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Les Emirats Arabes Unies en pointe dans le domaine de la transition énergétique

En matière d’offre énergétique, les Émirats arabes unis se trouvent en pôle position. C’est ainsi que dans le domaine crucial des énergies renouvelables, il  joue un rôle clé dans l’élargissement du portefeuille du pays avec des investissements dans les énergies propres dans plus de 40 pays, dont plusieurs pays en développement en Afrique et en Asie et dans des États insulaires vulnérables.

Les Emirats arabes unis, ont récemment annoncé la feuille de route pour le leadership en matière d’hydrogène, un plan national complet visant à soutenir les industries nationales à faible émission de carbone, à contribuer à l’objectif de zéro émission nette du pays et à faire de ce dernier un exportateur d’hydrogène compétitif.

Les Emirats arabes unis ont également annoncé l’initiative stratégique « UAE Net Zero by 2050 », une initiative nationale visant à atteindre des émissions nettes nulles d’ici à 2050, faisant des Emirats la première nation du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) à y parvenir. Conformément à cette initiative, aux objectifs de dé-carbonisation de l’OMI 2030 et aux objectifs de développement durable 2030, le ministère vise à améliorer la qualité de vie dans le pays.

En effet, les Émirats arabes unis diversifient leur propre mix énergétique.
– Ils sont les premiers à déployer l’énergie nucléaire pacifique.
-Ils ont établi trois des centrales solaires les plus grandes et les moins chères au monde et ont établi de nouveaux records pour l’énergie solaire et éolienne la plus compétitive aux coûts aux Émirats arabes unis et dans le monde.
– C’est le premier pays de la région à déployer une technologie de capture du carbone à l’échelle industrielle.
– C’est un pionnier et un moteur de l’énergie hydrogène.
– Le pays investit activement pour réduire l’impact carbone des hydrocarbures.

Leadership international :
– À ce jour, les Émirats arabes unis ont investi 50 milliards de dollars dans les énergies renouvelables dans 70 pays et se sont engagés à investir plus de 50 milliards de dollars dans des projets d’énergie propre au pays et à l’étranger au cours de la prochaine décennie.
– Depuis 2009, les Émirats arabes unis accueillent le siège de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables.
– Les Émirats arabes unis et les États-Unis ont lancé en novembre 2022 le Partenariat pour accélérer la transition vers une énergie propre (PACE), un nouveau cadre d’énergie propre destiné à catalyser 100 milliards de dollars en financement, investissement et autres soutiens pour déployer 100 GW d’énergie propre d’ici 2035, en particulier dans les pays en développement.

En juillet 2022 le président émirati Mohammed ben Zayed a effectué en France sa première visite d’Etat depuis qu’il a officiellement pris les rênes du pays en mai. Les accords signés entre les deux pays visent à sécuriser l’approvisionnement énergétique de la France, à court et long terme.


Vers la fin de l’impunité des forces de l’ordre en Mauritanie ?

Le meurtre présumé de l’activiste Souvi Ould Cheine a mis la rue mauritanienne en colère. Car ce n’est pas la première fois que des meurtres dans les commissariats de police ou dans les prisons en Mauritanie sont commis par le fait d’agents publics.

Les forces de l’ordre quadrillent le commissariat de Dar-Naïm 2 – Crédit Aidara

Le Commissariat de Dar-Naïm 2 détiendrait un triste record dans ce cadre. Certains affirment qu’il en est à son troisième meurtre de citoyens. Mais jusque-là l’impunité est de mise.

En janvier 2017, c’est un policier qui se serait donné la mort au commissariat de Toujounine 1 à Nouakchott. Une version rocambolesque a été servie à l’opinion et aucune enquête publique n’a été ouverte dans ce cas.

Le 21 juin 2005, Mamadou Saliou Diallo, ressortissant guinéen âgé de 58 ans, est décédé aux urgences de l’hôpital Cheikh Zayed de Nouakchott où des policiers l’y avaient déposé sur une civière. Il a été arrêté devant son domicile suite à une altercation avec un collecteur d’ordures, puis conduit au commissariat de Dar-Naïm 2. Le Procureur s’empressa de délivrer une réquisition avec la mention « mort par suicide » bien qu’aucun des 8 médecins qui avaient examiné le corps ne s’est prononcé sur les circonstances de cette mort suspecte.

