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Tournée à Nouadhibou du Commissaire aux Droits de l’Homme, de la prison civile à la sensibilisation sur la loi sur les associations

Le Commissaire aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile, M. Mohamed Hassena Ould Boukhreïss a effectué une tournée à Nouadhibou. Il a procédé à des distributions de vivre et de produits d’hygiène à la prison centrale avant de s’entretenir avec les autorités sur les contours de la nouvelle loi sur les associations.

Le Commissaire (premier plan à droite) avec les autorités – Crédit CDHAHRSC

A l’instar des autres Wilayas du pays qu’il a déjà visitées pour s’entretenir avec les autorités administratives, judiciaires et sécuritaire sur la nouvelle loi sur les associations, le Commissaire aux Droits de l’Homme, M. Mohamed Hassena Ould Boukhreïss était l’hôte ce week-end de la ville de Nouadhibou.

Une assistance aux détenus de la prison civile de Nouadhibou

Accompagné du Wali de Dakhlet-Nouadhibou, M. Yahya Ould Cheikh Mohamed Vall, le Commissaire aux Droits de l’homme a supervisé le 20 mars 2021 la remise d’une quantité de matériels de base et du matériel de nettoyage au profit des détenus de la prison civile de Nouadhibou.

Dons offerts à la prison de Nouadhibou – Crédit CDHAHRSC

L’aide apportée par le Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile est composée d’importantes quantités de riz, de sucre, de pâtes alimentaires, d’huiles de cuisson, ainsi que des produits de nettoyage.

Le Commissaire dans le discours qu’il a prononcé à l’occasion, a déclaré que son département s’emploie à améliorer la situation des détenus et à les soutenir socialement, notamment en matière de santé. Il a indiqué que cette assistance s’inscrit dans le cadre de la mission humanitaire du Commissariat et ses efforts pour améliorer les conditions de vie des détenus.  Il a ajouté que cette intervention s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des directives des autorités supérieures du pays d’œuvrer à assumer la responsabilité envers les citoyens, qu’ils soient libres ou détenus, et à s’assurer que leurs besoins sont satisfaits.

Il a souligné que cette activité reflète la préoccupation du gouvernement et son attachement à l’humaniser la justice pénale et à protéger les droits de l’homme, à travers l’application des lois et des mécanismes d’interventions, sur la base des normes et convention des Nations Unies pour le traitement des prisonniers.

Le Commissaire a visité par la suite les principales ailes de la prison, où il a été informé des services fournis aux détenus, ainsi que les programmes de surveillance et de réadaptation dont ils bénéficient. Il s’est rendu au siège du tribunal pénal du Nord spécialisé dans la lutte contre l’esclavage, basé dans la ville de Nouadhibou.

La visite s’est déroulée en présence du préfet de Nouadhibou, M. Sidi Ahmed Ould Houeibib, et d’un certain nombre de directeurs centraux du Commissariat aux Droits de l’Homme.

Clarifier les dispositions de la loi sur les associations

Au cours de son séjour à Nouadhibou, le Commissaire aux Droits de l’Homme a supervisé dimanche 21 mars 2021 un atelier de concertation avec les autorités administratives, judiciaires et sécuritaires sur la mise en œuvre de la nouvelle loi sur les associations, organes et réseaux.

En réunion avec les autorités sur la loi – Crédit CDHAHRSC

La réunion comprenait des présentations traitant de l’ordonnance N° 004-2021 récemment approuvée, qui donne une définition plus précise de l’association et de ses règles de fonctionnement, ses règlements internes, les motifs d’annulation ou de rejet, de suspension ou de dissolution. Il clarifie également les conditions d’accréditation des organisations étrangères ou celles dirigées par des étrangers, tout en fournissant des détails sur la création d’organismes et de fondations, ainsi que la signature d’accords-cadres et d’accords de siège.

Dans le discours qu’il a prononcé, le Commissaire a affirmé que cette loi incarne une nouvelle vision plus cohérente avec notre mécanisme constitutionnel en matière de libertés et de droits. Elle œuvre à renforcer la présence de la société civile dans la consolidation de l’état de droit, l’ancrage de la démocratie et la mise en œuvre des politiques de développement.

