aidara

Nutrition et protection de l’enfance, Me Moctar Diallo et Dr. Moulaye El Mehdi ouvrent une foire aux idées à la société civile

L’ONG « Droits de l’homme, Promotion de la Paix et Sécurité, Egalité Homme-Femme et Défense des droits des Enfants » (PSAEHFE) que préside Me Moctar Diallo, Point focal de la Société civile, et l’Association Mauritanienne d’Aide aux Malades Indigents (AMAMI) du Dr. Moulaye Mehdi Moulaye Zeine, ont organisé du 15 au 17 août 2023 à Nouakchott, un atelier « Portes-ouvertes sur les organisations de la société civile » dans le domaine de la nutrition et de la protection des enfants.

L’atelier qui a été émaillé par plusieurs communications et travaux de groupes, en présence des partenaires dont World Vision, portait sur des échanges d’idées et d’expériences dans le domaine de la nutrition et de l’enfance pour renforcer le plaidoyer et élargir le cercle de la sensibilisation.

Si Dr. Moulaye a remercié les participants pour leur intérêt aux thèmes qui sont abordés pendant ces trois jours de rencontre, et World Vision pour son appui, Me Moctar Diallo a centré son intervention sur trois idées fortes, le développement, le plaidoyer et l’urgence, car selon lui, les actions déterminantes pour faire avancer les questions relatives à la nutrition et à l’enfance sont assujetties à ces trois impératifs.

Un film de AMAMI sur la nutrition

L’ouverture de l’atelier a été marquée par la projection d’un film sur les actions réalisées par l’ONG AMAMI intitulé « Réponse à l’urgence nutritionnelle au Hodh Gharbi », suivi d’un court documentaire sur le plaidoyer réalisé en 2021 auprès des députés à l’Assemblée nationale pour solliciter leur appui afin de rehausser le budget alloué à la nutrition. Il s’est félicité d’ailleurs des avancées notées dans ce cadre, car l’Etat mauritanien, selon lui, prend aujourd’hui en charge l’achat à 100% des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi (ATPE).

L’expérience de World Vision Mauritanie

Mohamed Abass NGaidé de World Vision a présenté une communication sur la nutrition, évoquant le recrutement de relais et la réalisation d’enquêtes d’identification des enfants malnutris, avec focus sur la participation des communautés, le travail avec le personnel de santé et la sensibilisation sur le consommer local.

Il a évoqué par la suite les 7 actions essentielles orientées vers les femmes enceintes et les 11 actions vers les enfants de zéro à quatre ans, avec insistance sur l’allaitement exclusif et l’alimentation complémentaire après cette période de l’enfance.

Deuxième communication, celle de Abdou Amadou Aw de World Vision sur le WASH (eau, assainissement et hygiène) avec son diagramme de la théorie du changement de modèle. Il a évoqué les actions menées par World Vision en faveur des populations de quelques localités de l’Assaba qu’ils ont fourni en eau potable grâce à des châteaux d’eau, avec une attention particulière sur la durabilité à travers un programme suivi-évaluation mis en place. Un comité local a été ainsi installé pour la gestion des ouvrages et la pérennité de la fourniture en eau.

Il a aussi évoqué les systèmes TPC mis en place dans ces localités, avec sensibilisation des communautés sur les dangers liés à la défécation à l’air libre, la construction de latrines, notamment dans les établissements scolaires et dans les structures de santé, avec mise à disposition de kits de dignité pour les filles.  

Me Moctar Diallo et Dia Oumar de World Vision ont par la suite présenté des communications respectivement sur la protection de l’enfance et sur l’éducation.

Travaux de groupe

Les deux autres jours ont été consacrés aux travaux de groupe, d’où sont sorties plusieurs recommandations. Il y a eu également 7 panels animés par des experts de la société civile, notamment d’éminentes présidentes d’ONG connues comme AMSME, AFCF, ALCD, Alliance Citoyenne, ABEPAD, ADPDH, ADDFM, des relais communautaires, des présidentes de coopératives, des élus locaux, etc.

