aidara

Alioune Sarr, le meilleur challenge pour Boghé

L’Inspecteur des Impôts et Domaines, Alioune Sarr, titulaire d’une Maîtrise en Droit Public et qui se prépare à achever à l’Ecole Nationale d’Administration, de Magistrature et de Journalisme (ENAJM), une formation d’Administrateur des Régies Financières, est bien connu dans le milieu boghéen, surtout la jeunesse de ce département du Brakna qui lui est totalement acquis.

Alioune Sarr (Photo Sarr)

En effet, Alioune Sarr est depuis plus de vingt ans, l’un des acteurs politiques les plus en vue à Boghé par sa proximité et ses actions dans le domaine social, culturel et religieux. Pas étonnant alors, si l’Union Pour la République (UPR), dont il est membre fondateur,  lui fasse confiance en le nommant Délégué au Congrès National du parti après sa nouvelle implantation.

Si lors des législatives de 2013, l’UPR l’avait mis très loin par rapport aux têtes de sa liste nationale, la jeunesse de Boghé ainsi que ses partisans, souhaitent pour les prochaines consultations que le parti le mette dans les têtes de liste pour la députation.

« Abdallahi a la carrure et les compétences requises, mais surtout la confiance des populations de Boghé pour assurer de bons scores lors des prochaines consultations électorales. C’est la meilleure personne que nous pouvons avoir comme représentant », témoigne un jeune étudiant originaire de la ville.

Directeur adjoint des Immeubles et des Moyen Généraux de l’Etat à la Direction Générale des Domaines et du Patrimoine de l’Etat, Alioune Sarr travaille au sein de cette institution depuis près de 30 ans, notamment au service domanial, puis au service des Titres fonciers et Hypothèques. Son bureau ne désemplit pas face aux nombreux visiteurs, jeunes et vieux, qui le sollicitent à longueur de journée pour des aides sociales qu’il accorde selon ses moyens sans discrimination. Généreux, simples et affables, Alioune Sarr fait l’unanimité au sein de l’ensemble des communautés du pays, et en particulier à Boghé.

Expert agréé auprès des tribunaux dans les questions domaniales, Alioune Sarr est également un opérateur économique qui s’est investi dans les affaires en érigeant un complexe touristique à la sortie de Boghé. Il participe de ce fait à l’employabilité des jeunes et à la création de richesses pour son département, sa région et son pays.

Cheikh Aïdara

 


Mme Seyide Mint Yenge se distingue parmi les invitées de Kagamé à Nouakchott

En marge du 31ème Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine qui se tient les 1er et 2 juillet 2018 à Nouakchott, le président en exercice de l’organisation continentale, président du Rwanda, SEM.Paul Kagamé, avait invité les femmes leaders de la société civile mauritanienne.

Mme Seyide (en voile) remettant le diplôme de reconnaissance à Kagamé à l’une de ses collaboratrices (Photo MDAB)

Connue pour son franc parler, Mme Seyide Mint Yenge qui préside l’ONG ASPOM et en même temps la Coordination de la société civile mauritanienne qui regroupe une trentaine d’organisations, ainsi que l’Initiative « La Mauritanie D’Abord », a été tout simplement snobée par certains milieux au sein des organisateurs, avant qu’elle ne parvienne par ses propres relations à décrocher un badge d’entrée au nouveau Palais des Congrès « Al Mourabitoune ». Elle a profité de l’occasion pour décerner des diplômes de reconnaissance au président Kagamé, à travers l’une de ses collaboratrices, puis un autre diplôme au Secrétaire général de l’ONU. Tout comme elle s’est distinguée parmi la centaine d’activistes du mouvement féminin invitée à cette rencontre en faisant entendre la voix des citoyennes debout de Mauritanie et celle de la société civile.

