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Les enfants mauritaniens plaident pour le financement en faveur de leur protection et remettent à la Ministre de l’Action Sociale un Mémorandum

Teitou Mint Lobatt et Salimata Diallo, 13 ans toutes les deux, ont porté la voix des enfants mauritaniens et les enfants migrants vivant dans le pays. Face aux autorités nationales et à leurs partenaires internationaux, elles ont plaidé pour le financement de la Stratégie Nationale de Protection de l’Enfant 2020-2025. C’était lors d’une cérémonie organisée samedi 4 février 2023 pendant laquelle ils ont remis à la Ministre de l’Action Sociale un Mémorandum et une pétition portant 10.000 signatures.

De G. à Dr. Le Maire, le Préfet, le Wali, la Ministre, Ambassadrice US, Cheffe de mission Save The Children et le Représentant de World Vision – Crédit Aidara

Plusieurs dizaines d’enfants, tee-shirt et casquette blanc, étaient le point de mire d’une cérémonie organisée samedi 4 février 2023 à Nouakchott et à laquelle avait pris part un parterre d’invités de marque.

« Vos doléances sont entendues et nous ferons tout pour les satisfaire »

La petite Teïtou remet le Mémorandum et le Registre à la Ministre du MASEF – Crédit Aidara

Après avoir entendu la doléance des enfants, la Ministre de l’Action Sociale, de l’Enfance de la Famille (MASEF), Mme Savia N’Tahah, a soutenu que le gouvernement place le droit des enfants mauritaniens à la tête de ses priorités, ainsi que leur droit à la protection et ceux des enfants migrants vivant sur son territoire. Elle a précisé que son département renouvelle ses engagements en ce sens et qu’elle va œuvrer avec ses partenaires pour consolider la SNPE 2020-2025.

Les enfants sont venus en force porter le plaidoyer – Crédit Aidara

Mme Savia Mint N’Thah a rappelé que les trois années du mandat du président Ghazouani ont connu des efforts considérables pour le bien-être et le respect des droits des enfants, notamment dans le domaine de l’éducation et des infrastructures scolaires, mais aussi dans le domaine de la santé. Elle a cité dans ce cadre le Plan national de l’éducation, l’insertion des enfants, le taux au préscolaire qui a connu une hausse de 20%. Elle a cité aussi l’augmentation du nombre de familles avec enfants polyhandicapés bénéficiaires du cash-transfert annuel, qui est passé de 110 à 1.000.

« Nous avons entendu vos doléances et nous ferons tout pour les satisfaire » a-t-elle conclu.

Les enfants exercent leur droit le plus fondamental

Mme Savia N’Thaha entourée du Wali et de l’ambassadrice US – Crédit Aidara

La Cheffe de Mission de Save The Children à Nouakchott, Mme Siw Dörte Diallo, devait brosser un bref historique ayant ponctué le processus d’adoption de la Stratégie Nationale de Protection de l’Enfant (SNPE) 2020-2025.

Elle a rappelé que la nouvelle SNPE est le fruit d’un processus entamé en 2016, vers la fin du projet AFIA financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Save The Children. Finalement, ce n’est qu’en 2020 que la SNPE a été finalisée et validée par le MASEF.

Les observateurs notent cependant que les financements n’ont pas suivi l’adoption de la SNPE.

D’où le plaidoyer porté par les enfants suivant le principe qui veut que « tout ce qui est destiné aux enfants doit être mené par les enfants ». De là, l’initiative financée par l’ambassade des Etats-Unis et ayant conduit au processus de plaidoyer mené dans six régions du pays par les enfants et le parlement des enfants qui ont sillonnée le Trarza, le Brakna, le Gorgol, Nouadhibou et les trois Wilayas de Nouakchott, pour cueillir des signatures. Dix mille ont été récoltées au cours de la tournée.

Mme Diallo a conclu en soulignant qu’aujourd’hui, « les enfants exercent l’un de leur plus fondamental droit, celui de la participation dans tout ce qui les concerne ».

200.000 dollars U.S pour porter le plaidoyer

Vue partielle des invités – Crédit Aïdara

L’ambassadrice des Etats-Unis en Mauritanie, SEMme. Cynthia Kiersht, a salué l’environnement politique et social en Mauritanie qui, selon elle, s’aligne sur les conventions et traitements relatifs aux droits des enfants. Elle a mis en exergue l’importance de renforcer la protection des enfants, soulignant que l’ambassade a financé l’atelier organisé ce jour, à hauteur de 200.000 dollars U.S, ainsi que le processus de plaidoyer au cours duquel un Mémorandum a été présenté à la ministre des Affaires Sociales ainsi qu’un registre portant 10.000 signatures en faveur de la SNPE 2020-2025.

