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Birame Dah Abeid, hôte du Syndicat des Journalistes de Mauritanie

L’Honorable député Birame Dah Abeid, président de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), classé deuxième à l’élection présidentielle mauritanienne de 2019 et Prix des Nations Unies pour les droits de l’homme 2013, a été l’hôte du Syndicat des Journalistes de Mauritanie (SJM), lundi 17 août 2020.

Birame Dah Abeid (en costume) à sa droite Oumar Yali, à sa gauche Ahmed Salem Dah (Crédit Aidara)

Il a été accueilli au siège du Syndicat des Journaliste de Mauritanie par le Doyen, Ahmed Salem Ould Dah, entouré de quelques membres du bureau exécutif et du conseil national, notamment Isselmou Mohamed Mahmoud, président du Conseil national. Birame Dah Abeid était accompagné lors de cette prise de contact avec le syndicat des journalistes par l’ancien ministre Oumar Ould Yali, président du parti Radical pour une Action Globale (RAG), l’aile politique du mouvement IRA,  l’Honorable Député et vice-présidente d’IRA, Mme Dado Kane, Balla Touré, Chargé des Affaires Extérieures de IRA, Hamady Ould Lehbouss, chargé de communication, Mohamed Hemdi, Trésorier du mouvement, ainsi que plusieurs membres du Comité de la Paix.

Birame a déclaré lors du discours qu’il a prononcé à l’occasion, que sa visite au Syndicat des journalistes dénote de l’intérêt qu’il accorde à la presse et aux médias nationaux d’une manière générale et à la presse privée indépendante en particulier. Il a évoqué les péripéties de ses relations avec les journalistes, relations qui ont connu selon lui des heurts et des réconciliations tout au long de sa carrière, soulignant toutefois qu’aussi bien ceux parmi les journalistes qui se sont comportés de manière professionnelle à son égard que ceux qui ont médit de lui, ont façonné son parcours d’une manière positive.

De G; à Dr. : Dado Kane, Oumar Yali, Birame Dah Abeid, Ahmed Salem Dah et Isselmou Mohamed (Crédit Aidara)

Le président Birame a réitéré une fois de plus sa joie de se retrouver en face des journalistes du SJM et qu’il est prêt à leur apporter sa modeste contribution, que cela soit sous forme de plaidoyer sous la coupole de l’Assemblée Nationale pour améliorer les outils et les mécanismes institutionnels capables d’améliorer les conditions d’exercice de la profession de journaliste, soit sous forme d’aides matérielles et d’appuis techniques ou autres au niveau international.

Photo des deux délégation (Crédit Aidara)

De son côté, Ahmed Salem Dah, président du SJM, s’est réjoui de la visite de Birame Dah Abeid et de sa délégation. Il a procédé à un bref rappel historique du syndicat, rappelant les missions du journaliste professionnelle, notamment l’équidistance et la neutralité entre les acteurs politiques. Il a également rappelé le respect que ses acteurs  politiques doivent également accorder aux journalistes. Il s’est dit disposé à tout type de collaboration entre le Syndicat et l’ensemble des parties prenantes nationales, qu’elles soient des activistes des droits de l’homme, des personnalités politiques ou des acteurs de la société civile.

La rencontre s’est achevée sur des promesses relatives à la  poursuite des concertations et dees échanges. Une photo de famille est venue immortaliser l’évènement.

Cheikh AIdara


GHAZOUANI – AZIZ : le règlement de compte

Sur les réseaux sociaux la guerre des clans fait rage. Sur les plateformes très animées « la Mauritanie au dessus de tous », « luttons pour la justice », «  la voix de l’opprimé  » et  d’autres, les tirs croisés se multiplient à une vitesse effroyable. D’un côté, les nostalgiques du régime de Ould Abdel Aziz qui a passé le témoin après 10 années d’une gestion très décriée, et de l’autre, les soutiens de la dynamique engagée par le nouveau président qui a permis  au parlement de  faire toute  la lumière sur  la gabegie, le détournement et la corruption en rapport avec des dossiers maintenant aux mains de la justice.                                                                                                    

Si pour certains,- très critiques-, la traque de Ould Abdel Aziz résulte d’un règlement de compte entre lui  et Ould Ghazouani, deux hommes dont les noms sont confondus dans un passif  de relations d’officiers impliqués  solidairement dans certains changements de régimes, pour d’autres,  il  y’a effectivement règlement de comptes,  mais ce règlement de compte oppose plutôt Ould Abdel Aziz au peuple mauritanien.