Il a ajouté que le Commissariat continue de travailler sur l’encadrement et le professionnalisme du tissu associatif. C’est dans ce cadre, a-t-il ajouté, que la loi a été préparée et qu’un système d’information a été mis en place pour le suivi, tout comme un processus d’évaluation du forum des acteurs non gouvernementaux a été lancé. Un fonds de soutien pour la professionnalisation des organisations non gouvernementales a été activé.

Il a indiqué que les actions sont en cours pour préparer une stratégie nationale de promotion de la société civile, et pour mettre à jour la base de données sur les organisations non gouvernementales, afin de la rendre disponible via un portail électronique et un système d’information qui a été préparé pour suivre le rythme d’application de la loi en vigueur.

Le Commissaire a annoncé que parallèlement à cet atelier et en concertation avec le tissu associatif de la Wilaya de Dakhlet-Nouadhibou, la mise en place d’un forum régional pour les organisations non gouvernementales a été lancée, et sera généralisée dans toutes les Wilayas du pays.

Il a expliqué que l’atelier comportera des présentations sur la nouvelle loi, incluant les efforts et les mécanismes officiels de lutte contre le phénomène de la traite des êtres humains et d’autres pratiques esclavagistes, ainsi que les différentes étapes de la promotion et de la protection des droits de l’homme qui ont été saluées et appréciées par nos partenaires dans ce domaine.

De son côté, le maire adjoint de la commune de Nouadhibou, M. Eyde Ould Mohamed Saleh, a salué à sa juste valeur les importants progrès accomplis par le pays dans le domaine de la consolidation des droits de l’homme, notamment le renforcement de l’arsenal juridique à l’ère de la célérité et l’importance accordée au respecte des libertés de réunion et d’association, loin des complications bureaucratiques habituelles.

Les experts du Commissariat aux Droits de l’Homme ont présenté des exposés sur la nouvelle loi, ses justifications et les diverses procédures élaborées concernant les systèmes de création d’associations et leur conformité avec les lois et coutumes en vigueur.

L’ouverture de l’atelier s’est déroulée en présence du Wali de Dakhlet-Nouadhibou, M. Yahya Ould Cheikh Mohamed Vall, des préfets de Nouadhibou et de Chami, ainsi que les autorités sécuritaires.


Cheikh Aïdara

Note : diffusion d’images autorisée par le CDHAHRSC


Fête Internationale de la Francophonie, « un bol d’air » célébré à Nouakchott

A l’instar des 300 millions de francophones à travers le monde, les Mauritaniens ont célébré ce 20 mars 2021, la Semaine de la Francophonie sous le thème, « Un bol d’air » et sous le slogan « Femmes francophones, femmes résilientes ».

Photo du Présidium – Crédit Aîdara

La salle de conférence de l’Union du Patronat Mauritanien à Nouakchott a abrité samedi 20 mars 2021 la célébration de la fête internationale de la Francophonie. La présence cette année aux festivités du Ministre de la Culture, de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement a été jugée de « grand évènement » par le Président de l’Association Mauritanienne de la Francophonie, M. Ahmed Ould Hamza.

En effet, dans le discours qu’il a prononcé à l’occasion, Ould Hamza a exprimé sa gratitude au Président Ould Ghazouani et à son Premier ministre ainsi qu’au gouvernement, dont il apprécie « l’orientation vers une ouverture sur tous les acteurs culturels du pays, sans discrimination de langue, de culture ou de cadre organisationnel ».

Ahmed Hamza rendant hommage aux pionniers de la francophonie disparus – Crédit Aïdara

Il a évoqué les embuches rencontrées dans la consécration des idéaux de diversité, de fraternité, d’ouverture et de coopération entre les langues. Il a souligné que le Français n’est ni un concurrent ni un adversaire de la langue arabe, mais un partenaire et un appui pour la langue du Coran, langue officielle du pays, et pour les autres langues nationales.

La journée a été marquée par un échange de discours avec l’Ambassadeur de France en Mauritanie, SEM. Robert Moulié et le Ministre de la Culture.

Plusieurs distinctions ont été décernées à des personnalités ou à des organisations pour leur contribution à la promotion de la langue française et des idéaux de la francophonie.

