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Journée internationale contre la violence à l’égard des femmes, la Mauritanie toujours fidèle à ses engagements

La Mauritanie a célébré le 25 novembre 2022 la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Une cérémonie officielle a eu lieu à Nouakchott, présidée par la Ministre de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille (MASEF), en présence du Représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et des autorités.

La Mauritanie en Orange – Crédit Aidara

Dans une salle totalement orange, avec plusieurs filles et femmes arborant cette couleur qui symbolise tout à la fois la douleur et la détermination, la Ministre de l’Action Sociale (MASEF), Savia Mint N’Tahah, a dit tout l’engagement de l’Etat mauritanien à mettre fin aux violences à l’égard des femmes et des filles. La Journée internationale dédiée à cette cause, célébrée vendredi 25 novembre 2022 sous le slogan « Tous Unis ! Pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles », fut l’occasion de réitérer la ferme volonté des pouvoirs publics à respecter leurs engagements internationaux et à mettre en œuvre les stratégies nationales et les textes relatifs à la lutte contre toute forme de violence sur les filles et les femmes.

Des efforts nationaux pour lutter contre les violences basées sur le genre

La Ministre MASEF entre le Gouverneur et le Commissaire aux Droits de l’Homme – Crédit Aidara

« La violence à l’égard des femmes et des filles demeure un véritable problème qui s’amplifie de jour en jour », a constaté Mme Savia Mint N’Tahah. Selon elle, cette violence peut prendre plusieurs formes et n’a aucun lien avec une culture, une zone géographique ou un pays donné, ni à un groupe de femmes déterminé. « Face à la gravité du phénomène, notre pays a pris plusieurs mesures d’ordre juridique et institutionnel pour mettre un terme à la violence à l’égard des femmes et des filles », a-t-elle affirmé.

Parmi ces mesures, elle a cité l’harmonisation de la législation nationale avec certaines dispositions des accords internationaux, comme la Convention pour l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), la convention relative aux droits des enfants (CDE) et la convention internationale pour les droits des personnes vivant avec un handicap.

La Mauritanie en Orange – Crédit Aidara

Elle a cité également le Code du Statut Personnel, en instance de révision, fixant l’âge du premier mariage des filles à 18 ans comme base générale de protection des droits de la famille, sans compter l’adoption de plusieurs textes de protection des femmes et des filles, l’organisation de campagnes de sensibilisation, l’intégration du genre dans les programmes et projets de développement, la consolidation du cadre de coordination et de concertation, la création de plateformes multisectorielles régionales de lutte contre les violences basées sur le genre, etc.

Mme Savia Mint N’Tehah a aussi évoqué les efforts déployés par la Mauritanie pour atteindre les trois résultats transformateurs des Objectifs de Développement Durable (ODD) de 2030, à savoir, Zéro décès maternel évitable, Zéro besoin non satisfait en planification familiale et Zéro violence basée sur le genre.

L’UNFPA, un partenaire toujours présent

M. Cheikh Fall à sa prise de parole – Crédit Aidara

Le Représentant Résident du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) en Mauritanie, M. Cheikh Fall, avait auparavant pris la parole pour remercier les autorités mauritaniennes et les féliciter pour les efforts déployés en vue de promouvoir et de protéger les droits des femmes et des filles, à travers notamment les mesures prises pour mettre fin aux violences dont elles sont victimes. Il a souhaité à tous une bonne campagne des « 16 jours », commémorant la Journée internationale de lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles.

Depuis 1991, dira-t-il en substance, le monde célèbre cette journée du 25 novembre, qui se poursuivra jusqu’au 10 décembre 2022, par des campagnes de sensibilisation et des réflexions sur les mesures à prendre pour prévenir et lutter contre les violences basées sur le genre.

Les officiels à l’entame de la Journée – Crédit Aidara

Il a déclaré que tous les acteurs doivent s’unir d’ici 2030, par des initiatives qui vont s’étaler sur plusieurs années, citant à ce propos les pouvoirs publics, les organisations de la société civile, le secteur privé, les médias, le système des Nations Unies et les partenaires techniques et financiers en particulier. Selon lui, durant cette 32ème édition de la Journée internationale de lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles, il faut « Oranger le monde ».