Dans ce débat qui fait rage  se sont invités  hélas des « inconditionnels » de l’homme qui a régné sur le pays onze ans sans partager les ressources avec des citoyens (dont le taux de mortalité a été élevé par la faim, la misère et la maladie), sans partager le pouvoir avec une opposition  radicale (qui s’est battue seule contre tous et  sur tous les fronts), et enfin  sans partager d’avis avec ses premiers ministres ou ses ministres sur  certains dossiers d’intérêt national ce qui est plus grave encore. Les tirs à bout portant, les mines « anti-personnelles » et les armes de tous calibres employés dans cette guerre « wattsapienne » rend  l’atmosphère politique irrespirable.

Avalanche

Ould Abdel Aziz était un chef d’état  dont le niveau de popularité  a dépassé l’imagination des mauritaniens, des africains et des arabes. Malheureusement et c’est vraiment  regrettable, il est entrain de  tomber  du sommet  comme une avalanche de neige qui  emporte  sur son passage des responsables qui n’ont commis comme crimes  que d’avoir occupé des fonctions de responsabilité. Malheureusement  pour eux, ils se rendent compte maintenant  mais  trop tard,  que les cadeaux qui leurs ont été faits étaient empoisonnés. Leurs promotions reposaient sur un volcan qui dormait mais  qui reprend de l’activité.

Si aujourd’hui le temps les a rattrapé, il  rattrape aussi  Ould Abdel Aziz,  celui qui,  à ce stade des événements se croit vraiment un homme invulnérable, protégé par un bouclier de boucs émissaires enfoncés dans des scandales  parce que simplement ils  ont obéi à  leur  hiérarchie  et  agis sur des ordres reçus du sommet d’une pyramide montée pour des opérations de pillages à « effets boomerang ».

Les mauritaniens opposés

La Mauritanie  par la suite des événements liés aux conclusions de la commission d’enquête parlementaire est très affaiblie. Affaiblie par la prostitution en  « maison close » de ses valeurs morales.  Affaiblie par l’amputation d’une partie des socles sur lesquels reposait son  économie et sa souveraineté. Enfin affaiblie par cette  tendance à diviser les citoyens à cause des tenants et des aboutissants d’une procédure judiciaire qui  n’est engagée contre personne en particulier mais plutôt pour mettre fin aux pratiques de  pillage des ressources du pays que ce soit par  ceux qui  ont dirigés le pays de 2008 à 20019, ou  que se soit  par ceux qui ont lancé  les  chasseurs  à leurs trousses.

Ce qui  est regrettable et  vraiment regrettable c’est de  constater que malgré tout ce que révèlent les investigations,  certains d’entre nous se refusent à admettre que des preuves matérielles justifient ces mises en examens. C’est aussi regrettable que des mauritaniens soient opposés à ce que le pays se décide une fois pour toutes de mettre fin à cette gabegie  pratiquée sous forme de détournement, de pillage des ressources et d’une culture d’influence.

C’est pourquoi, je m’explique très mal pourquoi cette bataille fait rage sur les réseaux sociaux. Je pensais comme de très nombreux mauritaniens que le pays  avait tout à gagner si les pouvoirs publics se maintiennent dans cette dynamique de règlement de compte  entre les auteurs de ce carnage économique et les mauritaniens abusés.