Le diplôme de reconnaissance pour le SG de l’ONU remis à l’un des membres de son bureau (Photo MDAB)

Ce qui lui a valu la sollicitation de certains organes de presse internationaux venus couvrir le sommet. Elle s’est félicitée et s’est dite honorée que la Mauritanie ait réussi avec succès l’organisation d’une telle rencontre de haut niveau, soulignant que les infrastructures réalisées ces dernières années, sont la preuve que malgré les difficultés liées au contexte international difficile pour un pays aussi jeune, la Mauritanie s’est inscrit dans le concert des Nations. Au vu des progrès remarquables enregistrés par l’Afrique, elle a déploré la couverture médiatique internationale qui ne montre que les aspects négatifs, alors que des avancées considérables sont enregistrées au niveau du Continent.


Une rencontre attendue entre Emmanuel Macron et le président du mouvement IRA

Des sources propres à Sahara Media lui ont révélé que le chef de l’état français, Emmanuel Macron, pourrait rencontrer le président du mouvement abolitionniste, IRA, Biram O. Dah O. Abeid, lors de la visite que doit effectuer le chef de l’état français en Mauritanien dès dimanche et qui doit durer deux jours.

Birame Dah Abeid
Président Emmanuel Macron

Cette source qui a voulu garder l’anonymat, a précisé que le protocole du président français avait adressé une demande aux autorités mauritaniennes afin d’insérer, dans le programme de séjour, une rencontre avec le président du mouvement IRA.

Les mêmes sources ajoutent que les autorités mauritaniennes n’ont pas encore donné de suite à cette demande, quand bien même elles le souhaiteraient, considérant que cette organisation n’était pas reconnue et qu’elle est accusée par des officiels d’utiliser comme fonds de commerce la question de l’esclavage.

Des sources du mouvement IRA ont annoncé que Biram O. Dah O. Abeid se trouve à l’étranger mais qu’il serait attendu ce soir à Nouakchott.

Elles ont ajouté qu’elles n’ont pas été informé, ni de la part des autorités mauritaniennes ni de la part des autorités françaises de cette éventuelle rencontre, précisant que pareils contacts ont lieu directement avec le président du mouvement lui-même.

Le mouvement IRA avait adressé la semaine dernière une lettre au chef de l’état français dans laquelle il évoquait différentes questions relatives à des dossiers des droits de l’homme en Mauritanie.

Source : Sahara Media


ROSA et SUN-Mauritanie interpellent les Chefs d’Etat africains sur leurs engagements face à l’insécurité alimentaire

Quinze ans après Maputo et quatre ans après Malabo où les chefs d’Etat africains s’étaient engagés à faire de l’agriculture une arme pour lutter contre la faim, la pauvreté et les inégalités, l’insécurité alimentaire et la malnutrition continuent de menacer la vie de plusieurs millions d’Africains, selon le Réseau des Organisations sur la Sécurité Alimentaire (ROSA) et le Mouvement de la société civile SUN-Mauritanie, dans un communiqué conjoint largement distribué.

De g.à dr. Hamada Bneijara, Sarr Mamadou et sa collaboratrice (Photo Aidara)

Au cours d’une conférence de presse animée jeudi 28 juin 2018, ROSA et SUN-Mauritanie comptent profiter du 31ème Sommet de l’Union Africaine à Nouakchott, pour interpeller les Chefs d’Etat sur la situation critique de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le Continent.

Prenant la parole, M.Sarr Mamadou, président du Forum National des Organisations des Droits de l’Homme (FONADH), l’une des 13 ONG membres de ROSA, a résumé la situation catastrophique de la sécurité alimentaire et de la nutrition en Afrique, rappelant les engagements pris par les Chefs d’Etat lors du Sommet de Maputo en 2003 et celui de Malabo de 2014 de consacrer 10% de leurs budgets nationaux à l’Agriculture sur une période de 5 ans, de réduire la pauvreté, d’éliminer la faim d’ici 2025, entre autres. Il a déclaré que le réseau compte profiter du 31ème Sommet de l’Union Africaine qui bat son plein à Nouakchott, en attendant le Sommet des Chefs d’Etat prévu les 1er et 2 juillet prochain, pour lancer un véritable plaidoyer face à l’insécurité alimentaire grandissante et la malnutrition qui sévissent sur le Continent. Il compte sur la même lancée, selon lui, rappeler à ces chefs d’Etat leurs engagements sur ce sujet.

