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A Conakry, les pays du PO débattront de l’autonomisation des femmes et de la révolution contraceptive

Conakry abritera du 12 au 14 décembre 2017 la 6ème réunion du Partenariat de Ouagadougou (PO) sur le thème «l’autonomisation des femmes et la révolution contraceptive ». A ce titre, un communiqué de presse dont la teneur suit, a été publié et diffusé à large échelle.

Né de la volonté commune de 9 pays de l’Afrique de l’Ouest Francophone et de différents partenaires techniques et financiers, le Partenariat a pour but d’accélérer les progrès dans l’utilisation des services de Planification Familiale (PF).

Depuis sa création, des progrès ont été notés dans l’accès aux moyens de contraception. Entre 2012 et 2016, le nombre de femmes sous méthodes contraceptives dans les pays du Partenariat est passé de 3.000.000 à 4.720.000, soit une augmentation de près de deux millions de femmes additionnelles. En 2016, le Partenariat de Ouagadougou est entré dans sa phase d’accélération qui prévoit d’atteindre 2.2M d’utilisatrices additionnelles d’ici 2020.

Afin d’assurer le suivi de la mise en oeuvre des plans d’action, les 9 pays membres du Partenariat de Ouagadougou ainsi que leurs partenaires se rencontrent chaque année depuis 2012 pour échanger sur leurs intérêts communs et partager les résultats et contraintes rencontrés.

A ce jour, le Partenariat a tenu cinq réunions annuelles. Chacune de ces réunions a marqué un tournant décisif pour la promotion de la Planification Familiale en Afrique de l’Ouest Francophone.

La 5ème Réunion Annuelle du Partenariat de Ouagadougou qui a eu lieu à Abidjan du 12 au 14 décembre 2016 a été une occasion de faire un état des lieux du démarrage de la mise en oeuvre de la phase d’accélération conformément aux engagements pris en décembre 2015 à Dakar et d’établir les bases des prochaines actions pour une meilleure accessibilité aux services de la planification familiale. Le thème retenu était : « Promouvoir la contraception c’est garantir un meilleur avenir des jeunes ». Au cours de cette même année on recensait 4.720.000 de femmes utilisatrices de méthodes de contraception moderne dans les 9 pays francophones de l’Afrique de l’Ouest. Ceci représente une croissance de 1.306.000 d’utilisatrices additionnelles de méthodes modernes depuis 2011.

Cette année, Conakry abritera du 12 au 14 décembre, la 6ème réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou. Le thème fédérateur retenu sur une base participative est : Autonomisation de la Femme et la Révolution Contraceptive.

Ce thème central présente plusieurs enjeux importants pour le PO. Tout d’abord, celui de l’amélioration du statut de la femme et par ricochet sa santé, car la PF contribue de 30% à la réduction de la mortalité maternelle. Ensuite, celui de la liberté de choix, car le développement est un processus d’expansion des libertés qui doit profiter à tous, hommes et femmes (Sen,2009). Et enfin, celui économique qui reconnaît que l’autonomisation de la femme est un atout pour le développement économique.

Environ 350 personnes participeront à cette réunion parmi lesquelles des délégations des pays du PO constituées des représentants des gouvernements, des jeunes, des religieux, des journalistes et des OSCs, des représentants des bailleurs de fonds, institutions régionales, des partenaires techniques, des parlementaires et maires, et des acteurs du secteur privé.

Cette 6ème réunion annuelle sera à nouveau l’occasion pour ces divers participants, membres du PO de faire un bilan sur les progrès réalisés durant l’année 2017, de répondre aux questionnements soulevés l’an dernier à Abidjan, de discuter des défis communs comme l’effectivité du partenariat et de la coordination au niveau national et régional, les échanges entre pays, la mise en oeuvre des initiatives à hauts impacts visant à soutenir les plans d’action nationaux, et de s’accorder sur les perspectives de l’année 2018 afin de consolider les acquis du PO et améliorer la tendance progressive vers l’atteinte de l’objectif de 2020.