Bref rappel

A noter que l’atelier a été solennellement ouvert par le Directeur de la Société Civile auprès du Commissariat aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile, M. Soumaré Oumar, représentant le Commissaire, en présence du Directeur de l’Enfance au Ministère de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille (MASEF) et du Coordinateur national de la protection de l’enfance de World Vision, qui a précisé que son institution travaille depuis 40 ans en Mauritanie et qu’elle est présente dans quatre Wilayas (Assaba, Brakna, Gorgol et Nouakchott) et dans 14 Moughataas du pays.  Avant l’ouverture, l’imam Moussa Sarr avait récité quelques versets du Saint Coran.

Cheikh Aïdara


« Jeunesse 2024 », du virtuel au contact physique sur l’initiative de Youpy, expatrié mauritanien aux USA

Après une période plus ou moins longue de rencontres et d’échanges virtuels via un groupe WhatsApp, les membres du mouvement « Jeunesse 2024 » ont tenu dimanche 20 août 2023 leur première réunion en présentielle à Nouakchott, à « Youpy Café », un restaurant ouvert par Youssouf Diakhaté dit Youpy, jeune Mauritanien résident aux Etats-Unis d’Amérique et initiateur du mouvement.

Vue partielle des participants – @ Crédit Aidara

Le fait qu’il se soit expatrié aux Etats-Unis, n’a pas fait oublier à Youssouf Diakhaté dit Youpy son pays natal, la Mauritanie. Non seulement, il y a investi, en ouvrant un restaurant qui fait travailler des jeunes hommes et filles, mais il a surtout lancé un mouvement de jeunes dénommé « Jeunesse 2024 ». L’idée est de rassembler les forces vives de la nation, à travers leurs expériences et leurs expertises pour contribuer au développement du pays et au réveil citoyen.

Vue partielle du banc des filles @ Crédit Aidara

C’est dans ce cadre qu’il a créé un groupe WhatsApp, « 2024 » où plus d’une centaine de jeunes Mauritaniens toutes tendances et horizons confondus ont échangé sur la situation politique, économique, sociale et culturelle du pays. La question centrale, comment contribuer à relever les nombreux défis auxquels fait face le pays.

Aussi, la date du dimanche 20 août 2023 reste-t-elle symbolique. Pour la première fois, chacun des membres du groupe virtuel pouvait enfin mettre un visage sur les noms et pseudonymes à travers lesquels ils se sont jusque-là connus.

Début de la réunion @ Crédit Aidara

Dans l’assistance, des étudiants, des hommes politiques, comme le député Khally Diallo, un ancien maire de l’intérieur du pays et un président de parti. Mais surtout, beaucoup de jeunes filles. Des enseignants aussi, des agents de santé et de jeunes entrepreneurs.

Tous ont pris la parole au cours de la rencontre qui s’est déroulée dans une atmosphère bon enfant où la spontanéité et la franchise furent au cœur des interventions.

Vue partielle de la junte féminine @ Crédit Aidara

C’est ainsi que certains ont insisté sur le rôle que les membres du mouvement doivent jouer pour accompagner l’Etat et la société dans le changement de comportements, dans la recherche de solutions aux nombreux problèmes qui se posent. Comme l’a dit un des intervenants, « du Président de la République au citoyen lambda, tout le monde se rend compte que la situation du pays n’est pas très reluisante ».

Vue partielle des jeunes @ Crédit Aidara

En tant que force de proposition, les jeunes doivent davantage être des acteurs du changement et non des sujets passifs, ont relevé d’autres intervenants.

Le mot responsabilité des jeunes est revenu plusieurs fois dans les débats, mais aussi démocratie, dialogue, inclusivité, justice sociale et participation citoyenne.

