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La 7ème réunion du Partenariat de Ouagadougou se focalise sur les jeunes et les religieux

«Les Voies du Succès vers 2020 !» C’est sous ce thème annonciateur du dernier virage vers la date butoir marquant l’engagement final des Etats membres, que la 7ème Réunion Annuelle du Partenariat de Ouagadougou (P.O), qui regroupe 9 pays d’Afrique de l’Ouest francophone, a été ouverte solennellement  à Dakar, jeudi 13 décembre 2018, par le Ministre de la Santé et de l’Action Sociale du Sénégal, Abdoulaye Diouf Sarr. Au cœur de cette rencontre internationale, la multisectorialité et l’inclusion des jeunes et des religieux.

de G.à Dr.:Représentant OOAS, Directrice UCPO, Ministre Santé, Conseillère ambassade USA, Représentante Canada (Crédit Aidara)

Deux jours après le démarrage des travaux techniques, la 7ème réunion du Partenariat de Ouagadougou s’est ouverte officiellement, jeudi 13 décembre 2018, en présence de plus de 350 délégués venus du Bénin, du Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo, mais aussi des partenaires techniques et financiers, des bailleurs de fonds et des experts en provenance de plusieurs continents, notamment l’Europe et les Etats-Unis. D’autres délégations non membres du partenariat, Haïti, Centre Afrique, Cameroun et Nigéria, se sont joints cette année à la réunion pour s’inspirer de son modèle dans l’accélération des indicateurs de santé, en particulier la santé de la reproduction, la planification familiale, le bien-être de la famille, de la femme et de la jeune fille.

Dans le discours d’ouverture qu’il a prononcé à l’occasion, Abdoulaye Diouf Sarr a déclaré que l’heure est au bilan, à l’évaluation des limites et à la projection dans l’avenir. «Le Partenariat de Ouagadougou est devenu un espace de partages, d’échanges et d’apprentissages dans le dessein de réaliser les objectifs fixés en 2020, c’est-à-dire, recruter plus de 2 millions de nouvelles utilisatrices de la contraception sur l’ensemble des pays membres » a-t-il souligné. Il a par la suite évoqué les progrès réalisés par le Sénégal, les défis qui continuent de se poser et les stratégies envisagées pour être au rendez-vous en 2020. «Cela passera nécessairement par la multisectorialité et l’inclusion » a-t-il conclu.

Une partie de la délégation mauritanienne avec au premier plan Bocar Bâ de l’UNFPA (Crédit Aidara)

Mme Fatimata Sy, Directrice de l’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou (UCPO) a rappelé que le P.O a été créé en février 2011 par la volonté des neuf pays de l’Afrique de l’Ouest francophone, soucieux de booster la santé de la reproduction et de peaufiner leurs stratégies pays, afin de faciliter l’accès de la contraception aux millions de femmes qui le désirent. Selon elle, la réussite engrangée dans ce cadre sept ans après cette décision, s’explique par la mutualisation des connaissances et des ressources mises en œuvres et qui ont permis d’impulser un mouvement sans précédent pour la promotion de la planification familiale.

Tour à tour, la 1ère Conseillère de l’Ambassade des USA au Sénégal, la Directrice Générale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre des Affaires Mondiales du Canada, le Représentant de l’Organisation Ouest-Africaine de la Santé (OOAS) et la Représentante résidente de l’UNFPA au Sénégal ont renouvelé leur confiance et leurs appuis continus à l’UCPO et aux pays membres.

A noter que la réunion de Dakar a fait la part belle à la société civile, notamment les jeunes et les religieux.

Cheikh Aïdara


Coumba Gawlo présente son nouvel album «Terrou War » à Dakar

La diva de la musique sénégalaise, Coumba Gawlo Seck, a présenté cet après-midi du jeudi 13 décembre 2018 au Musée des Civilisations Noires de Dakar, nouvellement inauguré le 27 novembre dernier, son dernier album «Terrou War » composé de13 titres. C’était au cours d’une conférence de presse qui avait réuni un grand nombre de journalistes sénégalais et étrangers, mais également des opérateurs culturels.

Coumba Gawlo envahi par les journalistes (Crédit Aidara)

«Cet album est une véritable œuvre de recherches » dira Alassane Cissé, journaliste culturel et ancien conseiller du Ministre de la Culture du Sénégal. La conférence de presse a été en effet agrémentée de quelques morceaux choisis parmi ce riche répertoire qui résume d’une entraînante manière le riche patrimoine culturel du Sénégal profond, un foisonnement de sonorités et de rythmes qui reprend le fond traditionnel des peuples de Casamance, du Boundou au Fouta, en passant par Kédougou, Tambacounda, Kolda, le Sine Saloum. Quelques 75 artistes accompagnateurs ont nourri cet album chanté en Dioula, Sérère, Mandingue, Wolof, par la voix mélodieuse de Coumba Gawlo.

«Ce travail m’a pris deux ans, une année de production et plus de trois mois de mixage » dira la Diva. Ses larmes, lors du passage du morceau «Teukk Gui», en hommage à son défunt père, Laye Bamba Seck, seront massivement cueillies par des centaines de flash et immortalisées par les caméras. Les autres titres, Na, Diombadio, Hassenya, Rokale, Ngoulok, Sunu Senegal, constituent, pour plusieurs intervenants, dont des opérateurs culturels, la somme d’une richesse culturelle et folklorique traditionnelle, que Coumba Gawlo en parfaite conservatrice, est partie recueillir à la source, dans toute sa pureté originelle. D’où le succès que commence à avoir ce tube, présent aujourd’hui dans plus d’une centaine de plateformes musicales en Afrique et à l’international. L’artiste est déjà très sollicitée par plusieurs chaînes de télévision au Sénégal comme ailleurs, dont cette invitation à France 24 où elle devra présenter l’album dans deux semaines.

