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Communiqué de presse : Nouakchott abrite du 17 au 19 Janvier 2023, la troisième édition de la Conférence Africaine pour la Paix

Nouakchott, le 10 janvier 2022. La Conférence Africaine pour la Paix est une initiative conjointe du gouvernement mauritanien et du Forum d’Abu Dhabi pour la Paix. Elle sera organisée du 17 au 19 janvier 2023 au Palais des Congrès Al Mourabitoune à Nouakchott, capitale de la République Islamique de Mauritanie et capitale de la culture islamique pour 2023, sous le Haut patronage de Son Excellence Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République Islamique de Mauritanie.

Le thème de la Conférence est directement tiré de cette belle injonction divine contenue dans le verset coranique {Ô vous qui croyez ! Entrez tous dans la paix !}. S’inscrivant en droite ligne des recommandations de la « Déclaration de Nouakchott », cette troisième édition ambitionne de poursuivre l’œuvre de déconstruction du socle religieux des discours extrémistes et de contribuer ainsi à limiter les velléités de violence s’appuyant sur des arguments religieux.

Nous voulons susciter chez les élites africaines, et notamment spirituelles, mais aussi chez la jeunesse, une profonde prise de conscience de la priorité absolue qui doit être accordée à la paix, et à la nécessité de mettre en œuvre des actions concrètes pour la promouvoir et l’enraciner. La promotion de la paix est la seule voie possible à même de garantir l’accès à la prospérité et au développement économique et social.

Par ailleurs, en marge de la conférence, nous organisons une rencontre des leaders de la jeunesse africaine sous le thème « les Jeunes Africains : Artisans de la Paix ».  Cette rencontre vise à fournir une plate-forme innovante pour le dialogue inclusif entre les décideurs politiques, les leaders religieux et les jeunes leaders.

La Conférence Africaine est devenue un lieu unique de débat sur de nombreux sujets en lien avec la paix sur notre continent : le dialogue et la réconciliation, la médiation et la consolidation de la paix, la lutte contre les discours extrémistes, l’immigration illégale, l’éducation des filles, la modernisation de l’enseignement religieux, la lutte contre les inégalités, la protection des ressources africaines, etc.

Encore plus que les années précédentes, cette édition verra également la participation de plusieurs Présidents de nations africaines, des organisations intergouvernementales d’États africains (Union africaine, CEDEAO), des agences onusiennes, de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) mais aussi des oulémas, des intellectuels, des chercheurs, des leaders de la jeunesse africaine, des acteurs de la société civile et des dizaines de journalistes.

Tous participeront à ce grand moment d’émulation et de réflexion sur les conditions d’une paix durable en Afrique.

Plusieurs thèmes feront l’objet d’ateliers de réflexion et de propositions concrètes :

 1) La géographie des foyers de tension en Afrique

2) Dialogue et réconciliation : potentiel et promesses

3) Précisions sur les concepts dévoyés de l’Islam (Jihad, Takfir, etc.)

4) Contre l’utopie d’un califat sans frontières : Réconcilier identité religieuse et identité nationale 

5) Le rôle de l’enseignement islamique en Afrique dans la promotion de la paix

 6) Paix et développement 

7) L’immigration illégale : Une approche humaniste pour aborder cette tragédie humaine

8) La jeunesse et son rôle dans la promotion de la paix

9) La promotion de la paix dans le patrimoine culturel africain.

10) Le rôle des femmes africaines dans la préservation et la promotion de la paix

Contact Presse :  Ba Bocar  / babocarba@gmail.com  /  +222 20 58 55 55


L’UNFPA offre des équipements de manutention à la CAMEC, pour une bonne gestion des produits de santé reproductive

Le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) a offert, mardi 3 janvier 2023 au cours d’une sobre cérémonie, des équipements de manutention à la Centrale d’Achat des Médicaments et Consommables (CAMEC).

