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Covid-19 en Mauritanie : une journée de débat pour l’action humanitaire et sociale

Le Groupe parlementaire à l’action humanitaire et sociale a organisé, mercredi 18 novembre 2020 à Nouakchott, un débat sur la situation humanitaire et sociale en Mauritanie sous Covid-19. Etat des lieux, projection et impacts socioéconomiques … La réunion s’est déroulée en présence de représentants de divers départements ministériels. Cette journée a été organisée avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA).

Table officielle Crédit photo : Aidara

« La pandémie de Covid-19 est une catastrophe mondiale qui a mis à genoux les états les plus puissants du monde et qui a compromis les croissances des pays en voie de développement, avec un impact grave sur la vie des populations pauvres ». C’est en ces termes que le président du groupe parlementaire à l’action humanitaire et sociale au sein de l’Assemblée nationale, El Khalil Ould Ennahwi, a ouvert les débats sur les conséquences de la pandémie de Covid-19 sur l’action humanitaire et sociale en Mauritanie. Selon lui, « il est urgent d’activer les ressorts de notre patrimoine culturelle, la solidarité sociale, tout en veillant à renforcer la capacité des députés en matière législative dans ce domaine ».

SOS pour l’action humanitaire et sociale

« Face à la Covid-19, notre devoir en tant qu’élus est de lancer un SOS face à la dégradation de la situation humanitaire et sociale dans notre pays » ajoute Ould Ennahwi. Il souligne que dans nos traditions et notre religion, on considère que les « catastrophes sont en général dues à notre action sur la nature, d’où la nécessité d’une introspection pour changer nos comportements vis-à-vis de notre environnement« . L’objectif de cette rencontre, pour le président du groupe parlementaire, est de susciter un échange d’idées, d’expériences et d’expertises pour trouver une solution.

Une partie des députésCrédit photo : Aidara

A son tour, le représentant résident de l’UNFPA en Mauritanie, SEM. Saidou Kaboré, a indiqué que « toutes les études ont montré sur le plan mondial, régional et national, que la pandémie de Covid-19 a impacté tous les secteurs de développement, y compris les services sociaux de base ». Il a évoqué le Plan multisectoriel mis en place par le gouvernement mauritanien. Avec la santé comme axe central, ce plan a pour objectif de réduire les impacts de la pandémie notamment sur les Objectifs pour le Développement Durable (ODD).

Assurer le maintien de l’accès aux services sociaux de base

SEM. Saidou Kaboré a indiqué que les études menées par la Mauritanie pour mieux répondre à la pandémie ont mis en exergue des chiffres. Il en a cité certains dans le secteur social, où les enquêtés en 2020 ont relevé, pour 83, 6 % d’entre eux, les pertes économique dues au chômage. Environ 55,4% des interrogées ont aussi souligné le phénomène croissant des violences sexuelles. Sur la base de ces études, a ajouté le représentant de l’UNFPA, le gouvernement a développé un plan de riposte multisectoriel efficace, avec au cœur du processus la santé, mais aussi le volet économique.

Les représentants des départements ministériels – Crédit photo : Aidara

M. Kaboré a précisé que l’UNFPA s’inscrit dans la mise en œuvre de cette réponse planifiée par le gouvernement, à l’instar de tous les autres partenaires techniques et financiers, ainsi que le système des Nations Unies, pour la préservation de la propagation de la maladie ainsi que le maintien de l’offre de santé, de la reproduction en particulier. L’accent a été mis, selon lui, sur tout ce qui pouvait influer sur la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, l’accès aux services de planification familiale et l’espacement des naissances, la lutte contre les violences, incluant les mutilations génitales féminines.

Série de présentations et de communications

Par la suite, les participants ont suivi plusieurs communications, dont celle du Dr. Zala Anssoumana, directrice Santé mère et enfant au bureau régional de l’UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WCARO), sur la « situation de la mortalité maternelle et néonatale ». Elle a rappelé les taux élevés de la Mauritanie, 582 décès maternels sur 100.000 naissances vivantes, par rapport aux pays du Maghreb notamment.

