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Dix pays d’Afrique de l’Ouest à Nouakchott pour valider les documents du Mentorat clinique des sages-femmes

Nouakchott abritera du lundi 14 au vendredi 18 octobre 2019, un atelier de validation des documents clés du Mentorat clinique des Sages-femmes. Cet atelier organisé par le Bureau Régional du Fonds des Nations Unies pour la Population pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre  (UNFPA-WCARO) accueillera des délégations venues du Bénin, Guinée, Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Congo Brazzaville, Niger, Mali, Mauritanie, Togo et Tchad. Les délégations sont composées de consultants et de représentants du ministère de la Santé ainsi que des écoles de formations en santé publique de chacun de ces pays.

Atelier sur le DIUPP à Nouadhibou-photo archives (Crédit Aidara)

Mettre l’accent sur le rôle de la sage-femme, sa formation initiale mais surtout la réglementation de ses activités et le soutient à lui apporter sous forme de mentorat et de supervision. Tel est entre autres, l’un des objectifs de l’atelier que Nouakchott va abriter du 14 au 18 octobre 2019 et pour lequel le Bureau Régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WCARO) a réuni dix pays où les avancés en matière de santé de la mère et de l’enfant tardent à donner des résultats satisfaisants. Cet atelier sera le lieu de disséminer l’expérience que le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Bénin et Madagascar ont mis en œuvre depuis trois années à travers des initiatives de mentorat des sages-femmes  pour améliorer la pratique et réduire la mortalité maternelle, surtout en période périnatale.

Pour évaluer l’impact de ses initiatives, UNFPA-WCARO avait diligenté des missions au Bénin, au Burkina Faso et à Madagascar. Les rapports produits ont servi de base aux discussions régionales sur l’élaboration d’un Référentiel du Mentorat Clinique des Sages-femmes, objet d’un atelier à Abidjan en mars 2018 et aux termes duquel, un draft a été élaboré.

Les documents clés du Mentorat Clinique des Sages-Femmes sont ainsi composés du Curriculum de formation (les modules), le Guide du Formateur et le Cahier de l’Apprenant.

Nouakchott servira ainsi dès lundi 14 octobre 2019 d’étape ultime pour la finalisation et la validation des documents pédagogique du Mentorat clinique des sages-femmes en Afrique de l’Ouest et du Centre. Il s’agira pour les participants de réaliser une revue critique des documents, discuter et amender le contenu des différents documents, et enfin, adopter le contenu final des documents soumis à validation.

Cheikh Aïdara

 


Daech remporte une victoire en France, radicaliser l’Etat français

L’État français est entré dans une spirale de démence islamphobe sans précédent. Une victoire précieuse pour les organisations terroristes qui se servent de l’Islam pour leurs sales besognes.

Crédit photo : Clément Mahoudeau / AFP via rfi.fr

 

Cette folie de l’État français fait suite à l’affaire Mickaël Harpon, cet informaticien de la préfecture de police de Paris, auteur d’une tuerie qui a fait quatre morts parmi ses collègues. Tout musulman en France exerçant une pratique religieuse rigoriste, notamment plus exacerbée durant le Ramadan, qui porte la barbe, qui a un comportement équivoque envers les femmes, qui pratique régulièrement et de façon ostentatoire la prière rituelle, qui porte un signe noir au front, est désormais suspect de radicalisation.

Une catégorisation du parfait terroriste que le Ministre de l’Intérieur français, Christophe Castaner, vient de brosser suite à l’affaire Michael Harpon, et donc susceptible d’être complétée par le prochain terroriste qui ne manquera pas de se manifester, tant cette catégorisation à elle-seule ne parviendra pas à éradiquer les actes criminels que les détraqués de la société française, jetant leur dévolu au dernier moment et on ne sait pourquoi sur l’Islam, ne manqueront pas de commettre en prenant notre Sainte religion comme cheval de bataille.

Cette psychose générale qui s’est emparée de l’État français risque fort d’avoir de dangereuses répercussion sur les 5 millions de citoyens français de confession musulmane, laissés en proie aux délires de leurs compatriotes qui ne manqueront pas de submerger les services de renseignement français chaque jour et chaque nuit de signalements de comportements suspects d’un voisin, d’un collègue de bureau ou d’un promeneur solitaire, répondant aux critères le qualifiant de « suspect terrorise », des critères établis le plus scientifiquement du monde par le Ministre de l’Intérieur.