Le Secrétariat international de l’Organisation mondiale contre la torture avait demandé aux autorités mauritaniennes de diligenter une enquête impartiale sur cette mort, sans aucune suite.

Le 11 juin 2018, Mohamed Ould Brahim, ouvrier de 38 ans, est décédé après son arrestation par la Brigade antidrogue. Alors que sa famille et les organisations des droits de l’homme soutenaient la thèse d’une mort sous la torture, la police déclare qu’il est « mort par crise cardiaque ».

En 2012, le détenu Hassen Ould Brahim est mort à la prison de Dar-Naïm. Sa famille estime qu’il a été tué sous la torture et a déposé plainte. Un procès a eu lieu et les gardes incriminés ont été écroués. Fait exceptionnel.

Et la liste est longue…

La particularité de tous ces morts dans les commissariats de police est l’impunité des auteurs. La thèse que les magistrats du parquet s’empressent de soutenir, c’est « mort par crise cardiaque » ou bien « mort par suicide ». Jamais, des policiers n’ont été traduits en justice pour leurs crimes, comme si la Direction Générale de la Sûreté Nationale s’est jurée de protéger ses « assassins en uniforme » comme une manière de soigner son image.

Pourtant, tout le monde dans cette immense République Islamique, s’accorde à reconnaître que la justice doit s’appliquer à tous, sans distinction. Mais à la place, nous patinons dans une justice sélective et à géométrie variable.

Les policiers véreux semblent avoir de bons jours devant eux, sauf si le cas de Souvi Ould Cheine constitue un nouveau départ vers la levée de l’impunité des agents des forces publiques.

Cheikh Aïdara


Campagne pré-électorale, les états-majors des partis politique en ébullition

Depuis plusieurs semaines, la scène politique nationale est en ébullition. Les états-majors des différents partis politiques battent déjà une campagne avant l’heure, en vue des prochaines consultations électorales, notamment les municipales, les législatives et les conseils régionaux, prévus courant 2023.

Les urnes, le langage des voix

La course vers la pêche aux voix bat son plein. Réunions politiques, meetings populaires, tournées régionales, congrès pour le renouvellement des instances… C’est la fièvre électorale au sein des partis et mouvements politiques en Mauritanie, à quelques encablures d’élections générales et locales prévues dans le premier semestre de 2023.

La Coalition de l’Alternance et sa virée populaire

Birame, le héraut qui séduit les foules

Depuis plusieurs jours, le pool de l’Alternance amené par Birame Dah Abeid, député et président du mouvement IRA, Mohamed Abdel Aziz vice-président du parti RAG, Ahmed Ould Obeid, vice-président du parti Sawab, Salka Merhab Teinech, présidente de l’Association des fils de Martyrs, sillonne la Wilaya du Guidimagha. La délégation a ratissé toutes les Moughataas de la région, Sélibaby, Ghabou, Ould Yenge, allant de village en village, de localité en localité.

Partout, sur leur parcours, les accueils étaient populaires et enthousiastes. Les discours du leader abolitionniste et porte-flambeau de la coalition, Birame Dah Abeid, ont porté sur le programme politique de l’alliance, invitant les populations à s’inscrire massivement sur les listes électorales. De brèves embardées pour critiquer le pouvoir de Mohamed Cheikh Ghazouani, son gouvernement et ses adversaires politiques, ont ponctué ses sorties.

Auparavant, la délégation avait battu les faubourgs du Trarza, de Rosso à Tintane, Mederdra, Keur-Macène, dans la chamama comme sur les bordures du fleuve, avec les mêmes élans populaires.

La délégation compte poursuivre son périple. Au passage, le pool de l’alternance a planté ses candidats en vue des différentes consultations à venir.

A Kiffa, le leader Birame Dah Abeid, hospitalisé un moment au centre hospitalier a repris son bâton de pèlerin sans attendre sa complète convalescence. A Fam Lekhdheirat, il a fait un tabac, là où il y a deux ans, un incident avait rompu ses contacts avec sa base. Sur ses traces, le même staff, rejoint par Mohamed Vall Hendeya, président du Mithaq des Harratines, qui avait organisé un meeting populaire à Guerrou le 25 janvier dernier.