Agir avec fermeté

 Devant l’histoire et devant Dieu, Ould El Ghazouani avocat défenseur des droits  de tous les mauritaniens à des responsabilités qui relèvent de la raison pour laquelle il a été élu. Il est de son devoir  de défendre aussi bien les intérêts de la vieille peuhle  qui vend le lait le soir dans un coin de rue sombre à Satara que ceux de  la descendante des esclaves qui travaille sans contrainte encore chez ses anciens maîtres parce qu’elle n’a ni toit ni moyens  pour  vivre autonome. Dans un pays où,  certains malades qui souffrent du cancer sont  sans possibilité d’accès à une structure médicale de référence, où  la femme accouche encore de nos jours  dans des conditions d’hygiène déplorables, où les infrastructures manquent cruellement, ce pillage est intolérable. Pour que la Mauritanie retrouve le visage de nation qu’elle a perdue depuis 1978, le nouveau président doit se décider.

 Seule la fermeté neutralise la complaisance. Et c’est la complaisance la cause du mal « des maux ». Agir avec fermeté est une décision lourde de conséquences. C’est vrai. Mais la  responsabilité du chef de l’état, qui a signé un contrat d’entente mutuelle avec les citoyens de ce pays dont les ressources ont été détournées,  exige de lui de ne pas reculer devant son devoir. Surtout,  pas en ce moment où il est soutenu dans cette dynamique par le peuple dans sa grande majorité.

Même si les mauritaniens sont divisés,  « divisés » par ceux qui ont les moyens de payer certaines  consciences accrocs  de l’argent volé qui coule à flots  chez les uns et pas chez  d’autres, la responsabilité morale et constitutionnelle de Ould Ghazouani est de siffler la fin de la récréation pour remettre  de l’ordre dans le « désordre » instauré par un cercle fermé d’individus adhérents  à une secte qui ne s’adonnait qu’à la  chasse aux profits.

Peu importe que  cette guerre sur les réseaux sociaux qui oppose  les proaziz  aux  proghazouani, continue de  faire rage. Qui à tort ? Qui a raison ? Qui provoque qui ? Pourquoi ? A toutes ces questions les réponses seront trouvées lorsque les belligérants seront départagés  par une justice indépendante, équitable mais surtout transparente. C’est une mise en défi à laquelle fait face Ould Ghazouani dont des ennemis lancés à ses trousses s’ajoutent à ceux qui « les ont lancés » et qui ne lui feront pas de cadeaux. Il a reçu la déclaration de guerre, c’est le moment idéal  pour lui de prouver –si il l’est vraiment- que c’est un excellent officier et un bon chef de guerre ne serait-ce que pour épargner les civils des dégâts collatéraux d’un conflit qui prend une tournure inquiétante.

Mohamed Chighali


Des kits d’accouchements gratuits pour femmes enceintes vulnérables à Nouakchott

Avec l’appui du Bureau du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) de Mauritanie, les Directions Régionales à l’Action Sanitaire (DRAS) de Nouakchott ont procédé jeudi 13 août 2020 à la distribution de Mille (1.000) kits d’accouchement complets au profit des femmes enceintes les plus démunies et les plus vulnérables, en priorité les femmes vivant avec un handicap.

Le SG de la fédération des handicapés remettant les kits d’accouchement au médecin-chef -Crédit Aidara

Le Ministère de la Santé, avec l’appui de l’UNFPA, a procédé jeudi 13 août 2020, à la distribution de mille (1.000) kits d’accouchement destinés aux femmes les plus vulnérables, en priorité les femmes vivant avec un handicap. Cette opération a concerné les trois régions de Nouakchott et permettra aux bénéficiaires de disposer de tout l’équipement et matériel d’accouchement nécessaire, ce qui leur évitera les tracas liés aux frais de la délivrance.

Ainsi à Nouakchott Sud, Dr. Moustapha Ould Mohameden, Médecin-chef du Centre de santé de Riadh, a procédé en compagnie du Secrétaire Général de la Fédération Mauritanienne des Associations Nationales des Personnes Handicapées, Ahmed Salem Ould Bouh, à la réception puis à la distribution de 150 kits d’accouchements, dons offerts par l’UNFPA , représentée à l’occasion par Mm Marième Bassoum, Point Focal Sages-femmes au sein de l’institution.