Les enfants interpellent la ministre et les partenaires

Salimata – Crédit Aidara
Teïtou – Crédit Aidara

Dans deux discours en Arabe et en Français, les enfants Teïtou Mint Lobatt et Salimata Diallo, ont plaidé pour le financement de la SNPE 2020-2025. Ils ont demandé aussi une éducation sans discrimination, l’accès aux soins de santé de qualité, la protection contre le mariage précoce, le droit à l’état-civil, le respect des droits des enfants vivant avec un handicap, la protection contre la traite et l’exploitation et la lutte contre le travail des enfants à bas âge.

Bref, les enfants ont demandé aux adultes le respect de tous leurs droits, en commençant par les associer dans toutes les décisions qui les concernent et de leur permettre de développer leurs potentiels.

Par la suite, les enfants ont remis à la ministre des Affaires Sociales le Mémorandum portant plaidoyer pour le financement de la SNPE ainsi que le registre portant 10.000 signatures.

Avaient assisté à la cérémonie le Wali de Nouakchott-Ouest, le Hakem et le Maire du Ksar, ainsi que le représentant de World Vision, M. Alex Whitney.

Cheikh Aïdara


Financer la Stratégie Nationale de Protection de l’Enfant, un plaidoyer porté par les enfants pour les enfants

C’est le samedi 4 février 2023 que les enfants vont remettre à la Ministre de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille (MASEF) des registres portant 10.000 signatures, résultat d’une pétition récoltée au niveau de six Wilayas du pays ainsi qu’un Mémorandum plaidoyer pour le financement de la Stratégie Nationale de Protection de l’Enfant 2020-2025.

Conférence de presse – Cheikh Aidara

Les enfants mauritaniens, membres du Parlement des Enfants, vont remettre à la Ministre de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille (MASEF), Mme Savia Mint N’Tahah, un Mémorandum portant plaidoyer pour le financement de la Stratégie Nationale de Protection de l’Enfant (SNPE) 2020-2025. Ce mémorandum est sous-tendu par un registre portant 10.000 signatures récoltées au niveau des Wilayas du Gorgol, du Trarza, du Brakna et des trois Wilayas de Nouakchott.

Un Mémorandum et une Pétition

La cérémonie officielle de remise du Mémorandum et de la Pétition est prévue samedi 4 février 2023 à l’hôtel Azalaï, en présence de l’Ambassadrice des Etats-Unis en Mauritanie, S.E.Mme Cynthia Kiersht, de la Cheffe de Mission de Save The Children, Mme Siw Dörte Diallo, de plusieurs partenaires nationaux et internationaux comme l’UNICEF, l’Union européenne et World Vision, entre autres.

En prélude à la cérémonie officielle

Conférence de presse – Crédit Aidara

Au cours d’une conférence de presse animée mercredi 1er février 2023 par le Chargé de Communication de Save The Children, Bâ Tijane et du Directeur de l’Enfance auprès du MASEF, Mohamed Ould Sid’Ahmed, le programme de la journée du 4 février a été déclinée et comprend, outre la cérémonie officielle, des activités ludiques au Stade Olympique de Nouakchott l’après-midi.

Les origines

Il faut dire que la nouvelle SNPE est le fruit d’un long travail qui a débuté en 2016, avec le projet AFIA financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’UNICEF. La convention de réactualisation de la SNPE aurait même débuté bien avant, en 1999.

En 2017, plusieurs projets ont été initiés visant à promouvoir les droits des enfants et leur bien-être, comme la protection de enfants en mobilité, la table régionale de protection de l’enfant pilotée au niveau des Wilayas par les autorités administratives, ainsi que les systèmes communaux de protection des enfants.

Ainsi, la SNPE serait un véritable guide de conduite pour la protection des enfants vivant sur l’ensemble du territoire et vise aussi bien les enfants mauritaniens que les enfants migrants.

C’est en 2020, que la SNPE a été finalisée et validée par le MASEF. Depuis lors, les financements attendus n’ont pas suivi pour la mise en œuvre de la stratégie afin de lancer la phase opérationnelle prévue pour 5 ans.

Après le Rwanda, la Mauritanie pourrait être pionnière

Trois années se sont déjà écoulées, sans financement de la stratégie. La cérémonie prévue le samedi 4 février est une démarché lancée par le MASEF et Save The Children, sur financement de l’ambassade des USA en Mauritanie. Elle part du principe que « tout ce qui est destiné aux enfants doit être fait par les enfants ».

