aidara

U-17 : Match nul en amical entre la Mauritanie et l’Algérie

Les U-17 de la Mauritanie ont concédé le nul face aux Algériens lors du match amical qui a opposé les deux formations, vendredi 29 décembre 2017 sur la pelouse du Centre technique national Sidi Moussa à Alger.

Les U-17 de la Mauritanie (Photo Koora)

Les Algériens auraient pu remporter la manche s’ils n’avaient pas raté un pénalty concédé dans le cours de jour, rapport le site algérois «Dzfoot». Les deux équipes croiseront de nouveau le fer le 2 janvier 2018, d’après les mêmes sources.

U-17 de l’Algérie (Photo Dzfoot)

Par ailleurs, le site Koora souligne que cette rencontre entre dans le cadre de la préparation des deux équipes en vue des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations pour les moins de 17 ans (CAN U-17) prévues courant 2018.

Les U-17 mauritaniens se trouvent depuis quatre jours en Algérie pour préparer ces échéances sous la houlette du coach Sid’Ahmed Teguedi. Cette préparation en Algérie fait suite à celle tenue en Tunisie.

Il faut dire que les U-17 Mauritaniens ont eu un parcours en dents de scie dans les compétitions africaines, et cela depuis 2012. Ainsi, en 2016, les U-17 ont été éliminés au premier tour de la CAN par le Maroc, Aller 1 à 0 pour la Mauritanie et Retour 2 à 0 pour le Maroc. Avant cela, les U-17 avaient perdu en 2014 devant le Qatar (3-1), devant Djibouti  (4-3). En 2012, les U-17 perdront devant le Mali (5-1) alors qu’ils avaient remporté le match aller par 2 à 1.

Cheikh Aïdara


«Va-t-on laisser les justes, comme Ould Ghadde, combattre tout seul ? »

«Nous sommes face à un pouvoir familial et clanique, qui fait ce qu’il veut de l’argent public et de la loi fondamentale du pays ». C’est en ces termes que Birame Dah Abeid, président du mouvement antiesclavagiste IRA, a entamé la conférence de presse qu’il a animée en marge d’une visite qu’il a accordée  vendredi 29 décembre 2017, à la famille du sénateur Mohamed Ould Ghadde, embastillé depuis plus de cinq mois, en dépit de son immunité parlementaire.

Birame (turban noir) à côté du frère du Sénateur à sa gauche et sa droite, Mohamed Hamdi (Photo Aidara)

La famille du Sénateur Mohamed Ould Ghadde, arrêté depuis plusieurs mois et incarcéré à la prison centrale, a reçu vendredi 29 décembre 2017, la visite de Birame Dah Abeid, président de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), accompagné de ses principaux collaborateurs, Dah ould Boushab, Mohamed Hamdi et Khattri Ould Rahel, entre autres.

Se solidariser avec la famille de Ould Ghadde

Cette visite du leader abolitionniste entre dans le cadre de la solidarité que le mouvement IRA n’aurait eu cesse d’exprimer à l’endroit du sénateur et de sa famille. «Je suis là aujourd’hui pour desserrer l’étau autour du sénateur Ould Ghadde qui a choisi de sacrifier sa liberté pour que le peuple mauritanien puisse retrouver sa dignité, ses constances nationales et ses deniers publiés spoliés par un pouvoir qui confond le bien privé et le bien public » a déclaré Birame Dah Abeid, président d’IRA. Selon lui, le président Mohamed Abdel Aziz a fait de la Mauritanie sa propriété privée, jouant avec la Constitution selon ses humeurs et puisant dans les deniers publics dont il s’est accaparé lui, sa famille et son clan restreint.  «Ce n’est qu’en soutenant Ould Ghadde dans son courageux combat que nous pouvons mettre fin à ce diktat » a-t-il poursuivi.

Birame Dah Abeid a regretté par ailleurs que la classe politique et les élus aient démissionné face au laminage que leur fait subir le pouvoir de Mohamed Abdel Aziz. «Ce pouvoir veut dompter tous les Mauritaniens, châtiant tous ceux qui osent s’opposer à lui » a déclaré Birame qui cite les officiers supérieurs de l’armée mis au pas, les hommes d’affaires réduits en instrument docile, les chefs de partis et les médias muselés et pressurés face au rétrécissement du champ des libertés.

Le président du mouvement IRA a lancé un appel pour un sursaut national et un réveil de conscience du peuple mauritanien pour bouter Mohamed Abdel Aziz hors du pouvoir en 2019. «La seule alternative pour Aziz est de sortir par la grande porte et se contenter du privilège d’ancien président, ce qui pourrait le prémunir de poursuite avec en prime une couronne auréolée pour avoir facilité l’alternance pacifique au pouvoir dans le pays». Dans le cas contraire, dira Birame, il risque d’entraîner la Mauritanie dans une spirale d’incertitude dont lui seul et ses soutiens seront comptables devant le tribunal de l’histoire.

