aidara

« Ta’ayush » ou « Cohésion sociale », un programme du Commissariat aux droits de l’homme

Le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, M. Cheikh Ahmedou Ould Ahmed Salem Ould Sidi, a expliqué que le gouvernement a poursuivi, dans le cadre de la promotion des droits économiques et sociaux, la mise en œuvre du Programme Elargi « Mes priorités », qui contient le plus grand nombre de projets chers au Chef de l’Etat, Mohamed Cheikh Ghazouani. Il a souligné que cet important programme a bénéficié jusqu’à présent à deux millions de personnes environ et il a créé plus de 6.000 emplois permanents ou temporaires.

Le Commissaire aux Droits de l’Homme

Dans un discours prononcé jeudi 9 décembre 2021, à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’homme, le Commissaire aux Droits de l’Homme a déclaré que son département, conformément au programme du Président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani, « Mes Engagements », et comme contribution de sa part au renforcement et à la consolidation de l’unité nationale et de la coexistence pacifique, lancera incessamment un programme national dénommé « Ta’ayush », ou « Coexistence ».

Il s’agit d’un programme destiné à promouvoir la cohésion sociale, à travers la mise en œuvre de projets socioéconomiques et des activités de gestion conjointe, dans le but de renforcer les liens d’harmonie et de cohésion entre les composantes de la société mauritanienne.

Dans son discours, le Commissaire a évoqué la pandémie Covid-19 qui a bouleversé le monde, remis en question bien de schémas sociaux, renversé bien de postulats, et écorné sérieusement les droits humains, dans ses expressions les plus élémentaires, comme la liberté de mouvement et de réunion.

Il a souligné que la Mauritanie a fait face à la pandémie depuis mars 2020, par la priorité donnée par le Chef de l’Etat, Mohamed Cheikh Ghazouani, aux droits économiques et sociaux pour les populations les plus faibles en particulier. Cela s’est accompagnée, selon lui, par une réorientation complète des priorités et la mise sur orbite de trois principaux programmes : le Programme « Mes Priorités », le Programme pastoral spécial et le Plan de solidarité nationale contre la pandémie.

Les défis posés par le Covid-19 n’ont pas empêché, selon le Commissaire aux Droits de l’Homme, la Mauritanie de consolider les bases d’un Etat de droit, celui des institutions, de la démocratie et des droits de l’homme. C’est dans ce cadre qu’a été lancé le projet de Stratégie nationale pour la promotion et la protection des droits de l’homme, en collaboration avec le Bureau du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Il a évoqué les ateliers régionaux organisés pour partager le contenu du projet de stratégie avec les organisations de la société civile, la mise en place des plateformes régionales de la société civile.

Le Commissaire a aussi évoqué l’évolution qualitative de l’arsenal juridique et institutionnel, avec la nouvelle loi sur les associations, la loi sur la protection des symboles, la création d’un Observatoire national des droits des femmes et des filles, la création d’un Prix national des droits de l’homme et de la cohésion sociale.

Il a aussi rappelé l’organisation récente d’une table-ronde sur la loi 031-2015 réprimant les pratiques esclavagistes qui fait suite à 19 ateliers de formation organisés autour de cette loi criminalisant l’esclavage et la loi sur la traite des êtres humains. Autorités administratives, judiciaires, sécuritaires, organisations de la société civile, ont tous bénéficié de formation sur ces différentes lois, a précisé le Commissaire, qui a cité également l’organisation et le financement de six campagnes de sensibilisation menées par la société civile dans toutes les régions du pays.

Le commissaire aux Droits de l’Homme a mentionné dans son discours les efforts déployés dans le domaine de la santé et de l’éducation, notamment dans le domaine de l’assurance-santé qui profite à 100.000 familles nécessiteuses.

Dans le domaine de la lutte contre la traite des êtres humains, il a rappelé la mise en œuvre du plan d’action approuvé en mars 2020 par le gouvernement sur la base d’une étude sociologique sur le phénomène, y compris la mendicité des enfants, le travail forcé et précoce.

