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D’apostat à mécréant : Ould MKhaïtir n’est pas sorti de l’auberge

Ould mkheitir

Jugé en Appel le 21 avril 2016, après une condamnation à mort pour apostasie le 24 décembre 2014 par la cour criminelle de Nouadhibou, Mohamed Cheikh Ould MKhaïtir a été recondamné à la même peine. Mais les juristes estiment que la défense a remporté cependant une victoire en parvenant à requalifier les charges. D’apostat, il devient mécréant. Ce qui pour les profanes ne changent rien, puisque sa tête est toujours sous le billot, alors que pour les techniciens du droit, cela pourrait lui ouvrir la voie à une peine moins lourde devant la Cour Suprême qui devra se prononcer sur ce dossier incessamment.

Mohamed Cheikh Ould MKhaïtir a été jugé le jeudi 21 avril 2016 devant la Cour d’Appel de Nouadhibou. Son procès très suivi aussi bien par l’opinion nationale qu’internationale, s’est terminé par une confirmation de la peine de mort prononcée contre lui en première instance, devant la cour criminelle de Nouadhibou, le 24 décembre 2016 avec requalification des faits. Il n’est plus considéré comme apostat, mais mécréant, ce qui sur le plan de la peine prévue ne change rien, car la peine de mort reste suspendue sur sa tête. Seulement, les juristes estiment qu’avec cette requalification, Ould MKhaïtir pourrait bien voir sa peine réduite considérablement par la Cour Suprême qui vient d’être saisie par la défense assurée par Me Fatimata MBaye. Devant la Cour d’Appel de Nouadhibou, Ould MKhaïtir a renouvelé son repentir, rappelant que lors de sa première comparution, les magistrats avaient fait la sourde oreille, faisant fi de son repentir pourtant prévu dans l’article 306 du Code pénal mauritanien qui stipule que «tout musulman coupable du crime d’apostasie sera, à moins qu’il ne se repente au préalable, puni de la peine de mort…S’il se repent avant l’exécution de cette sentence, le parquet saisira la Cour Suprême, à l’effet de sa réhabilitation dans tous ses droits».
Cette condamnation qui vient d’être confirmée par la Cour d’Appel de Nouadhibou a de nouveau suscité l’indignation des défenseurs des droits de l’homme aussi bien en Mauritanie qu’à l’étranger. Reporter Sans Frontière (RSF) l’a vivement condamné. Elle a demandé à la Cour Suprême de revenir sur la condamnation à la peine capitale de Mohamed Cheikh Ould MKhaïtir, après avoir exprimé sa consternation après la décision de la Cour d’Appel de Nouadhibou. Selon la responsable du bureau Afrique de RSF, Constance Desloir, «la vie de Mohamed Cheikh Ould MKhaïtir doit à tout prix être épargnée ».
D’autres voix s’élèvent pour critiquer un jugement impartial prononcé pour la première fois en Mauritanie. L’appartenance de Ould MKhaïtir à une caste, celle des forgerons, aurait beaucoup contribué dans la tournure de son dossier. «S’il avait appartenu à une bonne famille, jamais une telle condamnation ne sera prononcée à son encontre » soutiennent certains défenseurs des droits de l’homme.
Il faut dire que la condamnation de Ould MKhaïtir à la peine de mort pour apostasie est vivement dénoncée d’ailleurs par certains Ulémas qui trouvent qu’une telle peine n’existe pas en Islam. L’apostasie dont l’auteur est passible de la peine de mort selon les tenants de cette thèse est celle de l’apostat qui prend les armes contre l’Islam.
Mohamed Cheikh Ould MKhaïtir avait publié un article en 2013 où il remettait en cause la manipulation religieuse de l’Islam pour maintenir le système de caste et de domination. Il avait même mis en doute l’équité et la justice du prophète Mohamed (PSL), ce qui a suscité l’indignation d’une grande partie des Mauritaniens.