Gagner le défi de la résistance contre le pouvoir

Selon Birame, ce mal du pouvoir absolu ronge non seulement la Mauritanie mais beaucoup d’autres pays africains, créant les conditions du sous-développement, de la pauvreté et de l’arriération, terreau sur lequel progressent l’intolérance, le terrorisme et les crimes de toutes sortes.

La garde prétorienne de Birame (Photo Aidara)

Il a évoqué les actions que son mouvement a initié sur le plan international pour serrer l’étau autour du pouvoir mauritanien, citant la dernière session de la Commission parlementaire paritaire ACP-UE qui s’est tenue du 18 au 20 novembre passé à Haïti et qui prévoit d’envoyer en juin 2018 une délégation ad-hoc pour enquêter sur les nombreuses violations des droits de l’homme dans ce pays. «La Mauritanie se dirige vers une condamnation internationale, aussi bien au niveau de l’ONU, de l’Union Africaine que de l’Union du Maghreb Arabe » a-t-il précisé. Quant au niveau national, le mouvement IRA préparerait une suite d’actions en faveur des défenseurs des droits humains et des hommes d’affaires emprisonnés, notamment le sénateur Ould Ghadde, les deux militants séquestrés à Bir-Moghreïn, Moussa Birame et Abdallahi Maatala Saleck, en particulier.

Sid’Ahmed Ould Ghadde, a de son côté déploré les conditions dans lesquelles son frère est incarcéré, à la prison civile de Nouakchott, notamment son arrestation illégale malgré son immunité parlementaire, les fers dans lesquels il a été amené lors de sa première audience, les refus systématiques de visite ou les visites écourtées, ainsi que le refus de lui faire parvenir le repas familial.

La conférence de presse s’est déroulée en présence de Moussa Samba Sy, directeur de publication du «Quotidien de Nouakchott » et Ahmed Ould Cheikh, directeur de publication du journal «Le Calame » tous les deux assignés à Nouakchott sans possibilité de voyage, pour leur implication présumée dans le dossier controversé du sénateur Ould Ghadde, accusé de crimes transfrontaliers, entre autres chefs d’inculpation. Plusieurs autres sénateurs actuellement en liberté provisoire ainsi que deux syndicalistes sont aussi enrôlés dans cette ténébreuse affaire, à relent de règlement de compte contre des opposants.

Cheikh Aïdara


Capacités des sages-femmes mauritaniennes renforcées en santé maternelle et infantile

L’Association des sages-femmes de Mauritanie organise depuis le 10 décembre jusqu’au 30 décembre 2017, des activités dans le cadre du renforcement des capacités des prestataires en santé de la reproduction dans les trois Wilayas de Nouakchott, en plus du Gorgol, du Brakna et du Guidimagha.

séance de cours théoriques à la mauritanienne-femmes assises à même le sol- (Photo : ASFM)

Ces activités entrent dans le cadre d’un plan d’action élaboré en partenariat avec le Programme national de la santé de la reproduction (PNSR) avec l’appui financier du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). Elles visent essentiellement à renforcer les compétences des prestataires dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant, notamment les consultations pré et post-natales, les accouchements assistés, l’espacement des naissances – aussi dite Planification familiale – avec des méthodes de longue durée.

Obtenir des prestataires bien formés

Ces activités initiées par l’Association des sages-femmes de Mauritanie (ASFM) se sont déclinées notamment en cours théoriques et en séances pratiques, avec des démonstrations et un encadrement technique immédiat sur le terrain. Des supports électroniques sur clé, proposant des références en rapport avec les cours ainsi que des guides mémoires ont été distribués aux participantes, ainsi que des affiches et autres supports physiques .

Séance pratique (Photo : ASFM)

Les séances se sont déroulées dans les établissements sanitaires, c’est-à-dire les hôpitaux, les centres et les postes de santé avec toutes les sages-femmes exerçant dans ces structures. Ces dernières ont été regroupées pour les cours théoriques et suivies pour l’encadrement technique et les démonstrations sur site sur l’ensemble des prestations citées plus haut, en plus de l’échographie, du bilan de santé et des examens médicaux nécessaires. Les sages-femmes ont également bénéficié de renforcement de capacité sur la prise en charge de certaines urgences obstétricales et néonatales qu’elles peuvent rencontrer au cours de leur exercice.

Cet atelier initié par les sages-femmes de Mauritanie entre dans le cadre plus global de la politique de santé du pays, notamment dans le domaine de la santé, de la reproduction et de la planification familiale. L’Etat mauritanien a toujours affirmé sa volonté à réaliser les Objectifs de développement durable (ODD) pour la période 2016-2030 et à consolider ses engagements dans le cadre du Partenariat de Ouagadougou et les objectifs de l’Initiative PF2020, notamment au cours de la rencontre de Londres de juillet 2017, visant à recruter plus de 2 millions d’utilisatrices nouvelles de la PF d’ici 2020.

 

Cheikh Aïdara

 


FC TVZ-FC NDB (1-1) : le classico a tenu toutes ses promesses

Un but partout ! C’est le score final dans ce classico de fin de tour qui a opposé lundi 25 décembre 2017 sur la pelouse du stade Cheikha Boïdya de Nouakchott, les deux têtes d’affiche du championnat national de football de Mauritanie, le FC Tevragh-Zeina (FC TVZ) et le FC Nouadhibou (FC NDB). Dans un stade archi-comble et en délire, tout au long des palpitantes 90 minutes de jeu.

