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M.Nany Ould Chrougha : « Je demande aux entreprises européennes de venir investir dans la pêche en Mauritanie »

Le Ministre des Pêches et de l’Economie Maritime, M.Nany Ould Chrougha, qui présidait mardi 8 mai 2018 une conférence-débat sur « Emploi et Pêche durable » aux Marchés aux Poissons de Nouakchott, en compagnie du Chef de la Délégation de l’Union Européenne en Mauritanie, SEM Giacomo Durazzo, avait demandé aux entreprises européennes à venir investir dans la pêche en Mauritanie, trouvant incompréhensible leur absence dans un secteur aussi porteur de potentialités (environ 1,8 million de tonnes). Une place qu’elles « laissent aux autres« .

Le ministre des Pêches en pleine discussion avec l’Ambassadeur d’Espagne et à s gauche le Chef de la Délégation européenne (Photo Aidara)

Cette cérémonie qui s’est déroulée en présence de plusieurs autres partenaires, comme, le BIT, la Coopération espagnole et la GIZ, mais aussi les fédérations et les acteurs du secteur des pêches en Mauritanie entrait dans le cadre de la célébration de la Semaine de l’Europe qui bat son plein depuis le 7 mai et qui se poursuivra jusqu’au 12 mai 2018.

Une tradition de pêche qui s’installe

Le ministre  des Pêches, Nany Ould Chrougha, avait dans son intervention présenté une « Mauritanie qui est en train de développer une tradition de pêche« , le poisson étant peu consommé par les populations (7,5 Kg par an et par habitant). Il a déroulé dans ce cadre les ambitieux programmes de son département pour protéger la ressource et la développer à travers une Stratégie nationale de gestion responsable pour un développement durable des pêches et de l’économie maritime, avec l’adoption en 2015 de l’Initiative de transparence dans le secteur des pêches, qui a été beaucoup salué par ses partenaires. Cette gestion parcimonieuse de la ressource halieutique repose ainsi, selon lui, sur une pêche basée sur le potentiel permissible annuel, avec le renforcement des infrastructures portuaires (un port ou un point de débarquement tous les 100 Km sur le littoral), le renforcement de la surveillance maritime et l’obligation de débarquement des captures en Mauritanie, avec l’institution de quatre mois d’arrêt biologique obligatoire durant l’année. Il a remercié dans ce cadre l’apport de l’Union européenne dans la construction du Port de Tanit dont la réception est prévue cette année. Il a renouvelé son appel aux opérateurs économiques européens, les invitant à investir dans la « mer la plus poissonneuse au monde avec 720 kilomètres de côte » et la « plus protégée » dans la sous-région, avec ses 700 espèces dont seuls 300 sont actuellement commercialisés.

Se rapprocher des Mauritaniens

Auparavant, SEM Giacomo Durazzo, Chef de la Délégation de l’UE en Mauritanie avait campé le décor de la cérémonie qui se déroule, selon lui, dans un endroit symbolique, le Marché des Poissons, « un lieu de vie et de travail« , soulignant que l’Europe « veut se rapprocher de la Mauritanie, des Mauritaniens et des Mauritaniennes, et c’est pourquoi nous organisons cette conférence ici« , « dans ce hall qui n’est pas un lieu habituel pour accueillir ce type d’évènement« . Sa voix était presque couverte par le bruit assourdissant des vendeurs et acheteurs qui s’affairaient à quelques mètres sur la plage.

Vue des participants (Photo Aidara)

Il a salué par ailleurs le partenariat qui unit la Mauritanie et l’Europe, félicitant les autorités pour les efforts notables consentis dans le domaine des pêches et de l’économie maritime. Selon lui, 50.000 à 60.000 emplois devraient être créés annuellement dans le secteur.

Lancement du projet PROMOPECHE

La cérémonie s’est par la suite focalisée sur les résultats de la stratégie de pêche qui a été présentée par le directeur qui en a la charge au Ministère des Pêches et de l’Economie Maritime. Ont suivies,  l’intervention des opérateurs du Comité de Cogestion des pêches de Mauritanie par Abderrahmane Chevie, responsable de la communication de ce comité qui regroupe l’ensemble des fédérations et associations de la pêche artisanale, et celle de Jorge Valiente sur la Délégation de l’Union européenne.  Le BIT, l’AECID  et la GIZ, ont par la suite présenté chacun une communication sur ses interventions dans le domaine des pêches et de l’économie maritime en Mauritanie.

