aidara

La grève des aiguilleurs de Dakar bloque les congressistes à Conakry et à Abidjan

Les participants à la 6ème réunion annuelle des pays membres du Partenariat de Ouagadougou sont bloqués à Conakry et à Abidjan, à cause de la grève des aiguilleurs du ciel à Dakar. Un sacré coup pour l’image du Sénégal et de l’aéroport international Blaise Diagne, inauguré avec grande pompe par le président sénégalais Macky Sall il y a juste quelques jours.

Aéroport Blaise Diagne de Dakar désert

A la réception de l’hôtel Sheraton Grande Conakry, le désarroi était à son comble ce vendredi 15 décembre 2017. Les vols sur Dakar étaient suspendus, touchant de plein fouet les passagers d’Air Ivoire et de Mauritania Airlines qui devaient décoller respectivement à 15 h 30 et à 18 h 30. Une véritable douche froide qui se transforma en un vacarme de lamentations, alors que la plupart des voyageurs avaient déjà procédé à leur check-out, tout leur bagage aligné devant la réception.

Au Secrétariat du PO, une réunion de crise était convoquée sous la présidence de sa directrice, Mme Fatimata Sy. La rapidité des réaménagements était à la mesure d’une direction qui avait non seulement réussi une conférence qui avait regroupé plus de 400 invités, mais aussi dans la promptitude des mesures efficientes prises face à la nouvelle crise. Une demande de prolongation fut rapidement négociée avec l’hôtel pour reloger les retardataires tandis que des mesures rapides et efficaces étaient engagées pour changer certains itinéraires de vol.

C’est ainsi que les voyageurs d’Air Ivoire en partance vers Dakar ont été aiguillonné vers Abidjan pour une nuitée avant leur acheminement le lendemain vers le Sénégal.

Pour les voyageurs de Mauritania Airlines, c’est encore un peu plus compliqué. Ils devront passer encore une ou deux nuitées supplémentaires à Conakry. Leur vol est programmé dans le meilleur des cas pour le samedi 16 et le pire des cas le dimanche 17 décembre, par la compagnie Ethiopian Airlines. Une fois à Dakar, les passagers à destination de Nouakchott devront certainement attendre encore le vol de Mauritania Airlines du lundi à 18 h 30 en provenance de Conakry. En tout, ils auront perdu  trois jours.

L’information avait pourtant circulé très tôt le matin. «L’aéroport Blaise Diagne de Dakar est fermé à cause d’une grève des aiguilleurs ». Une grève longtemps annoncée et qui a abouti à une première semonce qui heureusement ne durera que 24 heures. «Au cas où la doléance des aiguilleurs n’est pas satisfaite, une suspension plus longue sera enclenchée » faisait-on entendre.

Selon plusieurs Sénégalais rencontrés dans les couloirs de la réception de l’hôtel Sheraton de Conakry, «pour des motifs de politique politicienne, l’aéroport Blaise Diagne a été inauguré dans la précipitation sans que les mesures d’accompagnement aient été prises ». Parmi ces mesures, le problème des aiguilleurs dont la plupart logent à Dakar et qui sont obligés chaque jour de parcourir 80 kilomètres, en payant de leur poche le carburant nécessaire pour un tel trajet ainsi que les frais de péage. Un problème qu’ils auraient posé aux responsables sans qu’une réponse claire leur ait été donnée. Face au retard pris pour régler le problème de déplacement, le personnel aiguilleur a ainsi décidé ce vendredi 15 décembre, de lancer une semonce.

Une crise que le ministère sénégalais des transports devra rapidement résoudre, sans quoi l’aéroport de Diass, qui a a coûté officiellement plus de 700 milliards de Francs Cfa au contribuable sénégalais, ne sera plus qu’un cimetière aérien.

Cheikh Aidara
Conakry


Médias primés au diner gala de l’UCPO

L’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagdougou (UCPO) a organisé durant la soirée du 13 décembre dernier un diner gala en marge duquel six prix ont été distribués aux meilleurs reportages sur la santé reproductive et la planification familiale (PF). Le Burkina Faso et le Bénin ont tout raflé.