Imaginez les tonnes de dénonciations que les services de sécurité français vont recevoir par heure et par jour, et imaginez le nombre de musulmans de France, qui risqueront des interpellations, des interrogatoires, des harcèlements, parce que justement, la catégorisation du « parfait suspect de radicalisation », sortie de l’imaginaire du Premier ministre français, s’applique parfaitement aux musulmans du monde entier, qu’ils soient en France ou ailleurs. La France ne pourra pas empêcher ses citoyens de confession musulmane de faire leur prière quotidienne, de redoubler d’efforts dans l’adoration durant le ramadan, de porter la barbe, et d’avoir le front noirci à force de prosternation.

En plongeant dans les abysses de l’absurde, sous la poussée d’une extrême droite aveuglée par sa haine de l’Islam, soutenue en cela par une partie des médias à large audience, l’État français vient de concéder sa première défaite contre les organisations terroristes. Celles-ci se féliciteront de la victoire formidable qu’elles sont en train de remporter sur la France, et qui va les inciter à enfoncer encore et encore le clou, par des coups d’éclat qu’ils exerceront non en passant par les vrais porteurs des valeurs de l’Islam, c’est-à-dire l’écrasante majorité des citoyens musulmans de France, mais par des convertis récents, faciles à manipuler et à embrigader jusqu’à l’acte final.

Car, si l’on juge les attaques terroristes essuyées par la France, toutes sont le fait soit de délinquants multirécidivistes soit de nouveaux convertis. Des personnes qui, dans leur parcours, ne sont pas connues pour leur dévotion religieuse et, paradoxe, ignorent tout de l’Islam.

Cheikh Aïdara


Route Nouakchott-Rosso, SOGEA SATOM promet la livraison en 2020

Les travaux du tronçon Nouakchott-Rosso, entre le PK 25 et le PK 145, avancent lentement mais sûrement. La société française SOGEA SATOM chargée de la réalisation des 120 kilomètres jusqu’à Bombri  sur financement de l’Union Européenne, a promis de livrer la route en juin 2020. C’est ce qu’une mission conjointe du Ministère de l’Equipement et des Transports et les ambassadeurs de l’Union Européenne accrédités à Nouakchott étaient venu constater ce 8 octobre 2019 aux termes d’une visite de terrain. 

Application de l’enrobé au PK 29 de Nouakchott par Satom (Crédit Aidara)

«L’objet de notre visite ce matin est de nous informer sur l’avancée des travaux sur la route Nouakchott-Rosso qui est une route vitale dans le développement économique de notre pays et dans le renforcement des échanges avec les pays de la sous-région, surtout avec le démarrage incessant de la construction du pont de Rosso» a déclaré le Ministre de l’Equipement et des Transports, M.Mohamedou Ahmedou M’Haimid à la fin de la visite effectuée mardi 8 octobre 2019 aux PK 44, PK 29 et PK 26 de Nouakchott. Il a surtout insisté sur le respect des délais de livraison et celui des normes et standards signés entre le maître d’œuvre et l’entreprise française.

Le Ministre de l’Equipement (Crédit Aidara)

Le ministre qui était accompagné par ses proches collaborateurs ainsi que le Wali du Trarza, avait effectué cette tournée en compagnie des ambassadeurs d’Allemagne, France, Espagne, Grande Bretagne et l’Ambassadeur Délégué de l’Union européenne en Mauritanie, SEM. Giacomo Durazzo. Ce dernier s’est d’ailleurs félicité de l’avancée des travaux malgré quelques retards qui seront selon lui vite comblés. Il a surtout mis en exergue l’impact de cette route sur l’économie nationale et sur l’économie régionale, mais surtout sur l’emploi de la main d’œuvre mauritanienne.

SEM.Giacomo Durazzo (Crédit Aidara)

Les deux délégations, européennes et mauritaniennes, ont ainsi visité la base de vie de l’entreprise française SATOM où ils ont pu suivre une brève présentation des travaux du chantier PK 25-Bombri. L’entreprise emploie au total 362 personnes, 22 expatriés et 291 mauritaniens, dont 5 femmes. Elle travaille également avec 45 sous-traitants. Il faut noter que plus de vingt ans après la réalisation de la route Nouakchott-Akjoujt en 1997, la route Nouakchott-Rosso en cours d’exécution est le deuxième contrat routier que SATOM décroche dans le pays.