A propos du Partenariat de Ouagadougou

Le Partenariat de Ouagadougou a été lancé en février 2011, lors de la Conférence régionale sur la Population, le Développement et la Planification Familiale : l’urgence d’agir, qui s’était tenue dans la capitale du Burkina Faso. Il mise sur l’engagement des gouvernements, une meilleure coordination entre les bailleurs de fonds pour optimiser leurs soutiens aux pays, une accélération de la mise en oeuvre des interventions à haut impact et également sur une collaboration et coopération aux plans national et régional pour remédier au taux élevé des besoins non satisfaits en matière de planification familiale. Le Partenariat de Ouagadougou compte neuf pays membres : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo.

Contact Presse

Marie Ba, Chargée du Plaidoyer et des Relations Externes

Tel: (221) 33 869 70 29

Email: mba@intrahealth.org


Visa for Music, un rush sur les musiques du monde au cœur de Rabat

Pendant quatre jours, du 22 au 25 novembre 2017, Rabat a vibré au son des musiques d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Europe, grâce au festival Visa For Music dont la 4ème édition qui vient de s’achever a drainé des centaines d’acteurs culturels venus de 85 pays qui ont répondu cette année à l’appel de l’équipe de Brahim Mezned, fondateur du festival. Concerts, conférences et expositions ont jalonné cette édition qui a plongé la capitale marocaine dans un continuum, avec des journées attachées aux nuits.

Lors d’un concert au Théâtre Mohamed V -Crédit photo Aidara

Artistes, producteurs, managers et groupes se bousculent désormais aux portes de Visa For Music et pour participer à l’un des plus grand rendez-vous musicaux du continent africain, plus d’un millier de candidatures. De quoi donner du fil à retorde au jury qui a dû jouer de toute la rigueur de ses membres pour choisir cette année, une quarantaine de groupes du Maghreb, d’Afrique, du Moyen-Orient et du reste du monde. Pour le président-fondateur de Visa For Music, Brahim Mezned, «le marché annuel des musiques du monde qu’est Visa For Music devient un rendez-vous important des professionnels de la musique ». Grâce à ce festival, selon lui, Rabat s’impose comme la capitale africaine des arts et de la culture.

Si le splendide Théâtre Mohamed V a abrité le speed meeting, avec ces dizaines d’exposants, mais aussi des concerts sur son esplanade et dans son immense salle des spectacles d’une capacité de dix milles places, d’autres lieux ont servi de lieux pour les multiples évènements qui ont marqué Visa For Music, notamment, l’Institut Français de Rabat, la Villa des Arts, l’Institut Cervantes, le Club café et cinéma «La Renaissance » et enfin le Hiba Lab.

Avant-scènes

En avant-scènes du festival, un carnaval parade animé par un groupe marocain et un autre des Caraïbes a ouvert le show du festival, le 22 novembre, suivi d’une conférence inaugurale organisée à l’hôtel Terminus où logeaient la plupart des journalistes accrédités. Younes Boumehdi, président de la Fondation Hiba, parrain de Visa For Music, est revenu sur l’importance du festival, véritable facteur d’échanges et de rencontre entre musiciens, a-t-il déclaré en substance. Pour sa part, Brahim Mezned a mis l’accent sur la richesse de la programmation et la forte présence de la communauté africaine.

Groupe de batteurs marocains (Crédit photo Aidara)

Autre facette de l’avant-scène, les hommages rendus à des figures des industries créatives, notamment Mamou Daffé, président du Festival sur le Niger et du réseau panafricain Arterial Network, Vincent Ahehehinnou, membre fondateur et porte-parole de l’orchestre  Poly-Rythmo, Khadija Badaoui, artiste vétéran et figure contemporaine de l’art du Mersaoui, et enfin, Tabu Osusa William, figure emblématique de la musique en Afrique de l’Est.

Showcases
Parmi les présentations musicales ou showcases qui ont marqué la 4ème édition du festival Visa For Music, le groupe «3MA », un trio formé par le Marocain Driss Maloumi, le Malien Ballaké Sissoko et le Malgache Rajery dont les spectacles au son de la kora ont remué les âmes. Le festival a également produit une voix féminine exceptionnelle, Marema Fall, jeune artiste et nouveau talent de la musique sénégalaise. Le Maroc a surtout fait connaître ses surdoués, à l’image de Fayçal Azizi, comédien, auteur-compositeur, interprète et animateur radio, originaire de Tetouan, le Dj Khalil Betamallem, le duo Camil Kanounni et Mamoun Iraqui Houssaini du groupe «MAcAM » de Fès, le rappeur Rbati Younes Taleb, entre autres.

