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Journées de l’Environnement en Mauritanie : nettoyage annuel de la plage de Nouakchott

À l’occasion de la quinzaine de l’environnement célébrée en Mauritanie, l’ONG BiodiverCité et ses partenaires, notamment « Ensemble pour l’Environnement », ont procédé comme chaque année au nettoyage de la plage de Nouakchott.

Etudiants et écoliers au ramassage des ordures – Crédit Aidara

Observer les oiseaux au lever du soleil

La nouveauté cette année, selon l’initiatrice de l’évènement, Maïmouna Mint Saleck, présidente de l’ONG BiodiverCité, c’est le thème retenu cette année relative à la préservation de la biodiversité marine, mais surtout, la conférence animée à cette occasion à l’Université de Nouakchott et l’observation des oiseaux au télescope en présence d’ornithologues.

Plusieurs espèces peuplent la surface de l’océan au milieu des pirogues, certaines invisibles à l’œil nu comme les mouettes et les bécasseaux. Toutes ces espèces dont la préservation est vitale à la biodiversité marine participent à la chaîne alimentaire.

Le plaisir de nettoyer la plage

Pendant près d’une heure, cinq groupes de jeunes constitués d’étudiants de l’Université de Nouakchott, d’écoliers venus de Toujounine, Sebkha et Riadh, du club sportif NKT CrossFit, se sont lancés dans une course à la collecte des déchets sur une partie de la plage.

Au bout du compte, plus de 500 Kilos de déchets collectés dans trois sacs différents, les plastics de côté, les objets ferreux de l’autre, et dans un autre sac le tout-venant (papiers, tissus, filets, etc.).

Séance de sensibilisation – Crédit Aidara

Sous l’œil connaisseur du jeune Almamy Chouaibou Diagana et son équipe, les déchets collectés et ainsi triés, seront utilisés pour la transformation en objets usuels pour les ménages. Lutter contre la pollution et en faire de l’utile, est le créneau de ce groupe de jeunes qui s’est distingué dans l’innovation.

Relax et farniente

Collation puis séance de danse artistique sur fond musical ont permis de détendre l’atmosphère et de faire oublier la séance de ramassage des ordures au bord de la plage sous un soleil clément. Pas trop de sueur en définitive.

Il faut dire que tout le monde a été équipé de pieds en cape, sac contenant un tee-shirt frappé de l’effigie de la journée, bidons d’eau, paire de gant et casquette.

Plus de 500 Kg de déchets en une heure – Crédit Aidara

Faire jouer les méninges et le cœur

L’après-midi a été marqué par un atelier de sensibilisation sur l’utilité liée à la préservation des plages ainsi que les dangers causés par la présence de déchets, dont certains néfastes pour les espèces vivant en bordure et en fond de mer. En effet, le plastic et les filets menacent la survie de plusieurs espèces marines.

La journée s’est achevée par un beau coucher de soleil, le retour des piroguiers, la danse des oiseaux au-dessus des écumes, une plage propre et un atelier artistique sur des toiles où chacun a laissé son imagination traduire en fresques ses plus intimes sentiments.

Cheikh Aïdara


Mauritanie : Le député Marième Mint Cheikh libérée !

Marième Mint Cheikh Dieng, éminente militante du mouvement anti-esclavagiste IRA et député à l’Assemblée Nationale sous les couleurs du parti SAWAB et du parti RAG, aile politique du mouvement IRA, a été libérée en milieu de soirée du lundi 20 mai 2024.

Elle a été accueillie en héroïne par une foule de militants du mouvement IRA, à la porte du commissariat d’Arafat 2 où elle était détenue depuis 9 jours suite à une plainte déposée contre elle, selon certaines sources, par le mari d’une de ses belligérantes.

L’icône de la lutte antiesclavagiste, connue pour ses sorties musclées au sein de l’hémicycle mauritanien contre les tenants du pouvoir civil et militaire, a été conduite chez elle en fanfare au milieu d’un défilé monstre.

