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Caravane médicale d’Atar : l’équipe du Dr.Sneiba du CHU Ibn Rochd de Casablanca au secours des malades mauritaniens

Ils sont des centaines de malades indigents venus de plusieurs régions de la Mauritanie (Nouakchott, Aïoun, Atar, Bababé, Kiffa…) qui se sont donné rendez-vous dans la Wilaya de l’Adrar. Ici, une équipe composée d’une vingtaine de médecins spécialistes marocains, sous la houlette du Dr.Sneiba, chirurgien au Centre hospitalier universitaire (CHU) Ibn Rochd de Casablanca, les prend en charge depuis le 19 février 2018. Ils y subissent une série d’opérations chirurgicales, allant des plus simples aux plus compliqués, en cardiologie, urologie, ophtalmologie, ORL, gynécologie, pédiatrie, etc. D’où une forte affluence de malades pauvres laissés en rade par un système médical public aux coûts élevés.

Dr.Sneiba et son équipe à leur départ de Casablanca

Ces malades ont été convoyés par bus et pris en charge dans des sites à Atar, grâce à l’action conjuguée de l’ONG ASPOM et sa président Seyide Mint Yengé, ainsi que ses jeunes volontaires de l’initiative «La Mauritanie d’Abord » et ceux du Réseau de la Jeunesse à l’Heure d’El Mina dirigée par Moussa MBareck. Plusieurs hommes, femmes et enfants souffrant de diverses pathologies et qui n’ont que peu d’accès aux hôpitaux publics ont ainsi bénéficié de cette caravane et de l’action des ONG sur le terrain.

L’hôpital d’Atar offre ainsi à l’équipe médicale marocaine son plateau technique, pour les opérations de chirurgie, alors que les autres services (consultations, radiologie, médecine générale…) sont effectués au Centre médical de la ville.

Une forte affluence de malades à Atar

Ces opérations chirurgicales, ainsi que les autres services, soins médicaux, analyses et médicaments se poursuivront jusqu’au 24 février et sont  totalement gratuits. Un geste humanitaire qui a été saluée par les populations bénéficiaires. Ainsi, quelques témoignages audios ont été envoyés par Ismaëla, l’un des jeunes bénévoles de «La Mauritanie d’Abord». Dans l’un d’entre eux, la mère de la petite Roghaya Mint Mouhamane, 11 ans, venue de Zrayib à Atar pour se faire opérer, s’est dit satisfaites des soins subis par sa fille, elle qui n’espérait pas une telle providence. «Nous n’avons rien déboursé, même pour les médicaments » témoigne-t-elle. Même témoignage de la part de Sultana Mint Kaber, 39 ans, qui est venue de Nouakchott avec sa petite fille qui souffre d’oreillons. Moyah Mint Jidou, 9 ans, est une autre enfant  en provenance de Nouakchott qui souffre d’une complication au pied

La petite Moya souffre du pied

Pour le Dr.Soufiane Harbi, cardiologue, il s’est dit honoré d’avoir participé à cette expédition médicale et que tout se passait bien. Il a tout simplement relevé quelques moyens techniques non disponibles, telle présence d’un échographe. A part cela, il déclare que tout va bien et que la plupart des malades souffrent d’hypertension

A noter que c’est la 12ème année consécutive que le Dr.Sneiba, convoie des équipes médicales marocaines qu’il prend totalement en charge (billets, hébergements, nourritures) pour soulager la souffrance des malades mauritaniens.

Cheikh Aïdara

PHOTOS REPORTAGES

L’équipe de l’initiative La Mauritanie d’Abord en réunion avant le voyage d’Atar
L’équipe de jeunes bénévoles avec un chirurgien marocain
Un enfant malde transporté par sa mère
Les patients dans un site d’hébergement assuré par l’ONG ASPOM


Faire revivre l’aéropostale de Saint-Exupéry : la Mauritanie, une étape décisive

L’équipe de «CITADELLE, l’aéropostal du cœur et de l’esprit» sera demain, lundi 19 février 2018, l’hôte de la Mauritanie. Parti de Toulouse, un groupe de pilotes français compte revivre et ressusciter l’esprit du grand navigateur Saint-Exupéry, ce pilote et écrivain dont les histoires se sont beaucoup inspirés de la Mauritanie, notamment «Le Petit Prince» et «Terre des hommes ».

Une soirée riche et dense est prévue à cet effet à l’Espace Diadié Camara, sis à la Socogim PS. Un groupe de jeunes mauritaniens y réciteront quelques passages des titres fétiches de Saint-Exupéry dont ceux déjà cités plus haut, mais aussi «Vol de nuit» ou encore «Courrier Sud », des récitals en solo et en duo, le tout entrecoupé de sketchs et de poèmes.

L’évènement est encadré par plusieurs institutions et organisations, l’Institut français et l’Ambassade de France, Traversées Mauritanides, Globe, Festival à Sahel Ouvert, Espace Camara, notamment.