L’évènement a été surtout l’occasion de lancer le Projet PromoPêche financé par le Fonds fiduciaire d’Urgence pour l’Afrique de l’Union européenne, et mis en œuvre par le Bureau International du Travail (BIT), la coopération espagnole (AECID) et la coopération allemande (GIZ). Ce projet d’un montant de 12 millions d’euros pour une durée de 4 ans vise à la création d’emplois dans le secteur de la pêche artisanale.

Par la suite, les participants ont suivi plusieurs témoignages, notamment celui de Lalla Souleymane (mareyeuse), celui de Samba Ould Beyini (mécanicien) et celui de Moustapha Ould Moctar (écailleur de poissons).

A noter que cette journée du Marché des Poissons à Nouakchott, en présence de son Directeur général, et intitulée « Journée Bleue« , la deuxième du genre, est devenue presqu’une tradition dans la célébration de la Semaine de l’Europe, l’occasion pour la Mauritanie et la Délégation de l’UE de renouveler une amitié vieille de plus de 50 ans, dont un partenariat de 30 ans dans le domaine des Accords de pêche.

Cheikh Aïdara


Nouakchott accueille la Conférence régionale d’engagement des réseaux religieux pour l’autonomisation des femmes et des jeunes

Le Projet régional d’Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel (SWEDD) est une initiative conjointe des dirigeants des pays du Sahel, des Nations Unies et du Groupe de la Banque mondiale (BM), lancé en novembre 2015 à Niamey (Niger).

Il est mis en œuvre avec l’assistance technique de l’UNFPA, Fonds des Nations Unies pour la population, de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé, la Fondation Bill et Melinda Gates et le financement de la Banque mondiale pour un montant de 207 millions de dollars US sur une période de quatre (4) ans. Il couvre 6 pays, à savoir le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

En effet, l’échec des approches de développement dans la plupart des pays en développement et en particulier ceux du Sahel et au sud du Sahara est en grande partie dû à l’inefficacité des choix stratégiques en matière d’investissement dans le capital humain et d’intégration des questions de population dans les politiques de développement dans ces pays. Ce constat d’échec est à l’origine de l’émergence d’une approche systémique d’intégration des questions de population dite dividende démographique.

Le changement social et comportemental étant un processus incontournable à la réussite du Projet SWEDD, une distinction particulière a été donné à la stratégie de communication qui est cible le changement social et de comportement. C’est pourquoi il a été procédé à un lancement de la campagne régionale de communication pour le changement social et de comportement (CCCSC) sous le haut patronage conjoint des Premières Dames des six pays du SWEDD à Abidjan, Côte d’ivoire. La campagne nationale (CCCSC) qui a été organisée à Kiffa sous le haut patronage de la 1ere Dame a été le rendez-vous des acteurs de mise en œuvre des activités du projet et des différentes cibles (femmes, filles et jeunes adolescent(e)s et d’un parterre des chefs religieux et imams du niveau national, régional et local.

La participation des chefs et leaders religieux et des réseaux religieux a été une charnière dès les premières activités par l’élaboration d’une cartographie des religieux des six pays du SWEDD dont les membres ont contribués grandement à la mise en œuvre de la campagne nationale (CCCSC).

But de la rencontre :

A court terme, les leaders musulmans sont en mesure d’agir en tant qu’agents du changement dans la coalition active du SWEDD. A long terme, ils travaillent en collaboration stratégique avec les gouvernements et autres partenaires de développement pour la réalisation de leur politique de population et de promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes et permettra aux pays du Sahel de récolter des dividendes démographiques.

