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Lancement du festival international «La valeur des mots », au Centre culturel marocain.

Le 10 juin prochain, sous l’impulsion du jeune acteur Yehya M’bodj, alias sprit poète, voit le jour le Festival International « La valeur des mots ». Une rencontre de trois jours qui vise à célébrer le pouvoir des mots comme moyen d’expression de nos maux.

Face à la baisse du niveau des élèves, nous avons jugé nécessaire d’instaurer une compétition à travers ce Festival qui consiste en l’animation de débats interactifs avec des élèves et des étudiants issus de différentes écoles, universités et instituts de Nouakchott. L’objectif est d’insister à l’excellence à travers la quête du savoir permanent chez les jeunes apprenants.

La baisse du niveau des élèves est une menace qui risque de faire sombrer l’avenir des jeunes mauritaniens, portant une force vive. D’où la tenue de ce Festival, qui consistera à examiner la situation, et à proposer des solutions à travers des débats instructifs et constructifs.

La cérémonie d’ouverture du Festival international «La valeur des mots» est prévue le 10 juin au Centre culturel marocain ( à côté de la mosquée marocaine). Au programme de la journée du 11 juin, (cité plage en face clique Bouna) et le 12 juin: table ronde Défend tes arguments à l’alliance française de Nouakchott (TVZ , derrière l’hôtel mauricenter)

Le présent Festival est soutenu par des jeunes très dynamiques : Moise Meto, Sow Disi. Il sera marqué par des conférences, visites dans les écoles, tables rondes dans les universités, une soirée culturelle, un feu de camps des lectures collectives, et la finale du concours Débattons

Source : Le festival International La valeur des mots

Contacts : 48494573


Phase 2 Projet SWEDD, la Première Dame donne le top à Kaédi

En présence de six ministres, six Walis, six présidents de Conseils régionaux, plusieurs directeurs centraux, et plusieurs élus et chefs de corps constitués, la Première Dame, Dr. Marième Fadel Dah, a lancé le 7 juin dernier, à Kaédi, la deuxième phase du Projet Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel (SWEDD).

La Première Dame au premier plan, entourée du Wali du Gorgol et du Ministre des Affaires Economiques- Crédit Aidara

« Il est de bonne augure que cette phase soit lancée à partir du Gorgol, cette région qui a offert au pays, des femmes illustres qui ont été des pionnières pour avoir porté tôt et haut la cause de l’émancipation de la femme mauritanienne », a déclaré Dr. Marième Fadel Dah. Dans le sillage de ce témoignage, lors du lancement de la Phase 2 du Projet SWEDD (2021-2024), le 7 juin 2021 à Kaédi, la docteure a salué les avancées enregistrées lors de la première phase du Projet (2015-2020).

Intensification des activités et mise à l’échelle

Dr. Marieme Fadel Dah Crédit Aidara

 « Grâce à la première phase du projet, des avancées significatives ont été enregistrées dans notre pays, ainsi les enquêtes ont relevé une tendance à la baisse de l’indice synthétique de fécondité et de la mortalité maternelle et une hausse de la prévalence contraceptive et du taux moyen de scolarisation effective des filles » a affirmé Dr. Marième Fadel Dah.

Globalement selon elle, 30.0000 filles ont été touchées par la campagne de communication pour le changement comportemental et social, 11.000 ont bénéficié d’aides sous forme de bourses, de fournitures et de service de transport scolaires, 5.000 ont bénéficié de services de santé reproductive, maternelle, néonatale infantile et nutritionnelle, plus de 2.000 filles ont bénéficié de formation qualifiante et 120 microprojets financés au profit de ces dernières dans le domaine des activités génératrices de revenus.

La Première Dame a rappelé l’objectif visé par cette deuxième phase du projet SWEDD, qui est d’intensifier ses activités et de les porter à l’échelle au niveau national par son extension à deux Wilayas supplémentaires, le Brakna et le Gorgol, qui viennent ainsi s’ajouter aux quatre régions cibles de la phase 1, en l’occurrence les deux Hodhs, l’Assaba et le Guidimagha. Elle a mis l’accent sur les défis liés à la scolarisation des filles et à leur rétention à l’école, à l’autonomisation économique des jeunes filles déscolarisées, mais aussi aux méfaits du mariage précoce, des grossesses rapprochées et des violences basées sur le genre, sans oublier les contraintes liées au contexte de la pandémie du COVID19.