Forces mauritaniennes en Centrafrique : Une question de salaires réglée

armée

Le gouvernement mauritanien a finalement accédé aux doléances de quelques gendarmes qui protestaient contre le salaire qui leur est alloué lors de leur mission au sein du contingent mauritanien affecté à la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en République de Centrafrique). Il s’agirait de dix gendarmes à qui le gouvernement a relevé les primes sur salaire de 100.000 UM sans compter leurs billets d’avion pour congé.
L’ensemble de l’effectif militaire envoyé par la Mauritanie en Centrafrique s’élèverait à 570 hommes, dont 120 gendarmes, 450 militaires dont 12 observateurs. Leur mission est d’une année.
La contrepartie allouée par les Nations Unies pour le contingent mauritanien serait de l’ordre de 778.050 dollars U.S mensuel. Chaque membre du contingent percevrait une prime de 1.365 dollars U.S mensuel. Selon des informations de presse, le gouvernement mauritanien aurait fixé à 195.000 UM la prime allouée à chaque soldat membre du contingent pour la Minusca, en plus de son salaire. Quant aux sous-officiers, ils percevront une prime de 325.000 UM plus son salaire, et les officiers une prime de 450.000 UM plus salaires.
C’est le 8 décembre 2014 que la Mauritanie, sollicitée pour faire partie du contingent de la Minusca, après le Gabon et la RD Congo, avait confié à Sovereign Global France la préparation de son contingent, un bataillon d’infanterie de 750 hommes plus une UPC de140 hommes.
Le 15 janvier 2016, un premier contingent de 225 hommes est expédié sur le terrain après une cérémonie d’adieu présidée par le ministre de la Défense en présence du Général de division chef d’état-major des Forces armées Ould Ghazwani et des principaux chefs de corps. Ce contingent venait renforcer un premier contingent de gendarmes qui l’a précédé. Un deuxième contingent de 250 hommes a été expédié en février 2016 et un troisième contingent de 300 hommes aurait dû être envoyé en avril courant pour compléter le nombre de 750 soldats promis aux Nations Unies.
La Mauritanie participe depuis longtemps à des opérations de maintiens de paix dans le Continent, Soudan et Côte d’Ivoire, notamment. Déjà deux soldats mauritaniens sont tombés en Centrafrique suite à des maladies. Le premier est le soldat de 2ème classe Mohamed El Mamy Ould Abdallahi, décédé à l’hôpital de Bangui en mars 2016 des suites d’une fièvre tropicale. Le second est le sergent Massa Ahmedou, décédé le 17 avril 2016 suite à une courte maladie à Bambari préfecture de Ouaka où il servait comme technicien de transmission. A titre d’oraison, le Général Balla Keïta, commandant de la Minusca, avait tenu à exprimer la condoléance de l’ensemble des forces de la Minusca «à l’armée mauritanienne qui a bien voulu envoyez ses dignes fils dans les profondeurs de l’Afrique au nom d’un idéal, celui de la paix », rappelant à ce titre la perte en l’espace de quinze jours de deux casques bleus mauritaniens et soulignant que leur «sacrifice ne fera que nous renforcer dans notre idéal de ramener une paix définitive en RCA ».


Visite présidentielle à Néma : La vague de «réfugiés » et la guerre des clans

Néma president Aziz

A son temps, une dame célébrissime de Néma était parvenue jusqu’à Ould Taya, dans la résidence du Wali. Là, elle le remercia pour les bienfaits qu’il accorde aux réfugiés de Néma. Elle demanda au président «savez-vous qui sont ces réfugiés ? ». Face à un Ould Taya désarçonné, elle balaye d’une main toutes les personnalités présentes dans le salon, du Wali au Hakem en passant par les ministres et tous les hauts responsables présents.  «Eux, ils vivent de tes largesses mais nous, populations de Néma, nous sommes riches du travail de nos mains ».  Aujourd’hui, alors que le tombeur de Ould Taya, Mohamed Abdel Aziz, s’apprête à se rendre à Néma, dans la ferveur d’un accueil que les cadres du Hodh veulent grandiose, y a-t-il quelqu’un de la trempe de cette dame pour lui dire ses quatre vérités ?