Activités préparatoires :

Pour bien préparer cet échange régional, le Projet SWEDD a mené d’importantes activités, notamment :

  • L’atelier pilote d’une formation sur la santé génésique, politiques de population et questions de genre, organisée par le Centre Islamique International pour la Recherche et les Etudes en Population, de l’Université Al-Azhar, sous le patronage du grand Imam d’Al-Azhar en avril 2018.
  • L’organisation d’un atelier national et l’élaboration d’une cartographie des acteurs religieux en 2017/2018 dans chacun des pays du SWEDD. La cartographie a examiné la situation de l’engagement religieux actuel et potentiel dans la SRMNIN, identifié des champions et des réseaux de leaders religieux et de « mourchidatts[1]» et formulé des recommandations. Des ateliers nationaux ont été organisés pour valider les cartographies dans chacun des pays et les leaders de réseaux mobilisés au niveau national, y compris des champions identifiés pour la formation d’un réseau régional.
  • L’organisation du symposium « Islam, Dividende Démographique et Bien-Etre Familial[2]» en collaboration avec la République du Tchad, le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), la Banque Mondiale et le Haut Conseil des Affaires islamiques du Tchad en juillet 2017.

Les participants :

La réunion regroupera 150 participants représentant les 6 pays du SWEDD, l’Egypte, le Benin, le Maroc et la Tunisie, la Banque mondiale et les personnes ressources.

Activités prévues

La réunion sera marquée par les moments forts suivants :

  • une cérémonie officielle d’ouverture le 7 mai 2018 à laquelle vont prendre part les plus hautes autorités de la République Islamique de Mauritanie, le corps diplomatique, les représentants d’organisations internationales, les partenaires techniques et financiers et différents acteurs impliqués dans les questions de santé de la reproduction, de population et de genre ;
  • des ateliers techniques sur des thématiques spécifiques et des échanges interactifs d’expériences entre pays;

La presse est invitée à la cérémonie d’ouverture le lundi 7 mai 2018 et à la cérémonie de clôture le 10 mai 2018.

Pour plus informations, veuillez contacter :

SWEDD/ Mauritanie : Mme siham Babana tel. 42438144 email. siham.babana2@gmail.com


Le monde de la santé en Mauritanie fête la journée de la sage-femme

Les sages-femmes de Mauritanie, à l’instar de leurs consœurs à travers le monde, ont fêté samedi 5 mai 2018 la fête internationale de la sage-femme sous le thème « ouvrons la voie à la qualité des soins« . Une cérémonie haute en couleurs, présidée par le ministre de la Santé, Pr.Kane Boubacar en présence du représentant adjoint de l’UNFPA (Fonds des Nations unies pour la population) en Mauritanie, M.Senath Aïdara, de la présidente de l’association des sages-femmes de Mauritanie, Mme Vatimetou  Mint Moulaye ainsi que de plusieurs cadres et fonctionnaires du Ministère de la Santé.

Sira Dramé, sage-femme à l’hôpital national (Photo Aidara)

Ouvrant la cérémonie festive, le ministre de la Santé s’est d’abord félicité des réalisations accomplies ces dernières années dans le domaine de la santé, citant entre autres, « l’extension et la réhabilitation de plusieurs infrastructures sanitaires, le recrutement et la formation de cadres médicaux à tous les niveaux« . Il a souligné dans son allocution, que « la mort d’une femme en donnant la vie est un drame qui ne doit plus survenir et que nous devons conjuguer les efforts pour l’éviter à travers l’amélioration des indicateurs de santé maternelle et néonatale« , précisant que ce sont là des priorités pour son département. Il a salué dans ce cadre le rôle central des sages-femmes qui ont contribué à atteindre les objectifs réalisés dans la réduction du taux de mortalité et de morbidité maternelle et néonatale.

Exposé au cours de la journée (Photo Aidara)

De son côté, M.Senath Aidara a, au nom de l’UNFPA, promis que son organisation sera toujours près des acteurs de la santé en Mauritanie, notamment les sages-femmes, pour améliorer le bien-être de l’enfant et du nourrisson. Selon lui, l’UNFPA est engagé à apporter tout l’appui nécessaire pour contribuer au renforcement du cadre organisationnel et de la pratique professionnelle des sages-femmes.