Selon M.Sarr, « dès le mois de mai 2018, ROSA a tiré sur la sonnette d’alarme contre la faim qui menaçait les populations rurales de la Mauritanie, après deux saisons de pluie désastreuses ». Il a déclaré que dans tous les pays où une telle situation sévit, un appel à l’aide humanitaire d’urgence est lancé, sauf en Mauritanie où les autorités cachent l’existence de la crise alimentaire qui a commencé à décimer une partie du cheptel. Pire, il a souligné que l’aliment de bétail habituellement mis à la disposition des éleveurs à des prix subventionnés, a été confié à des commerçant spéculateurs qui ont triplé ou quadruplé les prix.

Une partie de la salle (Photo Aidara)

A son tour, M.Hamada Bneijara, Secrétaire général du Forum des ONG de la société civile SUN-Mauritanie, a souligné que l’insécurité alimentaire et la malnutrition frappe tous les pays de la région, dont la Mauritanie. Ces pays importent selon lui, 70% de leurs besoins alimentaires, face à l’insuffisance des investissements publics dans le secteur agricole et rural. Il a lié une telle situation à la mauvaise gouvernance malgré des programmes mis en place. Selon lui, les seuils de la malnutrition en Mauritanie ont atteint des taux inquiétants, + 12%, largement supérieurs aux seuils requis selon les normes de l’Organisation mondiale de la santé. Ces données du dernier SMART, enquête sur la nutrition menée par le Ministère de la Santé, n’ont pas déclenché la prise de mesures préventives qui auraient pu éviter les drames liés à la famine signalés dans certaines localités de l’Est du pays.

Quant à Lalla Aïcha Cheikhou Ouédraogo, Coordinatrice technique de ROSA, elle a déclaré que le réseau est composé de plusieurs ONG nationales et disposent de plusieurs antennes dans les régions du pays, soulignant que les sources ventilées par le réseau sont fiables, car de première main. Elle compte selon elle sur la société civile africaine, sur les experts et les délégués présents à Nouakchott ainsi que sur la presse nationale et internationale, pour attirer l’attention des Chefs d’Etat, des partenaires et de l’opinion sur le drame lié à l’insécurité alimentaire et la malnutrition qui menacent la vie de millions de personnes en Afrique.

En Mauritanie, près de 400.000 personnes seraient sous menace d’insécurité alimentaire. Sur les 100 millions d’euros de besoin exprimés, seuls 8 millions seraient jusque-là mobilisés. A signaler que la production céréalière a chuté de 52%, selon le Plan de réponse de la Mauritanie.

Cheikh Aïdara

Communiqué de presse ROSA et SUN-Mauritanie

En Juillet 2003, pendant le Sommet de MAPUTO en Juin 2014  lors du Sommet de MALABO, Les Chefs d’Etats Africains s’étaient fermement engagés de faire de l’agriculture africaine une agriculture compétitive et moderne  qui allait contribuer fortement à l’élimination de la faim, la réduction de la  pauvreté et les inégalités.

Concrètement, les Chefs de d’Etats s’étaient solennellement engagés à :

  • Consacrer au moins 10% de leurs dépenses publiques pour le développement agricole et rural, sur une période de 5 ans.
  • Réduire la pauvreté et d’améliorer la sécurité alimentaire, grâce à la poursuite d’un taux de croissance agricole moyen annuelle de 6%.
  • Renouveler l’engagement en faveur des principes et valeurs du PDDAA.
  • Renforcer le financement des investissements dans l’agriculture (10% des ressources publiques);
  • Eliminer la faim d’ici 2025 (doublement des niveaux actuels de productivité agricole).
  • Réduire de moitié la pauvreté d’ici 2025, grâce à une croissance et une transformation inclusives de l’agriculture.
  • Stimuler le commerce intra-africain des produits et services agricoles.
  • Soutenir la résilience des populations en augmentant des moyens de subsistance et des systèmes de production en Afrique face aux aléas et autres risques liés au climat (au moins 30% des fermiers, éleveurs et pêcheurs résistent aux risques climatiques et météorologiques).
  • Faire preuve de responsabilité mutuelle dans les actions et les résultats.

