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Conférence Africaine pour la Paix Communiqué de presse

Nouakchott abrite du 8 au 10 février 2022, la deuxième édition de la Conférence Africaine Pour La Paix


Sous le haut patronage et la participation de Son Excellence M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République Islamique de Mauritanie, la Conférence Africaine Pour la Paix aura pour thème « Offrir la Paix au Monde ».


Cet évènement international qui se déroulera sur 3 jours, du 8 au 10 février 2022, est organisé par le Forum d’Abu Dhabi pour la Paix, avec la participation du gouvernement de la République Islamique de Mauritanie. Il vise à être une plateforme d’échange d’expériences entre les autorités religieuses du continent africain et un espace de discussion et de débat sur les questions de paix et de réconciliation en Afrique.


La Conférence Africaine Pour la Paix, sous le thème « Promouvoir la paix dans le monde », sera l’occasion de faire le point sur la menace de l’extrémisme et du terrorisme.


Les orateurs se sont aussi assignés des objectifs concrets, parmi lesquels : Comment promouvoir la paix ? Comment mettre fin aux guerres civiles ? Comment prévenir l’extrémisme et le terrorisme ? Comment renforcer le rôle des États ? Quels sont les modèles qui peuvent aider dans la mise en place des mécanismes prévus ? Comment développer les capacités de dialogue et de communication des autorités religieuses
pour leur permettre de jouer leur rôle face aux discours extrémistes ?


Cette conférence sera l’occasion d’élaborer des propositions pratiques, de nature à contribuer au raffermissement des liens de coopération entre les différents acteurs publics et politiques et les initiatives des leaders religieux pour la promotion de la paix et de la stabilité sur tous les territoires africains.


L’évènement verra la présence de plusieurs partenaires de marque ainsi que les éminentes personnalités, des diplomates, des jeunes, des oulémas et des universitaires et plus de 300 experts venus plus de 40 pays à travers le monde sont attendus lors de cette deuxième édition.


Elle est l’une des plus grandes rencontres en Mauritanie :


Les trois journées seront structurées autour de débats riches et sur les thématiques
suivantes :


● Afrique – la situation actuelle
● Déconstruire le discours extrémiste : les concepts de la Charia, entre normes et erreurs méthodologiques
● Le patrimoine africain, une source de paix
● Dialogues, réconciliations et promotion de la paix communautaire
● L’avenir de l’Afrique – instruire l’ignorant et donner du travail au chômeur


La Conférence Africaine Pour la Paix est une opportunité de combiner l’encadrement scientifique des valeurs de coexistence et de tolérance avec l’élaboration d’initiatives pratiques, qui contribuent à promouvoir la paix et à protéger les sociétés contre le danger de l’extrémisme et du terrorisme. Elle permettra également le renforcement des liens de coordination et de coopération entre les Oulémas et la création d’un cadre
institutionnel permanent pour une action de terrain concertée.


· La liste des speakers est disponible
· Le programme de l’évènement est disponible


Contact Presse :
Ba Bocar | babocarba@gmail.com | +222 48 55 49 49 /+222 20 58 55 55

Nouakchott, le 24 janvier 2022.



CAN : « On ne démissionne pas » annonce Ahmed Ould Yahya, président de la Fédération mauritanienne de football

Très attendu après la sortie prématurée de l’équipe nationale de football, les Mourabitounes, suite à sa piètre prestation à la CAN 2022 Cameroun, le président de la Fédération mauritanienne de football, Ahmed Ould Yahya, n’a apporté aucune explication à l’échec enregistré par ses poulains. C’était au cours d’une interview accordée à la chaine « Arriadia » mardi 25 janvier 2022.

Ahmed Yahya durant son intervention – Image Aidara

Dans un entretien qu’il a accordé durant la soirée du mardi 25 janvier 2022 à la chaîne sportive « Arriadia », le président de la Fédération mauritanienne de football (FFRIM), Ahmed Ould Yahya, entouré de membres de son staff, est revenu sur le parcours peu élogieux des Mourabitounes à la Coupe d’Afrique des Nations 2022 dont les phases finales se disputent du 9 janvier au 6 février 2022 au Cameroun.

D’emblée, il a déclaré partager avec les Mauritaniens la même déception face aux résultats peu encourageants des Mourabitounes au Cameroun. « Mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras et jeter les armes » a-t-il martelé.