Une partie de l’assistance (Photo Aidara)

La présidente de l’association des sages-femmes de Mauritanie, Mme Vatimetou Mint Moulaye, a pour sa part remercié l’UNFPA pour le rôle qu’elle joue pour la santé de la mère et de l’enfant en Mauritanie, mais aussi pour sa contribution au renforcement des capacités des membres de son association. Selon elle, un rapport publié en 2014 exhorte à mettre à disposition les soins à la mère et à l’enfant, ce qui ne peut se réaliser, selon le document, si la sage-femme n’est pas placé au cœur des interventions.

Plusieurs exposés ont été présentés au cours de la journée, notamment sur le bilan de l’association des sages-femmes durant toutes ces années passées. A noter qu’une assemblée générale pour le renouvellement des instances de l’association est prévue incessamment.

Cheikh Aïdara


Fuite des responsables maures dans l’affaire Mkheitir : des ministres négro-mauritaniens envoyés justifier la nouvelle loi radicale…

CHEZ VLANE- L’affaire Mkheitir est d’abord une affaire entre maures. Partie de presque rien, cette affaire aurait pu être réglée très tôt avec discernement si le pouvoir avait eu d’autres conseillers en la matière que le réflexe  féodal de zwayas qui ont voulu dès le départ briser un jeune forgeron impertinent pour donner un exemple et anéantir dans l’œuf une mouvance mi-laïque mi-athée cultivée par quelques enfants de l’élite maure dont des fils de marabouts connectés à leurs semblables du monde arabo-musulman.

Ce remède féodal de pompiers pyromanes a réussi car depuis on ne les entend plus sauf ceux qui sont en exil mais au prix d’un scandale sans précédent dans les annales de la justice islamique mauritanienne toujours empêtrée dans cette lamentable affaire qu’Aziz semble vouloir refourguer à son dauphin provisoire comme le sort des condamnés à mort sous son régime car il n’ose pas prendre ses responsabilités d’homme d’Etat même s’il fut à la manœuvre chaotique depuis le début.

Affaire au cœur des fils nés dans un milieu intellectuel à l’abri du besoin : le jeune militant forgeron est un fils de préfet de la république au moment des faits.  Certains de ses acolytes fils de marabouts sont, contrairement à lui, ouvertement blasphémateurs de la pire espèce comme en témoignent des audios et des fatwas de grands marabouts maures qui ont voulu les raisonner et leur pardonner en cas de repentir pendant que rien n’a été épargné au fils de forgeron dont l’unique crime est d’avoir posé des questions impertinentes à propos d’un fait prétendument historique.

Tout le monde connaît désormais l’histoire et la lâcheté du pouvoir politique mauritanien dans cette affaire. Lâcheté qui n’est plus à démontrer dont le dernier trait est de changer la loi de la république islamique de Mauritanie pour se faire pardonner par la rue que le pouvoir a fanatisée avant de trahir quelques heures ce soutien par le dernier verdict de la justice condamnant le jeune militant à 2 ans et une amende ce qui lui permettait de sortir libre vu le temps qu’il a déjà passé en prison car l’appel de l’accusation n’est pas suspensif.

Après avoir laissé la défense et les militants des droits de l’homme jubiler, après avoir mesuré l’ampleur de l’indignation du milieu fanatisé dont les plus médiatiques ténors ont des démêlés avec la justice pour des affaires financières douteuses, ou du moins le mériteraient amplement si le pouvoir était plus juste en matière religieuse, ce pouvoir pris de terreur a fait tout d’un coup machine arrière en annonçant que finalement il gardera en détention le jeune militant forgeron en plus de changer la charia républicaine en vigueur pour en finir à l’avenir avec le repentir dans ces sortes d’affaires en condamnant sans appel à la mort.

Cela dit, un reste inestimable de conscience incorruptible a fini par faire trembler certains intellectuels devant Dieu seul témoin de cet infâme jeu politique avec la religion dont le seul but est de plaire à la rue fanatisée par des marabouts sont certains sont impliqués dans une gigantesque affaire d’escroquerie qui risque de ruiner un nombre incalculable de mauritaniens pendant que le plus médiatique avocat de cette furie a été interdit d’exercer pendant 2 ans par l’ordre national des avocats pour son implication présumée dans plusieurs affaires d’escroquerie.

