aidara

Matchs préparatoires CAN : la Mauritanie bat la Guinée (2-0)

Bonne opération et belle prestation des Mourabitounes face au Sylli National de Guinée, en match préparatoire de la CAN 2019 Cameroun. Le match qui s’inscrit dans la journée FIFA s’est soldé, samedi 24 mars 2018 sur la pelouse du stade Cheikha Ould Boidiya de Nouakchott, par la victoire des Mourabitounes sur le Sylli par 2 buts à 0. Les deux buts ont été inscrits dans la deuxième période, après une première mi-temps vierge (0-0).

Equipe du Silly National de Guinée

 

Le premier but de la rencontre a été marquée à la 51ème minute par Hacen El Id, le joueur de Levante UD d’Espagne sur une belle passe de Diakité Ismaël. Deux minutes auparavant, à la 49ème minute, les Guinéens avaient raté une occasion nette d’ouvrir le score.

Les Guinéens avaient entamé la seconde période réduits à 10 après l’expulsion de Diallo Abdoulaye (N°9) après un échange salé pimenté avec le directeur du parti, le Malien Harouna Coulibaly.

Blessé en cours du match, Adama Bâ sera remplacé par Ely Cheikh El Voulany, qui mettra le feu dans la défense guinéenne dès son entrée avant d’aggraver le score pour la Mauritanie à la 69ème minute.

Corentin Martins qui avait aligné dans les buts le 3ème gardien, Namori, fera tourner son équipe avec les sorties d’Adama Bâ sur blessure à la 60ème minute, Alassane Traoré à la 70ème, Khassa Camara et Hacen El Id également sur blessure, a fait entrer Ely Cheikh Voulany, Homoya Tanji, Thiam Abdoulaye sociétaire de l’AS Monaco et Abdoulaye Gaye dit Pallaye.

Les Mourabitounes ont raté plusieurs occasion qui auraient aggravé le score, surtout ce face-à-face entre Tanji, puis Ely Cheikh avec le gardien de la Guinée, Naby Moussa Yattara.

Le nouveau coach de la Guinée, le Belge Paul Put dont c’est le premier match avec le Silly National, essuie ainsi sa première défaite. Il n’a procédé à aucun remplacement et a terminé le match avec les mêmes joueurs de départ.

Alors que la Guinée a battu la Côte d’Ivoire (3-2) lors de la première journée des éliminatoires de la CAN 2019, la Mauritanie avait dominé le Botswana (1-0) au cours de la même phase. Toutes les deux équipes préparent ainsi leur prochaine sortie, la Guinée contre la République centrafricaine et les Mourabitounes contre le Burkina Faso en septembre 2018.

A noter que la Guinée est 72ème au classement FIFA et la Mauritanie 104ème.

Cheikh Aïdara

 


Amical U-20 : la Mauritanie et la Tunisie se neutralisent 3-3 avec un arbitrage maison

Le match international qui a opposé en amical les U-20 de la Mauritanie à ceux de la Tunisie, le dimanche 18 mars 2018 à Nouakchott, avait un goût amer d’inachevé, tellement l’arbitrage mauritanien, sous le sifflet de Diabel Mathioro, avait les relents d’un arbitrage maison. Même si la configuration du match donnait l’avantage sur le terrain aux jeunes protégés du Malien Baye Bâ, les deux pénalties sifflés en leur faveur ne semblaient pas très évidents, pour beaucoup de spectateurs qui avaient fait le déplacement.

Dominés en première période par 2 buts à zéro, deux buts banals, l’un sur pénalty à la 13ème minute transformé par l’avant-centre tunisien, Rahmani Neeman et le second sur une erreur défensive à la 18ème minute par Ben Ramdan Med Ali, les Mauritaniens avaient mal à mettre le pied sur l’étrier, malgré une reprise en forme dans les toutes dernières minutes de la première mi-temps.

Il faudra attendre la seconde période pour voir les U-20 mauritaniens poser le ballon et déployer un football rayonnant et percutant, contraignant les Tunisiens à se cramponner dans leur dernier carré. A coups de maladresses devant les cages du gardien de but tunisien, Allegui Ayoub, ils se feront surprendre à la 56ème minute sur le troisième but tunisien signé Yousri Hamza. Entre-temps, les Tunisiens avaient changé de gardien, Allegui Ayoub cédant ses gants à Yarmani Aziz et le N°13, Khemessi Samed se faisant expulser après deux cartons jaunes.

Ce fut par la suite une valse de remplacement, le coach tunisien, faisant entrer au cours du match Ben Mliha, Nouali Ghoufrane, Mortadha, Ramez, à la place de Hakim, Yousri, Jebali et Gatfi. Côté mauritanien, Baye Bâ avait également fait asseoir Mahmoud Mohamed Salem (N°9) pour faire entrer le défenseur Brahim, puis Thiam Idrissa à la place de Mohamed Jiyid, Nouh Mohamed Abd en lieux et places de l’excellent Mohamed Lejouad, Moulaye Mohamed Moulaye Idriss, et enfin Taleb Salem à la place de Mhaimid.