Sensibiliser

Cette opération de distribution, avec l’afflux d’une bonne dizaine de femmes, a rehaussé l’ambiance au sein d’une structure implantée au beau milieu d’un des départements les plus pauvres de Nouakchott et qui ne désemplit pas. Dans le mot prononcé à l’occasion, Dr. Moustapha Mohameden n’a pas manqué de le souligner, lui qui n’a que l’embarras du choix entre les trois maternités qu’il gère et qui sont éclatées entre les quartiers démunis de son département, y compris Kosovo, l’un des plus vulnérables. «Je remercie l’UNFPA et la Fédération des handicapées pour cette initiative et j’ose espérer que ce partenariat va perdurer et s’étendre, surtout qu’il vise à améliorer les conditions de vie de franges importantes de personnes extrêmement démunies et faibles» a-t-il conclu.

Devant le lot de kits, Marième Bassoum (à gauche), Toutou Talab et Selem Mohamed Vall – Crédit Aidara

De son côté, Ahmed Salem Ould Bouh, a remercié le Médecin-chef pour l’accueil et les bonnes dispositions prises pour la cérémonie, mais aussi l’UNFPA pour l’aide constante qu’il n’a cessé d’apporter à sa fédération et aux personnes handicapées en particulier, surtout dans cette période difficile de Covid-19. «Cette manifestation vise deux objectifs essentiels, d’une part, sensibiliser les femmes enceintes vivant ou non avec un handicap mais qui partagent un degré plus ou moins égal de vulnérabilité sur la nécessité de poursuivre les consultations médicales pour leur santé et celle de leur bébé, et d’autre part, sensibiliser en particulier les femmes enceintes handicapées et leur dire qu’elles sont comme toutes les femmes et qu’elles doivent plus que les autres veiller à suivre les visites maternelles pour ne pas mettre au monde des enfants handicapés, ce qui ne fera qu’augmenter encore leur fardeau» a-t-il déclaré.

Violences basées sur le genre

Revenant sur cette initiative de l’UNFPA, et par rapport à l’atteinte des résultats des Trois Zéros Transformateurs « Zéro décès maternel, Zéro besoin non satisfait en planification familiale, Zéro violence basée sur le genre », Marième Bassoum devait déclarer que «pour contribuer  à cet effort, l’UNFPA a mis à la disposition de la Fédération Mauritanienne des Associations Nationales des Personnes Handicapées, 1.000 kits d’accouchement destinés aux femmes enceintes vivant avec un handicap et des femmes enceintes démunies ».

Selon elle, «la Fédération a procédé aujourd’hui à la remise de ces kits au niveau des structures de santé ciblés en commun accord avec les DRAS au niveau des trois régions de Nouakchott. Ces kits permettront à ces femmes d’accoucher dans les centres de santé avec en leur possession tout le matériel nécessaire pour un accouchement propre et sûr. Nous saluons cette initiative et espérons pouvoir l’élargir à d’autres structures, surtout à l’intérieur du pays».

La cérémonie de distribution des kits d’accouchement a eu lieu en présence de Mme Toutou Mint Taleb, de la DRAS de Nouakchott-Sud et de Mme Salma Mohamed Vall, sage-femme principale du centre de santé de Riadh. Elles ont toutes les deux salué l’initiative qui vise selon elles, des femmes fragiles qui sont les plus exposées aux accouchements difficiles.

Témoignages

Jemal Mint Grara, femme naine enceinte

«Je remercie les initiateurs de cette initiative. C’est la première fois à ma connaissance que ce genre d’appui bénéficie aux femmes handicapées, ce qui dénote de l’intérêt de plus en plus grand qui leur est accordée. Je vais garder précieusement ce kit jusqu’au jour de mon accouchement et j’espère que ce jour arrivera Inchallah».