C’est ainsi que plusieurs enfants des six wilayas citées ont été formés sur leurs droits. Leur participation a été requise pour porter le plaidoyer sur la base que « ce que les enfants veulent et demandent en bonnes choses, les adultes doivent l’exécuter ».

La Mauritanie, en acceptant de financer la SNPE, serait le deuxième pays en Afrique après le Rwanda, où la démarche participative de enfants pourrait porter ses fruits. Partout ailleurs, la démarche a échoué, selon Bâ Tijane.

La Mauritanie aura beaucoup à gagner à adopter la démarche, selon les cadres de Save The Children, car ce serait une porte d’entrée pour obtenir auprès des partenaires un financement pour sa SNPE, surtout si la demande vient des enfants eux-mêmes.

Cheikh Aïdara


Conférence de presse « Coalition de l’Alternance » : Birame et Ould Horma consolident leur alliance avec l’apport de la CVE, Mithaq, AFCD et AJD/MR

Alors qu’elle devait annoncer d’importantes informations sur la « Coalition de l’Alternance », la conférence de presse organisée par le parti SAWAB, IRA/RAG et d’autres partis et mouvements le jeudi 12 janvier 2023, s’est finalement transformée en diatribes contre le pouvoir de Ghazouani et les velléités de son Ministre de l’Intérieur de rétrécir les libertés publiques.

De G. à Dr. Ould Horma, Birame et Hendeya – Crédit Aidara

Prévue à 11 heures le jeudi 12 janvier 2023 à l’hôtel Azalaï de Nouakchott, la conférence de presse organisée par la « Coalition de l’Alternance » ne s’est tenue en fin de compte qu’aux environs de 16 heures.

La police interrompt la conférence

Selon les organisateurs, notamment les dirigeants du parti SAWAB, les formalités administratives avaient été bouclées la veille et le préfet du Ksar avait accordé son autorisation pour la tenue de leur conférence de presse. Le matin, la police se pointe et déclare que l’autorisation de tenir la conférence de presse est annulée, déclarent-t-ils en substance.

Plus tard, le Wali de Nouakchott-Sud leur dira que des informations lui sont parvenues que seuls les militants d’IRA et du parti RAG sont présents à la conférence. Après moult explications, avec forts arguments juridiques à l’appui, l’autorisation est enfin accordée.

Ce retard de près de 5 heures de temps n’a cependant pas démobilisé les militants nombreux mais aussi les journalistes venus couvrir l’évènement.

A l’entame de la conférence, Birame Dah Abeid, président du mouvement IRA, a fustigé l’attitude des autorités, notamment la hargne du Ministre de l’Intérieur, qui selon lui, partage avec l’ancien président, sa propension à fouler aux pieds les lois de la République.

Le ministre de l’Intérieur foule les lois aux pieds

Selon Birame, le Ministre de l’Intérieur devrait préserver les maigres acquis du président Ghazouani qui se résument selon lui à la liberté qu’il accorde à ses opposants de mener leurs activités sans entraves.

Il s’est dit déterminer à mener l’alternance politique dont rêvent les Mauritaniens pris en otages depuis plus de quatre décennies par une oligarchie qui change de tête sans changer de corps, un corps malsain, gangréné par la corruption, le pillage des ressources nationales, la gabegie et la mauvaise gouvernance, le tribalisme, le népotisme et le racisme, a-t-il énuméré en substance.

Pour Birame, l’objectif de toute opposition dans un Etat démocratique, est de créer l’alternance politique et non de vivre de subsides ou d’avantages aux dépens de ses affiliés. Pour lui, son objectif est clair et sans détours, « accéder à la Présidence de la République ». Il est revenu sur les élections présidentielles de 2019, affirmant avec force qu’il y avait un second tour, entre lui et le président actuel.

L’alliance Sawab et IRA/RAG reste imperturbable

A son tour, le président du parti SAWAB, Abdessalam Ould Horma, qui est revenu sur l’incident relatif aux perturbations de la conférence due à l’illégale décision des autorités administratives selon lui, il a réaffirmé le partenariat solide qui le lie au mouvement IRA et au parti RAG. Selon lui, l’administration mauritanienne ayant refusé au président Birame et à ses partisans de disposer de leur propre cadre politique, elle ne peut nullement s’opposer à ce qu’ils candidatent à travers le parti Sawab.

Abdessalam Ould Horma est revenu sur la présidentielle de 2019 pour confirmer les propos de Birame. Selon lui, « les chiffres avancés n’étaient pas les vrais, car il y avait selon nos décomptes, un second tour entre Birame et Ghazouani ». Et d’asséner « la suite, vous la connaissez ».