Plus d’une décennie après la déclaration de ces engagements, le Bilan sur les performances réalisées par les Etats reste mitigé.

En Juin 2013, dix ans après le Sommet de MAPUTO:

  • Aucune région de l’Afrique n’avait atteint l’objectif de la Déclaration de Maputo.
  • Seuls 13 pays ont consacré, au moins une année, plus de 10% de leur budget à l’agriculture: Burundi, Burkina Faso, la République du Congo, l’Éthiopie, Ghana, la Guinée, Madagascar, Malawi, Mali, Niger, Sénégal, la Zambie, et le Zimbabwe.
  • Sept d’entre eux avaient consacré sur plusieurs années plus de 10% de leur budget à l’agriculture: le Burkina Faso, l’Éthiopie, Guinée, le Malawi, le Mali, le Niger, et le Sénégal.

En Juin 2018, quatre ans après le Sommet de MALABO

  • L’engagement pris par les dirigeants africains de consacrer au moins 10% de leur budget national à l’agriculture n’a pas suffi pour assurer la sécurité alimentaire
  • L’Afrique devra continuer à affronter les obstacles pour son développement agricole en relevant la part des ressources publiques consacrées à l’élevage, en promouvant la recherche, le développement et la qualité du ciblage de l’investissement.

Au vu du contexte décliné ci-dessus, nous Organisations signataires constatons que :

  • L’insuffisance du respect des engagements pris aussi bien à MAPUTO qu’à MALABO et les pertes de ressources financières importantes associées à la corruption, aux flux financiers illicites et l’exploitation illégale des ressources naturelles, ont empêché l’agriculture africaine d’être un moteur catalyseur d’un développement qui élimine la faim, réduit la pauvreté et l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.
  • L’Afrique continue d’importer sa nourriture exhibant une balance agricole déficitaire qui traduit globalement la faible productivité de l’agriculture africaine.
  • En Afrique subsaharienne, la prévalence de la sous-alimentation semble augmenter entre 2015 et 2016, passant de 20,8% à 22,7% tandis que le nombre de personnes souffrant de la sous-alimentation est passé de 200 à 224 Millions.

Convaincus que la sécurité alimentaire et nutritionnelle est la mère des sécurités, nous organisations signataires appelons les Chefs d’Etats de l’Union Africaine à :

  • Traduire immédiatement les engagements pris à MAPUTO et MALABO en actes et programmes bancables pour faire de l’agriculture africaine un moteur catalyseur d’un développement qui élimine la faim, réduit la pauvreté et l’insécurité alimentaire, menant ainsi la voie vers l’expansion des exportations.
  • Mettre en œuvre l’engagement relatif à l’accès à la terre par les femmes à travers un octroi de 30% des terres aménagées.
  • Arrêter le bradage, l’expropriation et l’accaparement des terres des petits producteurs africains.
  • Harmoniser les outils de suivi des engagements en particulier en uniformisant la nomenclature africaine.
  • Impliquer les Sociétés Civiles Africaines dans le processus d’élaboration des Budgets nationaux.
  • Mettre en place au sein de la Commission de l’Union Africain et des Etats des Commissions chargées du suivi des Engagements pris à MAPUTO et à MALABO

Fait à Nouakchott le 27 juin 2018

Réseau des Organisations sur la Sécurité Alimentaire      Forum des Organisations de la Société Civile-SUN              Mauritanie