Néné Abou Sow, femme handicapée moteur

«C’est une bonne action que celle qui vise les femmes faibles comme nous. J’ai déjà eu des enfants et je connais les difficultés d’accoucher dans nos hôpitaux où on vous fait tout payer, jusqu’à l’aiguille d’une seringue, les gants de la sage-femme, les compresses…Beaucoup de femmes démunies préfèrent parfois accoucher chez elle avec une matrone même inexpérimentée avec tous les risques afférents. Alhamdoulilah, avec ces kits, nous espérons que nous n’aurons pas les mêmes tracasseries. Mais cela doit continuer, car si on va accoucher demain ou après demain, il nous faudra encore d’autres kits pour les prochaines grossesses (rires)»

Cheikh Aïdara


Le Syndicat des Journalistes Mauritaniens reçu par la Commission nationale de réforme de la presse

Une délégation du Syndicat des Journalistes Mauritaniens (SJM) conduite par son Doyen, Ahmed Salem Ould Dah, a été reçue le mercredi 12 août 2020 par le président de la Commission nationale de la réforme de la presse, l’ancien ministre Mohamed Mahmoud Ould Wedadi et ses collaborateurs.

Photo de groupe à la fin de l’audience (crédit Aidara)

L’objectif de cette rencontre organisée sur initiative de la Commission de réforme était d’écouter le point de vue du SJM par rapport à la réforme envisagée du secteur de la presse, l’état des lieux, les obstacles, les défis et les solutions.

Ouvrant les débats, Abdallahi Ould Mohamedou, membre de la Commission devait souligner l’intérêt particulier qu’attache le président Mohamed Cheikh Ghazwani à la presse au point de considérer la réforme de la presse comme condition sine qua none de la réforme de la société mauritanienne. Il a rappelé à ce titre la mission que le Chef de l’Etat a confié à cette commission en terme de formulation de propositions visant une réforme globale de la presse publique et privée à travers une large consultation avec les acteurs du secteur, en s’inspirant de leurs expériences et compétences.

Pour sa part, le Doyen du SJM, Ahmed Salem Ould Dah devait rappeler les démarches entreprises par le syndicat pour la réforme de la presse, notamment l’audience que le Chef de l’Etat avait accordé au Syndicat et les recommandations qui s’en étaient suivies auprès des responsables du secteur au niveau du gouvernement, jusqu’à la constitution du groupe watsapp sur le Pacte des journalistes mauritaniens puis, le groupe professionnalisation du secteur des médias. Des initiatives qui avaient pour objectif de susciter le débat autour de la réforme de la presse et la production de documents consensuels contenant des propositions et recommandations.

Ahmed Salem Ould Dah a déclaré avoir été le premier à saluer la constitution de la commission à travers le point de presse qu’il a lui-même animé le mercredi 22 juillet 2020 au siège du syndicat et au cours duquel  il avait déclaré que la mise en place de la «commission marque un tournant important dans l’histoire du paysage médiatique mauritanien, car, pour la première fois, les pouvoirs publics lancent une véritable réforme du secteur de la presse, mise en œuvre par les journalistes eux-mêmes ».

Les autres membres de la délégation du syndicat se sont appesantis à leur tour sur les aspects liés aux obstacles liés à l’anarchie qui règne au sein du secteur, notamment l’absence d’une représentativité syndicale unique, faisant de la Mauritanie une exception dans le monde.  Ils ont également dénoncé le laisser-aller dû au non respect des critères liés aux institutions de presse ni la non application des normes définis par le Code de la presse sur le statut du journaliste, ainsi que la violation par les établissements de presse, en premier lieu les organes publics, des dispositions du Code du travail, par l’exploitation des employés et les violations flagrantes du droit du travail. La formation initiale et la formation continue des journalistes et techniciens ont aussi été abordées, au filigrane d’une proposition liée à la création d’un institut ou d’une haute école de journalisme en Mauritanie.

Les échanges entre les deux parties se sont soldées par la remise d’un document de base contenant la vision du SJM par rapport à la réforme de la presse, suivies d’une photo de groupe prise à la fin de la rencontre.

Cheikh Aïdara