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Série d’ateliers régionaux de formation sur les mécanismes de surveillance et de documentation dans le domaine des droits de l’homme

Le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile a mené, du 21 au 27 juillet 2022, plusieurs ateliers régionaux de formation sur les mécanismes de surveillance et de documentation des violations des droits de l’homme.

Initier et accompagner les acteurs de la société civile actifs dans le domaine des droits de l’homme, en matière de suivi, de surveillance et de documentation des cas de violations des droits humains. Telle est l’action que le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, en collaboration avec le Bureau du Haut-commissariat des Nations Unies sur les Droits de l’Homme, a mené du 21 au 27 juillet 2022 dans les deux Hodhs, l’Assaba, le Tagant et le Brakna.

Néma, le 21 Juillet. Dans la capitale du Hodh Echarghi, le Wali adjoint, M. Mohamed El Mokhtar Ould Babah, a affirmé que la question des droits de l'homme occupe une grande place dans les programmes et politiques générales de l'Etat et qu’elle constitue un pilier central dans le programme « Taahoudati » de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Cheikh Ghazouani et que le gouvernement sous l’impulsion du Premier Ministre, Monsieur Mohamed Ould Bilal s’applique à mettre en œuvre.

Il a ajouté que l’État attache une grande importance à la protection des droits de l’homme et que le Commissariat aux Droits de l’Homme dispose des pleins pouvoirs pour recevoir les plaintes, poursuivre les auteurs de violation des droits humains et prendre en charge les victimes. D’où, selon lui, l’importance de cet atelier qui permettra aux participants de maîtriser les techniques de veille et de documentation. Il a précisé que cet atelier permettra en outre aux participants d’avoir une compréhension plus claire des questions relatives aux droits de l’homme.


Aïoun, le 22 Juillet. Dans la capitale du Hodh Gharbi, le Conseiller du Wali pour les Affaires Administratives et Juridiques, M. Ahmedou Ould Ahmed Mahmoud, a mis en exergue l’importance des droits de l’homme dans le programme politique du Chef de l’Etat, « Mes Engagements », que le gouvernement est en train de mettre en œuvre.

Il a ajouté que l’Etat accorde une grande importance à la protection des droits et que le Commissariat aux Droits de l’Homme a dans ce cadre pleins pouvoirs pour recevoir les plaintes, suivre les auteurs et prendre en charge les victimes.

« C’est là toute l’importance de cette activité d’aujourd’hui, à savoir, la maîtrise des techniques de veille et de documentation, véritable garantie pour parvenir à la vérité en cas de violation des droits humains, ce qui permettra de poursuivre les auteurs et de prendre en charge les victimes et leur restituer leur droit » a-t-il précisé.

À la fin de son discours, le Conseiller du Wali a déclaré avoir apprécié les résultats de l’atelier qui a permis de doter les participants des connaissances suffisantes pour éviter toute confusion sur les questions relatives aux droits de l’homme.

Kiffa, 23 Juillet 2022. AKifa, capitale de l’Assaba, le Conseiller du Wali pour les Affaires Administratives et Juridiques, M. Cheikh Seyed Ahmed Ould Sidati Ould Mahjoub, a déclaré que l’objectif de l’atelier est de renforcer les capacités de la société civile dans le domaine des techniques de surveillance et de documentation des violations des droits de l’homme.

Il a ajouté que les hautes autorités du pays accordent la priorité aux questions relatives aux droits de l’homme dans le pays, conformément à la volonté de Son Excellence le Président de la République incarnée dans l’action du gouvernement. Ces avancées ont été obtenues, selon lui, grâce à l’efficacité des programmes et plans de promotion et de protection que le Commissariat aux droits de l’homme met en œuvre.

Le Conseiller a exhorté les participants à se saisir de l’opportunité qu’offre cet atelier pour améliorer et renforcer leurs capacités et connaissances afin de se spécialiser et de se professionnaliser davantage. « Cela vous permettra de suivre le rythme de transformation qualitative que connaît notre pays sur le terrain des droits de l’homme en conformité avec la législation nationale et internationale » a-t-il ajouté à l’intention des participants.