Ce reste de conscience incorruptible et salvateur a commencé à faire son effet face aux véritables propos du jeune militant forgeron dont le deuxième texte avant son arrestation où il dit que nul ne respecte plus le prophète PSL plus que lui et où il rappelle qu’il n’attaque que les zwayas assurant d’avance, avec les mots les plus durs, qu’ils ne reculeront devant rien pour détourner ses propos et user de toutes les manigances pour le briser car c’est un jeune forgeron qui a osé les accuser de manipuler la religion pour leurs seuls intérêts.

La suite de l’affaire lui a-t-elle donné raison ? Qui oserait désormais y répondre sans risquer un lynchage médiatique aussi criminel que de mauvaise foi ? Pourtant il faut bien constater que tout a été fait pour ne parler que de ses questions à propos de la justice du prophète PSL en se gardant bien de médiatiser l’essentiel de ses propos à savoir ce qu’il pense des zwayas et pourquoi il pense cela.

Ce reste de conscience a commencé à faire trembler certains intellectuels et une bonne partie du milieu maure lettré devant la malédiction qui semble toucher tous ceux qui se sont servis de la religion pour accabler le forgeron au mépris des dispositions de la charia mauritanienne républicaine en vigueur jusque-là ; le tout car apparemment il ne s’agit essentiellement que d’un règlement de compte à caractère féodal entre les zwayas et le jeune forgeron impertinent.

Ce reste de conscience incorruptible malgré le degré insondable de corruption de notre société, corruption morale, politique, sociale, économique, intellectuelle, ce reste de conscience a poussé certains maures impliqués à fuir cette affaire au plus vite.

Le premier à fuir est l’ex-ministre de la justice qui est à l’origine de cette révision de la charia pour plaire à la rue. Il a fui ou on l’a libéré de cette affaire. Le pouvoir cynique a remis l’affaire à un nouveau ministre de la justice négro-mauritanien alors que c’est une affaire entre maures. Toute la lâcheté du pouvoir est dans cette nomination.

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M. Diallo Mamadou Bathia ministre de la défense

M. Diallo Mamadou Bathia ministre de la défense

On croyait en la matière avoir tout vu ! C’était sans compter sur le ministre de la défense tout aussi négro-mauritanien qui en tant que ministre de la justice par intérim est venu hier justifier maladroitement cette loi au nom de la constitution à base d’arguments chétifs.

L’histoire retiendra que les maures au plus haut niveau ne sont pas ceux qui ont porté et défendu cette révision. Ils ont fui au dernier moment…

Première bêtise du ministre de la défense dans cette affaire  : comment ose-t-il s’exprimer en s’appuyant sur la constitution alors qu’il ne parle qu’en français ? Deuxième langue de travail lâchement retirée de la constitution bancale en 1991 pendant que les pères fondateurs de cette constitution pillaient 41 articles mot pour mot à celle de la 5ème république française sans parler des 99% de son articulation générale.

Deuxième bêtise : le ministre négro-mauritanien francophone dit qu’au nom du malikisme la charia alors en vigueur se devait d’être révisée sauf que, comme nous l’avons souvent répété, cette constitution dont il parle, bien que révisée plusieurs fois sous ce régime ne mentionne toujours nulle part que la république islamique de Mauritanie est une république malikite et ne mentionne nulle part ni le mot coran, ni la sunna pas même le prophète PSL. C’est dire le degré d’hypocrisie de cette rhétorique constitutionnelle.

Troisième bêtise : alors que les oulémas  qui sont à l’origine du code pénal de la république islamique avant cette révision étaient d’une autre nature que ceux qui veulent plaire à la rue et dont la plupart ont signé une fatwa pour épargner un fils de marabout blasphémateur sans scrupules ni repentir comme l’a rappelé l’avocat de Mkheitir maître Mohamed Ould Moïne, ce ministre francophone ne pouvant pas articuler deux mots en arabe constitutionnel déclare que cette révision est pour pallier une lacune face à de nouveaux crimes inconnus jusque-là ! Oser dire que le blasphème et l’apostasie n’étaient pas connus de ces oulémas ni pris en compte est une insulte  à leur mémoire et à leur science.

https://fr.ami.mr/Depeche-44501.html

On pourrait ainsi multiplier les exemples pour montrer le degré de corruption intellectuelle dans cette affaire mais Dieu suffit comme témoin.