Retour sur son arrestation

Dans un communiqué publié le 15 mai 2024 par le mouvement IRA, le député Marième Mint Cheikh a été mise aux arrêts trois jours plus tôt, le 12 mai, suite à une plainte déposée par « une dignitaire de l’INSAF [NDLR : le parti au pouvoir] Rabi Aidara », fervente supporter du président sortant Ould Ghazouani et épouse d’un générale de l’armée à la retraite.

Selon le communiqué, Rabi Aïdara « supervisait une opération d’achats de conscience à l’endroit de compatriotes que leur vulnérabilité expose aux pièges du clientélisme alimentaire ». Le communique ajoute que la dame en question « s’acharnait depuis plusieurs jours à enrôler des citoyens, dans un bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à Ryad, l’une des communes en périphérie de la capitale ».

Toujours selon le communiqué, Rabi Aïdara, ex-maire de Sebkha et parlementaire du parti-Etat, « distribuait ouvertement, des bons de nourritures délivrées par l’agence Taazour et en contrepartie, elle récupérait les reçus d’inscription préalables au retrait de la carte d’identité ».

C’est en voulant empêcher cette fraude massive en prélude à l’élection présidentielle de juin 2024 qu’une altercation a opposé Marième Mint Cheikh et son frère à un groupe de femmes dans un bureau de la CENI. Selon le communiqué d’Ira, la militante-député a été agressée et battue. Au finish, tous les protagonistes de la bagarre se sont retrouvés au commissariat d’Arafat 2.

Le communiqué d’IRA a déploré les conditions de détention de leur militante qui ne disposait pas, selon ses termes de la moindre commodité, ne pouvait ni se laver, ni changer ses habits, ni accéder aux nourritures envoyées par sa femme, ni le thé. Le texte, selon ses non-dits, faisait entendre qu’il est urgent que l’opinion soit averti des conditions de Marième, pour éviter qu’elle ne soit victime d’un incident dans ce commissariat de police, comme ce fut le cas de Souvi Ould Cheine et d’Oumar Diop.

Rabi Aïdara réagit

Dans un droit-de réponse publié sur Cridem, Rabi Aïdara a réagi aux accusations portées contre elle par le communiqué du mouvement IRA. Dans sa réponse, le député du parti INSAF et femme leader dans la commune de Sebkha a rapporté la déclaration des victimes qui seraient toutes de sa mouvance politique, notamment l’initiative dédiée à Ghazouani qu’elle a mise en place pour soutenir sa candidature pour la présidentielle de juin 2024.

Selon ses propos, les femmes de son bord lui ont rapporté l’information selon laquelle, elles ont été attaquées par sa collègue Marième Mint Cheikh à l’école Bilal Rabah du PK 7 de Riyad alors qu’elles étaient venues s’inscrire sur les listes électorales.

Ainsi, selon ses dires, Marième Mint Cheikh aurait fait appel à quatre militants du mouvement IRA pour agresser ses militantes. Elle a parlé de strangulation et d’une femme enceinte qui ont perdu son fœtus au cours de la bagarre, puis de l’arrivée de la police.

« Des procédures illégales »

Selon Mme Cheikh Ould Hindi, ancien bâtonnier de l’Ordre national des avocats et avocat de Marième Mint Cheikh qui d’ailleurs fut le premier à donner des informations sur ses conditions de détention, la procédure entamée contre son client a été entachée d’irrégularités depuis le début.

Arrêtée le 12 mai et jetée avec son frère dans une salle de commissariat dénuée du moindre confort et soumise à une torture morale, Marième a été déférée au tribunal de Nouakchott Sud le 16 mai. Le juge d’instruction qui a hérité du dossier a signalé au Procureur l’irrégularité de la procédure, affirmant son incompétence à instruire un dossier qui concerne un député jouissant encore de son immunité parlementaire. Le dossier aurait été orientée vers la Chambre d’accusation. En droit, selon son avocat, sa cliente devait être libérée car n’étant plus ni sous l’emprise du procureur encore moins du juge d’instruction. Néanmoins, le procureur aurait ordonnée la poursuite de son arrestation à la police.