Comme à l’époque de l’aéropostal, les pilotes emporteront avec eux, du courrier que les jeunes mauritaniens adresseront à leurs camarades de Saint-Louis, l’une des nombreuses escales que Saint-Exupéry et son équipe, Jean Mermoz et Henri Guillaumet en particulier, ont sillonné tant et tant de fois de 1927 à 1932 pour le compte de la compagnie Latécoère, entre Toulouse (France), Casablanca et Cap Juby (Tarfaya, Maroc), Port-Etienne (Nouadhibou, Mauritanie), Saint-Louis et Dakar.

Cheikh Aidara


Sommet Exécutif de la FIFA à Nouakchott : aucune décision prise mais d’importants chantiers pour le football mondial

Même exténué par un emploi du temps super chargé lors de son séjour à Nouakchott dans le cadre du Sommet Exécutif de l’instance faîtière du football mondial, qui a eu lieu le 18 février 2018, Gianni Infantino, président de la FIFA, accompagné par Ahmed Yahya, président de la Fédération mauritanienne de football (FFRIM), a répondu aux questions des journalistes nationaux et étrangers présents à la conférence de presse qu’il a animée à la fin des travaux.

Gianni Infantino et Ahmed Yahya lors de la conférence de presse clôturant le Sommet Exécutif de la FIFA à Nouakchott (Crédit Aidara)

La première question était relative à l’organisation de la Coupe du Monde Qatar 2022. Le président de la FIFA s’est dit satisfait de l’avancement des travaux, soulignant que le gouvernement qatari et les organisateurs sont à pied d’œuvre depuis 2010 pour préparer l’échéance. Selon lui, les travaux avancent bien et vite. «Je suis satisfait» a-t-il précisé.

Une autre question portait sur les projets futurs que la FIFA envisagerait de planter en Mauritanie. Gianni Infantino a tenu d’emblée à remercier le président de la FFRIM et son staff ainsi que le gouvernement mauritanien pour la réussite de l’organisation du Sommet Exécutif de la FIFA à Nouakchott qui a réuni vingt présidents de fédérations et leurs secrétaires généraux issus de trois continent (Europe, Amérique du Sud et Afrique). Il a jugé d’exceptionnel le travail abattu par la FFRIM. Pour lui, c’est un exemple à suivre non seulement sur le plan local ou africain, mais aussi sur le plan mondial. «C’est pourquoi j’ai tenu à venir ici  et amener les autres fédérations à voir ce qui se fait au niveau de la FFRIM», a-t-il ajouté.

Pour les projets que la FIFa mène et compte mener encore en Mauritanie, il a cité les travaux en cours pour l’agrandissement de la capacité d’accueil du Stade Cheikha Ould Boidiya et le Centre technique ainsi que l’organisation des compétitions. Il a aussi évoqué son entretien avec le Premier Ministre, Yahya Ould Hademine qui l’a informé de la construction par l’Etat mauritanien de 9 stades régionaux. «Ce fait remarquable pour le développement du football se poursuit depuis quelques temps » a-t-il ajouté.

Sur une question relative à une déclaration choc qu’il aurait prononcé et selon laquelle, la FIFA compte mener une opération «Zéro tolérance en matière de corruption et de détournement des fonds du football », Gianni Infantino signe et persiste. «C’est une déclaration que j’ai toujours faite et les tribunaux dans les différents pays ont commencé à sanctionner » a-t-il souligné, précisant que tout le monde au sein de la FIFA et des fédérations membres sont aujourd’hui conscients qu’on ne peut plus continuer à agir comme avant. Il a promis la tolérance zéro en matière de gestion financière du football mondial.

Sur l’organisation de ce sommet FIFA, Ahmed Yahya a reconnu que c’est la 1ère fois que la Mauritanie accueille une  rencontre de haut niveau de la FIFA. «On a essayé avec nos modestes moyens d’être à la hauteur » a-t-il affirmé, tout en renouvelant ses remerciements aux dirigeants de la FIFA pour avoir choisi la Mauritanie pour cette rencontre. «Mais ce n’est pas fini, car en mars prochain, Nouakchott va également abriter un Séminaire FIFA sur le développement » avec la présence de plusieurs présidents de fédérations. On veut également gagner des challenges sur le terrain » a-t-il conclu.

Les journalistes nationaux et étrangers (14 pays) Crédit Aidara

Est-ce que des décisions ont été prises aux termes du Sommet de Nouakchott ? Aucune décision n’a été prise, selon le président de la FIFA. «L’objectif était d’écouter les présidents des fédérations sur leurs préoccupations et par rapport à leurs opinions quant aux décisions envisagées par la FIFA, car nous ne comptons plus prendre de décisions sans avoir écouté les membres » a-t-souligné. Pour lui, c’est là, la nouvelle politique de la FIFA dont les décisions passent d’abord par la base avant d’être tranchées au niveau du Bureau Exécutif.