INSAF et ses mouvements d’initiatives

Un groupe de nouveaux ralliés à INSAF

Du côté des soutiens du Chef de l’Etat, Mohamed Cheikh Ghazouani, l’appel au rassemblement a pris diverses formes, avec les tentacules multiples du parti-Etat, INSAF, concurrencé parfois par des initiatives à caractère personnel parfois, tribal et régionaliste dans plusieurs autres cas. Une dispersion des forces hors du noyau central du parti qui n’a pas plu à ses responsables.

Le parti INSAF a organisé aussi des virées dans plusieurs régions du pays, avec des adhésions massives dans certaines régions. Il a eu aussi à superviser des candidatures aux candidatures du parti, avec ses guerres de tranchées et ses batailles intestines.

Les choix des candidats furent le lieu d’âpres empoignades entre les divers clans et sensibilités d’un parti qui a l’avantage d’avoir le pouvoir et ses atours, celui de détenir la main sur la haute administration, ses hommes d’affaires, ses chefs tribaux et ses notables, ses coups de sirène et l’aisance de celui qui détient les rênes du pouvoir temporel.

La récente visite du président Ghazouani à Rosso fut l’occasion pour le parti INSAF de tenir dans ces girons une région du Trarza jadis noyau de l’opposition en Mauritanie.

Mais les tentatives de récupération continuent d’émailler les tournées du parti INSAF. A Guerrou, la délégation conduite par l’ancien Wali, Ahmedou Ould Cheikh Hadrami a dû rebrousser chemin devant les tentatives du maire sortant de Guerrou, de s’accaparer tout seul de l’évènement en alignant ses seuls partisans et en voulant démontrer que la délégation est là pour lui seul. Ce que le délégué de INSAF n’a pas pu digérer, car il lui a répondu « je suis là pour l’ensemble de la population de Guerrou ».

Les Islamistes regroupent leurs forces affaiblis

Les Islamistes entre deux vagues

Principal parti de l’opposition au parlement après les élections de 2019, le parti Tawassoul des islamistes est sorti presque divisé à la suite de son 4ème congrès de décembre 2022.

L’élection de Hamady Ould Sd’El Moctar n’a pas beaucoup plus aux partisans du président sortant, Mahmoud Ould Seyidi, battu à plate couture, 13% des voix contre plus de 86% pour son adversaire. D’où un certain mécontentement qui a failli effeuiller ses rangs.

Ce qui n’a pas empêché le parti de réussir sa première sortie, lors du meeting en fin janvier 2023, dans son fief de Ouad Naga, à une cinquantaine de kilomètres à l’Est de Nouakchott.

Congrès et rebelote

Deux présidents de parti ont décidé d’aller au charbon en mettant leur fauteuil en jeu, face à leurs congressistes.

Ibrahima Moctar Sarr, encore un an pour mener le combat

Le premier s’en est sorti avec une reconduction pour une année à la tête de son parti. Il s’agit d’Ibrahima Moctar Sarr, président du parti Alliance pour la Justice et la Démocratie – Mouvement pour la Refondation (AJD/MR). A l’issu du congrès du parti, tenu les 18, 19 et 20 janvier 2023 Ibrahima Moctar Sarr rebelote à la présidence du parti qu’il a créé en 2007 avec un groupe d’activistes négro-mauritaniens qui avaient comme programme politique, la consolidation de l’unité nationale et la cohésion sociale, à travers le règlement du passif humanitaire, la distribution équitable des richesses et des postes de responsables d’une manière équitable entre toutes les composantes de la nation.

L’AJD, de son temps, avait enregistré un score honorable lors de la présidentielle de 2006, avec 8% des voix, score le plus élevé qu’un opposant négro-africain a obtenu. L’AJD a ses débuts parviendra même en 2013 à obtenir 4 sièges de députés à l’Assemblée Nationale ;

Des dissensions décimeront cependant l’AJD devenu AJD/MR, au point que le parti ne compte plus à ce jour aucun député ni maire d’une commune.

Ibrahima Moctar Sarr qui voulait passer le flambeau à la jeunesse lors du congrès passé, est resté sur la pression de ses militants. Mais il a insisté pour que son mandat ne dure qu’une année pour préparer dès 2024 la relève.