Finalement, Marième Mint Cheikh a été mise en liberté, face au fardeau que sa détention continuait à faire peser sur la crédibilité du système judiciaire.

Cheikh Aïdara


Mauritanie : Atelier régional d’échanges sur la capitalisation du Fonds Genre Sahel

Venus du Sénégal, du Tchad, du Niger et du Burkina Faso, en plus de la Mauritanie, des représentants de la société civile de ces cinq pays se sont réunis à Nouakchott du 14 au 16 mai 2024, en présence de l’ambassade de France, l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne, pour des échanges sur la restitution des résultats de la capitalisation du Fonds Genre Sahel (FGS).

Mis en place en 2021 pour quatre ans, le fonds œuvre au renforcement de la société civile sur les questions d’égalité hommes-femmes, assure l’accompagnement des États et veille au partage des bonnes pratiques.

Vue partielle de la salle au premier plan le maire de la commune rurale de Dar El Avia au Brakna. Crédit : Aidara

La clôture de l’atelier régional de capitalisation du Fonds Genre Sahel (FGS) a eu lieu vendredi 17 mai 2024 à Nouakchott, après trois jours de travaux, en présence de représentants de la société civile venus du Sénégal, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et de la Mauritanie.

L’atelier qui s’est déroulé du 14 au 16 mai 2024, a été marqué par la restitution des résultats de la capitalisation du projet qui touche à sa fin, puisqu’il se termine en décembre 2024, la contribution des acteurs de la société civile et les échanges de discours clôturant les travaux de l’atelier.

Le cérémonial de clôture

Avant le mot de clôture prononcé par le représentant du ministère de l’Économie qui a salué les résultats de la capitalisation du FGS et souhaité un bon retour aux délégations venues des pays amis, la rencontre a été surtout marquée par le discours du Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’ambassade de France en Mauritanie, Bernard Rubi et celle de la Cheffe du Projet FGS, Henry Paule Elesé.

Henry Paule Elesé, Cheffe du Projet. – Crédit : Aidara

Cette dernière devait rappeler que l’expérience du FGS est le fruit des efforts déployés par toutes les parties prenantes du projet, organisations de la société civile (OSC), bailleurs, partenaires de mise en œuvre, équipes opérationnelles partenaires, femmes et hommes des localités des régions d’intervention.

Toutes les actions menées dans la vie du projet visaient, selon à elle, « à implémenter une meilleure justice sociale et un développement durable où les femmes ont leur place et arrivent à développer leur plein potentiel aux côtés des hommes ».

Elle a salué par la suite les apports inestimables des partenaires dans la vie du projet, notamment la contribution d’EDIFIS, initiative régionale portée par l’AFD en Afrique francophone et mise en œuvre par Expertise France, à travers le FGS, en direction des OSC locales engagées dans la prévention, la promotion et l’effectivité des droits des femmes.

Bernard Rubi Conseiller de Coopération et d’Action Culturelle (SCAC) de l’ambassade de France en Mauritanie. – Crédit Aidara

Dans son intervention, Bernard Rubi a rappelé le rôle premier joué par l’ambassade de France, à travers l’AFD et sa filiale Expertise France, dans la mise en œuvre du projet FGS, créé en avril 2021 lors de la première mission du partenariat EDIFIS et après concertation avec les acteurs impliqués

Il a rappelé également que l’égalité homme-femme est une priorité pour la France comme elle est un objectif inscrit dans l’Agenda 2030 des ODD (Objectif 5). Selon lui, 75% de l’aide publique au développement accordée par la France est consacrée à la promotion de l’égalité genre.

Les contours de la capitalisation

Les deux experts qui ont mené la capitalisation, Jean-Philipe Obo et Justine Hallard ont par la suite présenté les résultats de la capitalisation du FGS au cours de cette journée de fin de claps où 35 personnes avaient rempli la salle. Leurs restitutions ont ainsi intégré toute la masse de réflexion accumulée durant les trois jours de débats et d’échanges, où toute la panoplie de la communication a été déployée, à travers les storytelling, les quiz et la cartographie.

