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Documentaire reportage sur l’esclavage par ascendance en Mauritanie

Cette vidéo est le résultat d’un reportage sur l’esclavage et ses séquelles.

Elle a été tournée fin octobre début novembre 2017 à R’Kiz et à Keur Macène au Trarza dans le cadre du Projet « Liberté, Droits et Justice : combattre l’esclavage par ascendance en Mauritanie«  exécuté par SOS Esclaves, sur financement du Département d’Etat des Etats-Unis.

 

 


Secret d’Etat : voilà le coût faramineux des nouveaux billets…

A ce jouraucun opposant radical ou non, de l’intérieur de l’assemblée ou de l’extérieur, aucun économiste mauritanien ou étranger, aucun consultant, personne n’a pu poser la question aux autorités compétentes pour les obliger à répondre à cette question élémentaire dans une démocratie : combien va nous coûter le changement de tous les billets en circulation ou juste de savoir combien y a-t-il de billets en circulation pour pouvoir contrôler leur destruction comme il faut…

L’état mauritanien n’imprime pas ses billets, il faut les acheter à l’étranger donc il y a forcément des factures et même si elles sont perdues, il suffit de demander aux entreprises qui ont conçu les billets. La question se pose plus que jamais car les billets en polymère sont les plus chers du marché ! Même les nations occidentales d’une autre force que la nôtre y vont  à petit feu, voir le lien qui suit à propos du Canada.  La Mauritanie, elle, a décidé du jour au lendemain de changer tous les billets : c’est une folie économique qui doit être motivée par une raison d’état encore inavouable ou quelques vils intérêts personnels vu les sommes faramineuses en jeu.

Secret d'Etat : voilà le coût faramineux des nouveaux billets...

La première question est de savoir pourquoi  l’état mauritanien ne veut plus travailler avec la société allemande qui n’a pas démérité ? Va-t-on nous expliquer tout d’un coup que la qualité allemande n’est plus au rendez-vous ? Ou que les allemands ont préféré perdre un marché faramineux à cause de tarifs pas compétitifs ? Qui peut le croire ? On note que bien des gens du pouvoir ont quelques liens de longue date avec le Canada, ne serait-ce que pour y avoir fait leurs études, le Premier ministre actuel en est, lui qui a passé 5 ans à l’école polytechnique de Montreal ( 1974- 1979 ), ce qui lui donne droit à la nationalité canadienne. Que sont devenus les amis polytechniciens ?

https://fr.ami.mr/Membre-Gouvernement-20

Certaines mauvaises langues parlent plutôt d’un refus des allemands de jouer le jeu des commissions à verser en douce pour avoir le marché vu qu’il s’agit d’une véritable fortune en euros ou en dollars.

Nous n’en saurons rien.

N’ayant aucun document, rapport, thèse récente d’un docteur en économie, aucun article d’un consultant compétent indépendant, ni même l’avis d’un Ahmed Ould Daddah ancien gouverneur de la Banque Centrale, pour avoir une estimation du nombre de billets en circulation en Mauritanie et surtout le prix de cette aventure nouvelle à base de nouvelle monnaie, il a fallu réfléchir autrement à partir d’information sûre et se livrer à un petit calcul.

Nous savons que la société qui a eu le marché c’est une société canadienne,  Canadian Bank Note (CBN)  qui fournit depuis 100 ans la banque centrale canadienne. Là, un article nous apprend que ces billets en polymère sont excellents mais coûtent une fortune. Les canadiens y sont allés petit  à petit. L’article nous permet de savoir le prix d’un billet en polymère sachant que la société canadienne ne saurait faire payer la Mauritanie moins cher que la banque centrale canadienne.

Ainsi «  La banque centrale ( canadienne ) a réservé 166 millions de dollars pour 675 millions de billets en polymère en 2013  » donc le prix d’un billet en polymère a été facturé 0,25 dollars soit au taux de la BCM actuel : 86 ouguiyas anciens le billet ! Rien que ça, cela donne le vertige en imaginant le coût de tous les billets en circulation en Mauritanie !

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/629844/banque-canada-billets-polymere-hausse-cout-exploitation

Il ne faut pas s’étonner que les banques en Mauritanie refusent de changer plus de 200 ou 300.000 anciens, le reste devient virtuel dans un compte à ouvrir dans une banque. L’état mauritanien n’a pas les moyens de payer une telle note qui s’étalera peut-être sur plusieurs siècles sauf si le gaz arrive, si on en croit les chiffres qui circulent venant de retraités de la BCM qui parlent d’environ 500 milliards de billets en circulation !