Un des nombreux concerts du festival (Crédit photo Aidara)

Le monde arabe était aussi bien présent à travers  «YUMA », le duo tunisien, Sabrine Jenhani et Ramy Zohlemi, le compositeur et pianiste palestinien Faraj Suleiman et la première DJ palestinienne de Ramallah, Sama.

Présent également, l’Extrême-Orient avec le groupe turc, «Kardes Türküler » qui a littéralement conquis le public du Théâtre Mohamed V lors de la clôture du festival. Il y a les Iraniens avec le groupe Aïda et Babak Quartet, né de la rencontre entre la chanteuse-violoniste Aida Nosrat et le guitariste Babak Amir Mobasher, mais aussi leur compatriote Ali Asghar Rahimi, le virtuose chanteur et joueur du luth. Il y a eu également, le groupe libanais «The Wanton Bishop » de Nader Mansour ou encore le trio jordanien du groupe «El Morabba 3 » bien inspiré du rock alternatif et du post-rock des vingt dernières années. L’Egypte était aussi présente à travers Hisham Kharma, musicien, directeur artistique et entrepreneur social, également l’Algérie avec Raina Raï la légende vivante du Raï.

L’Afrique était aussi bien représentée à travers notamment l’artiste gabonaise, Queen Koumb, le camerounais Armand Biyag, le guinéen Sekou Kouyaté, la cap-verdienne Elida Almeida. Parmi les groupes africains qui ont tenu la scène, Mokoomba du Zimbabwé.

La diaspora été bien présente elle-aussi lors de ce festival, à travers les prestations du groupe franco-marocain AYWA, mais aussi le célèbre guitariste américano-tchadien Caleb Rimtobaye qui a collaboré avec des célébrités comme Rihana ou Chris Brown, ou encore la franco-tunisienne Miss Ness.

Le festival Visa For Music a aussi reçu des musiques venus du vieux continent, avec la présence de groupes, de producteurs et managers évoluant en France, en Espagne, en Portugal, en Belgique, en Italie et dont la plupart travaillent avec des artistes africains.

La musique des Iles a aussi baigné le festival avec les sonorités venues de Trinidade et Tobago, notamment avec le groupe Jouvay Fest, ou encore le groupe martiniquais Roro Kaliko et le groupe Jysse de la Nouvelle Calédonie. En parallèle, le Sahara et ses mystères ont donné une toute autre couleur au Visa For Music avec le groupe Tarwa N’Tiniri, le groupe Gnawa Racines, Jbara, Taragalte.

Nourriture de l’esprit
Si la musique nourrit l’âme, les conférences sur la musique nourrissent l’esprit. Aussi, Visa For Music a également développé une série de conférence sur des thèmes aussi variés : «comment apporter un soutien aux arts du spectacle au Moyen-Orient », «de l’informel au formel, les enjeux actuels et futurs des industries créatives et leur place dans l’élaboration des politiques culturelles », «les bureaux d’experts de la musique, des outils efficaces au service de la promotion culturelle », «la nouvelle scène  africaine et moyen-orientale, le son du futur ? » , « «la culture et l’art comme facteurs de paix sociale ».

« Art et musique facteurs de paix » conférence (Crédit photo Aidara)

Ces conférences ont été animées par d’éminents spécialistes, à l’image de Mamou Daffé d’Arterial Network, Moulaye Ahmed Alami, directeur Jazzablanca et trésorier de l’Association marocaine des entrepreneurs du spectacle vivant, Hicham Abkari, directeur du Théatre Mohamed V, Monza, musicien et opérateur culturel de Mauritanie, pour ne citer que ceux-là.

Le festival a aussi abrité des ateliers de formation en logistique des programmations, management d’artistes,  le digital, etc.