Le Directeur général de la santé publique, Dr. Sidi Ould Zahaf, a évoqué les principaux axes de la stratégie de lutte contre la Covid-1. Il a évoqué les derniers chiffres de la pandémie, tout en brossant les mesures prises par le Ministère de la Santé face à la nouvelle vague du Covid-19. Il a aussi mentionné le renforcement du dépistage (dépistage rapide et PCR) dans les hôpitaux à Nouakchott et à l’intérieur du pays, ainsi que le système de prise en charge. Une cagnotte de 13 milliards MRU a été mobilisée selon lui, pour faire face à la pandémie Covid-19.

L’ouverture des débats a été marquée par la présence du Vice-président de l’Assemblée Nationale, Mokhtar Taleb Nave, la Présidente du Conseil Régional de Nouakchott, Vatimetou Mint Abdel Maleck et le Maire de Tevragh-Zeina, Isselmou Ould Mahjoub.

Cheikh Aïdara


Ahmed Yahya à la CAF, une valeur sûre pour le foot africain

De la même manière qu’il a fait décoller le foot mauritanien en moins d’une décennie, Ahmed Yahya, président de la Fédération mauritanienne de football (FFRIM), ambitionne de prendre les commandes de la CAF (Confédération africaine de football), pour la porter sur les fonts baptismaux. Candidat à la succession du Malgache, Ahmad Ahmad, Ahmed Yahya dispose d’arguments solides à la hauteur de ses ambitions, selon ses nombreux soutiens.

Ahmed Ould Yahya, candidat à la Confédération Africaine de Football (CAF).
Crédit photo : Magharebia, Wikimedia Commons

En Mauritanie, la candidature du président de la FFRIM, Ahmed Ould Yahya, à la présidence de la Confédération Africaine de Football (CAF) est fortement soutenue par les responsables politiques et les acteurs sportifs.

Pour Moussa Ould Khaïry, président du FC Tevragh-Zeina, « en matière de gestion d’une fédération nationale, le bilan de Ahmed Ould Yahya plaide pour lui« . Il a évoqué son rôle de leader qui a su créé une expertise mauritanienne, notamment en matière de gestion reconnue aujourd’hui par les plus hautes instances du football mondial, comme la FIFA et son président Gianni Infantino.

Sur sa lancée, Moussa Ould Khairy a exhorté « le gouvernement et le peuple mauritanien à renforcer leur appui à cette candidature, d’autant qu’elle est l’une des plus convaincantes selon les premiers pronostics« . Selon lui, Ahmed Ould Yahya, « a su s’allier la majeure partie de l’élite footballistique du continent, grâce à son parcours et ses réalisations au niveau national« .

Une révolution du foot mauritanien à pas de course

En prenant les rennes du football mauritanien en 2011, Ahmed Ould Yahya et son équipe se sont retrouvés face à un désert aride. Une équipe nationale classée à la dernière place mondiale et plusieurs fois absentes des compétitions internationales, pas d’entraîneurs salariés, pas de joueurs professionnels, un seul stade, pas de championnat organisé et de qualité, pas d’administration réelle.

Partie de zéro, la nouvelle équipe dirigée par Ahmed Ould Yahya entreprendra un véritable travail de Titan. Le résultat est aujourd’hui cité en référence sur le plan africain. De la 200ème place en 2011, la Mauritanie tangue depuis quelques années autour de la 100ème place mondiale.

Cela a été rendu possible par la mise en place de compétitions nationales organisées, régulières et de niveau élevé dans toutes les catégories. Un Super D1 compétitif sur le plan continental, avec pour preuve la performance des clubs dans diverses compétitions africaines, la Ligue des Champions et la Coupe de la Confédération, avec l’exploit du FC Nouadhibou qui a pu atteindre la phase de groupe, ainsi que les belles performances du FC Tevragh-Zeina, ASAC Concorde et Nouakchott King’s.