Il a mis en exergue la vigilance requise à l’égard de la pandémie Covid-19 qui continue de sévir et ses conséquences dramatiques sur les conditions de vie des femmes et des filles, soulignant que les violences domestiques se sont accrues sous ses effets, en l’absence des services de prise en charge des cas signalés.

M. Cheikh Fall a déclaré qu’en septembre 2021, plus d’une quarantaine de pays ont mis en place des mécanismes de réponse aux VBG, dans un moment où la quasi-totalité des services médicaux sont orientés vers la prise en charge des cas de Covid-19. Quelques 121 pays ont pris des mesures de renforcement de leurs services médicaux pour la prise en charge des violences domestiques. Il s’agit selon lui, de violences pernicieuses et silencieuses, soulignant qu’ONU-Femmes a publié un rapport selon lequel 131 femmes sont tuées chaque jour par un membre de la famille.

La Mauritanie en Orange – Crédit Aidara

Citant l’ampleur du phénomène, le Représentant de l’UNFPA dira que ce genre de violence rôde auprès de nous et le nombre de femmes battues, de filles mariées par la force ou victimes d’inceste, ne cesse de s’accroître. « Il est urgent de prendre des mesures tendant à renforcer la capacité des services sociaux et de santé pour prendre en charge les victimes de violences domestiques », a-t-il suggéré. Il a ajouté, le renforcement de la prévention, le soutien financier aux femmes et aux ménages, le renforcement de l’égalité des sexes et l’implication des acteurs clés (notables, religieux, etc.) dans la lutte contre les VBG, ainsi que la consolidation des outils de collecte et d’analyse des données sur ce phénomène.

Enfin, M. Cheikh Fall, a réitéré la disponibilité de l’UNFPA à poursuivre son appui et son accompagnement à l’égard du gouvernement et des acteurs de la société civile dans l’élimination des violences à l’égard des femmes et des filles, ainsi qu’à la réalisation des trois résultats transformateurs des ODD, zéro décès maternel, zéro besoin non satisfait en espacement des naissances et zéro violence basée sur le genre.

Conférences et débats

Après le retrait des officiels, les participants ont suivi une communication sur « La violence faite aux femmes et aux filles du point de vue islamique » présenté par l’imam Hademine Ould Saleck, un exposé sur « La femme mauritanienne entre le pouvoir de la société et le caractère flou des textes » par l’avocate Aïchetou Salma Moustapha, « La violence faite aux femmes : un phénomène universel » par Marième Tendeghi, spécialiste en santé de la reproduction, « Médias et questions de violence à l’égard des femmes » par Aminetou Mint Khouna, Réseau des journalistes mauritaniennes.

A noter que la cérémonie officielle a été aussi marquée par la présence du Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, M. Cheikh Ahmedou Ould Ahmed Salem Ould Sidi.

Cheikh Aidara


Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, des adolescentes mauritaniennes peignent leurs souffrances

A l’occasion de la célébration de la Journée internationale de lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles, le 25 novembre 2022, l’association « Filles contre les violences » a prêté le talent de ces artistes lors d’une exposition au Musée National à Nouakchott pour peindre les souffrances des femmes mauritaniennes.

Les « Filles contre les Violences » – Crédit Aidara

Elles sont quatre, Mini Def, Roughaya Tolba, Lalla Ahmed et Marième Daddah. Ce sont les « Filles contre les violences ». Grâce à l’appui de l’UNFPA, elles ont organisé une exposition de tableaux d’art, sources de leurs propres inspirations, sous la férule de leur mentor, l’artiste Bouna Def. Leur façon de célébrer la Journée internationale d’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles, le 25 novembre 2022.