Vue partielle de la salle (Photo Aidara)

En marge de la 6ème réunion du Partenariat de Ouagadougou qui s’est tenue du 12 au 14 décembre 2017 à Conakry, l’Unité de Coordination a divulgué le nom des six lauriers qui ont remporté le 3ème prix du concours d’excellence de la meilleure production médiatique, avec l’introduction des blogs dans une compétition qui a été jusque-là circonscrite à la radio et à la presse écrite.

Les productions gagnantes ont porté sur les grossesses en milieu scolaire, les effets dramatiques de la surpopulation (cas de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso), l’état désastreux de certains centres publics d’écoute jeunes, ainsi que les problèmes d’accès aux services de la planification familiale. La soirée a été ouverte par le discours de Mme Fatimata Sy, directrice générale de l’UCPO, qui a mis en exergue le rôle de la presse dans la promotion de la PF.

Le 1er prix blog a été emporté par Mme Agbazahou Styline Alexine Sémévo du Bénin pour son article «Les tabous qui nous brisent » et le 2ème a été attribué à Mme Bassératou Kindo du Burkina Faso pour son article «les effets secondaires des contraceptifs : la méthode de communication pour rassurer les femmes ».

Mme Agbazahou Styline Alexine Sémévo recevant le 1er prix blog (Photo Aidara)
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Mme Bassératou Kindo du Burkina Faso recevant son prix (Photo Aidara)

Dans la catégorie radio, le 1er prix a été emporté par M.Abdoulaye Moumouni Yacoubou, journaliste à la Radio-Télévision du Bénin, station de Parakou, qui anime un magazine santé en langue locale, pour son émission «les grossesses scolaires : prévenir ou assumer». Le 2ème prix est allé à Mme Eveline Akpédjé Ayodélé Sagbohan, journaliste à Radio Bénin pour son émission «la contraception : une alternative au maintien des filles à l’école».

Abdoulaye Moumouni Yacoubou recevant son prix (Photo Aidara)
Mme Eveline Akpédjé Ayodélé Sagbohan recevant son prix (Photo Aidara)

Enfin, dans la catégorie presse écrite, les deux prix ont été emportés par des journalistes du quotidien Sidwaya. Le 1er prix a été emporté par M.Abdoul Aziz Nabaloum pour son article «accroissement démographique : un baby boom non maîtrisé à Bobo Dioulasso et le 2ème prix est allé à M.Boureima Sanga pour son article «Centres de santé au Burkina : une initiative inachevée ».

Abdoul Aziz Nabaloum reçoit son prix des mains du Ministre de la Santé de Guinée (Photo Aidara)
Boureima Sanga recevant son prix des mains de la présidente de l’UCPO (Cheikh Aidara)

Les lauréats des premiers prix de chaque catégorie ont reçu un ordinateur portable et un enregistreur dictaphone et les seconds, un enregistreur dictaphone et un smartphone.

Lancé le 4 septembre 2017, les productions en compétition devaient être publiées entre le 4 septembre et le 25 octobre 2017. Cinquante journalistes des neuf pays du Partenariat de Ouagadougou ont participé à ce concours, dont 16 productions en radio, 11 en presse écrite et 23 en blog.

Cheikh Aidara
Conakry


La Mauritanie regrette son isolement au sein du Partenariat de Ouagadougou

En marge de la 6ème Réunion du Partenariat de Ouagadougou, ouverte au Sheraton Grand Conakry le 12 décembre 2017 pour trois jours, les membres de la délégation mauritanienne, conduite par le Coordinateur du Programme national de santé de la reproduction (PNSR), M.Sidi Mohamed Ould Abdel Aziz se sont exprimés. Cette délégation est composée en plus du PNSR, des représentants des ministères de la Santé, des Affaires Sociales, de la Jeunesse et du Budget, en plus des membres de la Coalition des organisations de la société civile pour le repositionnement de la PF.

