aidara

Festival Assalamalekum : un dîner de gala pour clore la 10ème édition

Le Festival Assalamalekum aura vécu d’une si splendide manière. La clôture a été marquée, dimanche 9 juillet 2017, par un dîner-gala à «La Case » avec défilé de mode, culture culinaire et remise de récompense. Le tout en présence de Limam Kane Monza, Directeur du Festival et Dr.Jenny MBaye, Doctoresse en Politique culturelle et experte auprès de l’UNESCO, avec la présence honorifique de M.Ahmed Hamza, Président des Alliances Franco-Mauritaniennes, ancien président de la Communauté Urbaine de Nouakchott.

Mr.Mouls au moment de prendre son prix

Pendant onze jours, Nouakchott a vibré sous les musiques urbaines du Sud et le Hip-Hop dans ses foisonnements divers. Placé sous le thème des «Droits humains » la 10ème édition du Festival Assalamalekum a ainsi rempli son contrat. Il a offert à la jeunesse mauritanienne des espaces de rencontres et d’épanouissement où les réjouissances se sont mêlées aux actions studieuses. Pour la 1ère fois, le Festival «Ciné droit libre » du Burkina Faso a ainsi déposé ses valises à Nouakchott, sous la houlette de son coordinateur Abdoulaye Diallo, avec la projection de quatre films fétiches suivis de débats intellectuels.

Jenny, Monza, Hamza, Awadi et le Directeur de l’IFM

Les rideaux de cette 10ème édition sont ainsi tombés dimanche 9 juillet 2017, avec un somptueux dîner-gala au restaurant «La Case » en présence du Dr.Jenny MBaye, le président Ahmed Hamza, la star sénégalaise Didier Awadi et d’autres vedettes et acteurs culturels.

Les mannequins

En marge des somptueux plats offerts par la maison, les invités ont suivi un défilé de mode de haute facture présenté par Hoff Humanity one Family et sa maison de couture «IZI Création » ainsi que MIA Couture.

Un concert de musique malienne a été dégusté alors que s’ouvrait la moisson des récompenses. Le Directeur d’ Assalamalekum, Kane Limam Monza, a ainsi tenu à honorer tous ceux qui ont accompagné le festival pendant ses dix dernières années, les techniciens à l’image de Watt Diakité et Malik DIop, mais aussi Ahmed Seck, Cheikh Mr.X, les journalistes comme Houleye Kane, Aboubacry Kanté du «Journal Rapé», Ali Gadio, mais aussi Kaw alias Mamadou Kane, le maestro de l’organisation, sans oublier le grande MOULS, compagnon infatigable des premiers jours.
Rendez-vous la saison prochaine, avec la 11ème édition du Festival Assalamalekum.

Cheikh Aïdara

Jenny, Monza, Hamza, Awadi, le Directeur de l’Institut Français


Classement FIFA : La Mauritanie bat son record !

Jusqu’à ce jeudi 6 juillet 2017, le meilleur classement de l’histoire des Mourabitounes restait cette 85ème place de 1995. Après l’actualisation mensuelle du tableau des nations établi par la Fédération internationale de football, la Mauritanie est passée du 104ème au 81ème rang mondial, soit un bond exceptionnel de 23 places. Sur le plan africain, la sélection coachée par Corentin Martins est classée 16ème.

Mourabitounes

La victoire (1-0) au Botswana en éliminatoires de la CAN 2019 a permis cette belle progression des Mourabitounes, qui ont aussi profité des retombées des deux succès en amical contre le Bénin (1-0) et le Congo (2-1) en mars dernier.

Cette évolution notoire est le fruit d’un plan minutieux mis en place par la FFRIM. Ce projet comprend une augmentation du nombre de matches durant les jours prévus à cet effet dans le calendrier de la FIFA. Entre avril 2012 et juin 2017, les équipes nationales « A » et locale ont disputé au total 67 rencontres officielles et amicales (35 pour les « A » et 32 pour les locaux). À titre de comparaison, la Mauritanie n’a joué que 12 matchs entre 2008 et 2012 (7 pour les « A » et 5 pour les locaux), ce qui l’avait conduit, après une succession de résultats calamiteux et un forfait lors des qualificatifs à la CAN 2012, à la dernière place du classement FIFA (206ème).

Depuis son arrivée en juillet 2011 à la tête de l’instance dirigeante du football mauritanien, le président Ahmed Yahya s’est fixé comme objectif de redorer le blason de la Mauritanie et bouleverser la hiérarchie mondiale. La première récompense est arrivée en octobre 2015, quand les Mourabitounes ont intégré le top 100, qu’ils n’avaient plus fréquenté depuis 1996. La progression s’est poursuivie jusqu’à se hisser à cette historique 81ème place. Un rang qui pourrait encore s’améliorer après les trois matches de la sélection nationale locale prévus en juillet, contre le Sénégal (amical) et le Liberia (éliminatoires CHAN 2018).