Les cadres de la CAMEC réceptionnent le don en présence de Dr. Boutou chargé de la SR à l’UNFPA (2ème à partir de la gauche) – Crédit Aïdara

« C’est de la très bonne qualité ! » ont constaté le directeur des approvisionnements et le chargé de la logistique de la CAMEC, qui avaient réceptionné le don d’équipements offert par l’UNFPA, en l’absence de la Directrice générale, Dr. Fadly El Sadegh, qui était en déplacement. C’était lors d’une sobre cérémonie organisée mardi 3 janvier 2023 dans les locaux de la CAMEC.

Selon Bocar Mbaye, Chargé du Programme « Sécurisation des Produits de la Santé de la Reproduction (SPSR) » à l’UNFPA, « ce don entre dans le cadre d’une cérémonie annuelle qui dure depuis 2012, date du partenariat entre l’UNFPA et la CAMEC ». Selon lui, ces équipements de manutention constitués de 10 transpalettes et de 10 chariots diables, pour une valeur estimée à 360.000 MRU, vont aider la CAMEC dans la gestion et le stockage, dans des conditions optimales, des produits de santé de la reproduction et la planification familiale (SR/PF).

« Ce don va aider la CAMEC dans la distribution des produits SR/PF dans ses différents centres actuellement en extension » a souligné le Directeur des approvisionnements. Il a précisé que la CAMEC possède aujourd’hui 8 centres de stockage et de distribution des produits à Nouakchott.

Les transpalettes et les chariots objets du don – Crédit Aïdara

Pendant ces dix années de partenariat avec la CAMEC, l’UNFPA a appuyé l’institution dans la réhabilitation et l’équipement des 12 antennes régionales dont elle dispose à travers le pays, pour l’offre de service de proximité des produits SR/PF.

L’UNFPA a aussi appuyé la CAMEC à travers l’offre d’un camion frigo, ce qui a permis à cette dernière de développer son parc automobile par l’achat sur ses propres ressources de 5 autres camions frigos. L’UNFPA a également équipé la Centrale d’achat d’ordinateurs, d’un groupe électrogène, l’installation de chambres froides, la formation et le renforcement de capacités du personnel.

Créée en 2001 en tant qu’outil de la politique de santé chargée de rendre disponibles les médicaments essentiels génériques de qualité, accessibles à toutes les couches de la population, la CAMEC approvisionne les structures de santé sur toute l’étendue du territoire mauritanien. C’est là où sont également stockés les matériels et produits de la santé de la reproduction, notamment les produits contraceptifs, que l’UNFPA livre chaque année à la Mauritanie.

La CAMEC représente à cet effet un véritable pivot du système sanitaire et médical en Mauritanie, en termes d’offres et de distribution de médicaments essentiels, de matériels et consommables.

Les magasins de la CAMEC conservent dans des conditions optimales de qualité les produits de la santé de la reproduction, notamment les produits qui sauvent les vies, les Antibiotiques (contre les infections), les Utérotoniques (contre les hémorragies), les Anticonvulsivants (contre l’éclampsie) et les contraceptifs qui contribuent à réduire d’un tiers les décès maternels, selon les études menées à travers le monde. Parmi également les stocks conservés à la CAMEC, les contraceptifs oraux, les Dispositifs Intra-Utérin (DIU), les Injectables, les Implants et les préservatifs.

Cheikh Aïdara


Les pays SWEDD s’engagent à l’autonomisation des femmes et la capture du dividende démographique

La rencontre régionale des parlementaires des pays membres du projet SWEDD s’est achevée jeudi 22 décembre 2022 sur une bonne note. Ont été approuvées la « Déclaration de Nouakchott », preuve de l’engagement des dits parlementaires pour le plaidoyer en faveur de l’autonomisation des femmes et la capture du dividende démographique, ainsi qu’une « Feuille de Route » qui sera mise en œuvre par un réseau à mettre en place et dont les contours seront définis ultérieurement.