La Coordinatrice du Système des Nations Unies entourée du Représentant de l’UNFPA (à droite) et son homologue de l’UNICEF (à gauche) – Crédit Aidara

Une exposition d’images de femmes battues, de filles victimes de mariage précoce… Le Représentant de l’UNFPA, son homologue de l’UNICEF et la nouvelle Coordinatrice du Système des Nations Unies, ont fait l’honneur de partager ces instants de bonheur. A chaque tableau, l’une des créatrices s’abîme dans des explications techniques, sous l’œil et le sourire des invités de marque. Des instants de bonheur dans une ambiance juvénile qui a ému particulièrement la nouvelle patronne du Système des Nations Unies en Mauritanie.

La cérémonie a été marquée par un échange de discours entre la Secrétaire générale de l’association des filles contre les violences et le Représentant Résident de l’UNFPA, suivie par une visite des tableaux et des discussions autour des rafraîchissements.

Femme battue serrant son enfant – Crédit Aidara

Le Représentant de l’UNFPA a particulièrement félicité les « filles contre les violences » et a dit la disponibilité permanente de son institution à poursuivre son appui pour valoriser les talents des adolescents et adolescentes. Il s’est dit émerveillé par la beauté des tableaux présentés et les inspirations qui ont guidé un travail si grandiose. Il a encouragé les femmes et les filles à poursuivre leur combat par l’art pour valoriser leurs apports et plaider pour le respect de leurs droits.

A son tour, la Secrétaire générale de l’association des jeunes filles artistes contre la violence a remercié au nom de ses camarades l’attention particulière que leur accorde l’UNFPA. Après la cérémonie, les invités ont passé en revue les tableaux de peinture que chacune des jeunes artistes a exposé lors de cette journée du 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles.

L’exposition s’est poursuivi au Musée jusqu’au 30 novembre 2022

Cheikh Aidara


Forum de Kigali sur l’esclavage moderne en Afrique, survivants et experts débattent des solutions d’éradication

Le Forum régional africain pour la libération de l’esclavage s’est achevé ce jeudi 24 novembre 2022 à Kigali, au Rwanda, après trois jours d’intenses échanges entre des délégations venues de plusieurs pays. Des panels et ateliers de groupes ont émaillé cette rencontre organisée par Freedom From Slavery (FFS) et The Legal Aid Forum, avec le concours de plusieurs organisations et fondations, Humanity United, The Elkes Foundation, Pathy Family Foundation et Global Fund to End Modern Slavery.

Un des nombreux panels du forum – Crédit IRA (avec accord)

Au cours de la rencontre de Kigali sur l’esclavage moderne, organisée du 21 au 24 Novembre 2022, l’accent a été mis sur l’impérieuse collaboration entre la société civile et les gouvernements des pays où sévit l’esclavage afin de mettre fin définitivement à ce fléau.

C’est ce qu’a déclaré Andrews Kanaga, Directeur Exécutif de « The Legal Aid Forum » du Rwanda, lorsqu’il soutient que « les OSC peuvent faire de la recherche et du plaidoyer, mais nous ne sommes pas en mesure d’élaborer des lois anti-traite. Pour qu’il y ait des changements concrets, nous devons nous engager et collaborer avec nos gouvernements car ce sont eux qui peuvent faire et appliquer les lois »

Les crimes esclavagistes restent impunis

Birame Dah Abeid-Crédit IRA-M (avec accord)

Le président de l’Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) de Mauritanie, Birame Dah Abeid, a participé à un des panels animés au cours du forum. Il a d’abord fait un survol historique des racines de l’esclavage en Afrique, en particulier dans le Sahel et le Sahara, de la période antéislamique au commerce négrier, notamment le commerce triangulaire, puis la colonisation européenne qui a ancré le système de castes qui s’est nourri d’interprétations tendancieuses de l’Islam, explique-t-il. Ce qui donnera lieu, selon lui, à des systèmes de domination et l’exacerbation au cours des siècles des pratiques esclavagistes, ancrées dans les consciences collectives comme émanation divine.

Evoquant le cas de la Mauritanie contemporaine, il déclare que le pays « continue de fonder le mode de vie d’une importante partie de l’élite arabo-berbère dominante, sur l’exploitation de l’homme par l’homme, notamment le travail non-rémunéré et indécent, sans omettre la séparation des familles serviles, le trafic des enfants et des femmes ; le droit de s’approprier le corps d’une esclave et la légitimation du viol ancillaire ponctuent la déshumanisation des victimes ».