Par contre, a-t-il ajouté en substance, de quoi a-t-on discuté à Nouakchott ? Selon lui, le conclave de Nouakchott a abordé plusieurs sujets, dont les compétitions des petites catégories en filles et en garçons. Outre des propositions pour l’augmentation du nombre d’équipes participantes chez les garçons qui devra  passer de 24 à 48 et chez les filles de 16 à 32, les fédérations auraient aussi proposé d’organiser les coupes du monde de ces deux catégories au lieu de deux ans, tous les ans. Il s’agira aussi de ne plus organiser qu’une seule compétition pour une seule catégorie d’âge au lieu de deux.

L’accent a également été mis selon lui sur le football féminin, avec la proposition d’organiser une Ligue mondiale du football féminin qui permettrait à toutes les fédérations de participer avec les équipes ayant le même niveau.

Le président de la FIFA a aussi parlé du Programme Forward de la FIFA dans le futur avec des aménagements à faire.

Le Sommet a aussi abordé le calendrier des matchs internationaux et l’éligibilité des joueurs, notamment le problème des binationaux pour voir comment un joueur qui s’est engagé pour une équipe nationale pourrait changer d’avis. «Des dispositifs comme ça sont difficile à changer » a déclaré le président de la FIFA. C’est également vers une révision du marché des transferts que le sommet a débattu, avec une réglementation stricte surtout pour les agents des joueurs, des indemnités à prévoir dans l’avenir pour ceux qui sont à la base de la formation des joueurs qui sont récupérés par les clubs européens notamment. «La fenêtre relative aux transferts des joueurs doit être revue pour protéger la régularité des compétitions et préserver les valeurs du football » a-t-il conclu.

Cheikh Aïdara


Sommet de la FIFA Nouakchott : la presse sportive OUT !

Les journalistes sportifs nationaux, mais aussi ceux venus du continent, comme le Sénégal, le Cameroun, la Guinée, la République Démocratique Congo, entre autres, n’ont pas été conviés au Sommet Exécutif de la FIFA dont les travaux battaient leur plein au Centre des Conférences (Palais de Congrès) de Nouakchott, ce dimanche 18 février 2018.

Arrivée des deux présidents, FIFA et CAF à Nouakchott,accueillis par le Ministre des Sports et le président de la FFRIM (Crédit FFRIM)

Tous se morfondaient à l’Hôtel Mauricentre de Nouakchott, s’ils ne profitaient de leur oisiveté pour faire des courses au marché de la Capitale. Une conférence de presse animée par la Secrétaire Générale de la FIFA, la Sénégalaise Fatma Samba Diouf Samoura était programmée aux environs de 14 heures au siège de la Fédération mauritanienne de football (FFRIM).

La veille, le Stade Cheikha Ould Boidiya avait abrité un match entre la FIFA et la FFRIM. Ils étaient tous en maillot et l’avaient bien mouillé, le président de la FIFA, Infantino, le président de la CAF, Ahmad Ahmad, plus les vingt présidents de fédération conviés au Sommet de Nouakchott, sans compter le staff de la FFRIM, avec son président, Ahmed Ould Yahya en tête. Ce match dont le résultat n’a pas été communiqué, s’étant joué à guichet fermé et portes closes, avait cependant enfreint toutes les règles élémentaires du football, un joueur pouvant sortir puis rentrer de nouveau après avoir recouvert son souffle. C’est vrai que l’enjeu n’était pas de disputer un vrai match de foot, mais de se faire plaisir.

En attendant d’avoir les résultats de la rencontre de Nouakchott, la 3ème à avoir lieu en Afrique, rappelons que les débats porteront essentiellement sur les compétitions des jeunes, des filles et des femmes, du programme de développement de la FIFA et d’autres sujets d’actualité, tels que le calendrier international et les transferts de joueurs à travers le monde.

Quelques journalistes ont pu cependant approcher le président de la FIFA, Gianni Infantino lors de sa présence à la FFRIM pour lui poser quelques questions. Parmi celles qui ont retenu l’attention, l’intérêt que le patron de l’institution faîtière du football mondial dit accorder aux préoccupations des fédérations nationales. ‘’Nous voulons, à travers ces sommets, entendre la voix des autres, puisque nous sommes souvent amenés à faire des réformes des compétitions. Dans l’administration, il est important d’avoir le point de vue de ceux qu’on gouverne’’ a-t-il déclaré. Il avait également interpelé les responsables de la Concacaf (Amérique Latine et Centrale) ainsi que ceux de l’UEFA pour leur dire que la rencontre de Nouakchott doit permettre à la FIFA d’être à l’écoute des préoccupations des fédérations membres.

A noter qu’après la Mauritanie, deux autres sommets de la FIFA sont prévus au Nigéria et en Tanzanie.

Cheikh Aïdara