aidara

« Le Rapporteur Tomoya Obokata confirme l’existence de l’esclavage en Mauritanie devant l’Assemblée Générale des Nations Unies » communiqué de SOS Esclaves

Une fois encore, le Rapporteur Spécial sur les nouvelles formes de l’esclavage, Tomoya Obokata, vient de confirmer devant l’Assemblée Générale des Nations Unies l’existence de l’esclavage en Mauritanie. Le Rapporteur Spécial a présenté devant l’Assemblée les recommandations adressées à la Mauritanie à l’issue de sa dernière visite en mai dernier.

Parmi ces recommandations, la création d’un fonds spécial pour la prise en charge des victimes, la facilitation à leur accès à l’état civil, l’application correcte de la loi 031/2015 criminalisant l’esclavage et de tout l’arsenal juridique dédié à combattre le trafic des personnes, l’exploitation des enfants, le travail forcé et la violence basée sur le genre.

La position aujourd’hui exprimée par le Rapporteur Spécial devant l’Assemblée Générale des Nations Unies sur l’existence de l’esclavage en Mauritanie a toujours été celle de « SOS Esclaves » qui n’a de cesse interpellé les autorités sur la nécessité de prendre des actes forts visant à combattre l’esclavage et sur l’urgence de l’application effective de la loi et l’amélioration des conditions d’existence des victimes, loin de la surenchère et de la manipulation entreprises par certains segments comme stratégie basée sur la dénégation, la fuite en avant et la diabolisation des militants des droits de l’homme. 

« SOS Esclaves » note avec satisfaction la reconnaissance officielle que les approches jusque-là adoptées par les régimes mauritaniens successifs étaient fausses. Aussi, nous nous félicitons de la conformité de notre position sur l’esclavage avec celle du Rapporteur Spécial des Nations Unies.

« SOS Esclaves » demande à tous les acteurs administratifs et judiciaires de concrétiser effectivement la volonté exprimée à travers l’application sérieuse et rigoureuse de la loi pour plus d’équité en faveur des victimes de l’esclavage. 

« SOS Esclaves » rappelle l’urgence de la création rapide d’un fonds spécial dédié à la prise en charge des victimes de l’esclavage.

Enfin, « SOS Esclaves » confirme la justesse de son approche d’identification, de documentation des cas d’esclavage et de toute autre forme d’exploitation ou d’humiliation de l’homme par l’homme.

Nouakchott, le 22 /8/2022

Bureau Exécutif


Face à l’échec des plans d’urbanisme mis à nu par l’hivernage, le Président de la République au chevet des sinistrés de Kaédi

Après les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville de Kaédi, provoquant de nombreux sinistres, le président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani s’est rendu sur place vendredi 20 août 2022 pour s’enquérir de la situation. Selon plusieurs observateurs, la responsabilité technique du département de l’Urbanisme et de l’Habitat et celle des différentes autorités administratives qui se sont succédé dans cette région est pointée du doigt

Deux jours après les sinistres causés par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Kaédi, le président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani s’est rendu sur place, vendredi 20 août 2022 pour s’informer de l’ampleur des désastres.

Dans une déclaration largement étayée, Ould Ghazouani a déclaré que sa visite entre dans le cadre d’un élan de solidarité avec les habitants de Kaédi, mais surtout dans une volonté d’évaluer l’ampleur du désastre pour mieux orienter les mesures à prendre. Il a ajouté à ce propos que l’Etat et ses moyens humains et financiers sont mobilisés ces derniers temps pour faire face à ce genre de catastrophes, conscients que l’hivernage cette année est tout à faire différent du passé, compte tenu des quantités de pluies envisagées. C’est pourquoi, a-t-il déclaré en substance, un plan de secours et de sauvetage a été mis en place. Il s’agit aujourd’hui, selon lui, de mettre en œuvre ce plan et d’identifier les insuffisances potentielles afin de les corriger.

Ould Ghazouani qui a visité quelques familles sinistrées, évacuées par l’armée et placées dans certains établissements scolaires, s’est félicité de l’absence de tout dégât humain, même s’il dit déplorer la situation des sinistrés et les dommages matériels causés. Il a appelé la population à plus de vigilance, soulignant que d’autres pluies sont attendues.