Entrée des deux équipes sur la pelouse (Crédit photo Aidara)

Jamais le stade Cheikha Boydiya du Ksar n’a reçu autant de monde. Il faut dire que le classico entre les deux clubs phares du championnat national était sur toutes les lèvres, à coup de pub dans les réseaux sociaux et les rares chaines de radio et de télé. A quinze heures déjà, les gradins étaient presque pris d’assaut par un public qui suivra avec nonchalance la première rencontre qui a opposé FC Deuz à Tijikja et qui s’est soldé par la victoire 2 buts à 0 des Tijikjois.
A 16 heures 30, l’arbitre international Lemgheïvry donna le coup d’envoi entre les Oranges de Nouadhibou amené par le coach camerounais Njoya et les Noirs et blancs de TVZ conduit par le doyen des entraîneurs Birama Gaye.

Curieusement, les deux équipes avaient aligné des classements un peu bizarres. Si Nouadhibou avait laissé sur le banc de remplacement son buteur maison, Ely Cheikh Voulani ainsi que le Sahraoui Cheikh El Wely, le premier ayant foulé la pelouse à dix minutes de la fin du match et le second un peu avant, Birama avait lui aussi laissé en rade Yely Diarra au profit du vieux briscard, Almamy Traoré, tout en excluant Karamoko Moussa de l’effectif, alors que Diaw continue de purger sa suspension suite au carton rouge précédemment récolté.

D’emblée de jeu,  c’est justement Almamay Traoré qui se fera remarquer par un flagrant antijeu sur le gardien de but de FC NDB, Souleymane Diallo. A 3 minutes du coup d’envoi. Une vilaine agression qui n’avait pas sa raison d’être et hors-contexte. Souleymane qui avait suivi avec rage Almamy sur le terrain, probablement pour le frapper, sera retenu par ses coéquipiers alors qu’il s’effondrait sur le terrain. Tancé par ses partenaires, Almamy se résoudra finalement à venir présenter ses excuses. Une accolade et l’incident fut clos. Heureusement que l’arbitre n’avait pas sorti de carton, préférant jouer à l’apaisement.

Supporters de FC TVZ (Crédit Aidara)

A la 16ème minute, TVZ bénéficia d’un coup franc intéressant à l’entrée de la surface de réparation des Stéphanois. Un coup de pied arrêté qui ne donna rien. Il faudra attendre la 16ème minute, pour voir le FC TVZ bénéficier d’un pénalty transformé par Brahim Cheibany. Samba Abdallahi sur le flanc droit avait été rattrapée à la main par l’un des défenseurs de Nouadhibou alors qu’il s’apprêtait à crucifier Souleymane Diallo. Un but à zéro en faveur des Galactiques de la Capitale. Le délire sur le côté droit du stade, là où des dizaines de drapeaux à l’effigie de TVZ balayèrent l’air. Le score en restera là, lorsque l’arbitre siffla la fin de la première mi-temps.

A la reprise, Njoya effectua ses premiers remplacements, avec la sortie de Nana Ousmane et l’entrée de Bekaye Wade puis l’entrée de Cheikh El Wely à la place de Traoré Sallé. Côté TVZ, c’est Cheikhna Varajou qui entrera à la place de Younouss Diallo, puis un peu plus tard, Yelly Diarra à la place d’Almamy Traoré qui n’avait rien vue lors de cette rencontre.

Une partie du public (Crédit Aidara)

A la 74ème minute, les Stéphanois bénéficièrent d’un dangereux coup franc, à la limite de la surface de réparation. Un coup franc qui se terminera par un cafouillis, Mohamed Salehdine dégageant in extremis une balle qui sera repris du pied par  Hassane Boilil. L’égalisation de FC Nouadhibou provoqua une véritable bouffée d’oxygène parmi les supporters alignés côté gauche des gradins. Ils commençaient à s’inquiéter sérieusement.

A partir de là, le jeu s’accéléra. Les coéquipiers de Moulaya Ahmed Khalil dit Bessam, très en deçà de sa forme depuis son retour de Libye, voulait doubler la mise. Ils ont failli y parvenir à la 88ème minute, lorsque le coup franc des vingt-cinq mètres de Cheikh El Wely heurta la barre transversale, alors que Salehdine était battu. Puis, les Stéphanois mirent le pied à l’accélération manquant de marquer à deux reprises sur deux centres décisifs de l’ailier droit de l’équipe, Hassane Boilil. Mais la réception dans la surface de réparation adverse faisait défaut.

C’est finalement sur cette parité de 1 but partout que le match s’achèvera. Le FC Nouadhibou perd par ce nul son fauteuil de leader au profit de Tijikja, nouveau patron du championnat national grâce à sa victoire sur Deuz. Désormais, FC NDB est deuxième, suivi par la Concorde, tandis que le FC Tevragh-Zeina a encore de la peine à s’extirper du milieu du tableau.

Cheikh Aïdara