Ahmed Ould Yahya a expliqué que les membres du bureau exécutif de la FFRIM ont entamé avec le département de tutelle, en l’occurrence le Ministère de la Culture, chargé des Sports, des réunions d’évaluation sur le parcours de l’équipe nationale. « Seul l’intérêt supérieure de la nation nous guidera dans nos décisions, s’il faut opérer des changements, cet intérêt sera au-dessus de toute autre considération » a-t-il fait comprendre.

Qui sont responsables du parcours peu glorieux de l’équipe nationale de football de Mauritanie à la CAN ? Les joueurs, le staff technique, ou la FFRIM ?

C’est à ces question et à d’autres relatives à différents aspects portant sur les raisons de l’échec des Mourabitounes à la CAN 2022 que le premier responsable de la Fédération mauritanienne de football a répondu, non sans s’emporter quelque fois.

Racisme sportif

« Vous pouvez tout dire sur les joueurs, sur leurs défaillances, sur leurs erreurs, mais jamais sur leur nationalité mauritanienne, comme ces propos racistes qui se répandent sur certains sites et réseaux sociaux » s’est énervé Ahmed Ould Yahya. L’allusion porte sur une vague de racisme qui fuse depuis la participation de l’équipe nationale. « Les Camara, les Coulibaly, les Bâ, qui ont été cités par ce site raciste sont plus Mauritaniens que vous, moi et l’auteur de ces attaques irrévérencieuses » a-t-il débité. C’est justement à cause des postings racistes sur sa page Facebook, que la FFRIM a décidé, selon lui, de suspendre les commentaires sur sa page. Selon lui, de tels propos portent préjudice à l’unité nationale et à la cohésion sociale.

Joueurs expatriés

Répondant à une question sur le choix des joueurs expatriés plutôt que les joueurs locaux, Ahmed Yahya juge que ceux qui posent ce genre de question ne connaissent réellement rien du football. « Dites-moi une seule équipe nationale parmi celles présentes à la CAN qui n’est dominée par des internationaux » a-t-il déclaré. « La Gambie et les Comores avec qui vous nous comparez, sont composées en majorité de joueurs évoluant en Europe » a-t-il illustré. Selon lui, ces deux pays signent leur première participation à une CAN, alors que la Mauritanie en est à sa deuxième participation, plus deux participations au CHAN et une participation à la Coupe Arabe.

Consolider les acquis

Pour Ahmed Ould Yahya, certes les résultats tardent à venir, mais le travail continue au niveau du football mauritanien et l’avenir selon lui, est prometteur. Il a invité les Mauritaniens à évaluer le parcours réalisé. « Où était le football mauritanien avant l’arrivée de l’actuelle équipe de la fédération, où est-ce qu’elle est aujourd’hui, depuis notre arrivée en 2011 ? » a-t-il posé comme question.

De poursuivre, « le football est fait de victoires et de défaites, l’essentiel est de continuer à se battre. En 2019, c’est la Mauritanie qui a écarté le Burkina Faso de la CAN, et c’est la même équipe du Burkina qui est revenue à cette CAN et qui s’est qualifiée pour les quart de finale. Nous aussi, nous pouvons revenir à de meilleurs résultats à force de travail et de chance ».

Un travail de fond

« Vous portez plus d’intérêt sur le décor, une belle façade pour le siège de la FFRIM, des boutiques, restaurants, et vous négligez le fond ». Cette question a fait sortir pratiquement Ahmed Ould Yahya de ses gongs. « Travailler sur la formation des entraîneurs, un aspect sur lequel j’étais en train de bosser avec l’un de mes collaborateurs en particulier au niveau des régions de l’intérieur, œuvrer pour la formation des administrateurs et techniciens, organiser l’un des championnats les plus réguliers de la région, avec l’exclusivité d’un championnat pour les petites catégories, c’est du concret et non du décor, construire des stades, les équiper, ce n’est pas du décor, mais du fond » a-t-il martelé.