Séance de briefing (Crédit Aidara)

Après le débriefing à la base de vie, les deux délégations se sont rendues au chantier de concassage, là où se trouve l’usine de l’enrobé, avant de pousser jusqu’au PK 29 pour suivre l’application de cette dernière couche. La tournée s’est achevée au PK 26, à l’atelier d’application, là où le coquillage est traité.

Il faut souligner que les 120 kilomètres de tronçon que SATOM est en train de réaliser sont financés entièrement par l’Union européenne, à travers le 10ème et le 11ème FED (Fonds européen de développement) à plus de 51 millions Euros. C’est la deuxième adjudication, intervenue fin 2016 puis notifiée en octobre 2017. SATOM a débuté les travaux de la route le 23 février 2018 pour une livraison prévue le 22 mai 2020. Auparavant, la réalisation de la route a été confiée en 2014 à une société portugaise, Monte Adriano, qui n’a pas pu respecter les termes du contrat qui sera résilié en 2016.

Photo de famille des deux délégations (Crédit Aidara)

La route Nouakchott-Rosso est considérée comme l’un des plus importants axes routiers du pays, en ce qu’elle relie l’Europe, via le Maghreb, et l’Afrique noire. Construite en 1968, elle s’était considérablement dégradée ces quinze dernières années, au point où ses nombreux nids de poules et ses crevasses ont fauché des dizaines de vie et causé d’importants dégâts matériels.

Cheikh Aïdara


Quand Dicko Hanoune s’en prend à Brahim Bilal Ramadan

Faisant suite au droit de réponse de Brahim Bilal Ramadan, président de la Fondation Sahel dans lequel il répond à ses détracteurs qui lui ont reproché d’intercéder en faveur du gouvernement mauritanien, lors de son séjour aux Etats-Unis sur invitation du Département d’Etat, pour la levée des sanctions américaines excluant la Mauritanie des facilités commerciales conférées par l’AGOA, Dicko Henoune, activiste mauritanien des droits de l’homme résidant en France, a publié un article incendiaire où il s’en prend aux démarche entreprises par le président de la Fondation Sahel. Voici ci-après l’article de Dicko Henoune et le droit de réponse de Brahim Bilal Ramadan qui a entraîné une telle controverse.

Article de Dicko Hanoune : «Brahim Bilal Ramdane président de la Fondation Sahel est devenu paranoïaque »

Qui peut  comprendre le comportement de Brahim Bilal Ramdane, Président de la fondation SAHEL depuis son dernier séjour aux Etat Unis ? Son problème vient du double jeu qu’il joue, narguant les victimes de l’esclavage héréditaire, ce n’est pas surprenant  pour nous. Absolument pas, il tient un discours populiste en Arabe pour plaire, accompagner les esclavagistes et un autre discours en français ou anglais pour tromper l’opinion internationale et les partenaires de  la Mauritanie sur le respect des droits  de l’homme. Voila pourquoi,  il est obligé de balancer son fameux  « droit de réponse » sans qu’on ne sache à qui, il répond vraiment. Comment un président d’une organisation non gouvernementale, qui prétend  défendre le respect des droits de l’homme, va  plaider la levée des sanctions « économique » à la place de l’application des lois qui sont à l’origine de ces sanctions ?

Brahim Bilal : « J’ai plaidé également pour la levée des sanctions ainsi que pour donner une opportunité au nouveau Président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, dans l’espoir qu’il traduise ses dires en actes. Que les sanctions à caractère économique, ne nuisent qu’à la population, aux bienfaiteurs et donateurs et ceux-ci constituent le meilleur soutien – ou du moins le voudrions-nous – de la Fondation Sahel … »

Mais qui a dit à Brahim  Bilal Ramdane que les victimes de l’esclavage, d’exécutions sommaires ont bénéficié les avantages de l’AGOA ? Qu’il nous sort des exemples. Que Brahim Bilal nous  dit clairement, il parle de quelle population ? Depuis quand les sanctions l’AGOA visent les populations ? Qui a donné mandat à Brahim Bilal d’aller parlé au nom de la population  victime à sa place?  Les promesses n’engagent que ceux qui y croient, il fallait attendre les actes de Ghazouani avant d’aller plaidé quoique ça soit. Les victimes de l’esclavage ne sont elles pas aussi importantes au point à les mettre  en dessous de quelques retombées économiques en faveur de la classe féodale qui détient le pouvoir mauritanien ?  Nous mettons en garde les partenaires de la Mauritanie sur le volet du respect des droits humains  contre ces fausses  informations de la Fondation Sahel et d’autres ONG  qui prétendent défendre les droits de l’homme en Mauritanie. Le département des Etats Unis n’a pas de leçon à recevoir d’une fondation fantôme venant de la Mauritanie sur le respect des droits humains.