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Au regret d’avoir à le dire après avoir soutenu Aziz croyant avoir affaire à un courageux homme d’Etat et comme disait quelqu’un  « sans la liberté de blâmer, il n’y a point d’éloge flatteur… il n’y a que les petits hommes qui redoutent les petits écrits » :

je reste convaincu que face à la lâcheté politique sans précédent de ce régime dont hélas Mohamed Ould Abdel Aziz est le maestro en chef à cause de sa propension naturelle à fuir le danger politique au prix de diviser les mauritaniens pour mieux régner à l’abri des conséquences psychologique sur toute une nation, la Mauritanie plus que jamais a besoin d’hommes et de femmes d’Etat, de militaires courageux et visionnaires, de marabouts éloignés de la politique et de citoyens engagés ne craignant que d’être complices actifs ou passifs de l’injustice effrayante commise au nez de l’islam de chez nous pour le seul bénéfice d’un islam arrivage radical.

Ces femmes et ces hommes existent-ils en Mauritanie au coeur du pouvoir, loin de l’impuissance et de la résignation ?  Aziz est-il condamné à s’en passer comme l’irresponsable pour lequel un entourage médiocre est rassurant vu que ça permet de se sentir brillant ? Les 4 millions de Mauritaniens pauvres jusque-là vont-ils  après la haine les uns des autres savamment distillée entre eux, connaître régulièrement le sang et les larmes maintenant que le pays a quelques richesses minières non négligeables ?  Le sursaut ne peut venir que de l’intérieur du pouvoir le jour où ils auront un peu pitié de ce peuple mais ce n’est pas demain la veille car le carcan est psychologique et la culture est à l’exploitation, le mépris, la domination et la folie des grandeurs.

Encore un mandat ou deux de cette lâcheté politique et le pays sera parti pour un siècle d’inquisition et de misère intellectuelle pour le plus grand malheur d’un peuple pacifique, multiculturel condamné à la haine et à la division pour le seul profit de dirigeants archaïques sous leur costume moderne, prêts à tout pour que rien jamais ne vienne menacer leur stérile pouvoir même s’il faut pour cela corrompre tout ce que culturellement ce peuple avait de noble jusque-là…

Depuis 2008, Aziz est un homme qui vit dans la peur et accumule les ennemis à l’intérieur et à l’extérieur : rester au pouvoir directement ou indirectement est son assurance vie en plus de sa soif inextinguible de donner des ordres. Quiconque à sa place avec les pleins pouvoirs ferait ce qu’il fait actuellement à savoir ne penser qu’à sauver sa peau et ses biens et mettre tout le monde au pas de la compromission car il a affaire à des gens pacifiques peu nombreux contre lui et sans moyens financiers pour survivre quand se dresse devant eux la redoutable force publique entre ses mains.

Aziz n’est pas seul responsable de la malédiction d’avoir les pleins pouvoirs : les mauritaniens sont dangereux par leur cupidité et leur ambition. Ils peuvent faire d’un innocent un roi sanguinaire si cela leur rapporte quelque chose. En dix ans, voilà Aziz prisonnier de ceux qu’il a placés pour gouverner seul. Il ne s’appartient plus, il est au cœur de la pression des pleins pouvoirs en ayant échappé au sang sur les mains. Combien de temps tiendra-t-il avant de céder  à l’appel de la tyrannie totale comme celle de bien de ses amis chefs d’état ?

Pour l’instant, contre lui, toute résistance est vaine sauf si elle consiste à défendre une certaine idée de l’islam de chez nous car là le citoyen s’en remet à un témoin face auquel toute la puissance d’Aziz n’est que poussière : Dieu suffit comme témoin…

VLANE

Source : https://www.chezvlane.com/Fuite-des-responsables-maures-dans-l-affaire-Mkheitir-des-ministres-negro-mauritaniens-envoyes-justifier-la-nouvelle-loi_a7536.html