Alors que les U-20 de la Mauritanie étaient menés par 3 buts à 0, Camara Cheikh Tidjane qui s’était infiltré dans la défense des Tunisiens s’écroule. L’arbitre siffla le pénalty, alors que plusieurs personnes parmi le public estimaient qu’il n’y avait pas pénalty, alors que d’autres soutenaient le contraire. L’action n’était en tout cas pas si évidente. Mais la sentence de l’arbitre fut exécutoire et le premier but mauritanien intervient sous les pieds de Abdou Id MBareck qui transforma la sentence.

Les U-20 mauritaniens avaient désormais pris le match à leur compte, acculant les Tunisiens par des jeux de passe millimétrés et une distribution de balle au milieu et en profondeur sous la férule du virevoltant Teguedi à donner le tournis à la défense tunisienne. Le deuxième but mauritanien sur pénalty transformé par Teguedi, interviendra dans les mêmes circonstances que le premier. Toujours cette vive polémique, autour de la validité ou pas de ce deuxième penalty, intervenu à la 93ème minute et qui porta le score à 3 à 2.

Alors que les 5 minutes d’arrêt de jeu étaient achevées, et que le banc de touche tunisien réclamait la fin de la partie, l’arbitre central Diabel Bathioro laissa le match couler. A la 96ème minute, sur une belle introduction de Teguedi, les U-20 mauritaniens inscrivirent le but de l’égalisation. Trois buts partout, c’est le score au sifflet final, mais la polémique continuera de faire rage sur les gradins et même à la devanture du stade.

Ce test grandeur nature des jeunes Mauritaniens face à des U-20 tunisiens formés en majorité de professionnels évoluant dans des championnats européens,  donne cependant un aperçu du potentiel qui devra croiser le fer le 31 mars prochain, en éliminatoires de la Coupe d’Afrique des moins de 20 ans, contre les Lions de l’Atlas juniors. De belles empoignades en perspectives.

Cheikh AIdara


Le Français, cette viande du cou qu’on mange et qu’on cache

La Semaine de la Francophonie a été lancée ce samedi 17 mars 2018 en Mauritanie dans un contexte marqué par une guerre menée contre le français par la frange radicale et bien assise au sein du pouvoir, ces ultranationalistes arabes qui envoient pourtant leurs progénitures dans les plus prestigieuses écoles françaises. A eux s’appliquent l’adage bien connue, «ils mangent la viande du cou tout en la cachant» ou autrement, critiquer une chose ouvertement et l’approuver en secret.

Malgré le discours marronnier du président de l’Association mauritanienne de la francophonie (AMF), Ahmed Hamza, qui se plaît à répéter à l’envie, à chaque lancement officiel de la Semaine de la francophonie en Mauritanie, que le français n’est pas en concurrence avec l’arabe, et qu’il vient juste en complément pour participer à la riche diversité linguistique du pays, rien n’y fait. Les radicaux et chantres de l’arabité pure et dure exigent de bouter le français hors des frontières, se plaisant à le décrire comme la langue du colonisateur et usurpateur, quitte à s’inventer une «résistance coloniale» portée jusqu’à la balafre du drapeau national, désormais barré de deux traits rouges, symboles à leurs yeux du sang versé par leurs aïeuls au nom de la cause nationale. Un délire paranoïaque qui a gagné même les plus francophiles de la frange, emportés par la terreur de la horde tribale ou confessionnelle, mais qui ouvertement fourguent leurs rejetons, et les ultraconservateurs arabophones avec, dans les écoles où le français s’apprend le mieux.

Car, malgré cette haine du Français, donc du Négro-africain de quelque bord qu’il soit, du pays ou de la sous-région ouest-africaine contre lesquels des mesures xénophobes ont été prises ces dernières années, à travers un enrôlement biométrique génocidaire et une carte de résidence sélective et draconienne, l’administration mauritanienne continue dans certains aspects de dépendre du français. D’où la quadrature du cercle. Un apprentissage entièrement en arabe du primaire jusqu’à l’université, puis un recyclage en français par cours du soir interposé, cours à l’Institut français ou dans une des alliances, pour espérer se faire recruter dans certains secteurs de l’administration.

Les moins doués préfèrent apprendre l’anglais que le français. Et le nombre des jeunes Mauritaniens qui ont entrepris cette reconversion sont nombreux, sous-prétexte que le français est une langue en recul à travers le monde et pourrait même disparaître. En dessous se cache toujours cette haine contre le français, même si l’aventure est peu payante parfois, les secteurs demandeurs de locuteurs en anglais n’étant pas florès.

En tout état de cause, il paraît clairement que la guerre déclenchée contre le français ne serait que l’une des facettes d’un pouvoir dictatorial qui cherche à exaspérer tous les syncrétismes et toutes les dichotomies pour diviser davantage les Mauritaniens, fusse-t-il, par des querelles de peu d’intérêt comme celles cultivées entre les langues.