Tidjikja, 25 Juillet 2022. Dans la capitale duTagant, le Wali adjoint, M. Salem Ould Taleb Abderrahmane a souligné que l’atelier va permettre de renforcer les capacités de la société civile dans le domaine de la surveillance et de la documentation des cas de violations des droits de l’homme. Il a souligné l’importance particulière accordée par les autorités aux questions des droits de l’homme, conformément à la vision du Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh Ghazouani et du gouvernement. Selon lui, les résultats escomptés sont significatifs grâce à l’efficacité des programmes et plans de promotion et de protection mis en œuvre par le Commissariat aux Droits de l’Homme.

Il a exhorté les participants à profiter de l’opportunité offerte par l’atelier pour s’imprégner des connaissances acquises afin de renforcer leurs capacités dans le domaine du suivi et de la documentation des cas de violation des droits humains.


Aleg, 27 Juillet 2022. A Aleg, capitale du Brakna, le Conseiller du Wali pour les Affaires Economiques et Sociales, M. Lemrabott Sidi Mohamed Ould Mohamed Babah, a expliqué l'objectif de l'atelier qui porte sur le renforcement des capacités de la société civile dans le domaine des techniques de suivi et de documentation des violations des droits de l'homme.

Selon lui, les questions des droits de l’homme occupent une place centrale dans la politique du gouvernement, conformément à la vision exprimée par le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh Ghazouani et mis en œuvre par le gouvernement. Il a mis en exergue l’efficacité des programmes et plans de promotion et de protection exécutés par le Commissariat aux Droits de l’Homme. Il a exhorté les participants à saisir cette opportunité pour maîtriser les mécanismes de suivi et de documentation des cas de violation des droits humains.

 

La tournée effectuée par le Directeur adjoint des droits de l’homme, a permis à ce dernier, dans toutes les étapes, d’indiquer que cet atelier est la concrétisation des directives des autorités supérieures visant à promouvoir et à protéger les droits de l’homme dans le pays. Il a partout mis en exergue les actions menées par le Commissariat aux Droits de l’Homme dans l’encadrement des acteurs de la société civile et le renforcement de leurs connaissances sur la législation nationale dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’homme, notamment la législation nationale criminalisant la traite des personnes et les pratiques esclavagistes. Il a expliqué qu’une telle maîtrise de ces questions va permettre à la société civile d’être mieux informée sur les mécanismes de surveillance et de documentation des violations potentielles des droits de l’homme.

Il a profité également de l’occasion pour mettre en exergue le rôle central joué par le Commissariat sur les questions relatives aux droits de l'homme, en particulier la protection des individus et des groupes contre les violations. Il a souligné que cette série de formations va permettre aux acteurs de la société civile de mieux affiner les techniques de surveillance et de documentation dans le domaine des droits de l'homme.

L’ouverture des ateliers s’est déroulée partout en présence des autorités administratives et sécuritaires des Wilayas visitées, ainsi que des représentants de la société civile spécialisée.

Cheikh Aïdara
Synthèse


Fin du projet AMEM, trois années d’activités dans la gestion de la migration équitable au Maghreb passées en revue

Clap de fin pour le projet « Appui à la Migration Equitable pour le Maghreb (AMEM) » après trois années de mise en œuvre pour l’amélioration de la gouvernance des migrations et la promotion de la migration de main d’œuvre équitable en Mauritanie, au Maroc, en Libye et en Tunisie. Un atelier de restitution a été organisé dans ce cadre vendredi 22 juillet 2022 à Nouakchott, en présence des mandants de l’OIT, le gouvernement, les travailleurs et les employeurs.

De G. à Dr. Diop Mamour, Mohamed Belarbi, Marc Ninerola – Crédit Aidara

Lorsqu’en mai 2018, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) avait conclu avec l’Agence Italienne de Coopération pour le Développement (AICS) un accord de partenariat pour un projet destiné à l’amélioration de la gouvernance des migrations et à la promotion de la migration de main d’œuvre équitable dans les quatre pays du Maghreb (Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie), peu de personnes s’attendait aux résultats importants réalisés en Mauritanie pendant cette période.

