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Journée mondiale de la population 2021, assurer la continuité des services en santé reproductive et lutter contre la mortalité maternelle

La Mauritanie, à l’instar de la communauté internationale, célèbre comme chaque année le 11 juillet, la Journée mondiale de la population. Le thème retenu cette année, « Accès équitable à la planification familiale ».

Campagne nationale sur la planification familiale 2020 (Centre de santé de Toujounine) – Crédit Aidara

La Journée mondiale de la population (JMP), célébrée ce dimanche 11 juillet 2021 sous le thème « Accès équitable à la planification familiale », sera marquée par un échange de discours entre le Ministre des Affaires Economiques et de la Promotion des Secteurs Productifs, M. Kane Ousmane, et le Représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) en Mauritanie, M. Saidou Kaboré.

L’occasion d’évoquer la persistance de la pandémie Covid-19, pour la deuxième année consécutive, et les difficultés provoquées par cette crise. Il s’agit notamment de ses conséquences sur le système de santé, notamment la santé sexuelle et reproductive. Il est question notamment des retards de grossesse dû à l’incertitude économique, aux perturbations dans les livraisons de contraceptifs et l’augmentation des grossesses non planifiées chez les femmes les plus vulnérables. Environ 12 millions de femmes ont subi des perturbations dans leurs services de planification familiale, selon une étude de l’UNFPA.

Des inquiétudes persistent surtout par rapport au changement dans les taux de fécondité, d’où des risques d’atteinte aux droits fondamentaux des femmes et l’adoption de politiques pouvant être néfastes à la contraception. La priorité, selon l’UNFPA doit être donnée aux droits et à la santé reproductive, avec une garantie de l’accès à l’information et aux services de santé maternelle, néonatale et infanto-juvénile. Une étude médicale souligne d’ailleurs l’augmentation des décès maternels et de la morbidité depuis le début de la pandémie. La Mauritanie qui affiche l’un des taux les plus élevés de mortalité maternelle, 582 pour 100.000 naissances vivantes, ne peut se permettre ainsi une rupture dans l’offre de services en santé de la reproduction.

C’est pourquoi, et en prélude à la célébration de la journée internationale de la population, une mission conjointe UNFPA-Association des Sages-femmes de Mauritanie sillonne depuis le 5 juillet 2021, plusieurs régions du pays. Des séances de sensibilisation et de conseils sont divulgués aux prestataires dans les différents centres de santé en Assaba, au Tagant, au Gorgol et au Brakna. L’objectif est de rappeler aux sages-femmes leurs devoirs dans la continuité des services sexuels et reproductifs sous Covid-19, ainsi que le respect des mesures barrières et les règles d’hygiène.

A rappeler que la JMP 2020 a été célébrée sur un autre thème lié au Covid-19, « Ralentir la propagation de la Covid-19 : comment protéger la santé et les droits des femmes et des filles à l’heure actuelle ».

(Nous y reviendrons plus amplement)

Cheikh Aïdara


3ème cycle EPU : la Mauritanie rejette l’apostasie et l’homosexualité

La Mauritanie, par la voix du Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, M. Cheikh Ould Ahmed Salem Ould Sidi, a réitéré son engagement à respecter le moratoire sur la peine de mort qui court depuis 1987.

M. Cheikh Ould Ahmed Salem Ould Sidi qui s’exprimait jeudi 8 juillet 2021 lors du 3ème cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU) devant le Conseil des Nations Unies pour les droits de l’homme à Genève, a cependant déclaré que la Mauritanie a rejeté «  les recommandations du Conseil portant sur l’abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l’homosexualité et les relations sexuelles consensuelles entre personnes de même sexe, et la dépénalisation de l’apostasie, de la moquerie et de la punition de l’adultère, car ils violent les dispositions de la constitution du pays»

Le Commissaire, lors de sa sortie, a souligné que la Mauritanie a, à son actif, plusieurs réalisations dans le domaine des droits de l’homme pour les couches vulnérables, en particulier, les droits sociaux et économiques.

Durant la lecture de son rapport, le Ministre commissaire a salué le dialogue qui avait abouti en janvier 2021 à la soumission de 266 recommandations, déclarant que la Mauritanie en avait accepté 221, soit 75% des recommandations.

Cheikh Aïdara


L’artiste sénégalaise Coumba Gawlo récompensée par UNFPA pour son leadership à l’endroit de la jeunesse africaine.

