aidara

Ould M’Kheïtir, le brûlot mauritanien

Je pense que la société mauritanienne, recluse dans un carcan idéologique vieux de 7 siècles aussi bien dans sa conception de l’Islam que dans son classicisme poétique préislamique et sa vision des rapports sociaux, avait besoin d’un Birame Dah Abeid, ou d’un Ould M’Kheïtir, pour qu’elle se rende compte combien est archaïque le monde dans lequel elle s’est enfermée. Depuis quelques jours, la rue mauritanienne aussi bien les réseaux sociaux qu’Internet s’enflamment au brûlot qu’est devenu Ould M’Kheïtir, tant et si bien qu’on se demande, comment un écrit aussi mal ficelé dans sa construction que dans son argumentaire, peut ébranler tout un pays, déchaîner tant de passion et incendier tant de conscience, jusqu’à devenir une affaire d’Etat.

Pourtant, la plupart de ceux qui se réclament gardiens des Cieux, détenteurs omnipotents des clés du Paradis et de l’Enfer, distribuant les grâces d’Allah comme ils le font avec les médicaments périmés, les aliments avariés et les marchés du faux et de la contrefaçon, ceux qui se sont taillés de funestes réputations dans le détournement de dons des pays du Golfe destinés à des fins religieuses et sociales, n’ont même pas lu ce que Ould M’Kheïtir a écrit.

En réalité, l’autodafé de Riadh pleinement assumé par le descendant d’esclave Birame Dah Abeid et le brûlot lâché par le forgeron Ould M’Kheïtir, n’auraient jamais connu une telle ampleur s’ils avaient émané de personnes bien nées. Eux, parce qu’issues de classes serviles et de castes n’ayant pas droit au chapitre du religieux, ce sont des mécréants et des ennemis de l’Islam qu’il faut décapiter, là, ce sont des âmes bien nées, victimes du diable, des «Mejdhoubs », un peu dérangés qu’il faudrait ramener à la raison à coups de talismans ou de congés luxueux auprès de quelques saintetés.

Ce qui en réalité a fait la Saga de ces deux affaires qui ont sérieusement secoué le cocotier salafo-wahabite des rigoristes conservateurs, jusqu’à leur fournir le combustible nécessaire à leurs propres calculs machiavéliques à travers l’embrigadement des masses incrédules, c’est aussi bien le régime en place que son opposition, toujours à la recherche d’une bonne bourse politique.

Rappelez-vous des deux sorties de Mohamed Abdel Aziz, aux portes du Palais présidentiel, recevant les masses hystériques et jouant au Commandeur des Croyants, avec ses accoutrements et ses turbans salafistes. Dans le cas de Birame Dah Abeid en 2012 comme dans le cas de Ould M’Kheïtir en 2014, il avait jeté à titre de promesse aux foules déchaînées sous ses pieds, la tête des deux imposteurs. Le pouvoir a ensuite permis, sinon même encadré, tous les meetings que les prétendus «défenseurs du Prophète»  de la Nosra, ont organisé pendant plusieurs mois, vendredi après vendredi, jusqu’à prendre la forme d’une fête foraine, là où les harangueurs rivalisèrent à la bourse de la haine, face à la mosquée Ibdn Abass.

Ces rassemblements dominés par l’odeur du sang, l’appel au meurtre et les menaces à l’autorité de l’Etat, étaient assez atypiques pouf un pays qui se dit moderne, membre de surcroît des Nations Unies dont il a ratifié tous les traités et conventions. Ces foules hystériques rappelaient même à bien d’égards, les pogroms qui faisaient jadis l’apanage des cirques de Rome, quand juché sur les estrades du Colysée, le César descendait son pouce, pour la mise à mort du gladiateur vaincu. Sauf que le pouce de Mohamed Abdel Aziz était un pouce menteur. Birame Dah Abeid est sorti de prison pour emprunter les allées menant vers la présidence de la République, et Ould M’Kheïtir a été presque gracié. D’où ce sentiment de trahison des masses déçues par les promesses non tenues du Guide spirituel que Mohamed Abdel Aziz tentait d’incarner, surfant au gré de ses intérêts sur la fibre islamique.