Cela, en plus du championnat de la deuxième division (Super D2), le championnat des petites catégories, U-15, U-17 et U-20, le championnat féminin, le Beach Soccer, le futsal, etc. Il faut aussi citer la formation continue des entraîneurs, des arbitres, des gestionnaires de sport. Une foisonnante ruche d’abeilles qui fait que la FFRIM dispose aujourd’hui d’une ossature créé ex-nihilo d’experts à tous les niveaux.

Siège de la FFRIM à Nouakchott. Crédit photo : FFRIM

Cette révolution s’était accompagnée de la mise en place d’infrastructures modernes et performantes, avec l’aide de la FIFA. La construction d’un siège pour la FFRIM, à la hauteur du standing qui était désormais celui d’une fédération aux ambitions clairement affichées, celles de bousculer les préséances. Tout le monde se souviendra de quelques exploits, le classement en deuxième position aux termes de la qualification pour la CAN 2017 derrière le Cameroun, et devant l’Afrique du Sud et la Gambie, avec cette belle victoire devant les Bafana Bafana et la difficile victoire des Lions Indomptables (1-0) à Yaoundé et à Nouakchott.

La rénovation du Stade Cheikha Boidiya et l’équipement de trois terrains en gazon synthétique allait impulser la pratique du football, renforcée en cela par la création d’une académie dont la direction a été confiée à un ancien international.

La Mauritanie se donnera aussi les moyens de recruter de grands entraîneurs, à l’image de Patrick Neveu, qui porta l’équipe locale à son premier CHAN en 2014, puis Corentin Martins, qui amena lui aussi l’équipe locale au CHAN 2018 puis à la CAN 2019. En étoffant son équipe par des experts étrangers de haut niveau, avec une Direction technique confiée à l’Espagnol Luis Fuertes, des entraîneurs adjoints (gardiens), des préparateurs physiques, un staff médical, les Mourabitounes rehaussaient leur standing. Avec les exploits, certes en demi-teinte, de l’équipe A et de l’équipe locale, la Mauritanie exportait de plus en plus de joueurs dans différents championnats du monde, en Afrique de l’Ouest et du Nord, dans les pays arabes et en Europe.

Tout ce travail abattu a permis à la Mauritanie de participer à deux CHAN, en Afrique du Sud en 2014 et à Rabat en 2018, plus une qualification historique à la CAN Egypte en 2019.

Une gestion citée en référence continentale

Les performances de la Mauritanie sur le plan du football sont cependant sous-tendues par une gestion rigoureuse des fonds alloués par l’Etat, les sponsors et par la FIFA. A ce titre, il est à rappeler que la Mauritanie reçoit la même subvention accordée par la FIFA à l’ensemble des fédérations. La différence qui a fait sortir la FFRIM du lot est au niveau de la vision et de l’utilisation des fonds. La FFRIM a su rationaliser ses fonds, en faisant l’effort de remplir les conditions dictées par l’instance faîtière du foot mondial. Elle fut la première à obtenir le financement FIFA pour la construction d’un stade, celui de Cheikha Boydya, pour un montant d’un million et demi de dollars, tout en respectant les normes. Un véritable challenge que la FFRIM a su relever.

Ces performances, tant sur le plan des résultats au niveau des compétitions qu’au niveau de la bonne gestion de la fédération, a suscité l’admiration des dirigeants du football africain et mondial, marqués par trois visites du président de la FIFA à Nouakchott et celle du président de la CAF.

Mieux, la Mauritanie a abrité le Sommet exécutif de la FIFA le 18 février 2018 et s’apprête à accueillir les phases finales de la CAN U-20.

Réélu en 2019 pour un troisième mandat à la tête de la FFRIM, Ahmed Ould Yahya, qui est membre du bureau exécutif de la CAF, a été désigné « dirigeant de l’année » lors des CAF Awards 2018, alors que l’équipe nationale, les Mourabitounes, se faisait couronner « Meilleure équipe africaine » au cours de la même occasion.

