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Journée Portes ouvertes sur la nutrition : SUN Mauritanie et réseau des femmes parlementaires se concertent

Le groupe de la société civile du Mouvement SUN-Mauritanie pour la lutte contre la malnutrition conduit par son président Moulaye El Mehdi Ould Moulaye Zeine et le Réseau des femmes parlementaires sous la houlette de sa présidente, Marième Baba Sy se sont réunis ce matin, vendredi 17 novembre 2017 sous la coupole de l’Assemblée Nationale.

Sun Mauritanie et les femmes parlementaires (crédit Aidara)

La rencontre avait pour objet de sensibiliser les femmes parlementaires sur l’acuité d’une lutte coordonnée contre la malnutrition en Mauritanie, d’autant plus que le caractère grave de la situation nutritionnelle en Mauritanie a été mise en exergue dans plusieurs rapports, dont la dernière enquête publiée dans ce sens en février 2017 par le Ministère de la Santé (Enquête Smart 2016) et l’alerte lancée par le groupe humanitaire pays.

C’est dans ce cadre que le Mouvement SUN compte organiser, en collaboration avec les femmes parlementaires une journée Portes-Ouvertes sur la nutrition en présence de l’ensemble des acteurs impliqués dans la problématique, gouvernement, société civile nationale et internationale, partenaires, organisation du système des Nations Unies pour une meilleure visibilité des actions entreprises jusque-là et les insuffisances à améliorer.

D’emblée, Moulaye El Mehdi a brièvement présenté le Mouvement Scan Up Nutrition, une action mondiale qui fédère aujourd’hui plus de 60 pays à travers le monde, mais aussi plusieurs institutions comme les Nations Unies, l’Union Européenne ainsi que plusieurs donateurs et organisations non gouvernementales internationales. Moulaye El Mehdi a rappelé que la Mauritanie a adhéré à ce mouvement en 2011, avec comme point focal le Ministère de l’Economie et des Finances et la mise en place de ses cinq composantes nationales , à savoir le gouvernement, la société civile, les donateurs, le secteur privé et le système des Nations Unies.

L’implication des parlementaires tient, dira-t-il en substance, dans le rôle central qu’ils jouent dans le vote des lois et des budgets ainsi que le contrôle des actions du gouvernement, en plus de leur redevabilité vis-à-vis des populations.

Mohamed Ould Bneïjara, Secrétaire général du groupe de la société civile SUN-Mauritanie a mis en exergue l’importance pour les acteurs de la société civile de disposer des informations nécessaires et de l’impérieuse implication des parlementaires pour un changement de comportement, l’augmentation de la part du budget alloué à la lutte contre la malnutrition.

Les femmes parlementaires se sont dites d’emblée engagées dans cette initiative. La date de la journée Portes-Ouvertes reste à déterminer compte-tenu de l’agenda fournie des députés tout au long du mois de décembre jusqu’à la mi-janvier.

Avaient assisté à la rencontre, plusieurs ONG nationales et internationales mais aussi le secteur privé, notamment Action contre la faim, World Vision, Adig, Amami, Aspom.

Le réseau des femmes parlementaires qui regroupe 33 membres dont d’anciennes parlementaires était représenté outre sa présidente, par les députés  Loula Mint Zerough, Betoul Mint Abdel Haye, Toutou Mint Eleya, Absatou Kane, entre autres.

Cheikh Aïdara


Ould M’Kheïtir, le brûlot mauritanien

Je pense que la société mauritanienne, recluse dans un carcan idéologique vieux de 7 siècles aussi bien dans sa conception de l’Islam que dans son classicisme poétique préislamique et sa vision des rapports sociaux, avait besoin d’un Birame Dah Abeid, ou d’un Ould M’Kheïtir, pour qu’elle se rende compte combien est archaïque le monde dans lequel elle s’est enfermée. Depuis quelques jours, la rue mauritanienne aussi bien les réseaux sociaux qu’Internet s’enflamment au brûlot qu’est devenu Ould M’Kheïtir, tant et si bien qu’on se demande, comment un écrit aussi mal ficelé dans sa construction que dans son argumentaire, peut ébranler tout un pays, déchaîner tant de passion et incendier tant de conscience, jusqu’à devenir une affaire d’Etat.