Cheikh Aïdara


Célébration du 8 mars : honneur aux femmes vétérans de l’enseignement, ces oubliées de la Nation

Plus d’une cinquantaine de femmes ont été honorées lors d’une soirée organisée le samedi 10 mars 2018 par l’ONG ASPOM et l’initiative «La Mauritanie D’Abord». Parmi elles, plusieurs enseignantes qui ont contribué à la formation de beaucoup de générations de cadres. La soirée a permis de dépoussiérer un pan important de l’histoire nationale, méconnue des nouvelles générations : celui des femmes vétérans de l’enseignement en Mauritanie.

Table des panélistes (Photo ASPOM)

Entièrement tournée vers des questions exclusivement liées au développement, et rien que le développement, l’initiative «La Mauritanie D’Abord» née d’une idée lancée par  plusieurs cadres et activistes de la société civile, notamment la présidente de l’ONG ASPOM, Mme Seyide Mint Yenge, vient de planter un autre grain dans le sillon des multiples actions concrètes qu’elle a engagées depuis son lancement sur son groupe Watsap. Après avoir participé à la mobilisation lors de la Caravane médicale organisée en début mars par une équipe pluridisciplinaire médicale de l’hôpital Ibn Rochd de Casablanca (Maroc) sous la férule du Dr. Ould Sneïba au profit des malades indigents mauritaniens à Atar, l’ONG ASPOM et l’initiative «La Mauritanie D’Abord» ont animé samedi 10 mars 2018 à l’hôtel Halima de Nouakchott une table-ronde sur l’éducation.

Le thème sur la situation de l’éducation et le système éducatif en Mauritanie a été entièrement épuisé par d’éminentes figures de l’enseignement, au cours d’un panel animé par Mme Coulibaly, Mme Hindou Mint Aînina, ancienne ministre de la Culture et professeur de formation, Seyide Mint Yenge, Marième Moulaty, Vatimetou Mint Mohamed Saleck, Mme Bâ Sokhna Ly, Mme Sarr Djewol Diop, El Ghalya Mint El Vil, Lalla Aicha et Cissé Mint Cheikh Ould Boyde, ancienne ministre de la Culture.

Plus d’une centaine de femmes avait assisté à ce Think Thank qui a permis de poser les difficultés actuelles du système éducatif mauritanien, tout en esquissant des solutions pour leur résolution.

Des attestations ont été par la suite distribuées à une soixantaine de femmes et d’hommes, pour leur engagement et leur apport dans le développement de la Mauritanie.

Ci-dessous, la liste non exhaustive des lauréats :

PRIX DES CITOYENNES MODELES

1-Mme Cheikh Ould Boyde dite Roberte

2-Marieme Mint Moulaye Ely

3-Zoubeyda Boughourbal

4-Vatma Boughourbal

5-Mme Fall Malick

6-Mme Bilal Yamar

7-Mme Fall Thierno

8-Chigve Mint Sidi Mohamed, mère du grand homme d’affaires Nejachi

9-Moulaty Mint Ahmedou, mère de la famille Ehel Aida

10-Soueivya Min Homody, soeur de Feu Mohamed Said Homody

11-Mana mint Lehbib, petite fille de l’Emir du Trarza

12-Zeynabou Min Yaabade, mère de Vatimetou Min Abdel Maleck, maire de Tevragh-Zeina

13-Mariemou Min Boubacar

14-Vatima Min Mohamed, mère de Ehel Abeiderrahmane

15-Lala Mint Samba Nour

16-Sokhna Ly

17-Djewol Diop

18-Toutou Mint Khatry

19-Kadiatou Malick Diallo

20-Aichetou Mint Mélainine Nour

21-Vatimetou Mint Khairy, mère de Ehel Noueigued

22-Saviya Mint Abdatt, mère de Ehel Abdallahi

23-Vivi Mint Foiji

24-Lemat Mint Mogueya

24-Izza Mint Hamam

25-Minetou Mint Boukhary,  mère de Maaloum Ould Barhan

26-Leghle Mint Ahmed khalifa

27-Moimetna Mint Abidine

28-Ghlana Mint Abdel Wahab, mère de Ehel Bouamatou

29-Coumba Sy

30-Salka Mint Edouba

31-Oumelkheir Mint Soueid Ahmed, mère de Ehel Yessa

32-Aissata Kane

33-Marieme Diallo

34-Mana Mint Tarvaya

35-Khadija Mint Mboirick, mère de Ehel Sidi El Mehdi

36-Maimouna Mint Mineya

37-El Ghaliya Mint El Vil

38-Mme Coulibaly

39-Maimouna Diallo

40-Boiba Mint Brahim

41-Khadijetou Mint MHamdi

42-Oumou Kane

43-Lalla Aïcha Ouedraogo

44-Toutes les femmes Kadihines ont été honorées

45-Ehel Ahmed Zeidane famille d’artistes

 

PRIX DES CITOYENS MODELES

1-Dr. Ould Sneiba

2-Moussa MBareck

3-Hassane Ould Taleb

4-Diallo Moctar

5-Abass Boughourbal

 

PRIX DES INSTITUTIONS MODELES

1-Fondation Attyoullah

 

Cheikh Aïdara