A ce tarif, tenez-vous bien, ça fera 100 milliards 263 millions d’euros ! Le budget de l’état est d’un peu plus 1 milliard d’euros. Même si ces chiffres sont revus à la baisse, cela reste complément dingue comme aventure tout d’un coup, tout changer.

Le bilan c’est que le mauritanien n’a plus le droit de garder son argent où ça lui plaît sous son matelas ou dans un coffre chez lui, il doit le rendre virtuel dans une banque car l’état n’a pas les moyens de changer tous les billets. C’est incroyable comme philosophie. Au-delà d’une certaine somme votre argent ne vous appartient plus. Soit vous le rendez virtuel dans une banque soit vous gardez du papier sans valeur.

On imagine que tous ces commerçants qui tiennent des milliards ont eu le temps de chercher une solution : même le CFA est devenu un refuge pour envoyer son argent ailleurs sauf que les stocks de devises sont limités en Mauritanie. C’est donc la panique : on achète à tout-va des terrains, des maisons, du bétail etc.

 Secret d'Etat : voilà le coût faramineux des nouveaux billets...
Conclusion : un billet de banque nouveau en polymère est facturé par cette société canadienne au minimum à 86 ouguiyas car elle n’irait pas faire un meilleur prix qu’à la banque centrale de son pays sachant que là-bas il n’y a rien à cacher en la matière : le citoyen voit ce qu’on fait de son argent.

Quant au nombre de billets, il est de toute façon faramineux pour un pays et à ce tarif c’est un coût colossal même par tranche ;  payé par qui ? dans quel compte sera écrite cette ligne quand nos technocrates vont  » jargonner » pour promener Aziz ?

On apprend que la dette du pays, selon un rapport de la banque mondiale aurait atteint  98% du PIB et on s’amuse à acheter un avion neuf autour de 112 millions de dollars, 2 fois le budget du ministère de la santé, 2 fois celui de l’intérieur, pendant que l’Algérie et le Japon se flattent de nous donner du riz pour la sécurité alimentaire, pendant qu’on gratte partout au PAM jusqu’à la FAO.

Plus dangereux que tout, il y a les délinquants civils en col blanc, les fameux technocrates qui s’amusent à berner les dirigeants ou en étant aux services de quelques tours de passe-passe qui tôt ou tard seront découverts à la lumière de la misère qui les entoure et du gouffre qu’ils construisent dans la vie du citoyen.

De toute façon, ce citoyen est fantôme, la majorité est trop pauvre pour entrer dans les chiffres de l’économie officielle dont se gargarisent le pouvoir et les experts internationaux le temps d’un petit saut à Nouakchott, un peuple domestiqué, divisé par des politiques criminelles pour mieux régner jusqu’à diviser les maures, un peuple avec pourtant une formidable capacité de résilience, un peuple capable de tout encaisser, tout endurer et qui n’aspire qu’à la paix, au progrès, un peuple livré à l’ignorance, ou à la divagation d’une élite incapable de penser et de vivre sans s’accrocher à des idéologies extérieures à la culture tranquille du terroir et qui à la source ne sont déjà que désastre, un peuple livré aux fanatiques qui prennent leurs ordres à l’étranger.

Après 10 ans jour et nuit à commenter l’actualité, en mettant en lumière des insuffisances quand on les voit, en faisant des propositions au prix du rêve que quelqu’un les prendrait au vol, c’est le cas de le dire, pour un peu de progrès dans ce pays, je n’ose croire qu’en fait il ne s’agirait que d’un petit campement qui profite à quelques-uns n’ayant pas le temps de penser à autre chose que s’en mettre plein les poches car au fond on ne risque jamais rien de sérieux quand on est du sérail.

Quel gâchis venant d’un régime militaire civilisé tout puissant sur 4 millions de misérables avec une opposition de hâbleurs. On peut être un roi mais en ayant un royaume qui brille et non un roitelet qui flambe à la tête d’un campement qui croule sous la dette et la folie des grandeurs.

Nous verrons ce qui se prépare pour 2019. Un sursaut ou la suite des divagations… Si rien ne change, il faudra se taire et aller sauver sa peau comme tout le monde car la politique est une affaire sérieuse où les mots ne peuvent pas éternellement agacer les balles sans être le fer de lance de l’action.

VLANE

Source : https://www.chezvlane.com/Secret-d-Etat-voila-le-cout-faramineux-des-nouveaux-billets_a5743.html


CHAN 2018 : la Mauritanie sombre devant le Maroc (4-0)

En ouverture officielle du Total CHAN 2018 Maroc, ce samedi 13 janvier 2018, les Mourabitounes n’ont tenu que 65 minutes devant le pays organisateur. Ils ont sombré comme d’habitude dans les vingt-cinq dernières minutes de la rencontre, 4 buts à 0, dans un Stade Mohamed V de Casablanca archi-comble. Le coach, Corentin Martins, porte l’entière responsabilité de cette lourde défaite, lui qui a voulu coûte que coûte obtenir un match nul, en oubliant que la meilleure défense est l’attaque.