Vue de la salle et des deux experts de la capitalisation au fond de l’image. – Crédit : Aidara

Ils ont ainsi passé en revue les bonnes pratiques, telle l’application Sentinelle développée en Mauritanie par le Comité de Solidarité avec les Victimes des Violations des Droits Humains (CSVVDH) et l’Association Terre Espoir pour le Développement (ATED) et qui permet d’avoir une base de données sur les VBG dans les six communes où ils interviennent dans la région du Brakna au sud du pays.

Dans leur présentation, les deux experts ont également développé les thèmes sur le renforcement de capacités des OSC. Ils ont relevé le Top 6 des succès enregistrés et abordé l’approche intersectorielle et holistique de leurs démarches, avant de mettre en lumière les défis rencontrés dans la réalisation des objectifs du projet ainsi que les solutions pour les surmonter. 

Ils ont aussi relevé les effets attendus et les effets inattendus du projet. Puis, ils ont fait un focus sur la Mauritanie et les effets observés auprès des bénéficiaires dans les communautés d’intervention du projet. Un point sur les partenaires nécessaires, l’écosystème des acteurs dans les zones d’intervention, les acteurs en présence, les réseaux, etc.

Les OSC étalent leurs activités

En début de cérémonie, les représentants des différentes organisations de la société ont présenté leur structure.

Vue latérale de la salle. – Crédit : Aidara

La Mauritanie était représentée par plusieurs organisations. Il s’agit notamment du Comité de Solidarité avec les Victimes des Violations des Droits Humains (CSVVDH) qui gère avec l’Association Terre Espoir pour le Développement (ATED) le projet « Sawt El Maraa Erriviya » (La voix des femmes rurales) qui intervient dans la région du Brakna. L’application Sentinelle que ces deux organisations ont développée a permis de recenser 60 cas de VBG dont 35% de violences sexuelles, dans deux communes du Brakna où elles interviennent.

D’autres acteurs mauritaniens étaient également présents, en l’occurrence, SOS Pairs Educateurs et son Centre d’Appui à l’Éducation et à l’Insertion des Jeunes Filles, l’association mauritanienne des maires des communes du Sud, représentés à l’occasion par le Maire de Boghé, trésorier de l’association et le maire de Dar El Avia. Enfin, l’Observatoire national des droits des femmes et des filles par la voix de sa présidente, l’ancienne ministre Mehla Ahmed Talebna et Aïchetou Camara, membre, ont présenté leur structure et les défis rencontrés pour une plus grande promotion des droits des femmes et des filles en Mauritanie.

Affiche du CSVDDH

Quant au Sénégal, il était représenté par un consortium composé de Diapalanté et deux autres organisations, CasamanSanté et Women In Mining (WIM).

La délégation nigérienne ayant quitté avant la clôture, le Tchad et le Burkina Faso étaient représentés respectivement par l’Association des Femmes des Peuples Autochtones et le Comité pour la Qualité du Droit à la Justice (CQDJ).

Etaient représentés à l’atelier plusieurs hauts responsables d’institutions de renommée, comme la direction régionale du Grand Sahel et l’équipe du projet FGS dont le siège est à Ouagadougou (Burkina Faso).

Après la présentation des résultats de la capitalisation, plusieurs participants ont apporté des recommandations et compléments d’information, à l’image du maire de Dar El Avia qui a plaidé pour sa commune. Le maire de Boghé a aussi salué le travail des femmes maraîchères qui contribuent, selon lui, aux charges de leurs familles et l’approvisionnement de leur ville et Nouakchott en légumes. Enfin, il a fait part du prix gagné par l’association des maires de Mauritanie en partenariat avec Banlieue du Monde d’un montant de 30 000 euros qui sera remis lors de la prochaine réunion des maires francophones.

Cheikh Aïdara


Afrobarometer : les étudiants mauritaniens formés sur les techniques de rédaction d’articles et d’utilisation des données

Le Centre de Formation à Distance (CFD), installé dans l’enceinte de l’Institut Universitaire Professionnel (IUP), abrite depuis vendredi 17 mai 2024, une session de formation de trois jours à l’intention d’un groupe d’étudiants-chercheurs de l’Université de Nouakchott. L’atelier est le fruit d’une collaboration entre l’Université de Nouakchott, le réseau panafricain Afrobarometer basé à Accra (Ghana) et son partenaire mauritanien, l’entreprise SISTA.