Selon lui, la Mauritanie use de la « duplicité diplomatique à l’endroit du droit international public ». La ruse consiste, d’après lui, « à ratifier toutes les conventions possibles et imaginables sur l’esclavage et les trafics des personnes, édicter des lois nationales de coercition, capter les fonds destinés aux colloques, ateliers et autres programmes de prévention et formation, voire créer des tribunaux ad-hoc ». Il s’agira également, poursuit-il « de nommer des cadres ou personnalités issus des milieux serviles, au sein du gouvernement et de la haute administration, en leur assignant la mission de témoigner contre le réel ».

Birame Dah Abeid lors du panel – Crédit IRA-M (avec accord)

Birame Dah Abeid déclare en outre que « L’Etat mauritanien assure l’impunité totale dans tous les dossiers de crimes avérés d’esclavage », citant dans ce cadre les plaintes de la petite Ghaya Maiga, Mariem Cheibani et ses filles. Ces deux exemples, parmi plusieurs selon lui, sont qualifiés de contrainte esclavagiste par le Parquet et la police, et sabotées sur injonction du pouvoir. Des juges d’instruction qu’il a nommé s’abstiennent, d’après lui, d’appliquer la loi, en dépit même des insuffisances de celle-ci. Il déclare que les autorités se gardent de porter assistance matérielle et psychologique aux personnes émancipées, d’où le retard de leur réinsertion dans une société de normalité moderne. « Aucun bourreau n’est exproprié au profit de ses esclaves, malgré des siècles d’humiliation et de violence, y compris le viol des servantes et des cas de mutilations parmi le cheptel masculin » a-t-il souligné.

Enfin, il a dénoncé la non reconnaissance du parti pour la Refondation et l’Action Globale (RAG), « le seul capable de créer l’alternance dans mon pays » déclare-t-il, « parce qu’il projette, en vertu du vote libre et de la non-violence, le démantèlement du système d’hégémonie raciale et l’instauration d’un État de droit ». Il a aussi évoqué le bannissement de son organisation IRA Mauritanie, pour avoir livré son témoignage au Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de l’esclavage lors de son passage en Mauritanie en février 2022.

L’engagement de la Mauritanie à éradiquer l’esclavage

Cérémonie d’ouverture du forum – Crédit (avec l’accord de IRA)

La Mauritanie n’a pas été représentée par une délégation officielle à Kigali. Néanmoins, un cadre du Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la société civile, qui a requis l’anonymat, a mis en exergue les efforts déployés ces dernières années par la Mauritanie pour respecter ses engagements internationaux et régionaux dans le domaine des droits de l’homme, en particulier l’esclavage et la traite des personnes. Outre l’important arsenal juridique répressif contre ces pratiques dont dispose le pays, il a cité le processus d’élaboration d’une stratégie nationale de promotion et de protection qui est en cours selon un processus consultatif en coopération avec la représentation en Mauritanie du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.

Le cadre a aussi cité la caravane nationale lancée depuis octobre 2022 visant la sensibilisation des citoyens sur l’ensemble du territoire sur la gravité de l’esclavage et de la traite des êtres humains ainsi que la vulgarisation des textes y afférents.

Experts et victimes donnent leurs points de vue

D’autres participants au forum de Kigali ont livré leurs impressions. C’est le cas de Dr. David Okech, Director, Centre on Human Trafficking Research and Outreach, US. Dans son allocution au cours de l’ouverture du forum, il avait déclaré que « les bonnes intentions seules ne suffisent pas. Notre bonne intention devrait viser à faire de notre mieux pour ceux dont nous nous soucions. Des données précises et fiables sont peut-être le meilleur moyen d’informer et de concevoir les meilleurs programmes pour les survivants et les victimes ».

Victoria KlimovaSource IRA (avec accord)

Victoria Klimova de l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) du Burundi a précisé pour sa part que « le partenariat est un accord formel entre les organisations tandis que la collaboration est volontaire, nous devons faire les deux, et efficacement afin d’être efficace dans la lutte contre l’esclavage moderne ».