Les ressources

S’agissant des fonds reçus par la FFRIM, une question récurrente selon Ahmed Ould Yahya sur la langue de ses détracteurs, il déclare que la Mauritanie n’est pas une exception quant aux fonds versés par l’Etat ou les instances du football, la FIFA ou la CAF. « Nous recevons moins que les autres pays, surtout pour la préparation de cette CAN » a-t-il lancé. Selon lui, « l’accès aux ressources est aussi un travail que notre fédération a bien mené, par la pertinence de nos projets et le sérieux de leur exécution » a-t-il plaidé. « Vous pensez que l’Etat ou la CAF et la FIFA jettent leur argent par la fenêtre ? Nous avons pu les convaincre à travers la qualité des projets que nous leur avons présenté, et l’argent ne nous est pas tombé du ciel » a-t-il de nouveau argumenté.

« On ne démissionne pas »

Enfin, Ahmed Ould Yahya a indiqué que ce n’est pas le Bureau Exécutif qui choisit les joueurs de l’équipe nationale, mais que ce choix fait partie des prérogatives du sélectionneur national. « Ceux qui cherchent à nous voir partir, nous leur dirons que nous ne démissionnerons pas, et qu’on ne peut pas nous limoger. Nous avons été élus par une Assemblée générale devant laquelle nous sommes redevables. Ceux qui cherchent à prendre nos places doivent passer par ce processus démocratique » a-t-il indiqué.

Pour le moment, le monde sportif mauritanien est divisé, entre ceux qui font porter l’échec des Mourabitounes sur la fédération, et ceux qui font porter la responsabilité sur le staff technique et les joueurs. Ainsi, les sportifs mauritaniens qui s’interrogent sur les retombées de la CAN, et si des têtes vont tomber ou pas, ils devront encore prendre leur mal en patience.

Cheikh Aïdara


CAN 2021 : sortie sans gloire de la Mauritanie

L’équipe nationale de football de la Mauritanie est la première à être éliminée dès le premier tour de la Coupe d’Afrique des Nations 2021(CAN) qui se joue au Cameroun. En trois défaites sur trois matchs, zéro but marqué et 7 buts encaissés, les Mourabitounes sortent de la compétition continentale sans gloire ni lauriers. En Mauritanie, la déception est grande et beaucoup demandent déjà des comptes à la fédération de football (FFRIM).

Les Mauritaniens avaient commencé à croire à leur équipe nationale
Les Mauritaniens avaient commencé à croire à leur équipe nationale (photo archives) – Crédit Aïdara

Aucun but marqué

Battue 1-0 par la Gambie lors de son premier match dans la ville de Limbé au Cameroun, puis écrasée 4 à 0 par la Tunisie lors de sa deuxième sortie, l’équipe nationale de Mauritanie pouvait déjà dire adieu à la Coupe d’Afrique des Nations 2021 qu’elle disputait pour la deuxième fois consécutive. Ce, avant même sa dernière confrontation face au Mali, finalement remportée 2-0 à son détriment.

Avec 3 défaites en 3 matchs, aucun but marqué et sept buts encaissés, l’équipe de la Mauritanie s’est avérée l’équipe la plus faible du tournoi. La plus mauvaise attaque et la plus mauvaise défense.

L’une des principales causes de la contre-performance des Mourabitounes, le nom de l’équipe nationale mauritanienne, est sans doute le limogeage à la veille de la compétition, de l’ancien entraîneur Corentin Martins. Tous les observateurs s’accordent aujourd’hui à reconnaître que la décision prise par la FFRIM de se débarrasser de Martins quelques semaines avant la CAN est une décision irréfléchie et fatale.

Didier Gomez Da Rosa, recruté précipitamment à sa place n’a pas eu le temps nécessaire pour se familiariser avec les joueurs et s’imprégner du contexte du football mauritanien en pleine reconstruction.

Son examen de passage à la Coupe Arabe au Qatar a été décevant, avec deux défaites et une victoire à la Pyrrhus arrachée face à la Syrie.

Basée sur un jeu pleinement offensif, la tactique du nouvel entraîneur, qui n’a pas pris le temps de bâtir une défense solide, a été fatale à tous les coups, faisant encaisser à la Mauritanie de lourds scores, que la tactique défensive de Corentin avait éloigné de la conscience collective.

Les choix tactiques inappropriés de l’entraîneur Da Rosa, le recrutement tout azimut de nouveaux joueurs sans expérience avec l’équipe nationale, comme Ibnou Bâ, l’absence d’une tactique défensive efficiente et d’une attaque percutante, en plus du peu d’engagement et du manque de combativité des joueurs, ont pesé sur les Mourabitounes, méconnaissables tout au long de la CAN.