Pourtant, la plupart de ceux qui se réclament gardiens des Cieux, détenteurs omnipotents des clés du Paradis et de l’Enfer, distribuant les grâces d’Allah comme ils le font avec les médicaments périmés, les aliments avariés et les marchés du faux et de la contrefaçon, ceux qui se sont taillés de funestes réputations dans le détournement de dons des pays du Golfe destinés à des fins religieuses et sociales, n’ont même pas lu ce que Ould M’Kheïtir a écrit.

En réalité, l’autodafé de Riadh pleinement assumé par le descendant d’esclave Birame Dah Abeid et le brûlot lâché par le forgeron Ould M’Kheïtir, n’auraient jamais connu une telle ampleur s’ils avaient émané de personnes bien nées. Eux, parce qu’issues de classes serviles et de castes n’ayant pas droit au chapitre du religieux, ce sont des mécréants et des ennemis de l’Islam qu’il faut décapiter, là, ce sont des âmes bien nées, victimes du diable, des «Mejdhoubs », un peu dérangés qu’il faudrait ramener à la raison à coups de talismans ou de congés luxueux auprès de quelques saintetés.

Ce qui en réalité a fait la Saga de ces deux affaires qui ont sérieusement secoué le cocotier salafo-wahabite des rigoristes conservateurs, jusqu’à leur fournir le combustible nécessaire à leurs propres calculs machiavéliques à travers l’embrigadement des masses incrédules, c’est aussi bien le régime en place que son opposition, toujours à la recherche d’une bonne bourse politique.

Rappelez-vous des deux sorties de Mohamed Abdel Aziz, aux portes du Palais présidentiel, recevant les masses hystériques et jouant au Commandeur des Croyants, avec ses accoutrements et ses turbans salafistes. Dans le cas de Birame Dah Abeid en 2012 comme dans le cas de Ould M’Kheïtir en 2014, il avait jeté à titre de promesse aux foules déchaînées sous ses pieds, la tête des deux imposteurs. Le pouvoir a ensuite permis, sinon même encadré, tous les meetings que les prétendus «défenseurs du Prophète»  de la Nosra, ont organisé pendant plusieurs mois, vendredi après vendredi, jusqu’à prendre la forme d’une fête foraine, là où les harangueurs rivalisèrent à la bourse de la haine, face à la mosquée Ibdn Abass.

Ces rassemblements dominés par l’odeur du sang, l’appel au meurtre et les menaces à l’autorité de l’Etat, étaient assez atypiques pouf un pays qui se dit moderne, membre de surcroît des Nations Unies dont il a ratifié tous les traités et conventions. Ces foules hystériques rappelaient même à bien d’égards, les pogroms qui faisaient jadis l’apanage des cirques de Rome, quand juché sur les estrades du Colysée, le César descendait son pouce, pour la mise à mort du gladiateur vaincu. Sauf que le pouce de Mohamed Abdel Aziz était un pouce menteur. Birame Dah Abeid est sorti de prison pour emprunter les allées menant vers la présidence de la République, et Ould M’Kheïtir a été presque gracié. D’où ce sentiment de trahison des masses déçues par les promesses non tenues du Guide spirituel que Mohamed Abdel Aziz tentait d’incarner, surfant au gré de ses intérêts sur la fibre islamique.

Mais Nosra, cette organisation des faux amoureux du Prophète (PSL) n’en a pas aussi mené large. Dirigé par un avocat ripoux objet de moult poursuites judiciaires, d’un érudit chantre de l’immobilier au rabais qui est en train de préparer un véritable subprime en Mauritanie et d’un charlatan objet de multiples accusations de viols en série, la Nosra a été laminée par des scandales répétés et des rivalités de clocher.