Photo de famille – Crédit Aidara

Le ministre des Affaires Economiques et de la Promotion des Secteurs Productifs, président en exercice du Comité régional de pilotage (CRP) du projet SWEDD (autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel), M. Ousmane Mamoudou Kane, a clos la première rencontre régionale des parlementaires des pays membres du SWEDD, jeudi 22 décembre 2022 à l’ancien Palais des Congrès de Nouakchott. C’était en présence du Représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) en Mauritanie, M. Cheikh Fall, du député El Khalil Ennahwi et du Coordinateur de l’Unité de gestion du projet SWEDD en Mauritanie, M. Abass Sylla.

Le tournant de la rencontre a été marqué par l’adoption de la « Déclaration de Nouakchott » sur l’engagement des parlementaires du Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Togo et Tchad, à plaider en faveur de l’autonomisation durable des femmes et la capture accélérée du dividende démographique.

« Nous parlementaires du SWEDD, on s’engage à… »

Député ayant lu la déclaration – Crédit Aidara

Soucieux de répondre aux défis et aux nécessités urgentes de la région, liées à la dynamique population et développement, ainsi qu’au respect et à la garantie intangible des droits économiques, sociaux et politiques, tels que formulés dans les constitutions respectives des pays membres du SWEDD, les parlementaires issus de ces pays, réunis lors de la rencontre de Nouakchott du 20 au 22 décembre 2022, se sont engagés sur plusieurs chantiers. Ils s’engagent à œuvrer pour un plaidoyer inclusif, impliquant les guides religieux, les leaders d’opinion, les chefs coutumiers et les décideurs afin d’assurer une meilleure contextualisation et une plus large appropriation des objectifs du projet SWEDD.  Ces différents engagements ont été consignés dans un document dit « Déclaration de Nouakchott » qui consacre la mise en place d’un réseau régional de plaidoyer des parlementaires des pays SWEDD, le « 2R3P/SWEDD ».

Ce réseau préfigure ainsi la mise à disposition d’un espace opérationnel d’actions concertées que les différents acteurs et parties prenantes se sont appropriés.

LIRE AUSSI : Plaider pour les femmes et les filles du Sahel, le rôle des parlementaires des pays SWEDD au centre de la rencontre de Nouakchott – Aidara

Les parlementaires se sont aussi exhorté à prendre toutes les initiatives requises en rapport avec les autres parlementaires, en particulier ceux déjà membres de réseaux parlementaires en population et développement, pour faire en parfaite intelligence, avec les parties prenantes concernées par la mise en œuvre des plans d’action plaidoyer élaborés par les antennes pays du réseau 2R3P/SWEDD, un moment de forte cohésion nationale.

Les parlementaires ont aussi adressé leurs remerciements et félicitations aux plus hautes autorités mauritaniennes pour la tenue et la parfaire organisation de la rencontre.

Les prochaines étapes

Député du Mali lisant la feuille de route – Crédit Aidara

Les parlementaires ont formulé trois recommandations fortes, sous formes d’étapes ultérieures après la rencontre régionale de Nouakchott, autrement dit une « Feuille de Route ».

Ils comptent organiser, sous l’égide des coordinations régionales du projet SWEDD, les ministères de tutelle, les autres départements concernés et les assemblées parlementaires ainsi que les bureaux pays de l’UNFPA, des réunions de partage de la « Déclaration de Nouakchott » et de la Feuille de route du réseau 2R3P.

Ils s’engagent également à soumettre la déclaration et la feuille de route au Comité de pilotage du projet SWEDD pour approbation en vue de faciliter le financement du réseau.

Les parlementaires veulent mettre en place dans les plus brefs délais l’organe dirigeant du 2R3P/SWEDD en définissant les responsabilités de chaque membre de l’instance pour son fonctionnement.

LIRE AUSSI : Rencontre des parlementaires SWEDD, débats sur des problématiques communes aux douze pays membres – Aidara

Avec l’appui des ministères de tutelle du projet SWEDD et les bureaux pays de l’UNFPA, ainsi qu’en collaboration avec les parlementaires ayant pris part à la rencontre de Nouakchott, les parlementaires veulent procéder à un état des lieux au sein des assemblées nationales en vue d’avoir une juste idée sur l’existence ou non de réseaux parlementaires pour la population et le développement fonctionnels, à redynamiser ou à mettre en place.