Il a fallu la clôture du projet, le vendredi 22 juillet 2022, pour s’en apercevoir d’une manière globale à l’occasion de l’atelier organisé à Nouakchott, en présence des différents acteurs qui ont accompagné le processus de 2018 à ce jour. Il s’agit en l’occurrence des responsables du Ministère de la Fonction Publique et du Travail, du Ministère de l’Intérieur, du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Union Nationale du Patronat de Mauritanie (UNPM), des principales centrales syndicales des travailleurs (UTM, CGTM, CLTM et CNTM), des organes techniques, tels que la CNSS et ANSADE, des partenaires internationaux comme le BIT, l’OIM et le HCR.

Mohamed Belarabi

Mohamed Belarbi – Crédit Aidara

Tirant le bilan du projet AMEM en Mauritanie, Mohamed Belarbi, Conseiller technique du projet AMEM basé en Tunisie, a cité parmi les réalisations les plus significatives du projet en Mauritanie, l’amélioration du système d’informations et de données sur la migration de la main d’œuvre et le renforcement de capacité dans ce cadre de l’Agence Nationale des Statistique et des Analyses Démographiques et Economiques (ANSADE, ex-Office National des Statistiques ONS). Il a également cité le renforcement des partenariats sociaux et l’accompagnement des acteurs dans le plaidoyer et l’octroi d’outils d’harmonisation de la Convention 143 après sa ratification par la Mauritanie.

Vue partielle des participants – Crédit Aidara

Avec l’Agence Techghil piloté par le Ministère de l’Emploi, le projet AMEM selon lui, a aidé le département à mieux calibrer ses interventions dans le domaine du travail transfrontalier, accompagnant aussi dans ce cadre le Ministère de la Fonction Publique dans la campagne menée dans les régions du pays pour la régulation de la migration transfrontalière.

Il a cité aussi les études importantes réalisées par le projet AMEM, notamment celle relative à la situation des Mauritaniens à l’étranger et l’autre relative à la législation du travail des migrants.

Mohamed Belarbi a évoqué les importantes rencontres internationales qui ont introduit des innovations dans le monde du travail des migrants, notamment celle tenue en Afrique du Sud en mai 2022 et qui s’est soldé par l’Appel de Durban relatif au travail des migrants dans l’agriculture et la protection sociale. Le redimensionnement de cet axe avec la santé et la sécurité sociale, va guider selon lui, les efforts du Bureau International du Travail (BIT) et les mandants de l’OIT.

Marc Ninerola du BIT

Marc Ninerola, Coordinateur du Projet BRIDGE en Mauritanie a quant à lui souligné les efforts fournis dans la protection des enfants mineurs dans le milieu du travail, notamment dans le secteur de la pêche et les appuis apportés dans ce domaine au gouvernement, par le biais de la coopération avec le Ministère des Affaires Sociales et le Ministère du Travail.

Vue partielle de la salle – Crédit Aidara

Il a parlé aussi de la situation des filles mineures domestiques issues des pays limitrophes, comme le Mali, et les actions menées pour leur protection contre l’exploitation au travail. Marc Ninerola a également évoqué les deux conventions de l’OIT que la Mauritanie a ratifiées ensemble, la Convention 143 sur le droit des travailleurs migrants et la Convention 134 sur la prévention des accidents.

La direction du travail

Vue partielle de la salle – Crédit Aidara

Quant à Mamour Diop, Directeur de la Prévoyance Sociale et de la Migration à la Direction Générale du Travail, s’exprimant au nom du Ministère de la Fonction Publique, il a remercié le projet AMEM pour les trois années d’appui au gouvernement mauritanien dans le renforcement de capacités des acteurs nationaux dans la gestion de la migration au travail. Ce qui a permis selon lui, de dresser un bilan appréciable qui a conduit à des acquis solides en termes de leçons apprises, ce qui ouvre des perspectives pour le renouvellement souhaité de l’expérience avec une deuxième phase du projet. Il a aussi remercié tous les partenaires sociaux et les partenaires techniques et financiers, le BIT et la coopération italienne en l’occurrence pour leur précieux concours.