Plus la date fatidique du 3 mai 2016, celle de la visite du président Mohamed Abdel Aziz à Néma s’approche, plus la fièvre monte d’un cran. Aujourd’hui, certains parlent d’une ville saturée par un flot de visiteurs venus des quatre coins de la Mauritanie. Ils viennent s’ajouter au tohu-bohu  des autochtones, ramassés de tous les patelins du Hodh Charghi, puis parqués dans la capitale régionale. La crise du logement s’est installée. Certains ont déployé des tentes pour s’abriter de la chaleur torride qui assomme hommes et bêtes. A la température de surchauffe qui règne, vient s’ajouter la flamme des empoignades entre courants rivaux. Deux hommes s’affrontent dans cette fournaise. Deux hommes qui n’ont cessé par leur rituelle adversité à alimenter depuis quelques années le papotage des Mauritaniens. Il s’agit de l’actuel Premier ministre, Yahya Ould Hademine et de son prédécesseur Moulaye Ould Mohamed Laghdaf. Originaires tous les deux de ces mythiques zones orientales du pays, leur guerre d’influence pour le contrôle de la région n’a cessé de servir les potins.
A coups de réunions dinatoires, de ratissages larges au-delà même du Hodh Charghi, chacun des deux camps tente de démontrer qu’il détient la clé du réservoir électoral de la région. C’est ainsi que Moulaye Ould Mohamed Laghdaf aurait pratiquement transformé sa maison à Tevragh-Zeine en état-major opérationnel d’où partent les messagers et les rabatteurs. Un mouvement mobilisateur qui n’a pas manqué de susciter l’ire des partisans du Premier ministre Yahya Ould Hademine. Ces derniers font circuler à tout bout de champ que les cadres ressortissants du Hodh ont tous boycotté ses soirées folkloriques et que sur les 15 députés que compte la Wilaya, seuls deux députés ont répondu présent à ses appels du pied, plus un maire et trois sénateurs sur sept. Selon eux, l’ensemble des notables et des cadres qui comptent réellement sont avec Ould Hademine. Ils vont même jusqu’à accuser Moulaye Ould Mohamed Laghdaf de se servir du téléphone de la présidence de la République pour intimider et menacer tous ceux qui oseront boycotter ses soirées.
Mais à l’échelle de toutes les visites présidentielles qui ont eu lieu à Néma depuis la naissance de la Mauritanie, celle que s’apprête à effectuer Mohamed Abdel Aziz à partir du 3 mai prochain, ne dérogerait pas à la règle selon les observateurs. Elle ne serait qu’une énième visitation comme toutes celles qui l’ont précédée et où les mobilisations ont chaque fois été qualifiées d’historique.
Dans ce cadre, quelqu’un a rappelé une anecdote qui a eu lieu lors d’une des visites «historiques » de l’ancien président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya à Néma. Une auguste dame, très respectée au niveau de la région, aurait quitté son lointain patelin à bord d’une charrette poussée par un âne. Arrivée à Néma, personne n’osa lui barrer la route alors qu’elle se dirigeait vers la résidence du Wali où le président avait pris ses quartiers. On la laissa entrer dans le salon où Ould Taya se reposait en présence du Wali, du Hakem, des membres ministériels de sa délégation et de plusieurs hauts responsables. Il se pencha vers le Wali pour lui demander qui était cette dame. Et le Wali de lui souffler qu’elle est l’une des plus grandes figures féminines de la région. Alors elle s’adressa au président en lui disant qu’elle est venue pour le remercier pour l’attention qu’il accorde aux «réfugiés ». Ould Taya avait le visage rayonnant de satisfaction. Alors, elle lui lança «Monsieur le président, vous ne me demandez pas qui sont ces réfugiés ? » Désarçonné, Ould Taya se tourna vers le Wali. Puis demanda «qui sont-ils ? » Elle balaya sa main sur l’assistance. «Tous ces gens sont des réfugiés sur qui vous avez étendu vos bienfaits en leur donnant une partie du budget de l’Etat, des postes de responsabilité, des privilèges. Et ils ont encore plus besoin de vous ».
Elle se tut puis enchaina «quant aux gens de Néma, ils sont opulents ; les femmes préparent le couscous et le vendent, les hommes gagnent leur vie de la sueur de leur front, en exploitant les richesses de leur terre ». Puis, désignant son âne qu’elle avait traîné jusque-devant la porte, «mon âne comme vous voyez Monsieur le président, il est rassasié non pas par les aliments de bétail que donne votre gouvernement, mais par notre récolte et nos herbes». Le président et son assistance sont restés médusés par le discours de la vieille dame, aujourd’hui disparue. D’après les faits de l’époque, beaucoup de cadres de Néma ont perdu leur poste à la suite de cette diatribe.
Et pourtant, l’accueil accordé à Ould Taya fut fastueux et grandiose. «Y a-t-il quelqu’un à Néma, capable de faire entendre au président Mohamed Abdel Aziz un tel discours ? » se demandent nostalgiques quelques frondeurs.

Cheikh Aïdara


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Nous sommes très heureux de vous compter parmi les membres de Mondoblog. Ici, nous avons déjà créé quelques articles qui vous aideront à prendre en main votre blog, à la manière d’un guide. Ces articles n’ont évidemment pas vocation à rester là. L’idée c’est qu’à chaque fois que vous lisez et appliquez les conseils prodigués dans un article, vous le supprimez et passez à l’étape suivante. Une fois que vous avez franchi toutes ces étapes vous pourrez commencer à parfaire votre blog.

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Ne manquez pas non plus nos conseils pour écrire un bon billet ainsi que les trois articles présents dans le carrousel qui vous expliquer comment y afficher un billet, mettre une image à la Une et afficher un extrait.

Nous sommes conscients qu’il y a beaucoup d’informations. Rassurez-vous, c’est normal et nous ne vous demandons pas de tout apprendre en un jour. 

Nous savons aussi que certains d’entre vous sont déjà des habitués du web ou du blogging mais que d’autres sont des novices. Pour beaucoup, il s’agit donc d’une découverte. Nous avons essayé, à travers ces quelques articles et nos tutoriels, de rendre cette première expérience facile, accessible, voire ludique 😉

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