aidara

Fin de la campagne présidentielle, Birame pour une dernière démonstration de force

Après une campagne électorale qui a fait trembler bien de certitudes parmi les ténors les plus indéboulonnables de la majorité présidentielle,  effarouchés dans leurs propres fiefs, Birame Dah Abeid, a tenu un dernier meeting populaire à la Foire de Nouakchott, ce jeudi 20 juin 2019, dernière journée de la joute électorale.

Birame Dah Abeid

C’est en effet par milliers que les partisans du candidat se sont massés dès les premières heures de l’après-midi, galvanisés par leur innombrable nombre et la ferveur des slogans brandis. Il a fallu plusieurs heures pour que Birame Dah Abeid, parvienne à se frayer un chemin au milieu de ce dense paquet de chaires humaines et atteindre la tribune où trônaient déjà les membres de sa direction de campagne. Son arrivé avait soulevé une ferveur dont les échos se sont répandus comme une houle à des centaines de mètres à la ronde.

Face à la foule massée à ses pieds, les mains levées, entourés de ses partisans, Birame Dah Abeid est resté plusieurs minutes à savourer le spectacle qui s’offrait à pertes de vues. Des milliers de visages rayonnants, tannés par l’harmattan qui souffle sur Nouakchott depuis quelques jours, portables en l’air pour des selfies ou  des images immortalisant le moment solennel.

Dans son discours de fin de campagne, le militant antiesclavagiste, lauréat de plusieurs prix internationaux et candidat récidiviste à la présidentielle après une expérience en 2014 dont il fut la grande surprise, avait repris ses thèmes fétiches, la lutte contre l’esclavage et les inégalités sociales, contre le racisme d’Etat et les discriminations, prêt à un nouveau pacte fondateur de la République bâti sur l’égalité, la citoyenneté, le partage équitable des richesses et la bonne gouvernance. Il a fustigé le «système boutiquier » qui a prévalu jusque-là, avec ses lots de corruption, de malversations financières, d’immoralité, et qui cherche à se perpétuer par un passage à témoin pour pérenniser le sac de la Mauritanie.

Fort des masses que ses meetings ont drainé dans tous les coins et recoins de cette vaste République qu’il a sillonné à pas de charge au cours des quinze derniers jours, Birame Dah Abeid a déclaré que le duo Aziz-Ghazouani, a perdu la bataille de la présidentielle et que c’est lui que le peuple mauritanien a choisi pour le diriger pendant les cinq prochaines années. «Ces milliers de Mauritaniens qui se sont rassemblés partout sur l’ensemble territoire pour me plébisciter adhèrent à mon programme politique, car c’est le seul capable d’opérer le changement dont ils ont besoin » devait-il conclure, demandant au peuple mauritanien de voter pour lui massivement le 22 juin prochain.

Cheikh Aïdara

PHOTOSREPORTAGES

 


Forum sur le dividende démographie, l’autonomisation des femmes et des filles, l’artiste Coumba Gawlo donne le ton

Du 26 au 29 juin 2019, la Diva de la musique sénégalaise, Coumba Gawlo, organise, avec l’appui de certains partenaires dont le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), un Forum sur le dividende démographique, l’autonomisation des femmes et des filles. Ce sera en marge du «Festival Chant des Linguères».

Festival Chant des Linguères (édition 2018), la Diva y anime une séance de sensibilisation (Crédit Gomedia)

 

Si le dividende démographique a son Champion, en la personne de Mabingue Ngom, Directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, il a sa Star, Coumba Gawlo Seck, l’artiste sénégalaise qui cartonne sur les sujets de développement. Elle s’apprête en effet à organiser du 26 au 29 juin 2019 à Dakar, un Forum sur le Dividende démographique, l’autonomisation des femmes et des filles. Ce sera en marge du «Festival Chant des Linguères» pour lequel elle a convié des artistes en provenance de la Mauritanie, du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Tchad.