Mais Nosra, cette organisation des faux amoureux du Prophète (PSL) n’en a pas aussi mené large. Dirigé par un avocat ripoux objet de moult poursuites judiciaires, d’un érudit chantre de l’immobilier au rabais qui est en train de préparer un véritable subprime en Mauritanie et d’un charlatan objet de multiples accusations de viols en série, la Nosra a été laminée par des scandales répétés et des rivalités de clocher.

L’opposition en perte de repère et de vitesse a aussi géré l’affaire des livres incinérés du Fiqh, que le mouvement IRA et son président Birame considèrent comme le «Code noir de l’esclavage » ainsi que celle de Ould M’Kheïtir, au gré des humeurs de la rue. Loin de leurs référentiels de base que  les multiples échecs politiques ont dépouillés de leur substance. Hier, ils ont condamné Birame, l’ont voué aux gémonies et sont descendus jusqu’à l’intellect du charretier analphabète et bédouin. Aujourd’hui, ils l’élèvent au rang de voix autorisée, de chantre de la lutte pour la liberté et les droits de l’homme, un allié politique désormais figure emblématique au cours de tous leurs rassemblements.

De la même manière, ils ont condamné la décision de la Cour d’Appel de Nouadhibou et la libération de Ould M’Kheïtir. En se joignant aux vampires assoiffés de sang du jeune forgeron, en réclamant sa tête contre le droit international et le droit mauritanien, l’opposition mauritanienne perd sa crédibilité sur le plan mondial après l’avoir perdu sur le plan interne.

Cheikh Aïdara


Plus de 3 milliards d’UM pour la PF en Mauritanie

Dans le cadre du Plan d’action 2014-2018 pour le repositionnement de la Planification Familiale (PF), le gouvernement mauritanien prévoit plus de 3 milliards d’ouguiyas (soit  environ 12 millions de dollars U.S).

Revue à mi-parcours du Plan d’action 2014-2018 pour repositionner la PF en Mauritanie (Photo Aidara)

La Mauritanie lutte depuis des années sur l’accélération de la PF pour la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile. Les consultations dans ce domaine s’accélèrent.

Repositionner la PF
«En matière d’accélération de la PF, la Mauritanie a dépassé les engagements du Partenariat de Ouagadougou » selon Dr. Mohamed Lemine, expert au Programme national de la santé de la reproduction (PNSR). Selon lui, «au lieu des 48.000 nouvelles utilisatrices en 2018, elle en est à 55.000 utilisatrices additionnelles».

Cette déclaration a été faite lors d’une revue à mi-parcours du Plan d’action national budgétisé (PANB 2014-2018) du 24 au 27 octobre 2017 en présence de professionnels de la santé, d’experts et des membres de la société civile. «Mais des défis restent, avec des indicateurs encore inquiétants », selon le Coordinateur du PNSR, Dr.Sidi Mohamed Ould Abdel Aziz, qui cite un taux de mortalité maternelle de 582 pour 100.000 naissances vivantes, un taux de mortalité néonatale de 29 pour mille et un taux de mortalité infanto-juvénile de 54 pour mille (MICS 5).

«Ces drames sont évitables, car l’espacement des naissances réduit de 30% la mortalité maternelle » a-t-il indiqué, louant les efforts consentis dans ce cadre, «car de 11% en 2013, le taux de prévalence contraceptif est passé à 17,9% en 2015 (MICS 5) avec un objectif de plus de 18% d’ici 2018 » a-t-il ajouté. Le plan d’action mentionne cependant «une demande de 44,8% et des besoins non satisfaits en matière de PF encore forts, de l’ordre de 33,6% (MICS 5)».

«Malgré une volonté politique insuffisante et un engagement frileux des religieux, la révolution des mentalités par rapport aux avantages de la PF fait son chemin», selon une participante. Cette conviction est partagée par le Plan d’action et la Déclaration de Politique nationale de la Population qui mettent l’accent sur «l’avantage de la maîtrise de la fécondité sur les secteurs socioéconomiques ».