Vue partielle de la salle – Crédit Aidara

Trois hommages exceptionnels ont été rendus à titre posthume à trois grandes personnalités qui ont toujours été de leur vivant au cœur du monde francophone. Il s’agit de Mohamed Said Hommody, disparu en 2015, ancien ministre et diplomate, intellectuel chevronné et grand chevalier de la langue française. Mme Aïssata Kane, première femme ministre en Mauritanie, figure emblématique de la culture et grande combattante des causes féminines qui a quitté ce monde en 2019. Enfin, Mohamed Mahmoud Ould Beibacar, Secrétaire général de l’AMF, décédé en juillet 2017 et ancien Directeur adjoint de l’Alliance française de Nouakchott.

Une conférence sur le rôle des médias francophones dans le rapprochement des peuples, a suivi l’ouverture officielle. Plusieurs activités ont marqué les journées du 17 et du 18 mars 2020. Notamment une formation en communication et leadership pour accompagner les jeunes diplômés dans leur développement personnel, professionnel et intellectuel. Mais aussi, une formation concernant l’entrepreneuriat francophone, ainsi que des ateliers de professionnalisation, comme la rédaction de CV-Linkedin, de lettres de motivation et une préparation à l’entretien d’embauche, ou encore la découverte du FABLAB, son fonctionnement et son intérêt.

Cheikh Aïdara


Bassiknou et les réfugiés de Mberra au cœur d’une réflexion sur les moyens d’existence, la paix et la résilience au Hodh Charghi

Les interventions pour les moyens d’existence et l’emploi durable pour la paix entre populations réfugiées du camp de Mberra, au Hodh Charghi, et les populations locales. Tel est l’objet de la rencontre organisée jeudi 18 mars 2021 à Nouakchott par le Ministère de l’Intérieur, avec l’appui du Bureau International du Travail (BIT) et du Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) sur financement du département d’Etat américain.

De G. à Dr. : Mme Ingor, M. Federico, M. le Wali et M. Ziad – Crédit Aidara

Avec une population d’environ 60.000 personnes, plus que celle du département de Bassiknou qui l’accueille, le camp de Mberra des réfugiés maliens en Mauritanie est depuis son implantation en 2012, au cœur des préoccupations de la communauté internationale et des autorités mauritaniennes. Il constitue aujourd’hui un exemple de cohésion entre populations déplacées et populations hôtes. Plus qu’un fardeau, la présence des réfugiés maliens est considérée par les experts comme sources d’opportunité de développement pour la Wilaya du Hodh Charghi en particulier.

Zone de convergence par excellence, Bassiknou accueille en effet la quasi-totalité des agences des Nations Unies et plusieurs ONG nationales et internationales. D’où l’importance singulière que le Ministère de l’Intérieur et ses partenaires, en l’occurrence le BIT et le HCR, ont accordé à la rencontre multipartite qui a réuni jeudi 18 mars 2021 à Nouakchott les différents acteurs intervenants sur le terrain. La réflexion a tourné pendant toute une journée sur les interventions pour les moyens d’existence et l’emploi durable pour la paix, avec en arrière-plan la stratégie de l’Union européenne au Sahel et le Nexus sécurité-développement.

Ouvrant les travaux, le Wali du Hodh Charghi, M. Cheikh Abdallahi Ould Ewah, a mis en exergue l’importance des programmes de développement initiés par les partenaires en faveur des populations réfugiées et des populations hôtes de Bassiknou. Il a surtout évoqué le satisfecit du gouvernement mauritanien face aux efforts entrepris par l’ensemble des partenaires pour la résilience et la cohésion sociale au niveau du département.

Emploi, Développement et Insertion comme arme d’intégration et de paix

Vue partielle des participants – Crédit Aïdara

A l’entame des travaux, le Point Focal du BIT en Mauritanie, M. Federico Barroeta, avait salué un « moment de réflexion sur des questions essentielles pour réaliser un bilan des actions relatives à l’emploi comme élément moteur pour la cohésion sociale dans le pays ». Selon lui, il est important de « mettre la création d’emplois au centre des programmes intégrés pour consolider la résilience, en soutien à la reprise économique post Covid-19 en favorisant l’entreprenariat ».  Evoquant les défis qui se posent à Bassiknou, département enclavé et dépourvu d’infrastructures économiques, il a souligné l’engagement du BIT « à soutenir le développement de diverses activités à haut potentiel de création de revenus et d’emplois », citant des études menées sur les chaînes de valeur, l’évaluation de l’impact des activités des réfugiés sur les populations hôtes et l’analyse des enjeux environnementaux.