Cheikh Aidara


Emploi et formation : les clauses sociales comme solution pertinente

Ateliers de formation technique et rencontres institutionnelles de haut niveau, lancés depuis le 3 juillet 2017 se sont articulés pendant trois jours, autour du processus dit «les clauses sociales », une approche innovante pour la formation et l’insertion socioprofessionnelle que la Mauritanie vient d’adopter avec l’aide du Bureau International du Travail (BIT). Pendant ce temps, s’ouvrait au Centre de Formation et de Perfectionnement Professionnel de Nouakchott (CFPP), l’Académie des Entreprises, une formation destinée à une quinzaine de techniciens du bâtiment sur les techniques de construction ancestrales.

Séance de test du dosage des matériaux préparés par les stagiaires avec le formateur
les stagiaires apprennent à malaxer les matériaux

En marge de l’atelier sur les clauses sociales qui battait son plein dans un luxueux hôtel de Nouakchott depuis le 3 juillet 2017, s’ouvrait au CFPP, une session spéciale destinée à une quinzaine d’entrepreneurs et de techniciens supérieurs du bâtiment, sous la supervision d’un expert. Les participants devront apprendre au cours de cette formation pratique, les techniques ancestrales de construction qui se seraient révélées plus adaptées à l’environnement social et au climat local. C’est la nouvelle approche trouvée par le projet pour l’Amélioration de l’employabilité des jeunes et des capacités des PME par le développement du sous-secteur du BTP en matériaux locaux et de la formation professionnelle dans les chantiers-écoles construction dit PECOBAT, un projet du BIT financé par l’Union Européenne. Ce projet vise la promotion de l’emploi comme stratégie de développement rural, à travers la participation des acteurs de la société civile et les autres acteurs au niveau local.

Cette formation sera suivie d’un Appel à proposition pour la construction d’écoles et de structures publiques et viserait en priorité les entreprises les plus performantes parmi celles actuellement en formation.

La plupart des participants avouent n’avoir jamais exercé dans le domaine de la construction traditionnelle, faite de boue, d’argile, de sable, de paille, comme le faisait leurs ancêtres. Ils trouvent l’expérience exaltante, dans la mesure où elle pourrait susciter le renouveau d’un type de bâtiment qui a déjà fait ses preuves dans le passé, aussi bien en termes de durabilité qu’en termes d’adaptabilité, avec un système naturel d’isolation thermique.

Dème Zakarya est titulaire d’un Master 2 en sciences d’ingénierie et matériaux de l’Université de Pô (France).

Dème Zakarya, stagiaire

Il  travaille en partenariat avec une entreprise de bâtiment basée à Nouadhibou mais très présente dans le Sud. Pour lui, il est tout simplement en train de réapprendre un autre métier. «C’est une formation qui me tient à cœur dans la mesure où elle me permettra de développer d’autres compétences » a-t-il déclaré. Selon lui, la construction en terre pour un habitant de la Vallée est un savoir à développer, surtout dans un contexte marqué actuellement par le développement des énergies renouvelables, mais surtout par un marché du BTP de plus en plus concurrentiel.

Sidi Mokhtar Ould Sidi Mohamed est lui chef d’entreprise de bâtiment «Les Bâtisseurs » basée à Nouakchott.

Sidi Mokhtar, stagiaire

Il avoue n’avoir jamais travaillé avec les matériaux locaux de construction. Il trouve que le projet tombe à pic et qu’il permettra de remettre en selle une pratique du BTP local tombé en désuétude et qui compte aujourd’hui peu de connaisseurs. «Avec les Appels à proposition pour la construction d’édifices publics à base de matériaux locaux à l’intérieur du pays, ajoutés à cette expertise nationale qui est en train d’être formée, je pense que le savoir des anciens sera remis au goût du jour pour la revitalisation du patrimoine national d’abord et puis ensuite, pour le bien-être des populations, qui pourraient acquérir des demeures moins coûteuses et mieux adaptées à leur environnement ».