Obstacles
Parmi les obstacles aux résultats escomptés, l’accès géographique, le faible engagement des décideurs et acteurs influents, l’insuffisance des ressources, y compris celles de l’Etat pour la PF, la non implication des hommes, des jeunes et des adolescents,  l’insuffisance en matière législative et réglementaire. L’adoption récente par le Parlement de la Loi sur la Santé de la Reproduction  (SR) a été ainsi considérée comme une avancée. Un décret d’application de la loi est en préparation.

Financement de la PF
Il a été rappelé les 15 Millions d’UM de la ligne budgétaire destinée en 2015 à la sécurisation des produits de la santé de la reproduction (SPSR) non utilisés la 1ère année, puis non renouvelé l’année suivante. «Pour la 3ème année, le Ministère de la Santé a promis de la doubler à 30 millions avec la loi de finance rectificative» a mentionné Dr.Mohamed Lemine.

Il a souligné que la Mauritanie devrait bénéficier de financements multilatéraux, avec l’USAID, 10 millions de dollars U.S et le Fonds d’incitation de l’OMS, 10 millions de dollars. La Mauritanie peine aussi à accéder aux fonds de l’Initiative FP 2020, «eu égard à la lourdeur des procédures » a encore indiqué Dr.Mohamed Lemine qui a lié la faiblesse des fonds internationaux reçus en matière de PF (environ 2,2 millions de dollars) au faible engagement politique. Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) reste à ce jour le principal partenaire du pays en matière de santé et de population, avec une fourniture pendant des années des produits contraceptifs à titre gratuit.

.Grogne de la société civile

Leader en matière de PF/SR en Mauritanie, l’Association mauritanienne pour la promotion de la famille (AMPF) par la voix de Yacoub Ould Ebnou, directeur de programme, a déploré la non-réalimentation des 15 millions d’UM de la ligne budgétaire de  2015 de l’Opportunity Fund destinés à la SPSR.

«C’est grâce à un plaidoyer en deux phases que nous avons pu décrocher ce financement» a-t-il déclaré, soulignant qu’ils ont pu obtenir «une augmentation de 33% mais la ligne budgétaire n’a jamais été réalimentée.» Selon lui, l’absence de volonté politique est manifeste, «car en 2016, le budget de la PF n’a pas été absorbé, et en 2017, il a été tout simplement supprimé».

Il considère l’engagement de l’Etat en matière de PF faible, «bien que le discours du président de la République à Néma sur les méfaits de la fécondité incontrôlée ait pu servir de déclic » rappelle-t-il.

Cheikh Aïdara


5ème Journée Super D 1 : Ksar et Police se neutralisent, Deuz fête sa première victoire

La deuxième partie de la 5ème journée du championnat de la Super D 1 s’est poursuivie dimanche 29 octobre 2017 sur la pelouse du Stade Cheikha Boydiya. Elle a opposé les moins classés du championnat national, AS Police (12ème), AS Ksar (13ème) et Deuz (14ème).

Les jeunes supporters du FC Teyssir et leurs bouteilles en berne. Que c’est dur de perdre ! (Photo Aidara)

AS Ksar contre AS Police : 2 buts partout

Les Ksarois et les Policiers se sont livrés à une véritable bataille de repositionnement dimanche sur la pelouse du Stade Cheikha Ould Boydiya. Un match palpitant qui a tenu le public en haleine jusqu’à la dernière seconde. C’est le Ksar qui a ouvert le score à la 44ème minute grâce à une belle tête de Mkhailigue Mohamed Saleck qui n’a laissé aucune chance au portier de la Police, Gaye Alassane.

A la reprise, la Police égalise à la 49ème minute sur pénalty transformé par Traoré Demba. Mais les protégés de Sid’El Moctar Ndiaye, entraîneur de la Police, ne fêteront pas entièrement ce but. Leur portier titulaire s’écroulait sur le gazon, au moment du but égalisateur. Les soigneurs n’ayant pas pu le remettre sur pied, il cèdera sa place au portier remplaçant, le jeune Baye Samba. Alors que Toldo s’égosillait sur les gradins pour pousser ses poulains du Ksar, la Police par l’intermédiaire de Ngoudé Moussa Niang venait crucifier le gardien de but ksarois, Sidibé Ahmed à la 61ème minute. Score 2 buts à 1 en faveur de la Police.