Le Commissaire aux Droits de l’Homme a aussi parlé du 3ème Examen Périodique Universel auquel la Mauritanie a été soumise à Genève devant le groupe de travail du Conseil des droits de l’homme. Sur 266 recommandation adressées à la Mauritanie, il déclare que 201 ont été mises en œuvre et qu’un plan d’action quinquennal a été élaboré pour cela. Le gouvernement mauritanien, a-t-il souligné, a décidé d’interagir avec les mécanismes internationaux des droits de l’homme, à préparer et soumettre des rapports conformément à ses obligations internationales et régionales.

La participation du pays au dialogue interactif avec le Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage, avec le Groupe de travail sur la détention arbitraire et avec le Groupe de travail sur les disparitions forcées, en sont la meilleure preuve, selon le Commissaire. C’est dans ce cadre, dira-t-il en substance, que le gouvernement a accepté de solliciter la visite du Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage qui aura lieu au cours du mois de mai 2022.

Dans le cadre de sa nouvelle orientation, le Commissariat aux Droits de l’Homme, a ainsi adopté une politique d’ouverture à tous les partenaires et acteurs dans le domaine des droits de l’homme. Les initiatives et les démarches à même de renforcer la promotion et la protection des droits de l’homme sont les bienvenus, selon le commissaire. Fini, selon lui, la politique de confrontation qui était de rigueur avec les défenseurs des droits de l’homme. Pour preuve, les activités et programmes présentés par les associations de la société civile ont été soutenus à hauteur de de 10 millions MRU, a-t-il illustré.

Cheikh Aïdara


Nouadhibou, ouverture d’un atelier technique sur la promotion et la protection des droits humains

Nouadhibou a abrité jeudi 9 décembre 2021 un atelier technique au cours duquel le projet de la Stratégie nationale de promotion et de protection des droits de l’Homme en Mauritanie a été largement partagé. L’atelier était organisé par le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, au profit des organisations de la société civile au niveau de Dakhlet-Nouadhibou et du Tiris-Zemmour.

Le directeur des Droits de l’Homme (3ème à partir de la gauche)

Cette rencontre avait pour objectif d’échanger et d’écouter les points de vue des représentants des organisations de la société civile et des juristes sur la stratégie nationale des droits humains.

Le directeur des Droits de l’Homme, Sidi Mohamed Ould Limame, a déclaré à l’ouverture de l’atelier que la réunion intervient après une série d’ateliers récemment organisés par le Commissariat dans d’autres Wilayas à l’intérieur du pays.

Il a ajouté que la préparation de la stratégie nationale des droits de l’homme avec cette exigence d’exhaustivité, une première dans l’histoire de la Mauritanie, jusque dans l’élaboration d’un cahier des charges, constitue une étape charnière pour développer une vision globale sur les différents enjeux et problèmes liés aux droits de l’homme dans le pays.

Il s’agira selon lui de relever tous les défis et de tracer des perspectives prometteuses pour la promotion des droits humains sur la base des engagements nationaux et internationaux pris par la Mauritanie dans le domaine des droits de l’Homme.

Pour sa part, le responsable de la Plateforme régionale des organisations de la société civile de Nouadhibou, M. Yahya Ould Dedde, a apprécié l’implication des organisations de la société civile dans ce genre d’atelier aussi important, notant que cette démarche permettra de prendre en compte les avis et suggestions de tous les acteurs pour assurer une stratégie nationale inclusive.

A noter que plusieurs experts nationaux et internationaux dans le domaine des droits de l’homme ont suivi avec intérêt le déroulé de l’atelier.