Les jeunes du mouvement avec le député Khally Diallo (boubou bleu) et à sa gauche un ancien maire – Crédit Aidara

La conclusion tirée au bout de quelques heures de débats, est que la jeunesse est confiante quant à une possible révolution des mentalités et à un développement harmonieux de la Mauritanie, un pays qui n’attend que l’effort conjugué de ses enfants pour décoller.

Youpy Café, Socogim Tevragh-Zeina @ Crédit Aidara

Pour cela, les jeunes réclament de la part des autorités une approche plus inclusive afin de permettre à leurs voix d’être entendues. Surtout, précisent-ils, le monde vit de grandes transformations et que la Mauritanie doit s’inscrire dans cette dynamique et l’émergence d’un monde multipolaire.

@crédit Aidara

Ainsi, le mouvement « Jeunesse 2024 » convie la jeunesse mauritanienne à un voyage serein dont la prochaine station sera marquée du sceau indélébile du changement, celui auquel l’ensemble des Mauritaniens aspirent.  

Youpi – Crédit Aidara

A noter que Youpy est un jeune artiste et producteur mauritanien. Il vient de lancer sa propre société de production « Youpi 4ever Entertainment ». Il est également organisateur d’évènements..

Cheikh Aïdara


Le Programme SAFIRE forme plus d’une centaine de jeunes aux métiers au Brakna

Les maisons de Jeunes de Boghé et Aleg ont connu jeudi 17 et vendredi 18 août 2023 deux cérémonies de sorties de promotion consacrant l’entrée dans la vie active de dizaines de jeunes formés dans plusieurs métiers.

@crédit Aidara
@crédit Aidara

Grâce au Programme SAFIRE et en partenariat avec les autorités publiques mauritaniennes, le GRET et Caritas ont mis en œuvre un projet dit Plateforme d’accompagnement et de création d’entreprises (PLACE) au Brakna et à Nouakchott. Il s’agit d’un projet qui a ouvert des formations sur divers métiers, mécanique auto, soudure, électricité auto et bâtiment, plomberie, teinture, pâtisserie, coiffure, couture, etc.

Pendant trois ou quatre mois, des dizaines de jeunes ont été formés dans ces différentes filières selon leur choix. Ces formations dispensées dans les lycées techniques à Aleg et Boghé, ont été suivies de stages de formation dans des entreprises de la place, puis un mois de coaching et de formation dans la gestion administrative et financière ainsi que quelques notions de marketing.

@crédit Aidara

Jeudi 17 et vendredi 18 août 2023, cérémonie de remise de diplômes et de matériels complets de travail aux bénéficiaires.

@crédit Aidara

A titre d’exemple, les plombiers sortants, dont des jeunes filles, ont reçu chacun les matériels suivants qui vont leur permettre d’ouvrir leur atelier et de se lancer dans leur propre entreprise.

@crédit Aidara
@crédit Aidara

1 Tenue + 2 paires de chaussures de sécurité + 2 valise à outils + 1 coupongle + 1 brin + 2 clés à bril + 1 scie à métaux + 1 filiere

Autre exemple, les pâtissiers ont bénéficié de matériels de fabrication et de la matière.

@crédit Aidara

Plusieurs parents ont participé à la sortie des deux promotions à Boghé et à Aleg.


Partenariat de Ouagadougou : lancement des inscriptions pour la 8e édition du concours d’excellence en production médiatique

Lancement des inscriptions pour la 8e édition du concours d’excellence en production médiatique sur les Droits en santé sexuelle et reproductive/Planification familiale (DSSR/PF) dans les pays membres du Partenariat de Ouagadougou (PO)

                                      Communiqué de presse

1er Août 2023- Dakar (Sénégal) : L’Unité de Coordination du Partenariat de Ouagadougou et Population Council lancent la 8e édition du concours d’excellence en production médiatique sur les Droits en santé sexuelle et reproductive/Planification familiale (DSSR/PF). Il est ouvert aux professionnels des médias et bloggeurs des pays membres du Partenariat de Ouagadougou-PO- (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo).