Une connexion avec les programmes du gouvernement

M. Ousmane Mamoudou Kane – Crédit Aidara

Auparavant, le Ministre des Affaires Economiques et de la Promotion des Secteurs Productifs, M. Ousmane Mamoudou Kane, avait mis l’accent sur la convergence des intérêts entre le Projet SWEDD et certaines thématiques fortes des engagements du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, relatives à l’éducation, à la santé, à la réduction de la pauvreté et des inégalités. Selon lui, « les évaluations menées à la fin de la première phase qui vient de s’achever, font ressortir des résultats probants qui créent un intérêt pour cette expérience, et la famille SWEDD ne cesse de s’élargir à de nouveaux pays et le SWEDD en compte d’ailleurs aujourd’hui neuf ». Il a remercié dans ce cadre le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), l’Union Africaine, l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) et les autres partenaires, les acteurs non étatiques pour leurs rôles respectifs dans la préparation de ce lancement et pour leurs efforts louables au service de l’autonomisation des femmes.

Relance économique par l’autonomisation des femmes

SEM. Saidou Kaboré – Crédit Aidara

Pour sa part, le Représentant résident de l’UNFPA en Mauritanie, M. Saidou Kaboré, a insisté sur la relation inextricable entre relance économique et valorisation du potentiel des femmes, comme le recommande la Banque Mondiale dans son dernier rapport. C’est dans ce cadre qu’il a salué la volonté du Président Ghazouani « de faire de l’autonomisation des femmes, un élément moteur du développement durable en Mauritanie ». Et de rappeler que ledit rapport de la Banque Mondiale indique que « sur les niveaux de richesses en capital humain, la Mauritanie a perdu environ 21 milliards en 2014 et 24 milliards de dollars US de gain, en raison des inégalités genre, donc en termes de faible participation des femmes à la création de richesses en capital humain ».

Il a adressé dans ce cadre ses félicitations au gouvernement mauritanien pour son engagement dans cette seconde phase du projet SWEDD qui vise à doter les filles et les femmes de capacités et de potentiels pour contribuer au développement du pays. Cela passe, selon lui, par le maintien et la réussite des filles et des femmes à l’école, la fin du mariage des enfants, des mutilations génitales féminines, des décès maternels évitables, des violences faites aux femmes et aux filles.

La Représentante résidente de la Banque Mondiale en Mauritanie, Mme Christina Isabel Santos, avait remercié la Première Dame pour son engagement dans les thématiques portées par le projet SWEDD et pour avoir pris de son temps pour venir lancer à Kaédi, la deuxième phase du projet. Elle a souligné le leadership joué par la Mauritanie durant la première phase, ce qui lui a permis d’avoir toujours été cité en exemple au niveau du Sahel. Elle a rappelé l’augmentation de l’enveloppe dévolue à la Mauritanie qui passe de 15 millions de dollars pour la première phase à 60 millions de dollars U.S pour cette seconde phase, ainsi que l’élargissement des Wilayas ciblées, qui passent de 4 à 6, Hodh Echarghi, Hodh Gharbi, Assaba, Guidimagha, Gorgol et Brakna.

Le plaidoyer des élus du Gorgol

Successivement, le maire de Kaédi, M. Tahara Baradji et le Président du Conseil Régional du Gorgol, M. Bâ Amadou, ont salué l’importance que le Président Ghazouani accorde à leur région, rappelant le choix de Mbout pour le lancement de l’école républicaine et la présente cérémonie pour le lancement de la Phase 2 du Projet SWEDD à Kaédi. Ils ont lancé un plaidoyer en faveur de la scolarisation des filles, indiquant que la déperdition scolaire des filles reste un sérieux problème au Gorgol, ainsi que le mariage des enfants, les grossesses précoces, les insuffisances au niveau des structures de santé ainsi que les faibles opportunités offertes aux femmes et aux filles de la Wilaya.

L’ambiance au rendez-vous

La Première Dame était arrivée tôt le matin du lundi 7 juin 2021 à l’aéroport de Kaédi par vol spécial de la Mauritania Airlines, avec un comité d’accueil réduit. Sur l’esplanade de la Gouvernance de Kaédi, une vaste tente aux multiples coupoles abritait déjà des délégations venues de plusieurs régions. Pas moins de cinq ministres étaient présents, Affaires Economiques, Santé, Education, Emploi et Culture, en plus de la représentante de la Ministre des Affaires Sociales. Etaient aussi présents les Walis et les présidents de Conseils Régionaux du Gorgol, Brakna, Guidimagha, Assaba et les deux Hodhs.

Les populations de Kaédi à l’accueil de la Première Dame – Crédit Aidara

Après les échanges de discours, Dr. Marième Fadel Dah a remis des prix aux lauréates du Baccalauréat et du Brevet issues de ces régions de l’intérieur du pays, avant de visiter les quatre stands d’exposition dressés à l’occasion, le stand du Ministère des Affaires Sociales, celui du Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, celui du Ministère de la Santé et celui du Ministère de l’Education Nationale.  