Par la suite, il a rendu visite aux périmètres agricoles de Kaédi et discuté avec les agriculteurs. Selon lui, l’excellent hivernage de cette année doit être exploitée à fond pour redynamiser l’agriculture sous pluie qui a connu un grand recul ces dernières années du fait des faibles pluviométries. Il a indiqué toute l’importance qu’il accorde à l’agriculture, précisant qu’il s’agit d’un secteur de souveraineté, le seul capable d’assurer la sécurité alimentaire du pays.

Certains habitants de Kaédi ont estimé que la visite de Ghazouani est purement politique et n’a eu aucun impact sur la vie des sinistrés. « Il est venu les mains vides. Aucune tente n’a été dressée pour les habitants qui ont passé la nuit à la belle étoile, sans nattes, sans couvertures, sans hôpital de campagne et sans aide alimentaire. Il est juste venu pour les caméra » a réagi l’un d’entre eux

Selon des témoins oculaires, les responsables de la commune et les autorités administratives ont empêché le président de la République de se rendre au Lycée de Kaédi, là où sont parqués la plupart des sinistrés, pour masquer leurs incuries. Ils n’ont voulu montrer au président que ce qu’ils veulent qu’il voit, c’est-à-dire, certains endroits déjà dégagés de la ville.

Plusieurs autres objections ont été également apportées au contenu du discours face aux réalités. En effet, selon plusieurs techniciens, les plans de lotissement à Kaédi et dans plusieurs autres villes du pays n’ont pas respecté les normes en la matière. Selon eux, plusieurs quartiers à Kaédi et ailleurs ont été bâtis sur des zones inondables qui du fait de la faible pluviométrie enregistrée ces dernières années n’avaient pas montré de faille. Les inondations enregistrées à Kaédi aujourd’hui, et à Sélibaby toutes les années, mais aussi à Tintane et Atar, sont dues à de mauvais plans de lotissement, avec la complicité des autorités administratives qui ont distribué des centaines de lopins de terrain sur des emplacements connus jadis comme passage obligé des eaux de pluie.

Il en va de même des ouvrages de franchissement qui ont été pour la plupart construits avec moins de frais et qui aujourd’hui se sont écroulés ou risquent de le faire. D’où l’urgence selon les techniciens de revoir les plans d’urbanisme et l’état de tous les ouvrages construits ces dernières années.

D’autre part, l’agriculture et l’élevage qui sont les deux secteurs les plus importants de l’économie nationale, sont ceux qui bénéficient le moins d’attention, selon plusieurs observateurs. En sus des conflits domaniaux qui minent le secteur de l’agriculture et les disputes de type communautaire autour des terres agricoles, s’ajoutent les faibles interventions des responsables administratifs du secteur. Absence d’encadrement des agricultures, manque d’intrants agricoles et d’engrais, absence de subvention et de crédits au profit des exploitants qui se sentent délaissés. L’agriculture qui est pourvoyeuse d’emplois, garante de l’indépendance alimentaire du pays qui continue d’exporter plus de 80% de sa nourriture a besoin d’une véritable révolution, selon plusieurs observateurs.

Cheikh Aïdara


« Les femmes en Mauritanie peuvent avoir plusieurs maris officiels, c’est culturel chez eux », les bévues d’une télévision ivoirienne qui soulèvent l’indignation des Mauritaniens

L’alerte a été lancée par la section mauritanienne de l’Union de la Presse Francophone (UPF) sur les contre-vérités alignées par la Nouvelle Chaine Ivoirienne (NCI) lors de son émission « Les hommes d’ici » diffusée le 12 août 2022 sur le thème « la polygamie, légaliser pour satisfaire qui ? ». Le consultant de la chaîne y a soutenu que « les femmes mauritaniennes peuvent avoir plusieurs maris officiels, c’est culturel chez eux ». Une affirmation qui continue de soulever l’indignation en Mauritanie, poussant la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA) à réagir au même degré que l’ambassade mauritanienne en Côte d’Ivoire et la diaspora mauritanienne dans ce pays.

A droite, Yoman, celui par lequel le scandale est arrivé à la NCI – Capture d’écran de l’émission

La colère et l’indignation continuent de secouer la rue mauritanienne depuis les propos offensant d’une chaîne de télévision privée de Côte d’Ivoire. En effet, lors d’une émission diffusée le 12 août 2022 de 13 heures 05 à 14 heures sur la NCI, le consultant de la chaîne, un certain Jean-François Yoman, a tenu des propos insultants envers la Mauritanie et ses habitants. Le prétendu consultant y a étalé toute sa carence en plaçant d’abord la Mauritanie dans l’espace UMOA (Union monétaire ouest-africaine) à laquelle elle s’est détachée pourtant depuis 1973, mais pire encore, il a soutenu qu’en Mauritanie, « les femmes peuvent avoir plusieurs maris officiels, ça ne choque personne car c’est culturel ».