Dr.Sidi Mohamed Ould Abdel Aziz, Coordinateur du PNSR en Mauritanie

«Nous nous sentons isolés au sein du Partenariat, à cause du peu d’intérêt des investisseurs»

Dr.Sidi Mohamed Ould Abdel Aziz, Coordinateur du PNSR (Photo Aidara)

«La Mauritanie participe chaque année aux réunions du PO, mais malgré les efforts pris au plus haut niveau politique pour améliorer la PF, avec l’adoption d’une loi sur la SR et son décret d’application en finalisation, ainsi que la circulaire du ministre de la Santé demandant à toutes les structures de mettre en place les méthodes de la contraception, on sent que la Mauritanie est un peu isolée au sein du Partenariat de Ouagadougou. Il n’y a pas beaucoup de partenaires, ces derniers investissent très peu sur la PF en Mauritanie. On lance un appel solennel aux partenaires pour nous soutenir afin que l’autonomisation des femmes devienne un objectif essentiel. Nous avons été très surpris par l’expérience du Burkina Faso qui malgré ses moyens limités a atteint des objectifs très avancés dans le cadre de la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale et dans celui de la PF. Nous rappelons que la Mauritanie est le seul parmi les 9 pays du Partenariat où les services de la planification familiale sont gratuits »

Imam Abdoulaye Sarr, membre du groupe des religieux de la société civile en Mauritanie

«Les objectifs du PO qui visent le bien-être de la femme, cadrent bien avec les enseignements de l’Islam»

Imam Sarr (Photo Aidara)

«Ce que j’ai remarqué au cours de cette 6ème réunion du PO, c’est qu’il y a de plus en plus d’engagement. Entre religieux, nous sommes convenus que toutes les religions révélées oeuvrent pour le bien-être de la personne humaine, en particulier de la femme. C’est dans ce cadre que nous accompagnons le partenariat de Ouagadougou et les religieux sont engagés selon ce qu’ils ont compris des textes pour valoriser la femme. Les religieux ne font que répéter ce que les textes sacrés ont soutenu, à savoir que Dieu qui a créé l’être humain, l’a fait pour assurer son bien-être. Et nous, on soutient cette thèse. Tout ce qui est conforme aux textes islamiques, nous le valorisons. Nous considérons que l’Islam est la religion qui a donné plus de droits aux femmes dans tous les domaines et ce, dès l’aube de son apparition».

Alioune Diop, président de la Coalition de la société civile pour le repositionnement de la PF en Mauritanie

«Pour booster la PF chez nous, il faudra passer par la santé communautaire de base »

Alioune Diop (Photo Aidara)

«J’ai remarqué au cours de cette rencontre de Conakry, que la phase d’accélération de la PF se met en route dans tous les pays du P.O. Nous avons remarqué que dans beaucoup de pays, il y a de notoires avancées pour le respect des engagements pris en juillet dernier à Londres. Beaucoup ont mis en place des lignes budgétaires pour l’achat des produits de la contraception. Toutes les parties prenantes se sont également engagées, d’où la diversité des acteurs présents aujourd’hui à Conakry. En Mauritanie, il y a une forte délégation de la société civile, du gouvernement représenté par le Coordinateur du PNSR, les religieux et les jeunes. Les départements ministériels sont aussi bien représentés ici, la Santé, les Affaires Sociales, la Jeunesse et le Budget. Pour dire le fort engagement de l’Etat mauritanien à faire du repositionnement de la PF une priorité comme levée du développement. Nous sommes à 18% de prévalence contraceptive, très loin de la révolution contraceptive des 60% requis, mais tout ce que nous avons vu ici, prouve que nous aussi, on peut y arriver. C’est heureux de noter la présence des leaders religieux, dans cette partie du monde où la donne religieuse est très forte. Je crois que la voie à suivre est celle de l’approche communautaire par le biais d’agents de santé communautaire bien formés ainsi que la délégation des tâches»