Le deuxième jour du forum s’est articulé autour de la recherche et de l’engagement politique dans la lutte contre l’esclavage moderne.

Plusieurs tables-rondes et ateliers ont émaillé le forum au cours des deux derniers jours, notamment sur l’engagement politique dans le contexte africain et sur la manière de combler le fossé entre la recherche et la mise en œuvre. Il a été précisé durant les discussions que l’augmentation des politiques fondées sur des données et l’attention, ainsi que l’intérêt et le soutien continus des gouvernements sont essentiels dans les efforts de lutte contre la traite au niveau national.

D’autres discussions ont porté sur les opportunités et les défis des politiques de lutte contre la traite des êtres humains axées sur les données, mais aussi sur l’engagement éthique des survivants dans la recherche, ainsi que sur les limites de la recherche en Afrique en termes de manque de ressources et de culture.

« Pour que l’engagement des survivants soit significatif, il doit être structuré et formalisé. Les survivants doivent être impliqués dans toutes les étapes de la conception et de la gestion du programme. Cela évitera la symbolique. » a souligné Florence Soyekwo de l’organisation « Hope for Justice » d’Ouganda

Une survivante, Eunice Foloh du Cameroun, de l’organisation « Survivors Network » a lancé un véritable cri du cœur. « Mon calvaire en tant que victime de la traite découlait de mon besoin d’argent pour mieux subvenir à mes besoins. Un individu autonome a une grande capacité à résister au trafiquant » a-t-elle témoigné.

Cheikh Aïdara

 


Plus de 130.000 militants ! Bilan de la campagne d’adhésion du parti Tawassoul présenté au cour d’un dîner de presse

Le parti islamiste TAWASSOUL a organisé la nuit du mardi 22 novembre 2022 à Nouakchott, un dîner de presse au cours duquel, a été présenté le bilan de la campagne d’adhésion lancée depuis quelques mois. Au total, le parti a recensé 130.967 adhérents, soit 30.000 de plus par rapport à la campagne de 2017 lors de la préparation du 3ème congrès.

Diner de presse de TAWASSOUL – Crédit Aidara

A quelques encablures du 4ème Congrès prévu du 23 au 25 décembre 2022 pour le renouvellement de ses instances, le parti TAWASSOUL présente ainsi ses forces.

Le vice-président du parti, président de la Commission préparatoire du congrès, Habib Ould Hemdeit, a lors de son allocution devant quelques journalistes et bloggeurs conviés à l’occasion, exprimé sa satisfaction face à l’audience de plus en plus grande dont jouit le parti TAWASSOUL. Partout dans les régions, les adhésions ont dépassé ceux de 2017, avec une progression de +200% au Gorgol, et une percée remarquable, dira-t-il en substance au Guidimagha, mais surtout dans les trois régions de Nouakchott, en particulier à Nouakchott-Nord.

Son vice-président, lors d’une présentation diapo de la campagne d’adhésion par région, matérialisée par des chiffres et des diagrammes, a déclaré que la campagne d’adhésion a coïncidé avec les grandes vacances et l’hivernage pluvieux qui a empêché les équipes d’accéder à plusieurs coins du pays. D’où une minimalisation des résultats qui sont au-deçà du nombre de sympathisants que compte le parti, a-t-il ajouté en substance.

Pour la première fois, dira Ould Hemdeit, le parti TAWASSOUL est représenté au niveau de toutes les Moughataas du pays par des instances régionales, ainsi que des sections de base dont les effectifs ont été décuplés. Il s’est félicité de l’engouement des Mauritaniens autour du programme politique de TAWASSOUL.

Il s’est félicité aussi du respect par le parti des calendriers de ses congrès et son aspiration à se soumettre toujours dans ces occasions au suffrage de ses militants et adhérents.

A noter que le parti TAWASSOUL détient le lead au sein de l’opposition représentée au Parlement depuis les dernières élections générales de 2018. Il préside l’Institution de l’opposition démocratique.

Cheikh Aïdara