Puis, les chutes simulées se multiplièrent dans les rangs de la Police, histoire de grignoter sur le temps et conserver la maigre avance que les virevoltants attaquants du Ksar tentaient sur chaque contre de combler.

A la 65ème minute, l’entraîneur du Ksar, Sneïdry fit entrer en même temps deux jokers, Sadena Mahmoud et Sid’Ahmed El Mane, à la place de Seck Sérigne Bassirou et Mohamed Meïssane. Côté Police, Habib Yeslem faisait son entrée contre la sortie de Sow Aly Amadou, en même temps que l’équipe perdait son défenseur Coulibaly Khalifa, expulsé par l’arbitre pour jeu dangereux. Réduit à 10, la Police allait subir l’assaut du Ksar qui parviendra à coups de boutoir, à égaliser à la 75ème minute par l’intermédiaire de son attaquant de pointe, Beily Mohamed Nouh. Un but d’anthologie marqué après un contrôle orienté de la poitrine dans la surface de réparation. Le portier de la Police, Baye Samba ne put que constater les dégâts.

Les occasions nettes de scorer étaient en fin de période, la meilleure chose que les attaques des deux équipes se partagèrent. Certaines parmi ces occasions, comme celles ratées par Sid’Ahmed El Mane du Ksar à la 88ème sont celles qui peuvent faire tomber les entraîneurs en syncope.

C’est sur ce match nul 2 buts partout, que l’arbitre de la partie a mis fin à la rencontre qui laissa au public un goût d’inachevé.

Deuz s’offre sa première victoire

Traînant dangereusement à la 14ème et dernière place du classement du championnat national avec un seul point sur son compteur, l’équipe de Deuz s’est offert ses trois points grâce à sa victoire, 2 buts à 0 face aux Atarois de Teyssir qui en sont à leur seconde défaite après les victoires enfilées au cours des deux premières journées.
Ce match a pourtant livré tous les trésors du beau football, pour la plus grande satisfaction du public qui s’est régalé au cours des 90 minutes de jeu.

FC Deuz savoure sa première victoire (Photo Aidara)

Après un jeu équilibré marqué par une bataille pour le contrôle du milieu de terrain, la première alerte sérieuse ne se manifestera qu’à  la 42ème minute, lorsque le N°11 de FC Teyssir, Selem Id se retrouva seul à seul avec le gardien et rata son tir. Ce qui souleva un tollé de déception sur la tribune latérale gauche où s’étaient massés les supporters de l’équipe d’Atar, nouvellement promue en 1ère division dénommée Super D 1.

Jusqu’à la fin de la première période, les deux équipes ne s’offriront plus de sérieuses occasions de but.

A la reprise, El Id Mohamed fit son entrée à la place de Sidi Baba Alioune pour renouveler le milieu de terrain de Deuz. A la 61ème minute, l’équipe de Deuz passe à côté de l’ouverture du score. Son  buteur maison, Traoré Moussa, rata un but qui lui a été servi sur un plateau d’argent à l’intérieur de la surface de réparation. Un énorme gâchis qui souleva la tribune centrale. Mais ce n’était que partie remise, car le même Traoré Moussa se fera pardonner en inscrivant le premier but de la rencontre à la 70ème minute. Une reprise sur centre, beau geste technique qui fut largement apprécié par le public qui se délectait.

Puis, les deux équipes procédèrent à leurs remplacements d’usage, Atar pour revenir au score, Deuz pour conserver son avance ou creuser l’écart. C’est ainsi que le latéral droit de Deuz, Brahim  (N°17)  céda sa place à Thiam Mamadou (N°11) l’autre buteur de l’équipe, alors que l’entraîneur du FC Teyssir, Doudou Ly procédait à un double changement, Abdel Kader Abdel Vetah à la place du milieu offensif Demba El Housseinou et Al Awve Sid’Ahmed à la place de Sedene El Id.