Le Coordinateur AMEM en Mauritanie

Sy Samba – Crédit Aidara

Pour sa part, Sy Samba, Coordinateur national du projet AMEM en Mauritanie, il a rappelé les trois axes autour desquels s’est articulé le projet AMEM, à savoir une meilleure cohérence entre les politiques migratoires et l’emploi, une meilleure coordination entre les acteurs clé du marché du travail concernant la migration pour l’emploi, et enfin, l’amélioration de la gouvernance de la migration pour l’emploi. En d’autres termes, dira-t-il en substance, il s’agissait de renforcer le système d’informations et de données sur la migration de la main d’œuvre, renforcer les capacités des acteurs au sein du Comité national de dialogue social (CNDS) et renforcer la gouvernance migratoire à travers une meilleure cohérence entre les services d’intermédiation.

Le Consultant

Le Consultant, Isselmou Ould Taleb, celui qui a mené la première enquête sur les conditions de vie et de travail des Mauritaniens à l’étranger au niveau de 5 pays où leur présence est la plus forte, Sénégal, Côte d’Ivoire, Gambie, Mali et France, il s’est félicité de la collaboration avec ANSADE qui a permis l’introduction d’un module sur la migration dans les canevas du Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) de 2013 et sa mise à jour envisagée dans le 5ème RGPH 2023. Cette action permettra selon lui au pays de disposer de données sur la migration, ce qui viendra enrichir les informations fournies par l’enquête sectorielle d’identification des métiers exercés par les migrants par activité socioéconomique. Cela va encore renseigner davantage, dira-t-il en substance, les informations relatives à l’apport de la main d’œuvre étrangère dans l’économie du pays, l’identification des différents canaux de recrutement de cette main d’œuvre, notamment dans les BTP, à Nouakchott et à Nouadhibou.

Il a aussi évoqué l’étude qu’il a menée pour le compte du projet AMEM sur l’état des lieux et les conditions de vie et de travail des Mauritaniens à l’étranger.

Les témoignages

Témoignage de quelques acteurs, les centrales syndicales et le CNDS – Crédit Aidara

Enfin, les participants ont suivi les témoignages de certains acteurs sociaux, Tamboura Assouké de la CLTM, Mahmoud Khairou de l’UTM, Mohamed Mahmoud Mohamed Sghaïr du CNDS, Mokhtar Ould Abdallahi du Patronat, Mohamed Ould Rabani de la CNTM.  D’autres intervenants ont également apporté leur témoignage, la CNSS et le Ministère des Affaires Etrangères en particulier. Il est ressorti de l’ensemble des interventions un souhait de voir se concrétiser la poursuite du projet dans une deuxième phase pour consolider les acquis. Les participants ont formulé à la fin de l’atelier plusieurs recommandations allant dans ce sens.

Cheikh Aidara

REPORTAGE PHOTOS


Intégrer les droits de l’homme dans la réponse aux épidémies

Un atelier d’échanges et de recommandations sur l’intégration des droits de l’homme dans la réponse aux épidémies a été ouvert lundi 18 juillet 2022 à Nouakchott. 

Organisé par le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, en collaboration avec le Bureau du Haut-commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, l’atelier qui a duré trois jours, du 18 au 20 juillet 2022, avait porté sur des échanges sur le respect des droits à la protection sociale et des droits humains fondamentaux, notamment à l’endroit des femmes, des enfants et des personnes vivant avec un handicap en période de crise. 

Le Directeur des Droits de l’Homme, M. Sidi Mohamed Limame, a expliqué que la pandémie de Covid-19, qui a endeuillé le monde au cours des deux dernières années, a entraîné des dommages à tous les niveaux de la vie sociale, économique et culturelle, ce qui a affecté la jouissance des droits de l'homme.

Il a indiqué que cet atelier regroupe tous les acteurs des droits de l'homme des secteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, des organisations de la société civile et des partenaires techniques et financiers, pour discuter et étudier toutes les recommandations, notant que le secteur cherche à faire de cet atelier une rencontre technique par excellence.


