une grande partie des communautés mauritaniennes.

PHENIX interpelle aussi les gouvernants sur leurs politiques improductives, sur leur incapacité à construire un pays avec des lois justes, où chaque citoyen peut rêver d’une vie meilleure, où les droits sont respectés et les richesses distribuées équitablement. Mais surtout, un Etat capable de mettre en place un environnement favorable à l’éclosion des talents et à l’égalité des chances sur le marché du travail.

C’est la Mauritanie dont rêvent les populations depuis des lustres, un pays soucieux du bien-être de ses citoyens, qui ne construit pas son avenir sur le sang des plus faibles.

Justice sociale, démocratie, égalité, tolérance, diversité, respect des droits humains. Voilà le credo et la trame de cette production prolifique, bien cadencée et bien rythmée.

Cheikh Aïdara


12ème édition du Marathon International de Nouadhibou, les préparatifs vont bon train pour l’un des plus prestigieux évènements sportifs du pays

Comme chaque année, le Marathon International de Nouadhibou qui se tiendra le 10 décembre 2023 va attirer plus de 3.000 coureurs dont de nombreux étrangers venus d’Afrique, d’Europe et des Etats-Unis. Les inscriptions sont déjà lancées.

Des coureurs lors d’une édition passée – Crédit « Marathon de Nouadhibou » (site)

Ainsi, le bureau de Mohamed Haidara, Directeur Général du Marathon, est devenu depuis quelques jours une véritable ruche à abeilles. Le crépitement des ordinateurs face à tant de courriers à expédier emplit la salle de réunion. Les préparatifs de cet évènement sportif phare du pays vont bon train.

Un pari fou

C’est en 2010 que le 1er Marathon de Nouadhibou a lancé sa première amarre avec 800 coureurs, au milieu des suspicions quant à la longévité d’un tel évènement dans un pays où l’athlétisme est encore balbutiant. Le pari semblait tout simplement fou. Aujourd’hui, le marathon fait courir plus de 3.000 athlètes.

Mohamed Haidara trônant dans son bureau – Crédit Aïdara

Mais le doute avait prévalu dès le début. Ainsi, lorsque Mohamed Haidara présenta son dossier au Délégué Régional de la Jeunesse et des Sports au niveau de Nouadhibou, ce dernier le rejeta, arguant que le pays n’est pas encore prêt à un tel évènement. C’est le Wali de l’époque qui décida d’envoyer le dossier à Nouakchott, auprès du Ministère des Sports pour trancher.

Pratiquement toutes les chancelleries soutiennent le marathon – Crédit Aïdara

Mme Cissé Mint Boyda, alors ministre de la Jeunesse et des Sports, et dont le bilan à la tête du département continue encore de faire des émules, décida non seulement de reconnaître le Marathon, mais lui assura son accompagnement et son appui.

Ce sera le début d’une aventure pleine d’embûches mais qui continue à faire son bonhomme de chemin, jusqu’à se préparer à souffler le 10 décembre prochain, sa 12ème bougie.

L’âme d’un sportif

Mohamed Haidara, le promoteur du marathon – Crédit Aidara

Il faut dire que le promoteur du Marathon de Nouadhibou est un passionné d’athlétisme. C’est en 2004-2005, que Mohamed Haidara qui pratiquait le footing régulièrement va prendre part à son premier marathon, celui de Nouakchott, grâce à Mme Didi Mint Biha qui l’y avait inscrit. En 2009, il remporte le premier prix des coureurs vétérans. La même année, il est invité par le Marathon de Casablanca. Depuis 2011, il est invité chaque année par le Marathon de Marrakech, une course devenue traditionnelle au Royaume chérifien. Du Marathon de Marrakech, Mohamed Haidara va laisser germer son rêve de créer un évènement similaire dans son pays et dans sa ville de résidence, Nouadhibou.

Aujourd’hui, le Marathon de Nouadhibou est régulièrement invité à Marseille et à Marrakech. Il a reçu son homologation comme Marathon international selon les standards américains.

La SNIM, nouveau sponsor officiel

La SNIM, sponsor officiel du Marathon, photo de Mohamed Haidara – Crédit Aidara

C’est en fin septembre dernier que le Marathon de Nouadhibou et la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM) ont signé un accord de partenariat pour 3 ans. Ce qui met fin au contrat qui faisait de l’opérateur téléphonique MATEL le sponsor officiel du marathon. Désormais, c’est le logo de la SNIM qui le supplante. Le Marathon s’appelle déjà « SNIM, Marathon International de Nouadhibou ».

Des prix et des récompenses à glaner

Pas moins de 27 prix sont distribués à chaque édition du Marathon de Nouadhibou, 3 prix pour les 42 Kilomètres et 6 prix (3 pour les filles et 3 pour les garçons) pour chacun des autres parcours, 21 Km, 10 Km, 5 Km et 5 Km scolaire.

Le député-maire de Nouadhibou remettant une médaille à un lauréat – Crédit site du Marathon (photo archives)

Chaque vainqueur reçoit un montant d’argent, une coupe et une médaille.

Le Stade de Nouadhibou est le point de départ et d’arrivée de toutes les courses. Les coureurs pour les 42 Km vont du stade au Cabanon, puis Cansado, et retour au stade. Les 21 Km, c’est du stade à la Villa du DG de la SNIM, puis Cansado et retour au Stade. Pour les 10 Km, le parcours va du stade à Tour Bleu, puis retour au Stade. Enfin, pour les 5 KM, c’est du stade à la société SAFA, l’Antenne parabolique puis retour au stade.

Plus de 300 volontaires et personnels

Beaucoup de volontaires autour du marathon – Crédit site du marathon (photo archive)

Le Marathon de Nouadhibou mobilise plusieurs centaines de personnes pour la course (environ 300). Parmi ce personnel, il y a les juges de parcours, les chronométreurs, les juges d’arrivée, ceux qui distribuent l’eau aux athlètes tout au long des parcours et ceux qui servent de l’eau à l’intérieur du stade, sans compter les agents de sécurité et les coordinateurs des établissements scolaires.

Prise en charge

Coureur étranger lors d’une précédente édition – Crédit site du marathon (photo archives)

Le Marathon prend en charge les athlètes étrangers, en fonction du budget disponible, pour leur hébergement et les commodités. C’est à trois semaines avant l’évènement, que les athlètes invités sont informés.

Selon Mohamed Haidara, depuis l’existence du Marathon en 2010 à nos jours, le budget mobilisé n’a jamais couvert à 100% les besoins exprimés. C’est ce qui fait, selon lui, que les prix varient ainsi que le nombre d’athlètes étrangers invités.

Cheikh Aïdara
Nouadhibou