L’opposition en perte de repère et de vitesse a aussi géré l’affaire des livres incinérés du Fiqh, que le mouvement IRA et son président Birame considèrent comme le «Code noir de l’esclavage » ainsi que celle de Ould M’Kheïtir, au gré des humeurs de la rue. Loin de leurs référentiels de base que  les multiples échecs politiques ont dépouillés de leur substance. Hier, ils ont condamné Birame, l’ont voué aux gémonies et sont descendus jusqu’à l’intellect du charretier analphabète et bédouin. Aujourd’hui, ils l’élèvent au rang de voix autorisée, de chantre de la lutte pour la liberté et les droits de l’homme, un allié politique désormais figure emblématique au cours de tous leurs rassemblements.

De la même manière, ils ont condamné la décision de la Cour d’Appel de Nouadhibou et la libération de Ould M’Kheïtir. En se joignant aux vampires assoiffés de sang du jeune forgeron, en réclamant sa tête contre le droit international et le droit mauritanien, l’opposition mauritanienne perd sa crédibilité sur le plan mondial après l’avoir perdu sur le plan interne.

Cheikh Aïdara


Plus de 3 milliards d’UM pour la PF en Mauritanie

Dans le cadre du Plan d’action 2014-2018 pour le repositionnement de la Planification Familiale (PF), le gouvernement mauritanien prévoit plus de 3 milliards d’ouguiyas (soit  environ 12 millions de dollars U.S).

Revue à mi-parcours du Plan d’action 2014-2018 pour repositionner la PF en Mauritanie (Photo Aidara)

La Mauritanie lutte depuis des années sur l’accélération de la PF pour la réduction de la mortalité maternelle, néonatale et infanto-juvénile. Les consultations dans ce domaine s’accélèrent.

Repositionner la PF
«En matière d’accélération de la PF, la Mauritanie a dépassé les engagements du Partenariat de Ouagadougou » selon Dr. Mohamed Lemine, expert au Programme national de la santé de la reproduction (PNSR). Selon lui, «au lieu des 48.000 nouvelles utilisatrices en 2018, elle en est à 55.000 utilisatrices additionnelles».

Cette déclaration a été faite lors d’une revue à mi-parcours du Plan d’action national budgétisé (PANB 2014-2018) du 24 au 27 octobre 2017 en présence de professionnels de la santé, d’experts et des membres de la société civile. «Mais des défis restent, avec des indicateurs encore inquiétants », selon le Coordinateur du PNSR, Dr.Sidi Mohamed Ould Abdel Aziz, qui cite un taux de mortalité maternelle de 582 pour 100.000 naissances vivantes, un taux de mortalité néonatale de 29 pour mille et un taux de mortalité infanto-juvénile de 54 pour mille (MICS 5).

«Ces drames sont évitables, car l’espacement des naissances réduit de 30% la mortalité maternelle » a-t-il indiqué, louant les efforts consentis dans ce cadre, «car de 11% en 2013, le taux de prévalence contraceptif est passé à 17,9% en 2015 (MICS 5) avec un objectif de plus de 18% d’ici 2018 » a-t-il ajouté. Le plan d’action mentionne cependant «une demande de 44,8% et des besoins non satisfaits en matière de PF encore forts, de l’ordre de 33,6% (MICS 5)».

«Malgré une volonté politique insuffisante et un engagement frileux des religieux, la révolution des mentalités par rapport aux avantages de la PF fait son chemin», selon une participante. Cette conviction est partagée par le Plan d’action et la Déclaration de Politique nationale de la Population qui mettent l’accent sur «l’avantage de la maîtrise de la fécondité sur les secteurs socioéconomiques ».

Obstacles
Parmi les obstacles aux résultats escomptés, l’accès géographique, le faible engagement des décideurs et acteurs influents, l’insuffisance des ressources, y compris celles de l’Etat pour la PF, la non implication des hommes, des jeunes et des adolescents,  l’insuffisance en matière législative et réglementaire. L’adoption récente par le Parlement de la Loi sur la Santé de la Reproduction  (SR) a été ainsi considérée comme une avancée. Un décret d’application de la loi est en préparation.

Financement de la PF
Il a été rappelé les 15 Millions d’UM de la ligne budgétaire destinée en 2015 à la sécurisation des produits de la santé de la reproduction (SPSR) non utilisés la 1ère année, puis non renouvelé l’année suivante. «Pour la 3ème année, le Ministère de la Santé a promis de la doubler à 30 millions avec la loi de finance rectificative» a mentionné Dr.Mohamed Lemine.