Kane Ousmane s’engage à mobiliser les ministres du SWEDD autour du réseau des parlementaires

Kane Ousmane prononçant sont discours – Crédit Aidara

Le président en exercice du Comité régional de pilotage (CRP) du projet SWEDD, Kane Ousmane, s’est dit convaincu, à travers le cadre de réflexion et le riche partage d’expériences que fut la rencontre de Nouakchott, de la capacité des parlementaires des pays SWEDD à apporter une contribution spécifique, dans un processus inclusif et participatif de mise en œuvre du projet SWEDD, aux problèmes et enjeux majeurs qui se posent dans les pays respectifs.

Il s’agit pour lui de créer un environnement favorable à l’autonomisation des femmes et des filles, élément important pour la capture du dividende démographique, à savoir surpasser la forte mortalité maternelle, la faible prévalence contraceptive, le bas taux de scolarisation des filles, entre autres.

Il s’est félicité du partage des expériences des pays en matière d’engagements parlementaires dans la promotion du dividende démographique, source d’inspiration pour les bonnes pratiques. Ces expériences témoignent, selon lui, de la parfaite appropriation par les parlementaires des orientations stratégiques du projet SWEDD et la nécessité de mettre en place un réseau de plaidoyer en faveur de cette vision.

LIRE AUSSI : Rencontre régionale des parlementaires des pays SWEDD, vers un cadre de plaidoyer pour booster les indicateurs de développement – Aidara

« Sans votre engagement, en tant qu’élus du peuple, il sera très difficile sinon impossible, d’atteindre les objectifs du continent en matière de capture du dividende démographique chers à nos Chefs d’Etat pour l’Afrique que nous voulons » a-t-il précisé.

Kane Ousmane a ajouté que la « Déclaration de Nouakchott » qui vient d’être adoptée sera présentée à l’Union africaine en 2023 comme une contribution de la Mauritanie en faveur de l’engagement des parlementaires pour accélérer l’agenda de la capture du dividende démographique.

« En ma qualité de président du Comité de pilotage du projet SWEDD, je m’engage à mobiliser mes pairs ministres de tutelle du SWEDD pour un positionnement du réseau régional ainsi que son plan d’action dans les plans des unités de gestion du projet afin de transformer nos vœux en réalités, autrement dit, pour mobiliser toutes les ressources techniques et financières pour son fonctionnement » a-t-il promis sous une vive ovation des participants.

Cheikh Fall loue un partenariat dynamique entre l’UNFPA et les parlements de la région

Cheikh Fall (UNFPA) – Crédit Aidara

« La Déclaration de Nouakchott que vous venez d’adopter consacre la naissance d’un réseau régional de plaidoyer des parlementaires des pays SWEDD qui ambitionne de servir en parfaite intelligence avec les composantes concernées du projet comme un espace de dialogue et d’actions concertées en vue de l’amélioration de l’environnement institutionnel au sein de chaque pays ouvert » a souligné M. Cheikh Fall.

Il s’est félicité de la longue expérience de l’UNFPA avec les parlementaires sur les questions de population et développement et du partenariat dynamique qui a toujours lié son institution à bon nombre d’assemblées nationales des pays participants à la rencontre de Nouakchott.

L’honorable député, M.El Khalil Ennahwi, a prononcé un discours de remerciements au nom de ses collègues de l’Assemblée nationale, dont l’absence à cette rencontre serait due selon lui à leur emploi de temps chargé par les sessions en cours autour des budgets sectoriels.

Cheikh Aïdara

ENCADRÉ

La TV parlementaire « El Barlemania » émerveille les parlementaires des pays SWEDD

Les parlementaires dans l’hémicycle – Crédit Aidara

Invités à déjeuner par le président Cheikh Ould Baya à l’Assemblée Nationale, après la clôture de leurs travaux, les parlementaires des pays ayant participé à la rencontre de Nouakchott n’ont pas caché leur émerveillement face à l’architecture du bâtiment et à la beauté de la salle des plénières. Ils ont surtout été éblouis par la chaîne parlementaire « El Barlemania ».