Pendant près de dix minutes, les occasions nettes de but allaient d’un camp à l’autre. Des occasions de but dont la plupart devait aller au fond des filets. Mais la maladresse des attaquants des deux équipes continuaient à maintenir la pression au bord de la main courante mais aussi sur les gradins archi-comble du Stade Cheikha Ould Boydiya. La rencontre pouvait basculer à chaque instant, en faveur de l’une ou de l’autre des deux formations

Finalement, c’est l’équipe de Deuz, dont l’attaque se révéla la plus efficace, qui fera la différence en marquant son deuxième but, à la 92ème minute par l’intermédiaire de l’inamovible Traoré Moussa, auteur d’un doublé.

Avec ce but, l’équipe de Deuz pouvait enfin savourer sa première victoire depuis le début de la saison, ce qui l’extraie momentanément de la dernière place, alors que le Ksar s’enfonce en bas du tableau.

Cheikh Aïdara


5ème journée Super D 1 : le réveil de FC Tevragh-Zeina, la chute du leader et la correction de Kaédi

La 5ème journée du championnat national de la Super D1 s’est jouée ce samedi 28 octobre 2017 à Nouakchott, Nouadhibou, Zouerate et Kaédi, avec le retour  en lice du FC Tevragh-Zeina (FC TVZ) après une série de défaites, avec la première déconfiture de la Kédia de Zouerate qui trônait en tête du championnat, mais aussi avec la deuxième raclée de Kaédi, cette fois devant son public.

Match FC TVZ contre AJ Riadh (photo LNF)

FC Tevragh-Zeina broie l’AJ Riadh : 6 à 0
C’est une équipe de Tevragh-Zeina complètement rénovée en défense, qui a cartonné ce samedi 28 octobre au Stade Cheikha Boydiya du Ksar, à Nouakchott, face à l’AJ Riadh. Score final 6 buts à 0. Sur une suite de défaites depuis la 3ème journée, Birama Gaye devrait redresser la barre en  revoyant son écurie. C’est ainsi qu’il a fait appel à de jeunes défenseurs, Abderrahmane Brahim, Balla MBareck Bilal, Ibrassi et Mohamed Lemine Bilal, pour remplacer Cheikhna Varajou et Bocar Coulibaly, absents tous les deux sur la feuille de match, alors qu’Abdallahi Bilal et Diaw étaient relégués sur le banc de touche. Et la sauce a bien tenu.

Dès les premières minutes de jeu, ouverture du score sur pénalty transformé par Karamoko Traoré, auteur d’un doublé avec le troisième but inscrit en faveur de son équipe avant la pause. Auparavant, le jeune et talentueux milieu de FC TVZ, Sidi Brahim avait offert le 2ème but à son club.

Au retour des vestiaires, Yacoub Deyna va s’offrir un festival de buts, en inscrivant successivement à la 56ème et à la 67ème minute. Et peu avant le sifflet final de l’arbitre, le jeune Yeli Diarra, allait inscrire le but du break, le sixième. Belle opération du FC Tevragh-Zeina dont les performances commençaient à inquiéter les supporters, les dirigeants et le staff technique. Avec les trois points engrangés et cet important goal-average, les Galactiques de la Capitale se rapprochent des équipes de tête avec 7 points + 7.

Pendant tout le match, l’AJ Riadh n’a été que l’ombre d’elle-même, malgré les nombreuses constructions en attaque pour trouver une faille dans le dispositif défensif de l’adversaire et les nombreux changements opérés par le coach, Cheikh El Hacen Sow.