Actrice engagée pour la défense et la promotion de la Femme et de la Jeunesse, Coumba GAWLO s’est vu décerner un Prix par UNFPA à l’occasion de la récente rencontre, à Dakar, du Réseau africain des Jeunes et des Adolescents (AFRIYAN).

Coumba Gawlo

Une distinction annoncée par M. Mabingué NGOM, Directeur régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, qui justifie cette marque de reconnaissance par l’action et l’engagement de Coumba GAWLO pour la Jeunesse africaine. Un engagement reconnu par ailleurs par diverses institutions, notamment onusiennes, dont certaines l’ont élevée au rang d’Ambassadrice.

Coumba GAWLO a apprécié ce geste à sa juste valeur et a remercié Monsieur Mabingué NGOM, pour la remise de ce trophée. Il a remercié aussi les initiateurs du Prix et tous ceux qui lui témoignent leur affection et la gratifient de leurs prières.

Elle réitère sa volonté de continuer à servir l’Afrique et son pays, le Sénégal.


Ressources domestiques pour la planification familiale en Mauritanie, une feuille de route et une coordination à mettre en place

Cadre de coordination, table ronde des bailleurs, plaidoyer auprès des parlementaires, du secteur privé et du patronat, campagne médiatique, feuille de route…Voilà l’un des aspects du plan de bataille mis en place par les experts du ministère de la Santé et du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) aux termes de trois jours de travaux pour la mobilisation des ressources domestiques en faveur de la planification familiale en Mauritanie.

L’atelier sur la mobilisation des ressources domestiques en faveur de la planification familiale qui a réuni du 22 au 24 juin 2021 à Nouakchott, experts du Ministère de la Santé et de l’UNFPA en particulier, a débouché sur un certain nombre de propositions.

Scindés en trois groupes de travail, les participants ont planché pendant trois jours sur les axes de réflexion tournant autour du plan de plaidoyer et de communication à mettre en œuvre, la mise en place ou la redynamisation d’un cadre de coordination pour la mobilisation des ressources, et enfin, la mise en place d’un comité d’urgence pour le suivi-évaluation des actions à entreprendre.

C’est ainsi qu’une table ronde des bailleurs, avec une Charte d’engagement à la clé, est programmée durant la première quinzaine du mois d’octobre 2021 pour un budget de 150.000 MRU. Elle sera placée sous le haut patronage de la Première Dame, Mme Marième Fadet Dah, avec comme lead le Ministère de la Santé, en collaboration avec l’UNFPA et comme invités, la société civile, les acteurs du public et du privé, les leaders religieux et communautaires.

Dans ce volet plaidoyer et communication, une Journée sera consacrée au groupe parlementaire Santé de la Reproduction-Planification familiale durant la même période pour un budget de 300.000 MRU, avec la participation des cadres de l’UNFPA et sous le leadership du ministère de la Santé.

Une campagne médiatique de trente jours durant le mois d’octobre 2021 est également au programme. Elle va cibler les acteurs des médias, les leaders religieux et communautaires, la société civile et les organisations socioprofessionnelles, pour un budget de 1.500.000 MRU.

S’agissant du cadre de coordination multisectoriel à mettre en place ou à redynamiser, il s’agira d’institutionnaliser ce cadre par un acte juridique ou administratif, avec comme responsable de ce volet, la Cellule de Planification et de Coordination du Ministère de la Santé, ou la Direction de la Santé Mère et Enfant. Un budget de 4.000 dollars US est consacré à cette activité qui devra être finalisée courant août-octobre 2021.

Il s’agira par la suite de préparer au courant du mois de juillet 2021, un argumentaire efficace, efficient, pertinent et convainquant pour la mobilisation des ressources pour la planification familiale. D’autres pistes de financements domestiques doivent également être clairement identifiées en plus d’une feuille de route à élaborer.

Pour la mobilisation des ressources en faveur de la planification familiale, un comité de suivi-évaluation doit être mis en place.

Parmi les autres activités prévues, un programme de plaidoyer auprès du secteur bancaire, du patronat, de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), ainsi que les autres partenaires tout au long du mois de juillet 2021.

A rappeler que l’atelier entre dans le cadre d’une initiative lancée par le Bureau régional du Fonds des Nations Unies pour la Population pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WCARO) dans les 9 pays membres du Partenariat de Ouagadougou, en collaboration avec les autorités mauritaniennes et différentes parties prenantes.

Cheikh Aïdara