Cheikh Aïdara


Ministère de l’Hydraulique : quand les vieux démons reviennent aux vieilles pratiques

Malgré la volonté affichée par le régime de Mohamed Cheikh Ghazouani d’imposer la transparence dans la passation des marchés publics, les mauvaises pratiques semblent ressurgir, notamment au sein de la Commission des marchés du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Celle-ci est secouée par un scandale lié au marché « Assainissement total piloté par la Communauté (ATPC) », en particulier le volet financé par l’Agence française de développement (AFD).

La Commission de règlement des différends (CRD), relevant de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) a suspendu les procédures de passation par la Commission des marchés du département du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Il a supprimé plusieurs lots de l’appel d’offres dudit ministère, relatif aux travaux de réalisation des bassins de rétention dans plusieurs Wilayas.

Cette suspension vient ainsi mettre fin aux agissements du Ministère de l’Hydraulique. Au lieu de traiter avec les groupements d’ONGs ATPC sélectionnés pour ce travail de proximité, celui-ci n’a voulu en cibler que quelques unes en particulier. Les autres ONGs ont dénoncé cette démarche : pour eux, c’est une pratique douteuse, qui risque d’avoir des répercussions néfastes sur la coopération avec l’un des partenaires les plus fiables, l’AFD.

« Le réveil des vieux démons »

En effet, ces ONGs, qui ont travaillé pendant 24 mois sur ce projet avec des résultats salués aussi bien par l’AFD que par les populations vulnérables dans les Wilayas du Gorgol et du Guidimagha, disent ne pas comprendre ce qu’il se passe. Elles dénoncent, face à cet important financement de l’AFD, le réveil des vieux démons de la gabegie au sein de la Commission de passation des marchés du Ministère de l’Hydraulique. « Tout porte à croire que c’est l’importance du volume financier de ce nouveau programme qui attire les « chasseurs au profit » et qui bloque la signature d’un accord pour la reconduite des ONGs ATPC, qui s’étaient distingué dans la mise en œuvre du premier programme« , relève-t-on.

Eu égard à ce comportement qui rappelle les « errements du passé », les groupements n’hésitent pas à déclarer que la Mauritanie n’est pas encore sortie de l’auberge des marchés publics opaques, qui ont fait échouer toutes les politiques et stratégies en matière d’eau et d’assainissement.

Il est en effet établi que « l’accès aux services d’eau et d’assainissement ne progresse que lentement en Mauritanie » fait remarquer une note de communication de l’AFD. L’agence rappelle que « les objectifs fixés par le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté 2006-2010 n’ont pas été atteints« . En 2010, seulement 50 % de la population avaient accès à une source d’eau potable et le taux de branchement individuel n’était que de 23 %.

Et pourtant, les ressources publiques et internationales ont été orientées dans ces deux secteurs, sans compter les programmes d’hygiène.

Nous reviendrons plus amplement sur ce dossier dans notre prochaine parution.

Cheikh Aïdara


Violences basées sur le Genre (VBG) : les Affaires sociales équipent les trois brigades des mineurs de Nouakchott

Le Ministère des Affaires sociales, de l’enfance et de la famille (Masef), avec l’appui technique du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), a procédé, mercredi 11 novembre 2020, à la distribution d’un lot de matériels et d’équipements aux trois brigades des mineurs de Nouakchott dans le cadre de la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Valeur totale de ce don, la bagatelle de 571.300 (MRU), soit 14.662 dollars U.S.

Une partie des dons de l’UNFPA – Crédit UNFPA

« Ce don est crucial : il vise des jeunes issus en général de familles démunies, comme il constitue un apport considérable pour notre brigade et nos agents dans la prise en charge des survivantes« . C’est par ces mots que la commissaire cheffe de la Brigade des mineurs de Nouakchott-Ouest (Tevragh-Zeina), Hindou Mint Mohamed Laghdaf, a accueilli mercredi 11 novembre 2020 une délégation conjointe comprenant le représentant du Masef, Professeur Ely Telmoudi, conseiller technique « genre » et les représentants de l’UNFPA, Mme Khadijetou Lô, chargée de programme « violences basées sur le genre » (VBG), Bâ Djibril, consultant et Bâ Mamadou, chargé de communication.