L’ASAC Concorde confirme face à la Garde : 1 à 0
En seconde période, l’ASAC Concorde qui est sur une belle pente de performances a battu l’AS Garde par la plus petite marge, 1 à 0. But inscrit dès la 15ème minute par le talentueux 10 de l’équipe, Niang El Hadj Malick qui après avoir été raccroché sur la surface de réparation est parvenu à se relever pour crucifier Aly Oumar Thiam, le portier de la Garde. Les Concordiens auraient même dû doubler la mise à la 21ème minute sur un pénalty sifflé en leur faveur. Niang El Hadj, chargé d’exécuter la sentence, enverra sa balle dans les bras du gardien.
Malgré les débordements magnifiques de l’ailier droit de la Concorde MBareck Mohamed, le score en restera là à la première mi-temps.
Au retour des vestiaires, la Garde va se faire menaçante et la Concorde va en profiter par marquer un deuxième but refusé pour hors-jeu.
Dans les dernières minutes du match, c’est la Garde nationale qui a failli à plusieurs reprises revenir au score, mettant le feu dans la surface de réparation des buts gardés par Babacar Harouna Traoré, le portier réserviste de l’équipe nationale. C’est le cas à la 60ème minute où il lui a fallu tout son génie pour repousser un coup franc assassin de Barry Seydou.  A la 75ème minute, la Garde a perdu une autre nette occasion, par l’intermédiaire de son attaquant de pointe, Fodé Traoré. Servi sur une passe lumineuse à l’intérieur de la surface, il rata son tir, faisant arracher les cheveux à son président, Ould Eleya. Dans les gradins, Thiarthiora, fervent supporter de la Garde s’égosillait pour pousser ses joueurs à aller de l’avant. Vers la 80ème minute, la Garde rata de nouveau le coach d’une égalisation méritée. La tête de Moctar Salem sur un beau service de Thiam Idrissa passa hors du cadre. A la 88ème minute, Harouna Traoré sauva pour la énième fois son équipe, en repoussant une balle de but du n°12 de la Garde, Barry Seydou. Au sifflet final de l’arbitre, la Concorde enrichissait son panier de trois nouveaux points, ce qui la place pour le moment deuxième au classement, juste derrière le FC Nouadhibou.

 A Zouerate, Kédia tombe devant Tidjikja

FC Tidjikja fête sa victoire sur la pelouse (photo libre)

Battue la semaine dernière par l’AJ Riadh, l’AS Tijikja qui a tapé plus de 700 kilomètres vers le Nord du pays, s’est payé une nouvelle santé en s’offrant  la Kédia, leader du classement et invincible depuis le début du championnat sur son terrain à Zouerate. Les coéquipiers de Hacen Teguedi n’ont pas fait dans la dentelle et ont broyé les miniers sur le score sans appel de 4 buts à 0.

A Kaédi ; FC Nouadhibou met fin au mythe de la citadelle imprenable de Diembé
En déplacement dans la capitale du Gorgol, FC Nouadhibou a mis fin au mythe de la citadelle imprenable, celle de l’AS Kaédi, invaincu jusque-là sur son propre terrain. Les poulains de Kalidou Bâ qui revenaient d’une défaite lourde la semaine dernière de Zouerate où la Kédia les avaient sévèrement corrigés, 4 à 0, semblent être restés prisonniers de la malédiction du 4. C’est en effet sur ce même score, qu’ils ont plié face à l’attaque de feu du FC Nouadhibou.

A Nouadhibou, la SNIM s’incline devant Kings
Les miniers de la SNIM se sont inclinés samedi 28 octobre à domicile à Nouadhibou devant les visiteurs, Kings de Nouakchott sur le score de 2 buts à 1. Après une victoire précieuse glanée à Nouakchott, la SNIM se fait ainsi surprendre par des Nouakchottois qui avaient partagé les points la semaine dernière devant le Ksar.

Dimanche 29 octobre, le stade Cheikha Boydiya abritera deux matchs, Ksar contre Police en première heure, puis en deuxième heure, Deuz contre Teyssir.

Cheikh Aîdara

CHAN 2018 : la place de l’Egypte en balance entre le Rwanda et l’Ethiopie

Finalement l’Algérie ne sera pas repêchée pour remplacer l’Egypte qui a désisté pour sa participation au CHAN 2018 prévu au Maroc. Les Egyptiens avaient avancé comme arguments les nombreux engagements de la sélection A et des autres clubs.

La Confédération africaine de football a décidé qu’un match de barrage opposera le Rwanda et l’Ethiopie avec une place au CHAN pour le vainqueur.

Grosse déception donc en Algérie dont l’équipe se croyait promue d’office après la correspondance envoyée par la Fédération égyptienne signifiant son retrait de la compétition africaine réservée aux équipes nationales locales et pour laquelle elle s’était qualifiée.

En effet, la presse algérienne voyait presque la CAF convier l’Algérie pour compléter la liste des 16 équipes.

A noter que le tirage au sort des groupes pour la phase finale aura lieu le 17 novembre 2017 à Rabat et la compétition se déroulera du 12 janvier au 4 février 2018.