De G. à Dr. Vice-président Université, DG SISTA et Représentant Afrobarometer – Crédit Aidara

Ouvrant les travaux de l’atelier sur le renforcement de capacité d’un groupe d’étudiants et chercheurs, vendredi 17 mai 2024 au CFD, le vice-président de l’Université de Nouakchott, Mohamed Vadel Ould Deide a déclaré que « cet atelier est axé sur les techniques de rédaction d’articles et de diffusion de résultats extrêmement importants dans notre quête de connaissances et d’autonomisation ».

Une initiative conforme aux stratégies de l’Université

Selon lui, cette initiative qui réunit l’Université de Nouakchott, le réseau panafricain Afrobarometer, un fournisseur de données basé à Accra (Ghana), ainsi que son partenaire local, le bureau d’études mauritanien SISTA, inaugurera sans doute, non seulement nos compétences rédactionnelles mais contribuera également de manière significative à éclairer nos décideurs politiques et d’autres décideurs.

Vue partielle des participants – Crédit Aidara

Il a souligné que l’Université de Nouakchott, pour assurer son succès tant sur le plan national qu’international, a choisi des orientations stratégiques clés qui sont entre autres, l’excellence académique, la recherche et l’innovation.

Pour le vice-président de l’Université de Nouakchott, « cet atelier s’inscrit parfaitement dans notre stratégie, celle de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ». En outre, a-t-il ajouté en substance, les collaborations comme celle qui nous réunit avec Afrobarometer et SISTA, enrichiront non seulement notre paysage universitaire, mais aussi servira de catalyseur de changement positif dans notre société.

Il a aussi par la suite énuméré les nombreux avantages à tirer de cette expérience en termes de données sur le plan économique, les services sociaux, la gouvernance, la démocratie, la politique, la sociologie et d’autres domaines connexes.

Profiter de l’expérience d’Afrobarometer

Précédant le mot d’ouverture officielle de l’atelier, Komi Omewunu, rédacteur d’Afrobarometer avait pris la parole pour déclarer que la formation en cours des étudiants et chercheurs mauritaniens sélectionnés sera sanctionnée par la production d’articles de dépêches du cru des participants.

Vue plongeante de la salle – Crédit Aidara

Il a souligné que l’objectif de l’atelier est de vulgariser les données d’Afrobarometer, un réseau qui est venu selon lui, combler un vide longtemps occupé par les instituts de recherche universitaires situés en dehors du continent, là où les universitaires et chercheurs africains brillaient par leur absence et ne s’intéressaient que peu aux données.

Lui succédant, Abdallahi Ahmed Vall, Directeur général de SISTA, a d’abord remercié l’Université de Nouakchott, le CFD, l’IUP, mais aussi l’Institut supérieur des métiers de la statistique du groupe Polytechnique de Nouakchott, ainsi que son partenaire Afrobarometer, pour la tenue de cette rencontre qui vise à renforcer la capacité des étudiants et chercheurs mauritaniens dans le domaine de l’analyse et du traitement des données ainsi que leur diffusion.

La modératrice de l’atelier – Crédit Aidara

La modération de l’ouverture officielle de la rencontre a été assurée par Nebghouha Mint Cheikh, tandis que les experts d’Afrobarometer se sont occupés de la formation des participants sur les outils de collecte et l’application SPSS, entre autres aspects de la rédaction et de l’utilisation des données.

Durant cette première journée, les participants ont suivi des présentations sur les différents types de publication, avec des exemples à l’appui, ainsi qu’une introduction sur les outils de collecte et de traitement de données, comme l’outil Kobo.

Les travaux se poursuivent et la clôture de l’atelier est prévue dimanche 19 mai 2024 avec à la clé, la remise des attestations aux participants.

Cheikh Aïdara