Beaucoup d’entre eux considèrent qu’il s’agit d’une très grande avancée en matière de démocratie. « Il n’y a pas beaucoup de pays qui disposent d’un tel outil, même en Europe. Transmettre en direct les sessions parlementaires ainsi que les questions orales, c’est le summum de la transparence ! » a témoigné un député ivoirien.

L’Honorable député Jacques Laouhingamaye, président de la Commission Politique générale, Institutions, Lois, Droits Fondamentaux et Liberté du Tchad, considère qu’il s’agit là d’une « source d’inspiration et une initiative inédite à copier dans nos pays ».

A noter que les invités ont été accueillis par le 1er vice-président de la Chambre, Sidney Sokhono, en présence du staff et du Secrétaire général de l’Assemblée, M. Dieh Ould Kleib. D’amples explications leur ont été fournis sur le fonctionnement des lieux, composés de 240 bureaux et 10 salles de réunion, mais aussi sur les 5 commissions parlementaires qui la composent.

C.A


Rencontre des parlementaires SWEDD, débats sur des problématiques communes aux douze pays membres

La première journée de la rencontre des parlementaires des pays membres du projet « Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel – SWEDD », ouverte le 20 décembre 2022 à Nouakchott a été marquée, après les discours officiels, par plusieurs présentations sur des thématiques communes aux douze pays membres de ce projet régional financé par la Banque Mondiale dans sa deuxième phase de mise en œuvre.

M. Dioum (à gauche) et M. Pouye, modérateurs – Crédit Aidara

Dans le souci de créer un espace d’échanges et de concertations entre les parlementaires du Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Congo, Gambie, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Togo et Tchad, réunis au sein du projet SWEDD, la rencontre de Nouakchott qui s’est ouverte le 20 décembre 2022, a abordé plusieurs thématiques au centre des préoccupations majeures des différents Etats concernés. Les réflexions ont tourné autour de deux études de cas relatifs à la Mauritanie et des problématiques communes aux douze pays membres du projet SWEDD.

Santé reproductive et l’agenda de l’Union africaine, cas de la Mauritanie

Deux présentations portant sur les expériences du pays hôte, la Mauritanie, ont été exposées aux participants.

D’énormes défis de santé publique

La première présentation relative à la situation de la mortalité maternelle et néonatale, est celle du Dr. Sidi Brahim Ould Oumar, Directeur de la santé de la reproduction, mortalité maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle au Ministère de la Santé.

Il a déploré les taux élevés de mortalité maternelle et néonatal, malgré les efforts consentis par le département de la Santé, dus selon lui à la difficulté d’accès à des soins obstétricaux d’urgence de qualité, l’immensité du pays et sa faible densité, ainsi que les retombées de la pandémie Covid-19 qui ont ébranlé les systèmes de santé partout dans le monde. A cela se sont ajoutés, l’accès limité aux ressources et les obstacles socioculturels.

@créeit Aidara

Il  a cependant mis en relief les améliorations constatées au niveau des indicateurs clés, avec un taux de mortalité maternelle qui a baissé de 930 pour cent milles naissances vivantes en 1996 à 424 en 2022, un taux de mortalité néonatale qui a aussi connu une chute, allant de 43 pour mille en 2004 à 22 pour mille en 2019, une couverture césarienne qui est passée de 2,6% en 2011 à 5,4% en 2019, des CPN 1 qui sont allés de 61,4% en 2007 à 85% en 2019, le passage du taux des quatrièmes visite (CPN4) de 16% en 2001 à 39% en 2019 et des consultations post-natales qui sont allées de 22% en 2007 à 43% en 2019.

Quant à la prévalence contraceptive, elle est passée de 9% en 2011 à 14% en 2019, et un recul constaté par rapport aux 17% de 2015. Les besoins non satisfaits ont légèrement baissé, passant de 33 à 31% entre 2015 et 2019, un indice de fécondité qui a augmenté, passant de 4,3% en 2011 à 5,2% en 2019.