Hafidi perfore la défense inoffensive des Mourabitounes

Les Mauritaniens y ont cru jusqu’à la 65ème minute. Battre le Maroc devant son public. Cela aurait été un miracle face au pays organisateur du CHAN 2018, un match devant le public marocain et devant son Prince héritier ! Le Maroc possède un championnat et un palmarès très largement supérieur. Cela aurait en effet créé un grand séisme dans le monde du football africain, tout en offrant un précieux viatique pour le reste de la compétition. Hélas,  Corentin Martins a tué cet espoir en adoptant une tactique défensive qui n’est plus une recette dans le métier. Résultat, les Mourabitounes ont résisté, avec beaucoup de baraka, pendant 65 minutes, avant de sombrer, sans armes ni bagages, dans les vingt-cinq dernières minutes du match, encaissant coup sur coup quatre buts. Ayoub El Kaâbi à la 66ème minute, El Haddad 70ème, El Kaâbi à la 80ème puis enfin, le jeune prodige du WAC, Achraf Bencharki à la 92ème.

Finalement, le coach marocain, Jemal Selami – qui prédisait un match difficile face à la Mauritanie lors de la conférence de presse d’avant-match- doit être le premier à être surpris par la facilité avec laquelle ses joueurs se sont défaits des Mourabitounes. En quelques petites minutes. Les Mauritaniens ont en effet succombé à la malédiction du dernier quart, que Corentin Martins, en quatre ans de coaching à la tête de la sélection, n’est parvenu à vaincre que très rarement.

Une équipe fantôme

Bessam, Ely Cheikh Voulany, Palaye, Wade, Baghayoko et consorts n’ont été que l’ombre d’eux-mêmes. Pendant 90 minutes, les Mourabitounes n’ont nullement inquiété ni la défense ni le gardien de but marocain. Un seul tir cadré pendant toute la durée de la rencontre. Un axe défensif poreux que l’attaque marocaine a perforé à plusieurs reprises, s’offrant plusieurs occasions nettes de scorer. En réalité, l’équipe de Mauritanie était absente, effacée, inefficace, pratiquant un jeu amateur, avec des joueurs qui ont manqué d’engagement, de poigne, d’opportunisme et de hargne. Ils n’ont offert en définitive aucune joie ni à leurs supporters venus des confins du Royaume et de la Mauritanie, ni au public marocain venu découvrir un tigre que lui agitait sans cesse sa presse locale et qui se révéla être un tigre en papier.

Bessam, beaucoup d’espoir pesait sur ses épaules

Ainsi, à force de reculer dans leur moitié de terrain, avec une défense passoire, des ailes fragiles, un axe central fébrile et sans inspiration, un milieu effacé et une attaque fantomatique, les Mourabitounes ont pris la raclée à l’ouverture de la compétition du CHAN. Si Corentin Martins maintien cette tactique à la hussarde, les Mourabitounes sortiront de la compétition par la petite porte dès le premier tour.

Mais rien n’est encore perdu pour l’équipe à condition que le coach libère cette énergie extraordinaire des Mourabitounes, qui ne manquent ni de ressource ni de technique pour inscrire des buts.

La défaite des Mourabitounes devant le Maroc se réduit finalement à une grossière erreur de coaching. La sélection mauritanienne a été entravée, tenue par la bride, par des consignes techniques qui n’étaient pas les bonnes face à une équipe aussi offensive que le Maroc.

Résultat, pendant 90 minutes, les hommes du Roi se sont promenés sur leur propre moitié de terrain, avec toute la sérénité qui leur a permis de préparer tranquillement les offensives qui ont nourri la verve débordante de leur attaque.

Heureusement que les Mourabitounes s’en sont tirés à si bon compte. Si les Marocains avaient concrétisé toutes les occasions nettes qu’ils ont ratées, le score aurait pu être bien plus lourd.

Tirer les leçons

A Corentin Martins de tirer les leçons de cette cuisante défaite et d’offrir, au moins (à défaut d’une qualification), le vrai visage des Mourabitounes, celui qui a émerveillé les amateurs du ballon rond lors de leur première participation au CHAN 2014 en Afrique du Sud. Montrer enfin que la Mauritanie a bien progressé et que sa fédération a réellement apporté une touche nouvelle, qui mérite tous les éloges dont elle est l’objet.