Des fonds colossaux déboursés par l’Etat

Pourtant, l’Etat mauritanien avait déboursé des fonds colossaux, 100 millions MRU (1 milliard ancienne ouguiya) pour offrir des conditions optimales de compétitivité à l’équipe nationale, avec des stages dorés au Maroc, une participation acceptable au Qatar et au Cameroun.

Après la sortie peu honorable de la Mauritanie de la CAN, l’heure des comptes a sonné. Les responsables de cette déconfiture doivent être identifiés et des têtes tomber.

Pourtant, des équipes comme les Comores ou la Gambie, qui disputent toutes les deux leur première CAN, doit servir de baromètre à ceux qui cherchent encore des justificatifs à la déconfiture de l’équipe mauritanienne. Les Comores et la Gambie ont démontré qu’avec du courage, de la combativité, du patriotisme, on peut soulever des montages. Les Comores qui ne comptent aucune vedette dans leurs rangs ont sorti le Ghana, et la Gambie a dompté la Tunisie. Toutes les deux passent au deuxième tour de la compétition.  

La Guinée Bissau, la Sierra Léone, le Malawi ou encore le Zimbabwe ou le Soudan, n’ont pas été ridicules. Malheureusement, les Mourabitounes sont les seuls à l’avoir été durant cette CAN.

Cheikh Aïdara


CAN 2022 : Cameroun, la Mauritanie s’incline 0-1 devant la Gambie

Dans une poule où les deux favoris s’appellent Tunisie et Mali, Gambiens et Mauritaniens en véritables outsiders, savaient que s’ils obtenaient une victoire, ce serait au cours de la rencontre qui les opposerait. Le match s’est tenu le mercredi 12 janvier 2022, à Limbé. Au finish, ce sont les Gambiens qui remportent le jackpot en s’imposant 1-0 devant la Mauritanie, pour leur toute première participation.

Pour obtenir cette précieuse victoire, les Gambiens n’avaient pas lésiné sur les moyens. Ils avaient reçu au Cameroun à la dernière minute, un charter rempli de supporters.

Ce que leurs adversaires de la Mauritanie n’ont pu obtenir, le gouvernement mauritanien n’ayant pas pu envoyer le moindre supporter. Bowba, l’unique fan qui est arrivé au poussif au Cameroun, en passant par Dakar, a dû passer par des mécènes mauritaniens installés aux Etats-Unis qui ont décidé de le prendre en charge, avion et séjour compris, alors que ce dernier s’apprêtait à relier Limbé et l’équipe mauritanienne par voie terrestre.

Pire, les Mourabitounes ont été sabordés par l’organisation. D’abord on leur passe l’ancien hymne national, avant de l’interrompre, en découvrant l’erreur. N’ayant pas pu mettre la main sur le nouvel hymne, les organisateurs ont tout simplement zappé l’hymne de la Mauritanie pour passer celui de la Gambie. Ce qui donnait à la Gambie un double avantage : le ralliement de leurs supporters et l’honneur d’avoir entendu leur hymne national.

Tous ces malheureux évènements ont fait que sur le terrain, les Mauritaniens n’avaient pas terminé de cogiter sur la disparition de leur hymne national, qu’ils ont été cueillis à froid, à la 10ème minute, par un but assassin.

Courir derrière un but de retard, sans le 12ème homme dans les tribune, sans son hymne national, c’est difficile, même avec des buteurs maisons comme Aboubakar Kamara ou Ibnou Bâ.

Avec cette défaite à l’entame du tournoi, les Mauritaniens devront peut-être compter sur la crise de nerf des Tunisiens pas encore relevés de leurs déconfitures face aux Maliens, surtout avec cet arbitre qui s’est permis de siffler la fin du match avant le temps réglementaire. Et à deux reprises. A la 85ème puis à la 89ème et 45 secondes. Sans temps supplémentaire.

Avec une telle boule de nerfs et une telle colère indigeste, peut-être que les Tunisiens ne seront pas assez lucides, le jour du match contre la Mauritanie. Ce sera dimanche 16 janvier 2022. A l’horizon, une victoire des Mourabitounes, qui auront certainement enfin retrouvé leur hymne national et leur 12ème homme.

Cheikh Aïdara