Cheikh Aîdara
Dakar


Les droits de l’enfant à l’Assemblée nationale mauritanienne

Pour la finale de la première édition du concours d’éloquence en Mauritanie, les droits de l’enfant trouvent leur niche. Avec talent.

SEM Hervé Péries, Représentant de l’UNICEF, remettant son prix à l’un des lauréats, ici Aziz Lefghih (Crédit TDM)

Coup de tonnerre dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale où, pour la première fois, samedi 8 décembre 2018, l’auditoire a eu droit à d’autres prestations que celles, habituelles, des élus du peuple. Ce jour historique est porté par des représentants d’une trempe autre, parce que jeunes et d’une éloquence inégalée.

Retenez bien leurs noms :  Haby Mamadou Ndiaye (26 ans), El Moustapha Dedda (26 ans), Yahya MBodj (23 ans), Aziza Lefghih (25 ans), Moïse Meto (22 ans), Fatimetou Hamady (25 ans) et Abderrahmane Sanhory (23 ans).

Sans tabous, ils ont parlé viol, excision, éducation, pauvreté, injustice et iniquité. Et comme le dit une participante admirative : ils ont su tutoyer les âmes par des mots justes.  Les noms de ces sept finalistes resteront longtemps dans la conscience collective. Tellement, à travers ce premier concours d’éloquence lancé par l’UNICEF, en collaboration avec l’Association Traversées Mauritanides, ils ont démontré l’existence d’une jeunesse consciente des défis de son temps et de ses environnements socioculturels et éducatifs.

Une partie des membres du jury (Crédit TDM)

Eux qui sont issus de parcours si différents, allant des sciences (biologie moléculaire et physiologie pour l’une), aux finances, en passant par la comptabilité, le commerce et la communication, nourrissent des passions similaires pour l’écriture et l’expression à travers des implications dans les vies associatives sur le vivre-ensemble et surtout la protection des droits humains.

Chacun des candidats, retenu parmi les 200 candidatures reçues, a séduit le public. Même si, au final, trois lauréats sont sortis du lot, le groupe dans son ensemble n’a pas démérité. D’où la difficulté rencontrée par le jury  qui a mis du temps à faire son choix.

Il était composé de l’ancienne ministre Hindou Mint Aïnina, les journalistes Moussa HBib et Abdoulaye Ciré Bâ, Imam Cheikh ancien secrétaire général du ministère de l’Education et Wane Birane urbaniste, professeur à l’université de Nouakchott et conseiller au ministère de l’Habitat.

Puis, au bout du suspens, un tonnerre d’applaudissements à Yaya MBodj, Abderrahmane Sanhory et Aziza Lefgih. Et une mention spéciale pour Haby Mamadou Ndiaye pour son récit poignant sur Fatima, fillette de 14 ans, violée, mutilée, mariée à un âge précoce, contaminée par le VIH/Sida et qui mourra en donnant vie à un mort-né, après avoir subi rejet et abandon par son entourage.

Partie du public (Crédit TDM)

Les candidats non récompensés par la hiérarchie des lots, Fatimettou Mint Hamady, El Moustapha Dedda, Haby Mamadou Ndiaye et Moïse Méto, ont eu droit à des prix spéciaux de députés de l’Assemblée nationale.

La manifestation a connu aussi des messages forts des poètes Marième Derwich et Mohamed Idoumou, ayant participé au coaching, et de la jeune ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF, l’artiste Khoudja.

C’est dans cette ambiance euphorique que les rideaux sont tombés sur cette première édition du concours d’éloquence. Avec des candidats, héros du jour, qui ont croulé sous les selfies et que des députés souhaitent revoir dans l’hémicycle. Ce qui est sûr, c’est que les députés, plus que le public, sont dorénavant imbus de la souffrance de milliers d’enfants à travers le monde mais aussi en Mauritanie. C’est là une belle prouesse réussie par le service de communication de l’UNICEF en Mauritanie et Traversées Mauritanides.

Hervé Péries, représentant de l’Unicef, a tenu ces mots :

« Nous sommes heureux que nos combats trouvent leur écho dans cet emblématique espace qu’est l’Assemblée nationale. Nous disons merci au président de celle-ci, aux députés venus écouter les plaidoiries éloquentes des jeunes pour des causes qui nous concernent tous. » 

 

Cheikh Aïdara

 

Note : La cérémonie d’ouverture de cette inédite manifestation a été marquée par un discours de M.Cheikhany Ould Beibe, vice-président de l’Assemblée nationale.

 


Lancement de la plateforme mauritanienne sur la gestion des activités pétrolières et gazière

Une plateforme des acteurs mauritaniens impliqués dans la gestion des activités pétrolières et gazières offshore a vu le jour ce 7 décembre 2018 à l’issue d’un atelier d’échanges et de concertation organisé par le Ministère de l’Environnement avec l’appui de l’ONG BIODIVERCITES et la collaboration du PRCM et de la GIZ.

Cet atelier qui entre dans le cadre du projet « Renforcement des Capacités de Gestion des Acteurs », financé par la Fondation MAVA, a été l’occasion de réunir sur la même table les différentes catégories des acteurs intervenant dans le secteur : Administrations Publics, Secteur Privé, Centres de Recherche et Société Civile. A l’issue de cet atelier une feuille de route portant sur les prochaines activités de cette plateforme a été adopté. Des recommandations visant à une meilleure gestion du secteur des activités pétrolières et gazières offshore;

Source : https://www.prcmarine.org/fr/lancement-de-la-plateforme-mauritanienne-sur-la-gestion-des-activites-petrolieres-et-gaziere