Pour Ziad Ayoubi, Représentant adjoint du HCR en Mauritanie, le cadre global et ses différentes articulations sont en grande partie portés par l’engagement du BIT, notamment à travers son document, « Principes d’insertion des réfugiés dans le marché du travail ». Cela s’est poursuivi, selon lui, par la révision de la recommandation 205 sur les réfugiés et le « Global Compact 2019 » de Genève. Sur le plan local, il a rappelé l’engagement de la Mauritanie, à travers la Convention 51 sur les réfugiés et le « Global Compact 2019 », à donner l’opportunité pour les réfugiés d’intégrer le marché du travail. C’est en cela, dira-t-il en substance, que la coopération entre le HCR, le BIT et la Mauritanie est exceptionnelle, parfaite illustration selon lui du Nexus et son triptyque Humanitaire-Développement-Paix appliqué au G5 Sahel.

Pour la Chargée d’Affaires de l’ambassade américaine à Nouakchott, Mme Ingor Tangborn, le lien « Emploi-Paix-Résilience » forme un ensemble d’éléments fondamentaux de la stabilité et de la cohésion sociale. Elle a insisté sur la nécessité de consolider le partenariat entre les agences des Nations Unies, les partenaires au développement et la société civile pour une meilleure synergie en faveur des populations.

A rappeler que le Président du Conseil Régional du Hodh Charghi, Mohamed Ould Tijani avait présenté un aperçu général sur la mission et les compétences de son institution, saluant au passage la parfaite cohésion entre réfugiés et populations hôtes lors des feux de brousse qui se sont déclarés dans la région de Bassiknou.

Les réfugiés et les opportunités de développement au Hodh Charghi

Par visio-conférence depuis Genève, les participants ont suivi les interventions de Nieves Thomet, Spécialiste Emploi pour la Paix (OIT) sur le rôle de l’emploi et du travail décent dans Nexus, et Guisset Ahmedou Tijane, projet RBSA G5 Sahel au BIT, sur l’approche de l’emploi décent pour la paix, à travers les réponses face aux facteurs de conflit, la valorisation des ressources locales et l’accès au marché du travail. Guité Diop, Responsable technique international BIT a présenté un aperçu global sur le cadre juridique national pour l’accès des réfugiés au marché du travail.

Intervention de Mme Alima Boukary UNICEF – Crédit Aïdara

Les participants ont suivi par la suite quatre tables-rondes et plusieurs communications. La première a porté sur l’emploi, le travail décent et le cadre juridiques pour la paix et la résilience, avec des sous-thèmes présentés par plusieurs spécialistes.

La deuxième table-ronde s’est penchée sur les problématiques de l’éducation et le développement d’une offre formation professionnelle duale en milieu rural et urbain, avec focus sur la plateforme de formation professionnelle de Bassiknou par chantier-école BIT.

La troisième table-ronde a consisté en plusieurs communications autour du dispositif d’appui des services d’appui à l’insertion (SAI) et des services d’appui aux entreprises (SAE).

Enfin, la quatrième table-ronde a porté sur les interventions des partenaires travaillant dans les domaines des moyens d’existence dans la Wilaya du Hodh Charghi, notamment l’OIM, le PAM, la GIZ, la FAO, UNICEF, PNUD, en plus du BIT et du HCR, ainsi que l’Union européenne et le département d’Etat américain.

Directeur Lycée formation professionnelle de Néma-Crédit Aidara

Côté gouvernement, étaient représentés les départements de l’Education, du Développement Rural, de l’Intérieur, de l’Emploi, du Travail.

Plusieurs bureaux d’études spécialisés dans les SAI et les SAE, étaient également présents, mais aussi des instituts de microfinance comme Djikke, des programmes comme SAFIR, ou encore la Chambre de Commerce de Mauritanie, et le projet phare des chambres de commerce du G5 Sahel, le Projet d’appui à la résilience des entreprises jeunes (PAREJ) en cours d’exécution sur financement de la BAD. Il faut aussi noter la présence des syndicats de travailleurs et celle de la société civile.