Ahmed Ould Daddah toujours debout aux commandes

L’autre président que certains souhaitaient voir à la retraite, Ahmed Ould Daddah, reste aux commandes. Le vieux leader historique du parti Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), quelques années chef de file de l’opposition démocratique et son principal moteur, reste à la barre.

C’est le samedi 4 février 2023 que s’est ouvert le congrès. Il s’est achevé par un communiqué final dans lequel le parti a déclaré sa décision de participer aux prochaines consultations. Le timonier garde la barre et il ne fut nullement question de renouvellement des instances.

Cheikh Aidara


Le Changement Social de Comportement (CSC), outil incontournable dans tout programme d’espacement des naissances

Pendant cinq jours, du 23 au 27 janvier 2023, une trentaine de participants intervenant dans le domaine de la planification familiale ont suivi une formation en renforcement de capacité dans le domaine du Changement Social de Comportement (CSC). Cette session, qui se poursuivra en mars-avril 2023 est organisée par la Direction de la Santé de la Mère, du Nouveau-né et de l’Adolescent du Ministère de la Santé, avec le concours technique de Breakthrought Action qui est un accord de coopération de cinq ans financé par l’Agence des Etats Unis pour le Développement International (USAID).

Photo de famille – Crédit Aidara

L’objectif de l’atelier portait sur le renforcement de capacités des acteurs intervenant dans l’écosystème de création de la demande en santé reproductive et planification familiale (SR/PF) à travers une introduction aux concepts généraux de CSC, des normes sociales et de genre.

Au cours de la formation, les participants venus du Ministère de la Santé et de plusieurs ONG actives dans le domaine, comme AMPF, AMSME, EMEM, AGD, Stop Sida, ont suivi des cours intensifs et interactifs. Cette formation a été dispensée par deux experts de l’USAID, Dr. Mohamed Sangharé et Antonia Morzenti.

Vue partielle de la salle -Crédit Aidara

Le CSC, c’est quoi ?

Le CSC est un processus systématique et intentionnel qui vise à comprendre et à faciliter le changement des comportements, des normes sociales et des facteurs environnementaux qui les déterminent. Il vise à intégrer des méthodes et des outils de diverses disciplines pour améliorer et obtenir de meilleurs résultats en matière de santé. Le CSC intègre aussi la recherche, la science et l’économie du comportement.

Il repose sur des techniques tendant à aboutir à un Plan stratégique qui passe par plusieurs processus et suivant deux modèles en vigueur, le Processus P, et plus récemment le Flow Chat ou Diagramme de processus de CSC.

Mme Antonia – Crédit Aidara

Avant le CSC, il y a eu d’abord la méthode IEC (Information-Education-Communication) jusque dans les années 80, ensuite le CCC (communication pour le changement de comportement) des années 90, puis le CSCC (communication sociale pour le changement de comportement) dans les années 2000. Le CSC est la dernière méthode adoptée pour changer les normes sociales, car il est apparu que ces changements ne peuvent pas être opérés uniquement par la communication et qu’il y a d’autres outils en plus qui peuvent accélérer le changement.

Il passe par l’implication de l’ensemble des acteurs du changement, les communautés concernées et l’ensemble des parties prenantes qui ont une influence directe ou indirecte dans les normes sociales et de genre.

Le CSC étudie les normes sociales de comportement et de genre qui reposent sur trois éléments essentiels ; ce que la majorité fait ; ce que nous devons faire pour répondre à ce que le groupe attend de nous, et enfin, la peur de la sanction sociale (exclusion du groupe, bannissement, blâme…) ou l’attrait de la reconnaissance.

Il cherche ensuite à connaître les personnes « qui influencent dans la communauté » : leaders religieux et coutumiers, les mères, les grands-mères, les belles-mères, les réseaux sociaux…

Pourquoi le CSC ?

Parce que les normes sociales gouvernent les comportements des individus qui composent la communauté et les uniformisent. Ainsi, les normes sociales font mauvais ménage avec les nouveautés. Ainsi, le canal de communication utilisé pour changer les normes sociales peut soit, être rejeté et le message qu’il véhicule avec, ou il est accepté et pousse la communauté à la réflexion entre le nouveau message et les valeurs du groupe.