Cheikh Aïdara


6ème concours d’excellence en production médiatique sur la planification familiale organisé par le Population Council et l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou 2021

Communiqué de presse des résultats

(Pour diffusion immédiate)

Le jury international du 6e concours d’excellence en production médiatique sur la santé sexuelle et reproductive/ planification familiale a livré ses résultats dans les quatre catégories à savoir la presse écrite et en ligne, la radio, la télévision et le blog. Une centaine de productions a été évaluée par le jury. Les lauréats viennent du Bénin, du Burkina Faso, de la Guinée Conakry et du Sénégal. Le palmarès se présente comme suit :

Prix Presse écrite et en ligne

Le premier prix est revenu à Mme Zalissa SORE, journaliste à lobspaalga.com du Burkina Faso pour son article intitulé « Méthodes contraceptives : cette pilule qui passe facilement chez certains, difficilement chez d’autres », publié dans le journal en ligne l’obspaalga.com 

Le deuxième prix est revenu à M. Fulbert ADJIMEHOSSOU, journaliste au quotidien la Nation du Bénin pour son article intitulé « Planification familiale au Bénin : Le droit de véto persistant des hommes », publié dans le journal La Nation.

Prix Radio :

Le premier prix est décerné à M. Achille FATONDJI, journaliste à l’ORTB du Bénin pour son émission intitulée « Les droits à la santé sexuelle et reproductive : Quand l’information fait défaut », diffusée sur l’ORTB/radio 

Le deuxième prix est décerné à M. Kolawolé Boniface BIAOU, journaliste à l’ORTB (Parkou- Bénin) pour son émission intitulée « Contraception : quand la femme béninoise exige désormais des méthodes applicables aux hommes », diffusée sur l’ORTB/radio

Prix Télévision

Le premier prix est décerné à Mme Alexandra DJOTAN, journaliste à l’ORTB du Bénin, pour son émission intitulée « Eliminer les obstacles pour une prévalence contraceptive au Bénin », diffusée sur l’ORTB/Télé ;

Le deuxième prix revient à Mme Hadiatou BARRY, journaliste à la Radiotélévision Guinéenne 1 RTG1 pour son émission titrée « Planification familiale : les avantages chez les femmes à mobilité réduite », diffusée sur la RTG1  

Prix Blog

Le premier prix est revenu à M.  Chamsou Dine BAGUIRI, blogueur au Bénin, pour son texte intitulé « Boom des grossesses post-confinement en milieu scolaire : quelle thérapie pour l’Afrique ? », publié sur son blog kparonbaaru.mondoblog.org

Le deuxième prix est revenu à M. Ibrahima FALL, blogueur au Sénégal, pour son texte intitulé « Prise en compte des besoins des jeunes en Santé Sexuelle et Reproductive dans les engagements du Sénégal », publié sur son blog

Les lauréats des premiers prix de chaque catégorie recevront une somme d’un million (1.000.000) de FCFA. Les seconds, quant à eux, recevront chacun une somme de cinq cent mille (500.000) FCFA. Les prix seront décernés lors d’une cérémonie officielle le 16 décembre 2021 à l’occasion de la 10ème Réunion annuelle du Partenariat de Ouagadougou qui se tiendra en mode virtuel au Burkina Faso. Chaque lauréat se joindra à la délégation nationale pour recevoir son prix dans son pays de résidence.

En rappel, le concours a été organisé par l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou en collaboration avec Population Council et a été lancé le 1er juillet 2021 au profit des journalistes et des blogueurs des neuf (9) pays membres du Partenariat de Ouagadougou. L’objectif général de ce concours est de stimuler la production journalistique et des blogueurs pour accompagner la dynamique mise en marche en informant le public sur les bénéfices de la PF et en responsabilisant les décideurs politiques et les responsables de programmes pour une prise de décision adéquate afin de faire avancer les objectifs des plans nationaux de planification familiale. ____________________________

A propos des organisateurs

Le Partenariat de Ouagadougou a été lancé en février 2011, lors de la Conférence régionale sur la population, le développement et la planification familiale qui s’était tenue dans la capitale du Burkina Faso. Il mise sur l’engagement des gouvernements, une meilleure coordination entre les bailleurs de fonds pour optimiser leurs soutiens aux pays, une accélération de la mise en œuvre des interventions à haut impact et également sur une collaboration et coopération sur les plans national et régional pour remédier au taux élevé des besoins non satisfaits en matière de planification familiale. Le Partenariat de Ouagadougou compte neuf pays membres : Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo.