Rappel : Dans un décret présidentiel que vient de rendre public le Bureau américain en charge du commerce, le chef d’Etat américain, Donald Trump a informé le Congrès américain ainsi que le gouvernement mauritanien de la suspension de la Mauritanie des facilités accordées dans le cadre de la Loi sur la croissance et les perspectives économiques en Afrique à compter du 1er janvier 2019. Washington explique que sa décision a été motivée par le manque de progrès du pays en matière de lutte contre l’esclavage en Mauritanie.

Le président Donald Trump a particulièrement insisté sur l’esclavage héréditaire et les pratiques de travail forcé. «La Mauritanie ne respecte pas les critères d’éligibilité de l’AGOA. En particulier, la Mauritanie n’a pas progressé dans la lutte contre le travail forcé, précisément contre le fléau de l’esclavage héréditaire. En outre, le Gouvernement mauritanien continue à limiter la capacité de la société civile à travailler librement pour résoudre les problèmes liés à la lutte contre l’esclavage »

Brahim Bilal est il conscient de la gravité de son acte devant le département Américain ? Les ONG abolitionnistes prennent acte de ses  agissements ignobles contre l’intérêt des victimes.

Diko Hanoune/ Militant Abolitionniste  

Brahim Bilal Ramadan (2ème à partir de la droite) lors de son séjour aux USA

Droit de réponse de Brahim Bilal Ramadane, président de la Fondation Sahel

J’ai lu les commentaires d’un article paru sur Cridem à propos d’une réunion qui m’a regroupé avec le département d’État américain (TIP) et le parti travailliste (https://cridem.org/C_InfoCat.php?cat=9).

J’ai remarqué que certains politiciens semblent confondre entre les vaches. Ce qui suscite de ma part les clarifications suivantes :

– Je ne suis membre d’aucun parti politique et n’appartient à aucune tendance et je ne reçois, ni ne donne de leçons à qui que ce soit, en dehors de la fondation Sahel.

Dire que je suis envoyé par le régime ou que je travaille avec lui, ce sont de vieilles accusations sans la moindre preuve et je n’arrive pas à comprendre pourquoi certaines personnes utilisent une torche en plein jour.

– Je suis venu ici , assister à ma manière, en tant qu’organisation de défense des droits de l’homme représentant un projet communautaire, à la recherche de relations, de soutiens et de relations.

– Le titre choisi pour l’article publié sur Cridem n’était pas innocent. nous n’avons pas déployé d’efforts et nous ne sommes ni représentants du régime ni de l’opposition.

Il n’est pas de notre ressort ni compétences de lever les sanctions contre l’État, mais nous avons fourni un avis duquel nous sommes convaincus : Que les sanctions à caractère économique,ne nuisent qu’à la population , aux bienfaiteurs et donateurs et ceux-ci constituent le meilleur soutien – ou du moins le voudrions-nous – de la Fondation Sahel …

– Nous n’avons coordonné cette position avec aucune partie en dehors du contour Sahel (ici) et nous n’en demandons contre cela ni remerciements ni gratifications.

Mais cela s’inscrit dans le cadre de notre amour pour la patrie et de notre volonté de profiter de toutes les chances qui s’offrent à notre développement.

– Si une quelconque partie veut sanctionner les personnes impliquées dans la corruption et le vol de l’argent des citoyens, nous la saluons et lui tendons la main de la collaboration-

Cela nous l’avons exprimé à deux reprises – à condition que les sanctions visent les intérêts particuliers de ces personnes impliquées, tels que leurs virements bancaires, les visas pour leurs voyages, etc.

Quant au peuple mauritanien, nous sommes ici pour le défendre avec foi et impartialité.

Nous avons dit sur toutes les plateformes, ici et là, et nous continuerons à dire, à moins que quelque chose ne change vraiment, que la situation des droits de l’homme en Mauritanie n’est pas bonne ,que les lois et accords ne s’appliquent pas et qu’il n’y a pas de volonté politique de résoudre les problèmes du passif humanitaire et de l’esclavage.

L’injustice fondée sur la couleur ou la race est évidente encore et il n’ya meilleure preuve à cela, que les récentes nominations du jeudi noir.

Brahim Bilal Ramdane, Président de la fondation SAHEL