Parmi les acquis dont dispose la Mauritanie, il a cité l’existence d’une loi sur la santé de la reproduction (SR) et son décret d’application, l’existence de plusieurs stratégies SR, en faveur entre autres du repositionnement de la planification familiale. Les défis restent selon lui nombreux, citant l’absence d’une stratégie de mobilisation des ressources, la faible coordination et leadership du Ministère de la Santé, les barrières financières et les obstacles socioculturels, le faible accès des femmes et des jeunes aux soins de santé reproductive, la faiblesse de la chaîne d’approvisionnement en produits contraceptifs, entre autres.

Les priorités du département se situeraient selon Dr. Sidi Brahim dans la disponibilité des banques de sang et le renforcement de la ligne budgétaire allouée à la sécurisation des produits de santé de la reproduction.

Articulation entre SCAPP et Feuille de route de l’Union africaine

Entre la feuille de route de l’Union africaine, « Tirer profit du dividende démographique » et la SCAPP (Stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée) 2016-2030, document stratégique de la Mauritanie pour l’atteinte des ODD, M. Sidi Mohamed Ould Zenvour, coordonnateur de l’Observatoire national du Dividende Démographique (ONDD), a procédé à un subtil jeu de comparaison.

Ainsi, aux quatre Piliers de la Feuille de route de l’Union africaine, emploi et entreprenariat, éducation et développement des compétences, santé et bien-être de la population, droits de l’enfance, gouvernance et autonomisation des jeunes, correspondent trois leviers de la SCAPP, à savoir, promouvoir une croissance forte, durable et inclusive, développer le capital humain et l’accès aux services sociaux de base, et levier 3, renforcer la gouvernance dans toutes ses dimensions. Il a développé par la suite en détails, les différents points de convergence entre les deux documents.

L’une des ambitions de la Mauritanie, selon lui, c’est de faire de l’ONDD un instrument de suivi des engagements du pays en matière de dividende démographique.

SWEDD, quelle contribution des parlementaires ?
M. Mohamed Ould Abd, responsable suivi-évaluation au Secrétariat Technique Régional du Projet SWEDD à Dakar a présenté par vidéo-conférence une présentation duprojet et le rôle que peuvent jouer les parlementaire dans le plaidoyer en faveur des indicateurs clés de santé.

@créeit Aidara

Il a d’abord rappelé les objectifs du projet SWEDD, avec une description plus détaillée de la composante 3 « favoriser l’engagement politique et renforcer la capacité d’élaboration des politiques liées à l’autonomisation des femmes et du dividende démographique ». Il s’est agi dans ce volet du rôle des parlementaires dans la mobilisation des ressources locales au niveau des budgets nationaux, ce qui traduirait la volonté des Etats à contribuer à l’achat d’une partie des produits contraceptifs, le gap étant couvert par l’UNFPA.

Cette composante 3 se décline en trois sous-composantes qui portent sur le plaidoyer, l’élaboration de politiques de suivi-évaluation du dividende démographique et la capacité de mise en œuvre du projet. Les résultats attendus doivent se traduire, selon lui, par l’éducation des filles, l’existence d’un cadre juridique et institutionnel favorable à l’’espacement des naissances et au recul du mariage des enfants.

M. Mohamed Ould Abd a ensuite développé les stratégies et interventions clés pour renforcer le plaidoyer et l’engagement politique.

Les participants ont suivi par la suite une présentation sur les équipes juridiques comme instrument d’engagement en faveur de l’autonomisation des femmes, étant entendu que tous les pays SWEDD disposent déjà de ces équipes.

Les séances ont été marquées par de fortes interactions avec le public, à travers des questions pertinentes et des interventions judicieusement appréciées par les conférenciers.

A noter que les séances ont été modérées par deux consultants internationaux, MM. El Hadj Dioum et Ada Pouye, avec le concours de l’Honorable député Ould Ennahwi qui a modéré l’une des présentations.

Un dîner gala est venu clore cette première journée.

Cheikh Aïdara