Comment faire pour changer une norme sociale ? En agissant sur les attentes, par le dialogue à instaurer avec les communautés pour montrer les conséquences néfastes de la norme sociale jugée dangereuse, en travaillant aussi avec les personnes influentes ciblées.

Mise en pratique du CSC

Tout programme de santé publique a ainsi impérativement besoin d’un plan stratégique CSC, qui n’est absolument pas une roue de secours, dont on peut se débarrasser face à toute restriction budgétaire, mais il est le volant de tout programme de santé qui cherche à atteindre ses objectifs.

Ainsi, 1 dollar US investi dans le CSC, permet d’économiser 2,30 à 6,10 dollars, selon une étude menée en Guinée.

En Mauritanie, le budget réservé au CSC pour la création de la demande en services sanitaires est de 10% contre 70% dans les offres et achats de produits. Il a été cependant prouvé que le CSC est essentiel dans tout plan d’action en matière de santé publique. Sans lui, les objectifs ne peuvent pas être atteints. Mais il ne suffit pas d’investir dans le CSC, il s’agit de le faire bien, puis vérifier que ça marche.

Dr. Sangharé – Crédit Aidara

Pourquoi le CSC est important pour la SR/PF

Le CSC est important pour tout système de santé, notamment dans le domaine de la santé de la reproduction (SR), la planification familiale (PF) et l’espacement des naissances.

Il permet de détecter les obstacles sociaux qui pourraient entraver la mise en œuvre des politiques de santé et les éradiquer grâce à un processus de changement de comportement qui aboutira à l’acception de la norme de santé nouvelle.

Il permettrait par exemple de résoudre les problèmes d’espacement des naissances en Mauritanie en investiguant sur les causes du taux élevé de besoins non satisfaits (31%), ou encore de mieux comprendre l’inadéquation entre l’intervalle génésique qui est de 33 mois en Mauritanie (EDSM 2019-2021) et la faible prévalence contraceptive (14%).

Pourquoi le ministère de la Santé s’intéresse au CSC

La Mauritanie, à l’instar des 9 pays du Partenariat de Ouagadougou (Bénin, Burkina-Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Togo) bénéficie du renforcement de capacités au titre de l’assistance technique fourni par Breaktrough Action de l’USAID, en collaboration avec l’Unité de coordination du Partenariat de Ouagadougou.

C’est dans ce cadre qu’une mission exploratoire a été menée en septembre 2022 en Mauritanie pour rencontrer les principales parties prenantes dans le domaine de la planification familiale afin de comprendre l’écosystème du pays et établir un plan d’assistance technique répondant aux besoins spécifiques du pays.

La Direction de la Santé de la Mère, du Nouveau-né et de l’Adolescent du Ministère de la Santé, est la plus intéressée par cet atelier de renforcement en CSC où elle a envoyé près d’une dizaine de ses cadres impliqués dans la santé reproductive et la planification familiale. Il faut dire que la Mauritanie continue d’avoir des problèmes à améliorer ses indicateurs dans ces deux secteurs, avec 424 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes, un taux encore très élevé par rapport à la moyenne de 230 en Afrique. Idem, pour le taux de prévalence contraceptive, l’un des plus bas en Afrique Subsaharienne, 14%, contre 28% la moyenne en Afrique.

Il a été constaté que les faibles performances dans les domaines de la SR/PF, pourraient résulter des normes sociales et de genre en vigueur dans toutes les communautés et qui sont réfractaires aux politiques de santé. D’où l’urgence pour le Ministère de la Santé de développer une stratégie CSC pour renverser les tendances.

La suite en mars-avril 2023

La deuxième partie de la formation en CSS ciblant les mêmes participants aura lieu en mars-avril 2023. Il s’agira de renforcer la compréhension des concepts généraux, des principes et de l’importance à utiliser le CSC dans les interventions. De mieux comprendre les éléments clés du processus P et du diagramme des processus CSC ou Flow Chat.

A la fin,chaque organisation participante donnera à titre provisoire un domaine d’intervention prioritaire. Ce qui va permettre à la fois de mieux faire le design du contenu de la deuxième phase de ce processus de renforcement des capacités et de guider les discussions sur un mécanisme d’accompagnement et de coaching de la part de Breakthrough ACTION.

Cheikh Aïdara