«Le programme sera riche en évènements, avec des conférences de presse, des forums de débats, des concerts populaires, et une soirée gala» nous confie Pape Boubacar Samb, chargé de communication de Coumba Gawlo.

Ce festival est devenu presque un rituel que l’artiste organise depuis quelques années, avec certains partenaires tels que l’UNFPA. En mars 2018, l’artiste avait déjà soutenu le combat autour de la sensibilisation et le plaidoyer pour l’autonomisation des femmes et la capture du dividende démographique. Plusieurs artistes africains de renom y avaient pris part, tels que Babani Koné du Mali, Fati Mariko du Niger, Rocky Gold de la Côte d’Ivoire, Mourat du Burkina Faso, Mouna Mint Dendeni de la Mauritanie et Mounira Mitchala du Tchad, sans compter quelques célébrités de la musique sénégalaise, à l’image de Fatou Guewel et Kiné Lam, qui ont joint leurs voix à celle de la diva de la chanson mondiale, Coumba Gawlo.

«Le Festival Chant des Linguères se veut une plateforme d’expression mettant la musique au service du développement, une des stratégies mises en œuvre par l’UNFPA pour renforcer l’information, la sensibilisation et le plaidoyer autour de la santé de la mère, des adolescents jeunes, les pratiques néfastes»  soutient Coumba Gawlo.

Déjà, le 16 juin 2019 au Théâtre National, elle avait organisé, à travers son «Association Lumière pour l’Enfance-Coumba Gawlo», une journée de commémoration à l’occasion de la Journée de l’Enfant Africain. «Intense moment de communion entre la Diva à la voix d’or et plus d’un millier de jeunes, venus des établissements scolaires de Dakar » titrait la presse sénégalaise.

Lors de la Journée de l’Enfant Africain 2019 (Crédit Gomedia)

 

Autre combat, plaidoyer pour le respect des droits des enfants et récompenses aux élèves méritants ont été les faits marquants de cette journée.

Artiste engagée et convaincue que le sort de l’Afrique repose dans sa capacité à profiter de sa jeunesse, surtout les femmes et les filles qui constituent l’écrasante majorité de la population africaine, Coumba Gawlo a élargi son combat au-delà des frontières sénégalaises. A Niamey, Abidjan ou encore à Nouakchott, elle a planté sa graine, en y ouvrant des représentations pour créer le consensus et l’esprit de cohésion autour des idéaux qu’elle défend. L’idée est de fédérer les énergies africaines pour que le dividende démographique, l’autonomisation des femmes et la scolarisation des filles soient de véritables portes d’entrée pour l’émancipation des peuples et l’émergence d’Etats forts.

Cheikh Aïdara


Le Représentant de l’’UNFPA en Mauritanie remet les clés d’un véhicule à l’AMPF

Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) en Mauritanie, à travers son Représentant résident, SEM. Saïdou Kaboré a remis les clés d’un véhicule à la présidente de l’Association Mauritanienne pour la Promotion de la Famille (AMPF) et ancienne ministre de la Femme, Mme Marième Mint Ahmed Aïcha. La cérémonie a eu lieu mercredi 19 juin 2019 dans l’enceinte de la représentation des Nations Unies à Nouakchott.

Le Représentant de l’UNFPA et la présidente de l’AMPF paraphent les documents validant de don du véhicule (Crédit Aidara)

Auparavant, SEM. Saïdou Kaboré et Mme Marième Mint Ahmed Aicha avaient procédé à la signature des documents validant le transfert du véhicule, lequel selon la présidente de l’AMPF est d’une grande importance pour son association. «L’AMPF, première ONG mauritanienne, est présente dans plusieurs régions du pays, d’où notre impérieux besoin en moyens de locomotions pour nos nombreuses activités en faveur des populations pauvres et déshéritées du pays» a-t-elle déclaré. Elle a remercié l’UNFPA, notamment SEM. Saïdou Kaboré, pour le palier qu’il a fait franchir à la coopération entre son institution et l’Etat mauritanien, mais aussi pour l’intérêt qu’il accorde lui et son staff à la société civile. Selon elle, les besoins restent encore énormes en termes de services de santé de la reproduction et de planning familial, soulignant que les  femmes continuent de mourir, les grossesses non désirées et les avortements à risques guettent encore les adolescentes, sans compter les fistules obstétricales, les femmes et les enfants abandonnés.