Ces propos d’une chaîne à large audience auraient pu passer inaperçu, car peu de gens en Mauritanie suivent ce qui se passe dans la plupart des télévisions étrangères, en particulier en Afrique. C’est Ali M’Haimid, journaliste à Radio Mauritanie et membre de l’UPF Mauritanie, natif de Côte d’Ivoire et qui garde un lien affectif avec ce pays, donc qui suit les médias ivoiriens, qui a sonné l’alerte sur le groupe WatSapp de la section, avec un lien sur l’émission. Ce qui a permis aux Mauritaniens d’accéder au contenu de l’émission qui portait sur la polygamie.

Ayant pu dénicher le contact téléphonique de la chaîne, les journalistes de la section UPF ont saisi les dirigeants de la NCI pour exprimer leur indignation. S’en suivi un mea culpa de l’auteur des propos, Yoman en personne. Mais pour les journalistes mauritaniens, c’était largement insuffisant. Même la proposition avancée par les responsables de la NCI d’accorder un temps d’antenne à la colonie mauritanienne en Côte d’Ivoire pour montrer leur culture. Même la conférence de presse organisée en catimini au profit de cette même colonie.

Réaction de la colonie mauritanienne en Côte d’Ivoire

Saisie par la question, la HAPA a adressé un courrier de protestation à son homologue ivoirien, la HACA, qui à son tour a adressé à la NCI une lettre de blâme, demandant à la chaîne de diffuser un démenti formel aux allégations de son consultant, dans les mêmes formes et conditions dans lesquelles l’émission diffamatoire a été diffusée.

Le Directeur de la NCI a présenté ses excuses aux ressortissants et au peuple mauritanien pour ces graves propos qui heurtent leur morale civilisationnelle et religieuse.

A son tour, l’Union des Journalistes de la Presse Libre Africaine (UJPLA) a publié le 19 août 2022 un communiqué dans lequel elle condamne ces agissements, soulignant que « pour aborder et traiter de sujets aussi sensibles et délicats, les professionnels de la presse doivent redoubler de vigilance face aux Fake News et se documenter sérieusement auprès des sources fiables et crédibles ».

L’ambassade de Mauritanie en Côte d’Ivoire a également réagi à ce qui est considéré comme une atteinte grave à l’image de la Mauritanie et des Mauritaniens. Un recours à la justice pour diffamation est même envisagé. A leur tour, les membres de la diaspora mauritanienne ont vivement réagi à ces assertions, à l’image de Mohamed Brahim, président du réseau des boutiquiers mauritaniens en Côte d’Ivoire.

Du coup, la presse ivoirienne s’est saisi de la question et plusieurs sites ont repris cette affaire, à l’image d’Afric Soir, OPR News, Sud 24 TV, News Abidjan, Infodrome, Connexion Ivoirienne, etc.

Cheikh Aïdara


Mauritanie : le premier safari organisé dans le Parc national d’Awleigatt profite à une colonie de vacances

Girafes aux élans impériaux, zèbres aux robes tachetées, oryx aux allures de fées, mais aussi gazelles, mouflons, élands, autruches… Le tout sur une superficie de 1.600 hectares. Une exclusivité que le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable et les autorités du Parc National d’Awleigatt ont offert samedi 6 août 2022 à l’association « Traversées Mauritanides », qui oeuvre à la cohésion sociale, et à sa trentaine d’enfants en colonie de vacances.

Les voitures « Safari » d’Awleigatt pénètrent la zone des animaux avec des enfants tout éblouis – Crédit Aidara

À une cinquantaine de kilomètres de Nouakchott, peu après Idini, un grand panneau indique « Parc National d’Awleigatt ». Une bifurcation d’environ 8 kilomètres à droite, puis un large portail encadré par deux arcades en pierres taillées. Suspendue au-dessus, une pancarte annonce l’entrée du parc, obstruée par une légère barrière basculante. Un jeune agent des Eaux et Forêts vient aux nouvelles en voyant arriver un convoi composé d’une Toyota Hilux et d’un bus bondé d’enfants. Aussitôt, Sidi Ahmed Maouloud, le chef de service du parc, s’extirpe de sa chambre et s’avance avec un grand sourire. Il est au fait de la mission, et était en communication avec les équipes depuis leur départ de Nouakchott. Il attendait par conséquent le convoi avec cette journée programmée.