Corentin Martins coach des Mourabitounes

Certes, le public mauritanien qui a suivi la rencontre à la télévision a été profondément déçu. Il  reste cependant toujours soudé derrière son équipe avec l’espoir que le staff technique arrivera à rectifier le tir face au Soudan et à la Guinée (respectivement le 17 et le 21 janvier prochain à Casablanca puis à Marrakech). Sinon, les jolis costumes avec laquelle la délégation s’est pavanée lors de son périple au Maroc, pourront ressortir sans se froisser de leur valise, dans les huit jours à venir pour le voyage retour à Nouakchott.

Cheikh Aidara


CHAN 2018 : Corentin sort sa liste des 23, Ahmed Yahya recadre la presse

Un programme bien concocté avec des heures bien précises pour l’arrivée des journalistes, leur installation, le petit déjeuner, l’arrivée du coach…. Ce  genre de raffinement, il y en a rarement eu à la FFRIM, même si sur le plan du timing, Brahim Sow Deyna, DirCom de la fédération a dû réaménager ses horaires. C’est en tout cas l’innovation de cette conférence de presse animée ce lundi 8 janvier 2018 dans les locaux de la Fédération mauritanienne de football (FFRIM) par l’entraîneur national, Corentin Martins, très attendu sur sa liste des 23 joueurs retenus pour la CHAN 2018 au Maroc et l’aparté inattendu du président Ahmed Ould Yahya avec la presse sportive.

Corentin Martins livre sa liste (Photo Aïdara)

Mais l’impatience des journalistes sera de courte durée, car d’emblée, le coach des Mourabitounes locaux ne s’est nullement abîmé dans des introductions inutiles et a directement attaqué sa feuille de route, en livrant le nom des 23 qui devront faire campagne pour cette quatrième édition prévue au Maroc du Championnat africain des équipes nationales locales (CHAN) 2018 et la deuxième participation mauritanienne après celle de 2014 en Afrique du Sud.

Un mélange de jeunes pouces et d’anciens

Sans surprise, les cages seront gardées par le portier du FC Nouadhibou et inamovible gardien de l’équipe nationale, Souleymane Diallo, secondé par Mohamed Salehdine de FC Tevragh-Zeina et Namori Diaw de l’AS Kedia.

En défense, l’équipe comptera sur trois défenseurs de FC Nouadhibou, en l’occurrence Oumar Mangane, Lemrabott El Hacen et Mohamed Wade, sur deux défenseurs de FC Tevragh-Zeina, Sidi Mohamed Bilal et Moustapha Diaw, sur un défenseur de l’AS Garde, El Hacen Houeibib et un défenseur de la Concorde, Youba Zeidane.

Le milieu de terrain est formé de deux joueurs du FC Nouadhibou, Alassane Diop et Abdoulaye Gaye Palaye, deux joueurs de FC Tevragh-Zeina, Moussa Baghayoko et Samba Moussa, deux joueurs de Tijikja, Mohamed Dellahi Yali et Hacen Teguedi, et un joueur de l’ASAC Concorde, Abdou MBareck El Id.

En attaque, Corentin a choisi Moulaye Ahmed Khalil dit Bessam et Ely Cheikh Voulany du FC Nouadhibou, Karamokho Traoré de FC Tevragh-Zeine, Babacar Bagili du Ksar et Hemeya Ould Tanji de Tijikja.

Cette liste a fait le deuil de trois joueurs qui avaient participé au stage de préparation de l’équipe, dont Cheikh Wely Yacine de FC Nouadhibou, dont le cas a été posé au cours de la conférence de presse. Selon Corentin, il fallait choisir entre lui et Samba Moussa qui évolue dans le même poste et que le choix a été porté sur ce dernier, parce qu’il fait partie de l’équipe qui a arraché la qualification et il le connaît mieux.

Beaucoup de changements par rapport à 2014

De l’équipe des Mourabitounes qui avait fait la campagne du CHAN 2014 en Afrique du Sud sous les auspices de l’ancien coach Patrice Neveu, très peu sont restés, à peine sept joueurs, Souleymane Diallo (gardien), Mamadou Wade (défense) Abdoulaye Silèye Gaye Palaye et Moussa Baghayoko (milieu), Ely Cheikh Voulany, Moulaye Khalil Ahmed Bessam et Abdallahi Samba Moussa (rétrogradé au milieu) en attaque.  Exit dans les cages de Babacar Harouna Touré et Cheikh Fall Lekhneiver.