Après avoir écouté l’hymne national chanté par des élèves du fondamental, elle a procédé à la coupure du ruban symbolique pour le lancement de la campagne de sensibilisation et de communication autour des thèmes du projet SWEDD, sous le slogan « Stronger Together » (Plus forts ensemble).

Cheikh Aïdara


Première activité du nouveau Commissaire aux droits de l’homme : « la Mauritanie a enregistré un bond qualitatif dans la lutte contre l’esclavage »

Pour sa première sortie officielle depuis sa nomination le 26 mai 2021, le nouveau Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, M. Cheikh Ahmedou Ould Ahmed Salem Ould Sidi, a présidé une rencontre sur la loi 2015-031 incriminant l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes. Cette activité a été organisée le 8 juin 2021, en collaboration avec le Bureau Mauritanie du Haut-commissariat des Nations Unies pour les droits de l’homme et le Projet Bridge du BIT.

« La Mauritanie a enregistré un bond qualitatif dans la lutte contre l’esclavage et toutes ses formes contemporaines, ce qui a été hautement apprécié par l’ensemble des partenaires et des acteurs actifs dans le domaine » a-t-il souligné.

La rencontre s’est penchée sur l’application de la Loi 2015-031 et les mesures prises par la Mauritanie pour consolider l’arsenal juridique et institutionnel relatif à la lutte contre l’esclavage. Il a rappelé dans ce cadre la ratification par le pays des plus importantes conventions internationales des droits de l’homme, l’adoption d’une loi incriminant les pratiques esclavagistes ainsi que la création de tribunaux spécialisés dans ce domaine et l’adoption d’une loi sur l’aide judiciaire.

Dans son intervention, le Commissaire a souligné que son département a adopté un plan d’action national pour éradiquer le trafic des personnes dans toutes ses formes, y compris le travail forcé.

Il a ajouté que les dispositions sont prises dans le cadre de ce plan d’action national pour réaliser une étude sociologique spécialement destinée à cerner le phénomène du travail précoce et du travail forcé pour établir un diagnostic sur sa dynamique, ses causes, ses manifestations et les solutions pour y mettre fin.

La rencontre s’est déroulée en présence du Ministre de la Justice, du Commissaire adjoint aux droits de l’homme, du Chef du bureau du Haut-commissariat des Nations Unies pour les droits de l’Homme à Nouakchott et du Président de la Commission nationale pour les droits de l’homme.

Cheikh Aïdara


A propos des nominations au Commissariat aux droits de l’Homme : Ould Boukhreïss cible d’une campagne mensongère

Quelques sites arabophones, deux en réalité, ont évoqué les récentes nominations que l’ex-Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, M. Mohamed El Hassen Ould Boukhreïss, a opéré au sein de son département, avant sa nomination comme Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Les commentaires tissés autour de ces nominations ont poussé ces sites à aller jusqu’à accuser le Commissaire de pratiques délictuelles.

Un site, en particulier « El Ilam » a poussé le bouchon trop loin en faisant accompagner l’information par un commentaire sans équivoque où il associe ces nominations au « vent de corruption et de gabegie qui règne », selon ses propres termes.

Interrogé à ce propos, une source proche du Commissariat aux Droits de l’Homme a affirmé que Ould Boukhreïss a tout simplement pourvu le nouvel organigramme et n’a fait que confirmer des employés qui occupaient les mêmes postes ou qui n’avaient pas de fonctions. « Il s’agit de l’opérationnalisation du nouvel organigramme avec la nomination des chefs de service et chefs de division, après les nominations des conseillers et directeurs en janvier dernier. Aucun employé n’a été recruté. » Et d’ajouter : » Ce mouvement a concerné uniquement le personnel en service au Commissariat avant la nomination de M. Boukhreiss en 2019« .

Et de poursuivre : « Boukhreïss a laissé un excellent souvenir au Commissariat sur les plans des réformes, des réalisations, des acquis pour le personnel et des avancées multiformes. Et ce n’est pas la désinformation qui ternira son bilan et sa bonne réputation ».

Mais en fait la désinformation, la calomnie gratuite et les campagnes de diffamation prennent de plus en plus de l’ampleur dans un milieu de la presse où la bonne graine se mêle inextricablement à l’ivraie.

Il faut dire que le métier de journaliste est de plus en plus dévoyé en Mauritanie, la porte étant grande ouverte à des aventuriers de toute sorte qui ont envahi le milieu et qui jouent de plus en plus des rôles de despérados à la solde de quelques milieux occultes. Cette campagne qui vise le Commissaire ressemble fortement à celles qui fleurissent ici et là ces temps-ci, allant jusqu’à toucher les forces de défense et de sécurité.

Cheikh Aïdara