« Suivez-moi » dit-il, après avoir salué, tout sourire, les occupants de la Hilux, notamment Bios Diallo, président de l’association « Traversées Mauritanides », organisateur de la 3ème édition de cette colonie de vacances. À droite défilent quelques appartements dont la beauté architecturale tranche avec le reste de l’horizon, vide.

Les bureaux de l’administration du parc -Crédit Aidara

Quelques mètres plus loin apparaissent des rangées de voitures garées sous de gigantesques auvents, puis un joli bâtiment et une grande pancarte : « Administration du Parc National d’Awleigatt ». Des têtes curieuses émergent sur la terrasse. Quelques sous-officiers et agents des Eaux et Forêts observent les nouveaux venus.

Les enfants débarquent du bus de la fédération de football, qui a organisé le transport – Crédit Aidara
Un préfabriqué pour le repos avant les visites de terrain – Crédit Aidara
Des chambres pour le repos, le temps d’un rapide préparatif – Crédit Aidara

À peine garé, les dizaines d’enfants enthousiastes sortent du car. Sans la vigilance des encadreurs, Oumou Sy, Sylla Ismaïla, Ibrahima, Timera, Irma Lam et Nezihe, ils se seraient envolés comme des moineaux. Au milieu de cette nature qui s’offre à eux ! Calmement ils sont dirigés vers des chambrettes équipées de lits doubles en superposition avec couvertures et oreillers. Ils se croient tout naturellement dans une cité dortoir. La turbulence reprend de plus belle.

L’heure du grand départ vers les viagers et les animaux du parc avec les Eaux et Forêts – Crédit Aidara

Visite des Jardins

Les gosses au contact de la nature, plantes exotiques et gazouillis des oiseaux – Crédit Aidara

À 16 heures, tout le monde embarque à bord de véhicules équipés de sièges surélevés de « Safari ». Direction les jardins et les potagers botaniques du parc où plusieurs espèces de plantes, d’arbres et d’arbustes poussent sous de luxuriantes végétations et sous l’œil attentif d’agronomes et de techniciens. Deux espèces y sont cultivées. Des espèces autochtones, divers types d’acacia (nilotica, senegal, seyal, tortillis), d’autres connus sous le nom d’hassaniya (Esder, Teydoum, Talh, Taichett, Ndir…) poussent dans tous les coins. Plusieurs espèces allochtones importées y sont également cultivées avec succès, comme le moringa, le mimosa, le flamboyant, le filao, le pois damier, l’eucalyptus…

Comme plongés dans un jardin magique, les enfants émerveillés sautent d’une plante à l’autre, leurs yeux innocents s’écarquillant à la vue des feuilles lumineuses. Leur curiosité s’aiguise à chaque explication. Parfois des plantes drues comme des forêts tropicales, parfois clairsemées comme des perles rares. Dans cet univers exotique, des gazouillis d’oiseaux bercent la douceur du moment.

À l’assaut des animaux

Jonchés sur les banquettes surélevées des trois véhicules qui les mènent vers les espèces animales, faune bigarrée lâchée dans les étendues ouvertes du parc que délimitent de larges et longs barbelés, les enfants découvrent du haut des dunes l’étendu du zoo.

Les girafes se laissent approcher sous les flashs des enfants – Crédit Aidara
Deux girafes du parc intégrés au paysage d’Awleigatt – Crédit Aidara

« C’est le zoo que le parc prépare pour accueillir des lions, des tiges, des léopards, des éléphants ainsi que plusieurs espèces de reptiles et de caïmans » explique Mohamed, l’un des guides. Le convoi emprunte une piste toute blanche, puis bifurque sur une voie de sable orange. Il longe une longue barrière, puis un jeune agent ouvre deux portails grillagés. Quelques mètres, puis voilà qu’apparaissent les premiers animaux. Un groupe d’élands mêlés à une dizaine de zèbres qui prennent la poudre d’escampette à l’approche des véhicules. Le bruit, ils n’en veulent pas. Les téléphones s’enclenchent pour prendre des photos et vidéos. Certains découvrent, pour la première fois, des animaux qu’ils n’ont jusqu’ici observés qu’à travers les films et les documentaires animaliers. Même pour certains adultes qui les accompagnent. « Ah, je n’ai jamais vu cette bête en face ! », s’exclame Tougueyé Diawara, maman venue avec sa fille, à la vue d’une gazelle bondissante entre des touffes d’arbustes.