Zeynabou Taleb Moussa, de la Coalition de la société civile

«Nous étions en avance, mais aujourd’hui nous avons pris beaucoup de retard»

Zeynebou Taleb Moussa (Photo Aidara)

«Nous participons à cette réunion du PO à Conakry accompagnés d’une grande délégation mauritanienne constituée du gouvernement, de la société civile, en particulier les ONGs actives dans la santé sexuelle, les religieux et les jeunes. Par rapport à cette rencontre, nous sentons une certaine jalousie par rapport à des résultats importants réalisés par certains pays dans le cadre de leurs engagements. Beaucoup de pays, qui étaient derrière nous, nous ont dépassés et sont aujourd’hui très en avance. Ils sont en train de concrétiser leurs engagements à travers des plans d’action et stratégies bien réfléchies. Notre participation était très peu active à cause du retard que nous avons pris dans l’atteinte des objectifs de Londres. Je salue la présence du ministre de la santé guinéen et le ministre de la santé burkinabé, qui ont tous les deux fait des engagements forts au nom de leur pays. J’aurais souhaité que le ministre mauritanien de la Santé soit présent à cette rencontre, car personne parmi nous ne pouvait prendre d’engagement à sa place. Ce qui ne veut pas dire que la Mauritanie n’est pas engagée au plus haut sommet de l’Etat à atteindre les objectifs en matière de la PF sur la trame du président de la République qui avait engrangé la dynamique lors du Sommet de l’Union Africaine en janvier 2017 à Addis-Abeba. La réunion de Conakry n’est pas une petite affaire, et la présence du Ministre constituait une bonne opportunité pour montrer notre expérience tout en prouvant une fois de plus que le gouvernement mauritanien est fortement engagé dans l’autonomisation des femmes et la révolution contraceptive ».

Mlle Khoudiedji Camara, présidente des jeunes ambassadeurs pour la SR/PF de Mauritanie

«Il faut que les autorités valorisent davantage le rôle central de la jeunesse dans la problématique de la SFR/PF »

Diedi Camara (Photo Aidara)

«Nous sommes à la 6ème réunion du PO à Conakry sur le thème «autonomisation de la femme et révolution contraceptive. Un thème très important, car l’autonomisation de la femme lui garantit une plus grande autonomie et partant, un rôle plus actif dans le développement socioéconomique du pays. Parmi les leçons que nous avons  apprises lors de cette rencontre, les efforts à déployer pour rattraper notre retard par rapport aux engagements pays et quand je dis nous, je veux parler particulièrement des jeunes, car c’est la frange la plus concernée par les problématiques développées autour du dividende démographique et de la PF. En tant que jeunes ambassadeurs, membres de la coalition de la société civile pour la SR/PF, nous nous félicitons de l’implication grandissante des jeunes dans tout ce qui est en train de se faire dans le domaine, même s’il y a là aussi des efforts à faire de la part des départements concernés, notamment les ministères Jeunesse, Affaires Sociales, Santé, en particulier ».

Propos recueillis à Conakry par
Cheikh Aidara


Les Etats membres sur les bancs de la 6ème Réunion du Partenariat de Ouagadougou

Distribution de notes entre bons, moyens et mauvais élèves, à la 6ème réunion du Partenariat de Ouagadougou qui s’est ouverte mardi 12 décembre 2017 à l’hôtel Sheraton Grand Conakry, en République de Guinée. Une rencontre qui a regroupé le gotha de la santé en Afrique de l’Ouest et du Centre, mais aussi des partenaires techniques et financiers. La conférence s’est penchée sur le bilan contrasté des engagements pris par les Etat membres lors de la rencontre de Londres en juillet dernier par rapport à l’accélération de la planification familiale.