Le concours est annuel et vise à stimuler la production des journalistes et blogueurs pour accompagner la dynamique mise en marche par le PO en informant le public des enjeux des DSSR/PF et en responsabilisant les décideurs politiques et programmatiques pour une prise de décision basée sur des données factuelles afin de faire avancer les objectifs des plans nationaux de PF.

En rappel, les pays membres  du PO ont décidé d’accélérer les progrès dans la région ouest africaine pour l’atteinte des objectifs en 2030, à savoir doubler le nombre d’utilisatrices de contraception moderne pour atteindre 13 millions d’ici 2030. Ainsi, il est important de mobiliser toutes les parties prenantes dont les hommes et femmes de medias autour de cet objectif.

Les œuvres recevables sont celles qui ont été publiées ou diffusées dans un organe de presse (Radio, télévision, presse écrite, presse en ligne) ou blog émettant ou paraissant dans les pays membres du Partenariat de Ouagadougou portant sur la santé sexuelle et reproductive, notamment les DSSR/PF. Quatre catégories sont récompensées à savoir la Radio,  la Télévision, la Presse écrite et la Presse en ligne et blog (la presse en ligne et blog constituent une même catégorie). Les genres rédactionnels concernés sont le reportage, le grand reportage, l’enquête, le magazine, la table ronde, le portrait et l’interview.

Pour postuler, les candidats doivent soumettre, avant le 1er octobre 2023, leurs productions publiées ou diffusées entre le 1er octobre 2022 et le 30 septembre 2023. Des prix d’excellence seront octroyés dans les quatre catégories susmentionnées. Les lauréats des premiers prix de chaque catégorie recevront une enveloppe d’un million (1 000 000) FCFA et une invitation tous frais payés à la 12eme Réunion Annuelle du Partenariat de Ouagadougou (RAPO) qui se tiendra en décembre 2023 à Abidjan en Côte d’Ivoire. Les lauréats des deuxièmes prix recevront une enveloppe de cinq cent mille (500 000) FCFA.

 L’inscription au concours se fait de façon électronique en soumettant une version électronique de l’œuvre à travers le formulaire disponible sur https://partenariatouaga.org/concours-des-journalistes/ . Ce site contient par ailleurs des informations relatives aux candidatures, à la valeur des prix ainsi qu’au concours en général.

Pour toutes informations complémentaires, veuillez contacter Mme Thiaba Sembene Coordonnatrice Société Civile à l’UCPO à cette adresse : tsembene@partenariatouaga.org ou nous écrire à ucpo@partenariatouaga.org

A propos du Partenariat de Ouagadougou

Le Partenariat de Ouagadougou a été lancé en février 2011, à Ouagadougou, au Burkina Faso. Il mise sur l’engagement des gouvernements, une meilleure coordination entre les bailleurs de fonds pour optimiser leurs soutiens aux pays, une accélération de la mise en œuvre des interventions à haut impact et également sur une collaboration et coopération sur les plans national et régional pour remédier au taux élevé des besoins non satisfaits en matière de planification familiale. Le Partenariat de Ouagadougou compte neuf pays membres : Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo. (Pour plus d’informations, visiter le site ci-après : www.partenariatouaga.org)

A propos du Population Council

Le Population Council s’attelle aux questions cruciales de la santé et du développement, qu’il s’agisse d’endiguer la progression du VIH, d’améliorer la santé reproductive et d’offrir aux jeunes la promesse d’une vie satisfaisante et productive. Par ses travaux de recherche en biomédecine, en sciences sociales et en santé publique dans 50 pays, il s’efforce d’apporter avec ses partenaires des solutions qui conduisent à des politiques, des programmes et des technologies plus efficaces, pour améliorer la vie partout dans le monde. Fondé en 1952, le Population Council est une organisation non gouvernementale à but non lucratif. Il siège à New York, sous la conduite d’un conseil d’administration international. (Pour plus d’informations, visiter le site ci-après: http://www.popcouncil.org