Un troupeau d’Elands dérangé dans son repos – Crédit Aidara

Trois girafes se détachent plus loin d’une petite broussaille, puis détalent sur leurs longues pattes. Une envolée de gazelles, suivies par des dorcas, puis un peu plus loin des oryx aux cornes recourbées font leur spectacle. Des nyalas, des impalas signalent aussi leur présence par de toniques enjambées sous l’œil ébloui des visiteurs.

Les curiosités devant toutes ces merveilles seront amplement satisfaites dans les aires de reproduction. En effet, là aussi, on observe plusieurs espèces dans des enclos plus réduits, donc plus faciles à observer, tel ce troupeau de mouflons, ces dizaines d’autruches adultes et juvéniles, des addax à la blancheur immaculée. Des heures durant, les enfants peuvent assouvir leur soif de découverte et voir un parc animalier entièrement offert à leur curiosité.

Une famille de zèbres mélangés aux Elands – Crédit Aidara

« Moi, je vais dire à mon papa que nous devons habiter là ! », dit Dado Soumaré, à peine 10 ans. « Ici c’est calme, il n’y a pas de mouches, tout est propre, on respire bien et le soir nous pourrons regarder tranquillement le coucher du soleil à côté des animaux », commente-t-elle.

La visite du Parc d’Awleigatt s’achève par la visite aux potagers botaniques. C’est avec un large sourire que Dado, ses copines et ses copains reçurent le message de l’un des guides, Hadde Maaloum : « Vous êtes les premiers visiteurs à faire le tour entier du parc. Vous êtes surtout nos premiers « safari » au Parc d’Awleigatt », poursuit-il. « Nous sommes aussi très honorés que cela commence par vous, car c’est vous, les enfants, l’avenir, et c’est pour vous que cet espace est créé, vous en serez les garants », conclut celui qui a accompagné le convoi durant tout le périple.

De jeunes autruches nées au parc – Crédit Aidara

Une belle escapade pour ces jeunes qui ne rêvent que d’une chose : revenir au plus vite sur les lieux. En attendant, ils repartent les têtes pleines de belles images.

Pour rappel, cette 3ème édition des colonies de vacances « Traversées Mauritanides » a démarré le 30 juillet 2022 à Nouakchott. Les jeunes, garçons et filles, ont été à la Plage, au Musée National, au Parc Safire sur la route de Rosso, à la Télévision de Mauritanie, la Protection civile où ils ont rencontré Souleymane Diallo et ses compagnons, ceux qui avaient sauvé des eaux, il y a quelques jours, le jeune de Boumdeid. D’autres sites sont encore à visiter ; les deux stades, Cheikha Boydiya et Olympique, le parc des oiseaux, Radio Mauritanie, entre autres, car la caravane continue.

Vue plongeante du Zoo qui attend encore ses locataires (lions, tigres, etc.) – Crédit Aidara
Entrée du Zoo encore vide – Crédit Aidara

A la fin de la visite, Bios Diallo a déclaré que « la colonie se poursuit ». Une grande soirée est prévue, selon lui, pour annoncer les activités de la saison 2022-2023.

Les yeux pétillants de bonheur les enfants prennent la pause sous l’auvent d’un des logements de la cité du parc (avec Oumou Sy
– Crédit Aidara

« Je tiens à remercier au nom de Traversées Mauritanides et ses équipes tous nos partenaires. En particulier, Moussa Ould Khaïry de Moussa Optical et FC Tevrag-Zeïna, ainsi que la Fédération Nationale de Football, pour avoir mis à notre disposition leurs bus. Nos remerciements vont aussi à l’endroit de Madame Hawa Dia de l’Association « L’Enfance D’abord », et toutes les institutions qui nous ont ouvert leurs portes, le Musée National, les chaînes de télévisions et radios, la Protection civile, mais aussi le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, les responsables du Parc d’Awleigatt, le Ministère de l’Education et tous les parents pour leurs confiances » a-t-il conclu.

Cheikh Aïdara

Notes d’informations sur le Parc d’Awleigatt

Photo souvenir avec les responsables du parc – Crédit Aidara