Il a ajouté que le gouvernement, à travers cet atelier et les recommandations qui en découlent, après son approbation, aspire à présenter ces propositions au niveau international, à travers le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, dans le but de prendre la dimension des droits de l'homme dans la gestion des catastrophes au niveau mondial.

Pour sa part, le responsable chargé de la protection sociale au niveau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme, M. Omar Al-Satawi, a indiqué que le bureau a fait des recommandations sur l'impact des crises et des épidémies sur les droits de l'homme.

Il a indiqué que les recommandations auxquelles il est parvenu seront présentées par un expert pendant ces trois jours, en plus des meilleures pratiques menées par la Mauritanie, qui peuvent être portées à l’échelle dans d'autres domaines et d’autres pays.

Il a déclaré que la Mauritanie a signé tous les textes fondamentaux des droits de l'homme relevant du Système des Nations Unies, et qu’elle s'efforce à mettre en œuvre ces textes et recommandations qui lui ont été soumis par les Comités des traités, ainsi que par le Conseil des Droits de l'Homme à travers les différents Examens Périodiques Universels (EPU) auxquelles elle a été soumise.


A rappeler que l'atelier s’est déroulé en présence du Secrétaire général de l'Observatoire des Droits des femmes et des filles, d'un représentant du Comité National de Prévention de la Torture et de représentants d'organismes et d'organisations œuvrant dans le domaine des droits de l’homme.


Cheikh Aïdara



Intégrer les droits de l’homme dans la réponse aux épidémies

Ouverture lundi 18 juillet 2022 d’un atelier d’échanges et de formulation de recommandation pour l’intégration des droits de l’homme dans la réponse aux épidémies. La rencontre a été organisée par le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, en collaboration avec le Bureau du Haut-commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme.

Table officielle – Crédit CDHAHRSC

Pendant trois jours les participants ont échangé leurs recommandations sur le respect des droits humains fondamentaux et la protection sociale, avec un volet consacré aux droits des femmes et des personnes vivant avec un handicap en période de crise.

Selon le Directeur des Droits de l’Homme, Sidi Mohamed Ould Limame, la pandémie de Covid-19 qui a affecté le monde au cours des dernières années, a eu des conséquences sur tous les aspects de la vie sociale, économique et culturelle des Etats et des populations, avec des répercussions sur les droits humains.

Il a indiqué que cet atelier regroupe tous les acteurs des droits de l’homme des secteurs gouvernementaux et non gouvernementaux, les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers. L’objectif, dira-t-il en substance, est de susciter la discussion et la réflexion autour des recommandations qui seront émises au cours de la rencontre. Selon lui, il s’agit de faire de cet atelier, une rencontre technique par excellence.

Il a ajouté que le gouvernement aspire, à travers cet atelier et les recommandations qui en émanent, après son approbation, à présenter ces propositions au niveau international, à travers le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, dans le but de prendre en compte la dimension des droits de l’homme dans la gestion des catastrophes au niveau mondial.

Pour sa part, le responsable chargé de la protection au niveau du-Commissariat aux droits de l’homme, Omar Satawi, a indiqué que le Commissariat a formulé des recommandations sur l’impact des crises et des épidémies sur les droits de l’homme.

Il a indiqué que les recommandations qu’il a compilées seront présentées par un expert sur une période de trois jours, en plus des meilleures pratiques menées par la Mauritanie et qui pourront être dupliquées dans d’autres domaines et dans d’autres pays.

Selon Omar Satawi, la Mauritanie a signé tous les textes importants relatifs aux droits de l’homme des Nations Unies et s’efforce à mettre en œuvre tous les documents et recommandations transmis par les Comités des traités, ainsi que par le Conseil des droits de l’homme à travers le rapport périodique universel.

A noter que l’ouverture officielle de la rencontre a été marquée par la présence du Secrétaire Général de l’Observatoire des Droits des Femmes et des Filles, un représentant du Comité National de Prévention de la Torture, de représentants d’organismes et d’organisations œuvrant dans le domaine des droits de l’homme.

Cheikh Aidara