Le staff de l’UNFPA et celui de l’AMPF pour une photo de famille devant le véhicule, don de l’UNFPA (Crédit Aidara)

SEM.Saïdou Kaboré, à l’entame de la cérémonie de signature avait évoqué la bonne côte dont jouit l’AMPF auprès des autorités mauritaniennes, mettant en exergue la diligence avec laquelle le Ministère de l’Economie et des Finances, ainsi que le ministère de la Santé, à travers le Coordinateur du Projet National de la Santé de la Reproduction (PNSR), ont donné avis favorable au don que son institution vient de lui faire. Il a salué le courage, l’engagement et le sens du bénévolat de la présidente de l’AMPF, qui consacre son temps et son énergie, «sans aucun salaire, a-t-il précisé, en sauvant la vie de plusieurs femmes et enfants». Il a noté l’excellent travail qu’abat l’AMPF à Nouakchott et dans les régions reculées du pays, notamment au Trarza, à Dakhlet-Nouadhibou, au Gorgol, en Assaba, au Brakna, au Hodh Charghi, notamment dans le camp de Mberra à Bassiknou.

A noter que la cérémonie s’est déroulée en présence de l’ensemble du staff de l’UNFPA, ainsi que de M.Oscar Koalga, consultant et ancien de l’IPPF, en mission en Mauritanie. La présidente de l’AMPF était accompagnée par son Directeur Exécutif, son Directeur de Programmes et son Directeur administratif et financier.

Cheikh Aïdara

PHOTOS REPORTAGES

Le véhicule, don de l’UNFPA à l’AMPF (crédit Aidara)


La Plateforme des OSC contre l’extrémisme violent forme 20 jeunes animateurs et observateurs électoraux

La Plateforme des OSC contre l’extrémisme violent, sous la houlette de Seyde Mint Yenge, présidente de l’ONG ASPOM, a organisé mardi 18 juin 2019 à son siège à Nouakchott, un atelier de formation sur les techniques d’observation et d’animation du vote électoral. Cette formation dispensée par Mme Haoussa Mamadou Ndiaye et Bekaye Sy, ainsi que l’ancienne député Vatimetou Mint Saleck, a ciblé 20 jeunes hommes et filles.

@crédit AIDARA

Pendant une journée, les futurs observateurs et animateurs qui seront appelés le 22 juin prochain à superviser l’élection présidentielle, ont été largement édifiés sur le rôle qui sera le sien le jour J.

Pour Seyde Mint Yenge, initiatrice de cette formation, «c’est là notre contribution citoyenne à l’élection présidentielle du 22 juin 2019 et notre rôle de témoins oculaires du scrutin nous permettra de participer, on l’espère, à la garantie de son déroulé dans la plus grande transparence et équité».

@crédit AIDARA

D’autres intervenants, tels que Mme War de l’USAID, ou encore notre confrère Kissima Diagana, sont intervenus pour souligner que «la situation actuelle est très sensible ; déjà les discours électoraux commencent à prendre des relents inquiétants, d’où le rôle que nous avons tous à jouer, surtout vous les jeunes, pour ramener un esprit de tolérance et d’apaisement».

La fin de l’atelier a été marquée par la traditionnelle photo de famille et la distribution des attestations aux participants.

Une demande a été adressée auparavant par la Plateforme à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), pour accorder aux jeunes qui viennent d’être formés, des badges leur permettant d’accéder aux bureaux de vote afin de remplir pleinement leur devoir.

Cheikh Aïdara

REPORTAGE PHOTOS

@crédit AIDARA
@crédit AIDARA
@crédit AIDARA
@crédit AIDARA