Table officielle (Photo Aidara)

La 6ème réunion du Partenariat de Ouagadougou a été ouverte mardi 12 décembre 2017 à Conakry, sous le thème «Autonomisation des femmes et révolution contraceptive » par le Premier ministre de Guinée, M.Mamady Youla. Au cours de son discours, le chef du gouvernement guinéen s’est réjoui du choix porté sur son pays pour abriter cette importante rencontre. Elle marque selon lui un tournant décisif pour atteindre l’objectif de garantir à tout citoyen guinéen l’accès aux produits contraceptifs. M.Youla s’est engagé, au nom du Président Alpha Condé, à faire de la planification familiale une réussite dans son pays.

Auparavant, le ministre guinéen de la Santé et de l’Hygiène Publique, M.Abdourahmane Diallo, a reconnu la mauvaise performance de son pays par rapport aux objectifs du Partenariat, soulignant toutefois «une amélioration significative avec la dernière enquête mixte de 2016 qui montre une tendance positive ». Pour lui, beaucoup d’efforts restent à faire pour améliorer le niveau des indicateurs, soulignant la forte mortalité maternelle et infanto-juvénile en Guinée, avec un indice synthétique de 6 enfants environ par femme.

Succédant aux ambassadeurs de France et d’Allemagne, le Directeur régional de l’UNFPA en Afrique de l’Ouest et du Centre, M.Mabingué NGom a déclaré « nous sommes réunis aujourd’hui à Conakry pour échanger sur les progrès que chacun des pays et organisations membres du PO ont fait durant ces 12 derniers mois mais également apprendre les uns des autres« . Selon lui, il n’y a pas d’autre moyen d’atteindre les conditions d’un développement durable que d’aller vers la capture du dividende démographique, soulignant que «pour ce faire, il nous faut investir dans la jeunesse». Et d’ajouter «puisque la planification familiale est reconnue comme un investissement essentiel pour la réalisation du dividende démographique, il s’agit également d’un investissement pour la paix, la sécurité et la stabilité».

Les Plénières
Les 400 invités du Partenariat de Ouagadougou ont par la suite suivi plusieurs communications, dont un focus sur «Résultats et perspectives des interventions de la PF en Guinée » présenté par Dr. Mamady Kourouma, Directeur de la Santé familiale et de la Nutrition, avec plusieurs sous thèmes,  «Interventions réussies pour augmenter l’accès aux service de la PF en Guinée», par Dr.Madina Rachid, «Utiliser les espaces des jeunes pour améliorer leur implication dans la PF » présenté par Fassouma Sanoh de la société civile et «Résultats de l’enquête CAP et autonomisation des femmes » par Dr.Ibrahima Barry de la coopération allemande.

Vue partielle de la salle (Photo Aidara)

Au cours de cette première journée, les participants ont également suivi une session sur «Accélération vers 2020 », avec l’intervention de Mme Fatoumata Sy, Directrice générale de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou, qui a salué «la volonté du président Alpha Condé de hisser la question du dividende démographique parmi les priorités de l’Union Africaine ». Elle a aussi déclaré que «la capture du dividende démographique repose non seulement sur l’éducation et l’emploi des jeunes, y compris les jeunes filles, mais aussi et surtout sur la planification familiale».

Mais la réalité des engagements pour le repositionnement et l’accélération de la PF dans les États membres du Partenariat de Ouagadougou reste alarmante. Selon Mme Fatoumata Sy, des défis importants plombent encore les efforts au niveau de l’Afrique de l’Ouest, citant «un fort taux de mortalité maternelle, des services statistiques de fécondité les plus élevés au monde, des plus grands besoins contraceptifs non satisfaits dans le monde, des plus forts taux de mariage d’enfants et de surcroît, du statut  social et économique de la femme qui reste bas et le financement des programmes  de santé et de la reproduction toujours fortement dépendants de l’aide extérieure ».

Parmi les bons élèves du Partenariat de Ouagadougou, trois pays se sont détachés du lot, notamment le Burkina Faso, le Bénin et la Côte d’Ivoire, cités comme les bons élèves. La Mauritanie et le Togo font partie des élèves moyens tandis que le Sénégal, la Guinée, le Niger, le Tchad et le Mali sont dans le rouge.

Cheikh Aidara
Conakry