Mme Lô remet le lot d’équipements à la Commissaire de la Brigade de Tevragh-Zeine – Crédit UNFPA

« Nous traitons beaucoup de cas de mineurs et nous insistons surtout sur la rééducation, car nous avons constaté qu’il suffit de peu pour ramener la plupart des jeunes en conflit avec la loi sur la bonne voie« , a ajouté Mme Hindou Mint Laghdaf, qui a mis en exergue les taux élevés de récidive.

Pour Mme Khadijetou Lô, chargée de programme VBG à l’UNFPA, « ce don entre dans le cadre du partenariat stratégique entre l’UNFPA et les brigades des mineurs, qui sont membres du Comité  multisectoriel de lutte contre les VBG ainsi que la plateforme multisectorielle ». Selon elle, « la police des mineurs joue un rôle important dans la chaîne de prise en charge des survivantes« . Ce don est le fruit d’une expression de besoins de la part de ces brigades, a-t-elle souligné, lors d’un atelier sur les dispositifs minimum d’urgence (DMU) en 2019. La visite qu’elle a réalisée par la suite dans les brigades lui ont permis de constater l’ampleur des violences, ce qui lui a fait entrevoir la nécessité de renforcer leur capacité dans la gestion des VBG. Elle a cité, notamment, les unités informatiques qui permettront selon elle à ces unités de police pour mineurs de disposer de bases de données sur les cas de VBG traités à leur niveau.

Mme Lô (au milieu) remettant un lot d’équipements à la Commissaire de la brigade de Dar-Naïm, en présence du Pr. Ely Telmoudi – Crédit UNFPA

Le Pr. Ely Telmoudi, qui représente le Masef au sein de la plateforme multisectorielle de lutte contre les VBG, a insisté sur l’importance de la prévention et de la prise en charge des survivantes des VBG à travers une synergie d’actions entre les structures membres, notamment le Ministère de l’Intérieur, le Masef, le Ministère de la Santé, le Ministère de la Justice, le Ministère de la Défense et le Ministère de l’Education Nationale. A cela s’ajoute les structures décentralisées (mairie, conseil régional, agences des Nations Unies, ONGs, le secteur privé, les radios de proximité et les comités de protection, d’alerte précoce et de surveillance).

A Arafat, la Commissaire reçoit des mains de Mme Lô son lot de matériels en présence du Pr. Ely Telmoudi et Bâ Djibril
– Crédit Aidara

La même distribution de dons en matériels et équipements, effectuée le même jour, a également profité aux deux autres brigades, celle de Dar-Naïm (Nouakchott-Nord) et celle d’Arafat (Nouakchott-Sud). Toutes les deux sont dirigées par des femmes commissaires de police, Mme Maïmouna Mint Yehdhih Ould Sid’Ahmed pour Dar-Naïm et Mme Aïchetou Outhmane Mohamed pour Arafat. Elles se sont félicitées de cet apport qui, selon elles, va contribuer à relever les capacités de gestion des cas de violences qui constituent le lot de leurs activités quotidiennes, tout en estimant à sa juste valeur, l’importance de ce geste vis-à-vis d’une catégorie, les mineurs, dont la plupart sont issus de familles pauvres et déshéritées.

Les lots distribués sont composés d’équipements administratifs (bureau, fauteuil, unité centrale, écran HP, armoire de rangement, imprimante, antivirus Kaspersky, climatiseur, chaises, carton rame de papier, rideaux), mais aussi des équipements pour services essentiels (grand frigo, mini bar frigo, cuisinière), des kits (matelas, couvertures, nattes, moustiquaires) ainsi que des produits désinfectants pour la prévention contre le Covid-19 (savon, eau de Javel, grésil, serpillère, balai et seaux). Au total, ce don est d’une valeur de 14.662 dollars U.S, soit 571.300 MRU (plus de 57 millions ancienne ouguiyas).

Auparavant, des dons de la même nature ont été offerts à la prison de femmes de Nouakchott (30 détenues), en attendant de procéder de même pour la prison de femmes de Nouadhibou (15 détenues).

Cheikh Aïdara