 Les clauses sociales comme solution pertinente

Pendant qu’au CFPP se poursuivait l’Académie des Entreprises, une formation destinée aux entrepreneurs et techniciens du bâtiment sur les techniques ancestrales de construction (à base d’argile, sable, paille, etc.), s’ouvrait à l’hôtel Wissal de Nouakchott un atelier de sensibilisation sur les clauses sociales. L’objectif de cette approche est de favoriser la formation et l’insertion socioprofessionnelle, notamment chez les jeunes et les femmes.

ouverture de l’atelier en présence de l’Union Européenne et du BIT

L’atelier, organisé par le BIT en partenariat avec le Ministère de l’Economie et des Finances, représenté par la Cellule d’Appui à l’Ordonnateur National du FED, avec le financement de l’Union Européenne, cherche à promouvoir le concept dit de «clauses sociales » qui est une approche visant à favoriser l’accès à l’emploi de publics éloignés du marché du travail. Cet outil qui a fait ses preuves dans les pays européens, cadrerait, selon certains intervenants, avec les priorités du gouvernement mauritanien, qui place l’emploi au cœur de ses politiques sociales. Avec un taux de chômage officiel de 12,8% en 2016 (19,3% et 21% chez les femmes et les jeunes), trouver des opportunités de travail aux sans emploi, à travers l’amélioration de la commande publique, devient le souci cardinal des autorités mauritaniennes.

L’objectif de cette rencontre, qui s’achève le 6 juillet 2017, est de «montrer à tous les acteurs qui interagissent dans le cadre de la lutte contre le chômage, que la clause sociale d’insertion ou de formation est un outil qui peut favoriser l’accès à l’emploi de publics éloignés du marché du travail et promouvoir l’insertion et la formation » selon Sidi Mohamed, expert au BIT-Mauritanie dans une note de presse diffusée à l’occasion. Avec cette méthode, le BIT compte aider les pouvoirs publics à lutter contre l’exclusion sociale des jeunes et des femmes sur le marché de l’emploi.

A noter que l’atelier a été rehaussé par la présence du chef de la coopération de l’Union Européenne (UE) M. Hans CHRISTIAN et le Conseiller Technique du Projet Chantier-École et Point focal du Bureau International du Travail (BIT) en Mauritanie, M. Federico Barroeta, ainsi que plusieurs autres personnalités

Cheikh Aïdara


«Nouakchott, ville créative africaine» : le coup de pinceau a été donné

Dans une atmosphère bon enfant, Mamou Daffé, président d’Arterial Network, Kane Limam Monza, président du festival Assalamalekum et le 3ème vice-président de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN), ainsi que plusieurs invités d’honneur, ont donné le vendredi 30 juin 2017, le premier coup de pinceau sur la fresque marquant le lancement du programme «Nouakchott, ville créative africaine » soutenu par Arterial Network.

C’était en marge d’une cérémonie officielle tenue dans la splendide salle des délibérations de la municipalité de Nouakchott. Une cérémonie qui a été ouverte par M.Thiam, 1er vice-président de la commune. Dans son discours, il a appelé les acteurs culturels mauritaniens à se regrouper au sein d’une structure forte et unie pour peser sur les décideurs, au lieu de partir en rang dispersé. Auparavant, le 3ème vice-président de la CUN, a présenté les excuses de Madame la présidente, Maty Mint Hamady qui devait assister à l’ouverture solennelle de cet évènement marquant pour sa ville. Il a réaffirmé la volonté ferme des élus de Nouakchott à accompagner le programme dans toutes ses dimensions, réitérant l’appui effectif qu’ils ont toujours apporté au porteur du projet, Assalamalekum Culture et son promoteur, Kane Limam Monza dont le 10ème anniversaire bat son plein.

Le président d’Arterial Network, Mamou Daffé a quant à lui fait la genèse du réseau africain des acteurs culturels qu’il préside et les objectifs visés à travers la mise sur pied du programme «Villes créatives d’Afrique», dont la phase pilote 2017-2019, concerne cinq capitales africaines, parmi lesquelles Nouakchott. Selon lui, ce projet vise à donner aux villes et à leur patrimoine historique une plus grande visibilité sur le plan régional et international, tout en contribuant à la promotion des arts et de la culture à travers un meilleur positionnement des acteurs. Mamou Daffé s’est dit heureux d’assister à cet évènement. Il a remercié la Communauté Urbaine de Nouakchott pour sa collaboration active dans ce cadre et le soutien qu’elle apporte au développement culturel de la ville.

Pour sa part, le promoteur du Festival Assalamalekum et de Assalamalekum Culture qui porte en bandoulière ce programme, Kane Limam Monza, a déroulé les principales étapes qui seront suivies dans l’exécution du projet sur les deux années, de 2017 à 2019. Il s’agira selon lui, à la fin du cycle d’exécution du programme, d’identifier un circuit historique de Nouakchott en faisant revivre ses anciens sites. A la fin du programme, Nouakchott se dotera d’une «Maison d’Afrique pour la culture », un espace pluridisciplinaire pour la production, la diffusion et la distribution des œuvres artistiques et culturelles, mais aussi pour la formation et l’apprentissage.

Cheikh Aidara