Il a souligné que la Mauritanie devrait bénéficier de financements multilatéraux, avec l’USAID, 10 millions de dollars U.S et le Fonds d’incitation de l’OMS, 10 millions de dollars. La Mauritanie peine aussi à accéder aux fonds de l’Initiative FP 2020, «eu égard à la lourdeur des procédures » a encore indiqué Dr.Mohamed Lemine qui a lié la faiblesse des fonds internationaux reçus en matière de PF (environ 2,2 millions de dollars) au faible engagement politique. Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) reste à ce jour le principal partenaire du pays en matière de santé et de population, avec une fourniture pendant des années des produits contraceptifs à titre gratuit.

.Grogne de la société civile

Leader en matière de PF/SR en Mauritanie, l’Association mauritanienne pour la promotion de la famille (AMPF) par la voix de Yacoub Ould Ebnou, directeur de programme, a déploré la non-réalimentation des 15 millions d’UM de la ligne budgétaire de  2015 de l’Opportunity Fund destinés à la SPSR.

«C’est grâce à un plaidoyer en deux phases que nous avons pu décrocher ce financement» a-t-il déclaré, soulignant qu’ils ont pu obtenir «une augmentation de 33% mais la ligne budgétaire n’a jamais été réalimentée.» Selon lui, l’absence de volonté politique est manifeste, «car en 2016, le budget de la PF n’a pas été absorbé, et en 2017, il a été tout simplement supprimé».

Il considère l’engagement de l’Etat en matière de PF faible, «bien que le discours du président de la République à Néma sur les méfaits de la fécondité incontrôlée ait pu servir de déclic » rappelle-t-il.

Cheikh Aïdara


5ème Journée Super D 1 : Ksar et Police se neutralisent, Deuz fête sa première victoire

La deuxième partie de la 5ème journée du championnat de la Super D 1 s’est poursuivie dimanche 29 octobre 2017 sur la pelouse du Stade Cheikha Boydiya. Elle a opposé les moins classés du championnat national, AS Police (12ème), AS Ksar (13ème) et Deuz (14ème).

Les jeunes supporters du FC Teyssir et leurs bouteilles en berne. Que c’est dur de perdre ! (Photo Aidara)

AS Ksar contre AS Police : 2 buts partout

Les Ksarois et les Policiers se sont livrés à une véritable bataille de repositionnement dimanche sur la pelouse du Stade Cheikha Ould Boydiya. Un match palpitant qui a tenu le public en haleine jusqu’à la dernière seconde. C’est le Ksar qui a ouvert le score à la 44ème minute grâce à une belle tête de Mkhailigue Mohamed Saleck qui n’a laissé aucune chance au portier de la Police, Gaye Alassane.

A la reprise, la Police égalise à la 49ème minute sur pénalty transformé par Traoré Demba. Mais les protégés de Sid’El Moctar Ndiaye, entraîneur de la Police, ne fêteront pas entièrement ce but. Leur portier titulaire s’écroulait sur le gazon, au moment du but égalisateur. Les soigneurs n’ayant pas pu le remettre sur pied, il cèdera sa place au portier remplaçant, le jeune Baye Samba. Alors que Toldo s’égosillait sur les gradins pour pousser ses poulains du Ksar, la Police par l’intermédiaire de Ngoudé Moussa Niang venait crucifier le gardien de but ksarois, Sidibé Ahmed à la 61ème minute. Score 2 buts à 1 en faveur de la Police.

Puis, les chutes simulées se multiplièrent dans les rangs de la Police, histoire de grignoter sur le temps et conserver la maigre avance que les virevoltants attaquants du Ksar tentaient sur chaque contre de combler.

A la 65ème minute, l’entraîneur du Ksar, Sneïdry fit entrer en même temps deux jokers, Sadena Mahmoud et Sid’Ahmed El Mane, à la place de Seck Sérigne Bassirou et Mohamed Meïssane. Côté Police, Habib Yeslem faisait son entrée contre la sortie de Sow Aly Amadou, en même temps que l’équipe perdait son défenseur Coulibaly Khalifa, expulsé par l’arbitre pour jeu dangereux. Réduit à 10, la Police allait subir l’assaut du Ksar qui parviendra à coups de boutoir, à égaliser à la 75ème minute par l’intermédiaire de son attaquant de pointe, Beily Mohamed Nouh. Un but d’anthologie marqué après un contrôle orienté de la poitrine dans la surface de réparation. Le portier de la Police, Baye Samba ne put que constater les dégâts.