Grande alliance en perspective

Dans la trame de son intervention, Birame a déclaré que l’objet réel de la rencontre, à savoir l’annonce du lancement de la « Coalition de l’Alternance » est ajournée jusqu’à nouvel ordre. Il a cependant évoqué dans la nouvelle alliance, le parti AJD/MR d’Ibrahima Moctar Sarr, l’AFCD du professeur Atoumane, le Midhaq des Haratines de Ould Hendeya et la CVE de Bâ Mamadou Alassane, et d’autres mouvements encore. Il a dit son souhait de voir toute l’opposition réunie dans un seul bloc pour vaincre le parti au pouvoir, citant l’UFP, le RFD, l’UNAD, entre autres.

Cheikh Aidara


Conférence africaine pour la paix : Ghazouani remet le Prix de la Paix au Président Buhari du Nigéria

Nouakchott a abrité, mardi 17 janvier 2023 au Palais des Congrès « Al Mourabitoune », sa 3ème Conférence Africaine pour la Paix, sous le haut patronage du Président Mohamed Cheikh Ghazouani. La cérémonie d’ouverture de cette rencontre internationale a été marquée par des échanges de discours et la remise du premier Prix de la Paix, décernée au président de la République Fédérale du Nigéria, Mouhammedou Buhari, invité d’honneur de la conférence.

Mohamed Cheikh Ghazouani remet à son homologue nigérian le prix de la paix sous l’oeil de l’érudit Ould Boya – Crédit Aidara

C’est sous le verset 207 Souratou Al Baqara, « Oh vous qui croyez, entrer en paix tous », que s’inscrit la 3ème édition de la Conférence Africaine de la Paix qui s’est ouverte à Nouakchott, mardi 17 janvier 2023, sous la présidence effective de Mohamed Cheikh Ghazouani, Chef de l’Etat.

Plusieurs délégations de ministres, hauts responsables, experts, érudits, universitaires d’instituts internationaux de recherches, venant du Maghreb, de l’Afrique noire, d’Europe, des pays du Golfe et des Amériques, ont pris part aux travaux.

Le podium durant le discours de Ghazouani – Crédit Aidara

Sur le podium, le Président Mohamed Cheikh Ghazouani, était entouré de son homologue du Nigéria, invité d’honneur de la conférence, Mouhammadou Bouhary, de l’érudit Cheikh Abdallahihi Ould Boya, Président du Forum d’Abu Dhabi pour la paix, Hissein Brahim Taha, Secrétaire Général de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), Dr. Mohamed Mokhtar Gomaa, Ministre des Aqwafs d’Egypte, du Vice-Premier ministre de la Guinée Bissau, Suarez Rabo et du ministre des Affaires Islamiques, Dah Ould Sidi Ould Amar Taleb. Sont intervenus par vidéo, les présidents Paul Kagamé du Rwanda et Mohamed Bazoum du Niger.

Les intervenants ont tous insisté sur la question centrale de la paix dans la construction des Etats et l’épanouissement des peuples, soulignant que « sans paix, il n’y a ni développement ni progrès ».

Dr. Gomaa a dans son allocution rappelé le Hadith du Prophète (PSL) sur les trois clés du Paradis, mettant la paix, « Salam », avant la distribution de nourritures aux pauvres et la prière dans le creux de la nuit alors que les gens dorment. Il a rappelé aussi le rôle des érudits dans la prise de conscience des jeunes et leurs mauvaises interpellations des versets et des hadiths, nourris à la sauce des maîtres djihadistes.

Vue partielle de la salle – Crédit Aidara

Si pour Mohamed Cheikh Ghazouani, le thème de la conférence, « entrez tous dans la paix » est une des conditions les plus importantes d’une sécurité durable, pour ses homologues du Nigéria et du Niger, confrontés au terrorisme depuis plusieurs années, Boko Haram pour le premier, et les djihadistes du Sahel pour le second, la bataille pour la paix passe par la lutte armée certes, mais aussi par l’éducation, la sensibilisation et la déconstruction de l’idéologie qui nourrit le terrorisme, ainsi que le dialogue avec les jeunes.

A la fin de la cérémonie d’ouverture officielle, le président Ghazouani a remis à son homologue Buhari, le premier Prix africain de la Paix, un prix qui a été introduit durant cette édition.

La conférence s’est poursuivie l’après-midi par plusieurs conférences animées par d’éminents penseurs et décideurs.

Les sessions suivantes ont suscité la réflexion et nourri les débats, « Afrique, état des lieux et perspectives », « Dialogues, réconciliations et promotion de la paix communautaire ».

Cheikh Aïdara