Ça prend de l’ampleur

Le festival Visa For Music devient au fil des ans une grosse machine qui risque de drainer encore plus de monde. Si lors de cette 4ème édition, le jury s’est empêtré à dépouiller plus d’un millier de candidatures, les années à venir risquent de se transformer en un véritable rush. Car le festival attire de plus en plus de monde à la recherche d’opportunités. Les stands d’exposition ont été littéralement submergés par les chasseurs de bons partenariats. L’occasion pour les uns et les autres de découvrir ce qui se fait ailleurs.

Stand N°225 (Crédit photo Aidara)

Le Stand N°225 d’Arterial Network, ce réseau panafricain dynamique composé d’organisations non gouvernementales, d’institutions, d’entreprises de l’économie créative, de festivals et d’artistes individuels, a connu plusieurs visiteurs venus s’enquérir de ses domaines d’activités et des opportunités qu’elle offre. A l’instar des autres stands, le réseau a joué sa partition lors de cette édition. Il continue sa contribution pour nourrir cette industrie musicale qui se construit à partir de quelques capitales africaines et européennes, comme le MASA en Côte d’Ivoire, le Womex à Berlin ou Visa For Music à Rabat.

Cheikh Aïdara
Rabat,
le 26 novembre 2017


DE L’ASAC CONCORDE A LEVANTE.UD Hacen El Id le premier Mauritanien à disputer la Copa Del Rey Espagnole

L’ex sociétaire de l’ASAC Concorde, HACEN EL ID est le premier joueur Mauritanien à fouler les pelouses Espagnoles en disputant un match de la Copa del Rey.

Hacen El Id

En effet, le Concordien a été déjà convoqué pour la  première fois lors du  match de la liga : UD LAS PALMAS Vs LEVANTE UD (0-2) du Dimanche 19 Novembre 2017 ; Cette fois ci le jeune Mauritanien a disputé sa première rencontre professionnelle (titulaire et sur plus d’une heure de jeu) ce Mardi 28 Novembre 2017 face à GIRONA lors du match retour des 8emes de finale de la Copa Del Rey ; cette rencontre s’est soldée par un match nul(1-1) mais au bout la qualification de Levante UD aux ¼ de finale car elle s’était imposée par 2 buts à 0 lors du match aller .

 

Rappelons que ce joueur est issu du transfert de l’ASAC Concorde à LEVANTE en Janvier 2016 dont les montants de transferts (75.000 Euros) ont été détournés par le Président de la FFRIM qui depuis lors a mis en place des mécanismes de prise en otage  « du club de football de l’ASAC Concorde »  via ses complices (3 ex membres du comité directeur de l’Asac Concorde) qui jusqu’à nos jours servent de boucs émissaires de gestion temporaire du club de football de l’ASAC Concorde.

 

Notons que les dirigeants légitimes de l’ASAC Concorde réunis autour de leur président        le Dr Ba Mouhamadou sont fiers d’être les premiers exportateurs des joueurs Mauritaniens de façon efficiente en Europe (Abdoulaye Sileye Gaye dit PALAYE, Hacen El Id et Aly Abeid) et en Asie (El Moustafa Diaw).

 

Enfin, l’ensemble des dirigeants légitimes de la Concorde adressent leurs chaleureuses félicitations au pionnier du football Mauritanien en Espagne Hacen El ID  et sont par ailleurs déterminés à aller jusqu’au bout en exploitant tous les moyens de justice au niveau national et international afin de retrouver leur droit.

Source : ASAC Concorde


Rabat, entre le must et le rustique

Le Maroc est un pays formidable. Rabat, la capitale, avec ses belles avenues, ses splendides immeubles, sa belle architecture, ses foisonnantes terrasses qui ne dorment jamais, ses magasins aux articles bien achalandés et ses splendides mosquées, mais aussi son réseau routier et son chemin de fer, surtout son fameux tramway, n’ont rien à envier à Paris, Madrid, Londres ou Bonn. Plusieurs migrants africains s’y  sont d’ailleurs installés, y trouvant finalement un pan recherché de mirage occidental.