Les occasions nettes de scorer étaient en fin de période, la meilleure chose que les attaques des deux équipes se partagèrent. Certaines parmi ces occasions, comme celles ratées par Sid’Ahmed El Mane du Ksar à la 88ème sont celles qui peuvent faire tomber les entraîneurs en syncope.

C’est sur ce match nul 2 buts partout, que l’arbitre de la partie a mis fin à la rencontre qui laissa au public un goût d’inachevé.

Deuz s’offre sa première victoire

Traînant dangereusement à la 14ème et dernière place du classement du championnat national avec un seul point sur son compteur, l’équipe de Deuz s’est offert ses trois points grâce à sa victoire, 2 buts à 0 face aux Atarois de Teyssir qui en sont à leur seconde défaite après les victoires enfilées au cours des deux premières journées.
Ce match a pourtant livré tous les trésors du beau football, pour la plus grande satisfaction du public qui s’est régalé au cours des 90 minutes de jeu.

FC Deuz savoure sa première victoire (Photo Aidara)

Après un jeu équilibré marqué par une bataille pour le contrôle du milieu de terrain, la première alerte sérieuse ne se manifestera qu’à  la 42ème minute, lorsque le N°11 de FC Teyssir, Selem Id se retrouva seul à seul avec le gardien et rata son tir. Ce qui souleva un tollé de déception sur la tribune latérale gauche où s’étaient massés les supporters de l’équipe d’Atar, nouvellement promue en 1ère division dénommée Super D 1.

Jusqu’à la fin de la première période, les deux équipes ne s’offriront plus de sérieuses occasions de but.

A la reprise, El Id Mohamed fit son entrée à la place de Sidi Baba Alioune pour renouveler le milieu de terrain de Deuz. A la 61ème minute, l’équipe de Deuz passe à côté de l’ouverture du score. Son  buteur maison, Traoré Moussa, rata un but qui lui a été servi sur un plateau d’argent à l’intérieur de la surface de réparation. Un énorme gâchis qui souleva la tribune centrale. Mais ce n’était que partie remise, car le même Traoré Moussa se fera pardonner en inscrivant le premier but de la rencontre à la 70ème minute. Une reprise sur centre, beau geste technique qui fut largement apprécié par le public qui se délectait.

Puis, les deux équipes procédèrent à leurs remplacements d’usage, Atar pour revenir au score, Deuz pour conserver son avance ou creuser l’écart. C’est ainsi que le latéral droit de Deuz, Brahim  (N°17)  céda sa place à Thiam Mamadou (N°11) l’autre buteur de l’équipe, alors que l’entraîneur du FC Teyssir, Doudou Ly procédait à un double changement, Abdel Kader Abdel Vetah à la place du milieu offensif Demba El Housseinou et Al Awve Sid’Ahmed à la place de Sedene El Id.

Pendant près de dix minutes, les occasions nettes de but allaient d’un camp à l’autre. Des occasions de but dont la plupart devait aller au fond des filets. Mais la maladresse des attaquants des deux équipes continuaient à maintenir la pression au bord de la main courante mais aussi sur les gradins archi-comble du Stade Cheikha Ould Boydiya. La rencontre pouvait basculer à chaque instant, en faveur de l’une ou de l’autre des deux formations

Finalement, c’est l’équipe de Deuz, dont l’attaque se révéla la plus efficace, qui fera la différence en marquant son deuxième but, à la 92ème minute par l’intermédiaire de l’inamovible Traoré Moussa, auteur d’un doublé.

Avec ce but, l’équipe de Deuz pouvait enfin savourer sa première victoire depuis le début de la saison, ce qui l’extraie momentanément de la dernière place, alors que le Ksar s’enfonce en bas du tableau.

Cheikh Aïdara