Président Conseil Régional Hodh Charghi-Aidara

Les participants ont inter-réagi avec les différentes interventions, formulant à la fin des travaux plusieurs recommandations, dont la plus importante est la création d’une plateforme des acteurs intervenants dans les zones de convergence, en particulier à Bassiknou et à Mberra, pour une meilleure synergie des actions.

Cheikh Aïdara


La station météo d’Aïoun, un vestige menacé de démolition

Selon des sources proches des services de la météo d’Aïoun, le Conseil Régional du Hodh El Gharbi serait sur le point de violer les termes d’un accord par lequel l’Office national de la Météo lui a concédé une partie de son terrain pour y construire son siège. Le Conseil chercherait aujourd’hui à s’accaparer de tout le terrain, en proposant la destruction du vieux bâtiment de la Météo qui joue un rôle important dans les relevées climatologiques. Ce serait d’autre part, une violation de la mémoire collective et la destruction d’un symbole vivant de la ville.

Station Météo d’Aïoun, construite en 1946, sur le point d’être démolie-Crédit Aïdara

Par accord signé le 15 août 2020 (Voir Fac-similé en Arabe), l’Office National de la Météo, représenté par son Directeur général, M. Mohamed Abatt Cheikh Mohamed El Mamy, qui représentait également le Ministre de l’Equipement, avait accepté de concéder une partie du terrain de la Météo d’Aïoun, 9.931,7 mètres carrés, au Conseil Régional du Hodh Gharbi, représenté par son Président, M. Khattar Cheikh Ahmed. La signature du procès-verbal de l’accord s’était déroulée en présence du Wali du Hodh Gharbi, Mohamed Mokhtar Ould Abdi, le Préfet d’Aïoun, Cheikh Said Baguily, le Délégué Régional du Ministère de l’Habitat, Aboubacar Ould Yahya, le responsable local et les agents de la station, ainsi que l’entrepreneur chargé de la construction du siège du Conseil Régional.

Il a été stipulé dans le contrat ce qui suit. Il a été décidé de construire le siège du Conseil Régional dans la partie Nord du terrain de la station météo, alors que cette dernière conservait la partie Sud, au bord de la Route de l’Espoir sur une longueur de 35 mètres sur 30 mètres côté sud-ouest, et 30 mètres côté Nord. Une ouverture de 6 mètres sera aménagée pour l’entrée et la sortie des véhicules. Le Conseil Régional s’engage aussi à prendre en charge, à hauteur de 70.000 MRU, le déplacement du matériel et des installations de la station se trouvant sur la partie qui lui est dévolue, pour les placer sur le reste du terrain revenant à la station.

L’hébergé (Conseil Régional d’Aïoun) qui veut déguerpir son logeur. Construction en cours du siège du Conseil – Cheikh Aïdara

Il a été aussi convenu de conserver les logements des agents de la météo.

Selon les dernières informations divulguées par les sources déjà citées, le Conseil Régional veut s’accaparer de tout le terrain. Il ne serait plus question de partage. L’intention du Président du Conseil Régional, clairement formulée à l’intention de la délégation, serait de détruire le vieux bâtiment de la station de la météo, et effacer ainsi une existence qui coïncide avec l’histoire de la ville d’Aïoun.

Fac-similé en Arabe de l’accord de concession – Cheikh Aïdara
Croquis montrant la disposition de la station, les bureaux et les logements du personnel – Crédit Aïdara
Croquis montrant le partage convenu et les dimensions partagées entre le Conseil et la Station – Crédit Aïdara

« On chercher à entretenir la confusion, en soutenant qu’il existe déjà une station météo à l’aéroport. D’une part, les deux stations n’ont pas la même mission. La station de l’aéroport chargée de la navigation n’est plus fonctionnelle et ses appareils ne sont nullement adaptés pour les relevés climatologiques dévolus à l’ancienne station. Ensuite, elles n’ont pas la même charge émotionnelle ni symbolique. L’ancienne station est chargée d’histoire et coïncide presque avec la création de la ville et l’autre est de construction récente » précisent nos sources.

Il faut dire que la Météo d’Aïoun, qui est également une station régionale ouest-africaine connue sous le code international 61499 GONA, a été construite en 1946.  Elle joue un rôle important dans les relevées climatologiques. Elle est surtout la mémoire vivante de la ville d’Aïoun et l’un des symboles de son histoire.

Cheikh Aïdara