Un cireur de Rabat (Photo Aidara)

Rabat est un grand carrefour des arts et de la culture. Beaucoup d’artistes africains, fuyant les régimes d’oppression chez eux, y ont trouvé en même temps un refuge sûr et une source inépuisable d’inspiration. On y rencontre des artistes confirmés et des journalistes culturels de toutes les nationalités, attirés par l’environnement de créativité qui baigne le Royaume. On y rencontre également des artistes paumés qui ont raté le coche, telle cette ancienne artiste devenue clocharde, à cause d’une maladie, fait-elle comprendre.

Tout cela est dactylographié dans un bout de papier qu’elle dépose gentiment, sourire aux lèvres, sur la table des clients. Mais si le corps est malheureux, il se dégage d’elle un sourire malicieux et cette grâce majestueuse des habitués des grandes scènes.  Le festival «VISA FOR MUSIC » qui vient de baisser les rideaux le samedi 25 novembre 2017 après quatre jours et trois nuits de folie, dans l’étincelant Théâtre Mohamed V,  a permis à cette faune venue d’ici et d’ailleurs de se fondre dans une parfaite communion d’âme, entre concerts, expositions et conférence.

Le Maroc, c’est surtout une tolérance religieuse et morale à nul autre pareil dans le monde arabe. Ici, les filles peuvent déambuler, cheveux au vent, en jean moulant,  ou s’emmitoufler dans leur burka en toute pudeur.  Dans la capitale marocaine, on peut en effet croiser de fervents croyants sortant à l’aube de la mosquée de la Médina, et tomber quelques mètres plus loin, sur des scènes ludiques, tel cet ivrogne, la langue pâteuse, rouspétant contre un magasinier qui l’empêchait de cuver son vin en le chassant à coups de balai au petit matin.  Un mélange de permissivité, de ferveur religieuse et de libertinage non ostentatoire. Sans gendarme de conscience.

Rabat, c’est surtout quelques vestiges du 18ème  siècle, mélange d’art baroque et de scènes de vie qui vous rappellent l’Europe des Lumières, un zest d’Orient lorsque Bagdad inondait le monde de son savoir, un brin d’Andalousie avec ses soirées musicales,  un coin retrouvé de l’Asie, de ses sonorités langoureuses. Les cireurs de chaussure avec leur caisse en bois ciré et leur repose pied, n’ont jamais exercé ici un métier considéré ailleurs comme mort un certain temps, puis ressuscité. Contrairement à d’autres pays où la profession est dévolue aux enfants, ici c’est le domaine des vieux. Tous ceux qui transportent leur boîtier aux alentours de la splendide avenue Mohamed V et qui viennent dénicher les souliers jusqu’en dessous des cafés, sont d’un certain âge. Un clin d’œil à Marcello Faraggi, cet ancien journaliste devenu en 2015 cireur de chaussures parce que comme il le dit ; «J’ai toujours aimé soigner le cuir, c’est magnifique de soigner et ne pas jeter les choses ».

Rabat, c’est aussi les bouquinistes dont le trésor étalé à même le sol, révèle parfois des titres qui vous rappellent, nostalgiques, quelques lectures d’ados.  Un tableau qui a presque disparu des rues de Nouakchott connu dans les années 70-80 comme le refuge attitré des lecteurs assidus des BD, des SAS, des Guy des Cars, aux alentours de ce qui fut le plus grand immeuble de la capitale, Afarco, aujourd’hui réduit à un nain.

Dans les avenues bondées de Rabat, où le jour et la nuit se confondent, le restaurant «Les Voyageurs » adossé au vieux souk, offre du Hariri originel et le couscous du vendredi. Un parfum du Maroc des années 20 mélangés aux cris des danseurs de rue et les onomatopée joyeux et tonitruants des vendeurs à la criée.

Si Rabat offre de la joie et du bonheur, il a aussi sa mauvaise conscience, toutes ces femmes, bébés sur les genoux, ses vieux au dos cassé, qui vous tendent la main, pour y recevoir parfois, à défaut de pauvres piécettes en dirham, le mépris de ceux qui savent beaucoup dépenser et peu offrir.

Cheikh Aidara