Toute la défense, sauf Mamadou Wade, a été nettoyée, Ibrahima Sy, Cheikhna Varajou, Yacoub Fall, Boubacar NGollo, Abdel Aziz Lô, Pape Moussa Sakho et Abdoulaye Niass.

Au milieu, seuls Palaye et Baghayoko sont restés. Les autres, Bah Mohamed Yacoub Deina, Amar Djiby Samb et Denne Mohamed Taghyoullah, mais aussi El Hacen El Id (Levante-Espagne) seront absents au Maroc.

En attaque, Abdel Aziz Sao, El Kory Mohamed Vall, Mamadou Niass et Ismaël Diakité laissent leur place à de nouveaux joueurs, comme Karamokho Traoré, Bagili et Tanji.

Pourquoi pas un exploit devant le Maroc

Quant aux questions qui lui ont été posées, Corentin Martins a dû s’expliquer sur les raisons du choix porté sur les 23 sélectionnés et pas sur d’autres, sur l’objectif qu’il vise et jusqu’où compte-t-il porter la barre de ses ambitions, s’il dispose d’assez d’informations sur ses adversaires, le Maroc, le Soudan et la Guinée, etc.

En gros, le coach a expliqué que ses choix ont été motivés par des critères sélectifs, en partant des joueurs qui ont participé à la qualification des Mourabitounes au CHAN 2018, sur la qualité des sélectionnés et leur capacité à donner le rendement qu’il recherche.

Par rapport au match d’ouverture qui opposera le 13 janvier prochain, la Mauritanie et le Maroc, Corentin Martins compte sur un exploit pour battre une grande nation de football qu’est le Maroc, dont l’équipe A est qualifié à la Coupe du Monde et dont l’un des clubs, le Wydad AC (WAK) qui fournit l’essentiel des joueurs de l’équipe locale, a remporté la Champions League africaine en 2017.

Un peu de professionnalisme, Messieurs les journalistes !

Hors micro et hors caméra ! En exclusivité à la presse ! La discussion à bâtons rompus entre le président de la FFRIM, Mohamed Yahya et les journalistes ne pouvait pas être entouré de plus de discrétion. Cette entrevue serait l’idée géniale de la Direction de communication, idée qu’il aurait trouvé pertinente pour recadrer un peu une presse très portée sur du papotage sur tout et sur rien. Ahmed Yahya a déclaré que la presse mauritanienne par sa recherche de l’information sportive à tout bout de champs et de ragots à rapporter (le terme est de moi : Ndlr)  à tout prix, à beaucoup nuit  par moment au pays, en fournissant plus de service non rétribué et Ô combien précieux aux adversaires qui finalement paient à moindre frais tout ce qu’ils veulent savoir sur nos équipes nationales. C’est en Tunisie qu’Ahmed Yahya aurait été titillé sur cette question, par des techniciens tunisiens qui lui auraient dit, selon ses propos : «vous manquez de professionnalisme à tous les niveaux, mais surtout au niveau de votre presse sportive. C’est grâce à elle que nous avons eu toutes les informations que nous recherchions sur votre équipe ». Et c’était à la veille d’une rencontre qui devait opposer la Tunisie à la Mauritanie.

Le staff technique et une partie de la salle lors de la conférence de Corentin Martins (Photo Aidara)

La rencontre était amicale, les propos avenants, mais son message, le président de la fédération l’a fait passer. «La critique est parfois constructive, et je reconnais dans ce cadre que notre presse sportive a bien contribué au progrès enregistré par notre football, mais parfois, les critiques sont hors-propos, exagérés, hors-contexte et parfois à des moments cruciaux. Critiquer pour critiquer n’est pas constructif…Le président de la Fédération ne doit pas être la cible essentielle et continue des journalistes sportifs…Parlez des clubs, des joueurs, des entraîneurs…Il y a des pays où l’on ne connaît même pas le nom du président de la fédération, car la presse dans ces pays s’occupe plus des acteurs sur le terrain que des administratifs…Ici en Mauritanie, on pense que si on critique le président de la fédération, on va se faire un nom ou du pognon…Epargnez le moral des joueurs…surtout à la veille d’une compétition aussi cruciale…Accompagnez-nous positivement à relever le challenge qui nous attend, etc. » La discrétion ! Tel est le maître mot qu’Ahmed Yahya veut de la presse, que les adversaires ne puissent se nourrir des fuites qui filtrent dans les colonnes de nos médias.

Tels sont en gros et en substance, ce qu’Ahmed Yahya a voulu dire aux acteurs de la presse en les invitant à plus de patriotisme à l’heure où l’équipe nationale entame un tournoi africain de haut niveau et à plus que jamais besoin d’avoir le bon moral.

Cheikh Aïdara