Population Council s’attelle aux questions cruciales de la santé et du développement – qu’il s’agisse d’endiguer la progression du VIH, d’améliorer la santé reproductive et d’offrir aux jeunes la promesse d’une vie satisfaisante et productive. Par ses travaux de recherche en biomédecine, en sciences sociales et en santé publique dans 50 pays, il s’efforce d’apporter avec ses partenaires des solutions qui conduisent à des politiques, des programmes et des technologies plus efficaces, pour améliorer la vie partout dans le monde. Fondé en 1952, Population Council est une organisation non gouvernementale à but non lucratif. Elle siège à New York sous la conduite d’un conseil d’administration international.

……………………………………………………………….

Media Contact

Partenariat de Ouagadougou

Thiaba Sembène, coordonnatrice de la société civile à l’Unité de coordination du PO ;

Tel : +221772850425, Dakar Sénégal


Une étude fait le bilan sur le Forum des Acteurs Non-étatiques

Le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, M. Cheikh Ahmedou Ould Ahmed Salem Ould Sidi, a ouvert, lundi 6 décembre 2021 à Nouakchott, l’atelier de présentation de l’étude d’évaluation de la performance du Forum des Acteurs Non Etatiques en Mauritanie.

Le Commissaire (4ème à partir de la gauche) à l’ouverture de l’atelier

L’atelier, organisé par le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, avec le soutien de l’Union européenne, a servi de cadre d’échanges et de discussion sur les conclusions et recommandations de l’étude. Il a permis d’aboutir à des propositions avancées par les participants, acteurs de la société civile, cadres de l’administration publique et partenaires techniques et financiers.

Le Commissaire aux droits de l’homme a expliqué dans son discours que l’atelier est organisé dans le sillage des efforts déployés par le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh Al- Ghazouani, tendant à renforcer la présence de la société civile dans l’État de droit ainsi que son rôle dans le suivi des politiques de développement. Cet intérêt pour la société civile s’est traduit selon le Commissaire, par l’adoption et la publication d’une nouvelle loi régissant les associations, réseaux et organismes, ainsi que ses textes d’application. Il s’est aussi traduit par la création d’une plateforme numérique pour l’enregistrement des organisations de la société civile et le suivi de leurs activités, mais aussi par l’élection de plateformes régionales de la société civile dans l’ensemble des Wilayas du pays.

Il a ajouté que l’étude en question a permis de faire un diagnostic sur l’état du Forum des Acteurs Non Etatiques au regard de son statut, de sa structure, de sa légitimité, de sa gestion, des activités qu’il a entreprises depuis sa création, de l’apport de ses membres, de ses relations avec son environnement, de sa disponibilité financière et des résultats obtenus.

Il a souligné que cette étude a permis également de tracer des perspectives de changement et de développement, notamment en ce qui concerne la famille de la société civile, afin d’assurer l’harmonisation des instances faîtières de cette société avec les nouveaux systèmes juridiques.

Il a souligné que les opinions et suggestions des participants constitueront un ajout qualitatif à l’étude et qu’elles amélioreront la réalisation des objectifs souhaités, en approuvant son contenu et en identifiant des mécanismes pour assurer la mise en œuvre rapide des recommandations qui y sont contenues.

La représentante de l’Union européenne a souligné pour sa part l’importance du Forum des acteurs non étatiques en tant que cadre de valorisation du rôle de la société civile.

Elle a déclaré que la Délégation de l’Union européenne en Mauritanie travaille actuellement sur une feuille de route relative au soutien et à l’assistance à apporter aux organisations de la société civile dans le cadre de son plan d’action 2021-2024.

Cheikh Aïdara